« Totus tuus ! »

« Totus tuus ! »

Saint Louis Marie Grignion de Montfort a proposé une doctrine mariale très puissante, qui a été reprise et vécue avec beaucoup de fécondité par beaucoup de Chrétiens et notamment par le pape Jean Paul II, qui avait pris de lui sa devise : « Totus tuus ». Cette phrase résume la formule de consécration qui est au cœur de la doctrine de Saint Louis-Marie :

« Je vous choisis, aujourd’hui, ô Marie, en présence de toute la Cour céleste, pour ma Mère et ma Reine. Je vous livre et consacre, en qualité d’esclave, mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs, et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m’appartient, sans exception, selon votre bon plaisir, à la plus grande Gloire de Dieu, dans le temps et l’éternité. Amen »

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort invite par cet acte de consécration qui a beaucoup de poids, à imiter Jésus en prenant Marie pour Mère, et en lui confiant tout.

D’après Saint Louis Marie Grignion de Montfort (1673-1716)

Dans le Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

20.07.2025 – SAINT DU JOUR

Bx Louis Novarese

Bx Luigi Novarese
« Apôtre des malades »  
Prêtre et fondateur de : 
« Ouvriers silencieux de la Croix » (SODC)
« Centre des volontaires de la souffrance » (CVS)

Luigi Novarese, naît à Casale Monferrato (Piémont, Italie) le 29 juillet 1914.
Il a vécu une enfance très marquée par la foi de sa mère, qui est restée veuve peu de mois après la naissance de son dernier enfant. Ce souffle chrétien l’a soutenu au cours de sa maladie.

À l’âge de 9 ans, les médecins diagnostiquent une coxalgie (la tuberculose de l’articulation coxo-fémorale) et Luigi commence ses pérégrinations douloureuses dans les hôpitaux et les maisons de santé. Sa jeunesse et son envie de vivre le poussent à réfléchir sur sa santé et sur les choix à faire pour l’avenir : devenir médecin ou prêtre. Il décide de demander à la Vierge Auxiliatrice la grâce de la guérison et il sollicite le père Filippo Rinaldi, 3e successeur de don Bosco, de s’unir à sa prière.

Le 17 mai 1931 Luigi guérit complètement de sa maladie et prend des décisions. Son expérience de maladie et de guérison, sa recherche de la santé et de la joie l’aideront à rechercher les contenus et les modalités pour proposer un apostolat innovateur, qui appelle le malade à vivre sa condition avec responsabilité et courage. 

Après sa guérison miraculeuse, il fut en mesure de continuer ses études ; il voulait en effet être médecin au service des malades pour les soulager des souffrances de la maladie qu’il avait lui aussi vécue. 

La mort de sa mère (1935) le pousse à faire un choix définitif. Trouvant dans la vocation sacerdotale la voie pour offrir un soutien plus radical et décisif aux malades, il devint prêtre (1938) et exerça son service auprès du Secrétariat d’État de 1942 à 1970. 

Au mois de mai 1943, en accord avec ses supérieurs du Secrétariat d’État et sous leur exhortation, Luigi Novarese fonda la « Ligue Sacerdotale Mariale » qui avait pour but de subvenir aux besoins des prêtres malades ou nécessiteux, dans un lien de fraternité sacerdotale, sous la protection de la Vierge Marie. 

Cette action pastorale fut conçue dès le début comme la réalisation des requêtes que la Vierge Sainte avait présentées à Lourdes et à Fatima. L’activité apostolique fut étendue aux laïcs (17 mai 1947) par la création du mouvement des « Volontaires de la Souffrance », qui se fondait sur les mêmes bases et dont faisaient partie les malades. 

Sœur Elvira Psorulla collabora à la réalisation de cette œuvre tout entière. Son principe fondamental est l’accomplissement baptismal totale de la personne qui souffre ; étant donné qu’elle n’est pas l’objet passif d’une assistance mais au contraire sujet qui opère pour réaliser son apostolat spécifique dans l’Église et dans la société.

Le fondateur sentit ensuite le besoin de créer à l’intérieur du mouvement un groupe de personnes, qu’il appela « Ouvriers Silencieux de la Croix ». Ils assurent la continuité de l’œuvre en exerçant des fonctions de direction et en se consacrant entièrement à l’apostolat par la pratique des principes évangéliques et la consécration à la Vierge Immaculée. Ce groupe commença à se constituer au mois de mai 1950 et, par un acte notarié public, il fut qualifié juridiquement comme association le 11 février 1960. 

En 1952 (15 août) une autre section s’ajouta au mouvement : les « Frères des malades » ; elle se composait de fidèles laïcs qui, par l’exercice de la charité envers les malades et la sanctification de leur travail, partageaient l’apostolat des « Volontaires de la Souffrance ».

