19.07.2025 – SAINT DU JOUR

 Saint Ambroise Autpert
Moine († 784)

Ambroise Autpert, né en Provence, dans une bonne famille, – selon son biographe Tardif Jean – vécut à la cour du roi franc Pépin le Bref où, en plus de sa charge d’officier, il exerça également d’une certaine façon celle de précepteur du futur empereur Charlemagne. 

Probablement à la suite du Pape Etienne II, qui en 753-54 s’était rendu à la cour franque, Autpert vint en Italie et eut l’occasion de visiter la célèbre abbaye bénédictine Saint-Vincent, à la source du Volturne, dans le duché de Bénévent. Fondée au début de ce siècle par les trois frères du Bénévent Paldone, Tatone et Tasone, l’abbaye était connue comme une oasis de culture classique et chrétienne. 

Peu après sa visite, Ambroise Autpert décida d’embrasser la vie religieuse et il entra dans ce monastère, où il put se former de façon adaptée, en particulier dans le domaine de la théologie et de la spiritualité, selon la tradition des Pères. 

Autour de l’année 761, il fut ordonné prêtre et, le 4 octobre 777, il fut élu abbé avec le soutien des moines francs, tandis que les moines lombards s’opposaient à lui, soutenant le lombard Potone. La tension à caractère nationaliste ne se calma pas pendant les mois qui suivirent, de sorte que l’année suivante, en 778, Autpert décida de donner sa démission et de se retirer avec quelques moines francs à Spolète, où il pouvait compter sur la protection de Charlemagne. Mais malgré cela, la divergence dans le monastère Saint-Vincent ne fut pas aplanie et quelques années plus tard, quand à la mort de l’abbé qui avait succédé à Aupert fut précisément nommé Potone (782), le conflit reprit avec vigueur et l’on arriva à la dénonciation du nouvel abbé auprès de Charlemagne. Celui-ci renvoya les adversaires devant le tribunal du Pape, qui les convoqua à Rome. Il appela également Autpert comme témoin, mais celui-ci mourut de manière inattendue pendant le voyage, peut-être assassiné, le 30 janvier 784. 

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Ambroise Autpert 

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Saint Ambroise Autpert priez pour nous !

19.07.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 12,14-21. 

En ce temps-là, une fois sortis de la synagogue, les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus pour voir comment le faire périr.
Jésus, l’ayant appris, se retira de là ; beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous.
Mais il leur défendit vivement de parler de lui.
Ainsi devait s’accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe :
“Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le jugement.
Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n’entendra pas sa voix sur les places publiques.
Il n’écrasera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement.
Les nations mettront en son nom leur espérance.”

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Cyrille d’Alexandrie (380-444)

évêque et docteur de l’Église

Sermon 15, 2-4 ; PG 77, 1089 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 76 rev.)

« Voici mon serviteur »

  Le mystère de notre salut est si vaste, si profond, si admirable que les anges eux-mêmes aspirent fortement à le comprendre (1P 1,12)… Comme le Christ était Dieu en sa nature, Verbe véritable de Dieu le Père (Jn 1,1), de même nature que le Père et coéternel avec lui, et qu’il brillait au plus haut de sa gloire « dans la condition et la similitude de Dieu », « il n’a pas retenu jalousement le rang qui l’égalait à Dieu, mais s’est anéanti lui-même, prenant condition de serviteur » et naissant de la sainte Marie. « Et reconnu comme un homme à son comportement, il s’est abaissé jusqu’à la mort, et à la mort sur une croix » (Ph 2,6-8). Il s’abaisse lui-même vers notre humilité, lui qui donné à tous les hommes sa propre plénitude. Il s’abaisse pour nous, non par contrainte, mais de son plein gré. Pour nous, il prend la condition d’esclave, lui qui était la liberté en personne. Il devient l’un d’entre nous, lui qui s’élevait au-dessus de toute la création. Il se soumet à la mort, lui qui donne la vie au monde… Il devient comme nous sujet de la Loi (Ga 4,4), lui qui, en tant que Dieu, transcende la Loi. Il devient un homme parmi d’autres, soumis à la naissance. Il prend commencement, lui qui précède tout les siècles et tous les âges : bien plus, lui qui est le créateur et l’origine du temps… Lui qui a pris chair de Marie…est de même nature que nous, est fait de notre propre substance, se chargeant de la descendance d’Abraham. Mais, en même temps, il est, sur le plan divin, de même nature que Dieu son Père

LECTURES :

Livre de l’Exode 12,37-42. 