Le 16 février 1960 les « Ouvriers Silencieux de la Croix » reçurent l’arrêt d’approbation diocésaine prononcé par l’évêque de Ariano Irpino. Le 6 novembre 1960 un décret du Président de la République lui accorda la personnalité juridique civile. À la Pieuse Union des « Ouvriers Silencieux de la Croix » fut enfin conféré le titre de ‘Primaire’, par rapport aux trois associations (Ligue Sacerdotale MarialeVolontaires de la SouffranceFrères des Malades), par le Bref apostolique ‘Valde probande’ du 24 novembre 1960.

De 1964 à 1977 Mgr Luigi Novarese se chargea de la direction du Bureau pour l’assistance spirituelle hospitalière auprès de la CEI.

En 1973 on ajouta enfin la section “Frères et Sœurs effectifs des OSDC” qui s’engagent à vivre la spiritualité des OSDC et à coopérer avec eux dans l’apostolat ; une forme d’association fut aussi réalisée pour les évêques qui demandaient de partager la spiritualité et le but de l’œuvre.

Il meurt le 20 juillet 1984 ; saint Jean-Paul II commente la nouvelle de sa mort en déplorant la perte d’une personne vraiment précieuse pour l’Église tout entière.

Luigi Novarese a été béatifié le 11 mai 2013 au cours d’une cérémonie solennelle, dans la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, à Rome, présidée par le card. secrétaire d’État Tarcisio Bertone s.d.b., qui représentait le pape François. 

Pour un approfondissement :
>>> Mgr. Luigi Novarese 

Sources principales : radiovaticana.va ; sodcvs.org/sito/fr (« Rév. x gpm »).  

Bx Luigi Novarese priez pour nous !

20.07.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,38-42. 

En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut.
Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. »
Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses.
Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Charles de Foucauld (1858-1916)

ermite et missionnaire au Sahara

Méditations sur l’Évangile (Écrits spirituels de Charles de Foucauld, ermite au Sahara, apôtre des touaregs ; Éd. J. de Gigord, 1964 ; p. 15-16 ; rev.)

« Mon Dieu, apprenez-moi à trouver ma joie à Vous louer ! »

Combien la louange fait partie essentielle de l’amour ; combien, par conséquent, elle fait indispensablement partie de nos devoirs envers Dieu : c’est facile à voir… Mais il est une deuxième cause pour laquelle nous devons à Dieu la louange : c’est que, nous permettre de la Lui adresser, c’est de Sa part une incomparable faveur. Permettre à quelqu’un de nous dire, de nous répéter sous toutes les formes qu’il nous aime, n’est-ce pas la plus grande faveur que nous puissions lui faire ? n’est-ce pas lui dire que son amour nous plaît, nous est agréable, n’est-ce pas lui dire presque que nous l’aimons aussi ?… Dieu nous permet de nous tenir à Ses pieds, murmurant sans fin des paroles d’admiration et d’amour : quelle grâce ! quelle bonté, quel bonheur !… Mais quelle ingratitude si nous méprisions une telle faveur ! Ce serait la mépriser que de n’en pas profiter, et non seulement Dieu nous permet ce bonheur des bonheurs, mais Il nous l’ordonne : Il nous ordonne de Lui dire que nous l’admirons et que nous L’aimons, et nous ne répondons pas à une invitation si précieuse et si douce ? quelle ingratitude ! quelle indignité ! quelle grossièreté ! quelle monstruosité ! Mon Seigneur et mon Dieu, apprenez-moi à trouver toute ma joie à Vous louer, c’est-à-dire à Vous répéter sans fin que Vous êtes infiniment parfait et que je Vous aime infiniment : « Delectare in Domino et dabit tibi petitiones tuas » (Ps 36,4) avez-Vous dit. Apprenez-moi à me délecter en Vous, dans la vue de Vos infinies beautés et le murmure amoureux et incessant, à Vos pieds, de Vos louanges !… Sainte Magdeleine, obtenez-moi la grâce de louer Notre-Seigneur, notre Maître commun, comme Il veut que je le fasse !

LECTURES:

Livre de la Genèse 18,1-10a. 