En ces jours-là, les fils d’Israël partirent de la ville de Ramsès en direction de Souccoth, au nombre d’environ six cent mille sans compter les enfants.
Une multitude disparate les accompagnait, ainsi qu’un immense troupeau de moutons et de bœufs.
Ils firent cuire des galettes sans levain avec la pâte qu’ils avaient emportée d’Égypte et qui n’avait pas levé ; en effet, ils avaient été chassés d’Égypte sans avoir eu le temps de faire des provisions.
Le séjour des fils d’Israël en Égypte avait duré quatre cent trente ans.
Et c’est au bout de quatre cent trente ans, c’est en ce jour même que toutes les armées du Seigneur sortirent du pays d’Égypte.
Ce fut une nuit de veille pour le Seigneur, quand il fit sortir d’Égypte les fils d’Israël ; ce doit être pour eux, de génération en génération, une nuit de veille en l’honneur du Seigneur.

La sortie d’Egypte     Synagogue de Doura Europos,  Syrie

Psaume 136(135),1.23-24.10-12.13-15. 

R/ Éternel est son amour ! (Ps 135,1a)

Rendez grâce au Seigneur : il est bon, 
éternel est son amour !
Il se souvient de nous, les humiliés, 
éternel est son amour !
il nous tira de la main des oppresseurs, 
éternel est son amour !

Lui qui frappa les Égyptiens dans leurs aînés, 
éternel est son amour !
et fit sortir Israël de leur pays, 
éternel est son amour !
d’une main forte et d’un bras vigoureux, 
éternel est son amour !

Lui qui fendit la mer Rouge en deux parts, 
éternel est son amour !
et fit passer Israël en son milieu, 
éternel est son amour !
y rejetant Pharaon et ses armées, 
éternel est son amour !

La vocation mariale de Montréal

La vocation mariale de Montréal

Les premiers explorateurs partant pour le nouveau monde se mettaient sous la protection de la Vierge Marie. C’est par exemple par l’intercession de Notre Dame qu’en 1535, l’équipage de Jacques Cartier guérit d’une épidémie de scorbut.

Le Canada étonne par une forme de mission mariale unique en son genre, celle de la ville Marie à Montréal, au XVIIe siècle : une mission par des laïcs, au XVIIe siècle, dans la spiritualité de l’école française, c’est-à-dire une spiritualité de l’Incarnation, et de l’union à Jésus vivant en Marie. 

Ville-Marie est un arrondissement de la ville de Montréal.

Le nom Ville-Marie provient de la notion de ville mariale. Les bâtisseurs de cette ville, venus de France au XVIIe siècle, se dévouent aux œuvres de charité, à commencer par des hôpitaux pour les indigènes, et vivent une intense spiritualité mariale inspirée de l’école française. Les missionnaires bâtisseurs de Ville-Marie sont laïcs : c’est, à l’époque, une nouvelle forme de mission.

Progressivement, ce sont 248 hommes, 45 femmes et enfants qui partent de France. Les voyageurs atteindront l’île de Montréal le 17 mai 1642, date officielle de la fondation de Ville-Marie. Ils viennent y vivre dans la prière et la charité.

La vocation mariale de la ville a été conçue par Jérôme Le Royer, sieur de La Dauversière, ami du père Jean Jacques Olier, formé à la spiritualité de l’école française.

Les conditions matérielles des débuts sont très rudes. La vie s’organise dans la prière et la charité. Un hôpital (« Hôtel-Dieu ») est construit au service des indigènes. En 1659, M. de la Dauversière (qui reste en France) conduit au port de La Rochelle trois religieuses hospitalières de St-Joseph, une congrégation qu’il a fondée. Elles iront prêter main forte à Jeanne Mance et prendront la relève à l’Hôtel-Dieu de Montréal.

Encyclopédie Mariale

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

18.07.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Frédéric
Évêque et martyr 
(† 838)

Frédéric, petit-fils de Radbod roi des Frisons, fut élevé avec les clercs de l’Église d’Utrecht qu’il édifia par ses vertus, ses austérités, son ardeur à la prière. 

Élu évêque d’Utrecht en 820, il travailla à évangéliser le Nord de la Frise, réprouva avec une liberté apostolique la conduite de Judith seconde femme de Louis le Débonnaire et s’attira ainsi le ressentiment de cette princesse. Il passa dans l’île de Walcheren pour y combattre l’abus des unions incestueuses.

Un jour qu’il faisait son action de grâces dans la chapelle de Saint-Jean-Baptiste, deux scélérats envoyés par Judith le percèrent de coups de poignard, et il mourut en récitant les paroles du psaume 114 : « Je louerai le Seigneur sur la terre des vivants. »

Saint Frédéric priez pour nous !