En ces jours-là, aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham, qui était assis à l’entrée de la tente. C’était l’heure la plus chaude du jour.
Abraham leva les yeux, et il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui. Dès qu’il les vit, il courut à leur rencontre depuis l’entrée de la tente et se prosterna jusqu’à terre.
Il dit : « Mon seigneur, si j’ai pu trouver grâce à tes yeux, ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur.
Permettez que l’on vous apporte un peu d’eau, vous vous laverez les pieds, et vous vous étendrez sous cet arbre.
Je vais chercher de quoi manger, et vous reprendrez des forces avant d’aller plus loin, puisque vous êtes passés près de votre serviteur ! » Ils répondirent : « Fais comme tu l’as dit. »
Abraham se hâta d’aller trouver Sara dans sa tente, et il dit : « Prends vite trois grandes mesures de fleur de farine, pétris la pâte et fais des galettes. »
Puis Abraham courut au troupeau, il prit un veau gras et tendre, et le donna à un serviteur, qui se hâta de le préparer.
Il prit du fromage blanc, du lait, le veau que l’on avait apprêté, et les déposa devant eux ; il se tenait debout près d’eux, sous l’arbre, pendant qu’ils mangeaient.
Ils lui demandèrent : « Où est Sara, ta femme ? » Il répondit : « Elle est à l’intérieur de la tente. »
Le voyageur reprit : « Je reviendrai chez toi au temps fixé pour la naissance, et à ce moment-là, Sara, ta femme, aura un fils. »

Psaume 15(14),2-3a.3bc-4ab.4d-5. 

R/ Seigneur, qui séjournera sous ta tente ? (Ps 14, 1a)

Celui qui se conduit parfaitement, 
qui agit avec justice
et dit la vérité selon son cœur.
Il met un frein à sa langue.

Il ne fait pas de tort à son frère
et n’outrage pas son prochain.
À ses yeux, le réprouvé est méprisable
mais il honore les fidèles du Seigneur.

Il ne reprend pas sa parole.
Il prête son argent sans intérêt,
n’accepte rien qui nuise à l’innocent. 
Qui fait ainsi demeure inébranlable.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 1,24-28. 

Frères, maintenant je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous ; ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ dans ma propre chair, je l’accomplis pour son corps qui est l’Église.
De cette Église, je suis devenu ministre, et la mission que Dieu m’a confiée, c’est de mener à bien pour vous l’annonce de sa parole,
le mystère qui était caché depuis toujours à toutes les générations, mais qui maintenant a été manifesté à ceux qu’il a sanctifiés.
Car Dieu a bien voulu leur faire connaître en quoi consiste la gloire sans prix de ce mystère parmi toutes les nations : le Christ est parmi vous, lui, l’espérance de la gloire !
Ce Christ, nous l’annonçons : nous avertissons tout homme, nous instruisons chacun en toute sagesse, afin de l’amener à sa perfection dans le Christ.

« J’ai redécouvert la messe et la communion »

« J’ai redécouvert la messe et la communion »

Personnellement, j’ai participé au pèlerinage de Medjugorje (1) suite à l’invitation de l’un de mes frères très croyant. Ayant été élevé dans la religion catholique par ma mère qui a une grande foi, je m’en étais totalement détourné à l’adolescence, même si depuis quelques années, je me réintéressais à ce qui touche à la spiritualité, malgré de sérieux doutes sur l’existence de Marie ou sur Jésus fils de Dieu, histoires qui me paraissaient dignes de contes rassurants pour enfants. Je suis quand même venu, plus en curieux, ne sachant pas si je participerais à toutes les activités du groupe.

Mais dès le départ en bus de Paris, on a été très vite mis à l’aise par l’équipe d’encadrement. On a été soumis à un petit questionnaire anonyme visant à savoir où nous en étions dans notre foi. Le groupe était plutôt hétérogène, et nous avons été invités à ne pas mettre de masque et à être vrais les uns avec les autres, ce qui a favorisé respect et bienveillance réciproque.

Étant moi-même dessinateur, j’avais amené un book ainsi que de quoi dessiner, et je pensais éventuellement vendre des dessins dans les rues au cas où les activités du pèlerinage m’auraient ennuyé.

Le soir de l’arrivée à Medjugorje, alors que tout le monde s’était très vite couché, n’arrivant pas à trouver le sommeil, j’ai été tenté d’aller faire un tour en ville où j’avais repéré quelques bars. Je me ressaisis alors, me voyant déjà revenir bourré à la pension et risquant alors de passer à côté de quelque chose. J’ai prié afin de passer un séjour sobre, ce qui fut effectivement exaucé, malgré les bouteilles de vin blanc local présentes à chaque repas. J’ai eu l’impression durant ce pèlerinage de vivre vraiment le temps présent, et j’ai redécouvert la messe et la communion après être allé me confesser après plus de 20 ans. Je me suis surpris à aller à tous les offices avec enthousiasme, restant en permanence concentré sur tout ce qui se passait. Et à chaque période de doute, c’était comme si à travers l’homélie des prêtres ou par une parole anodine d’un membre du groupe, je trouvais une réponse précise à mes questions !

J’ai aussi été frappé par la grande liberté d’esprit des gens du groupe et des prêtres qui nous accompagnaient, jamais je ne me suis senti forcé dans ma démarche, et cela m’a donné envie de me rapprocher de l’Église et de Chrétiens qui ont une démarche sincère de quête de Dieu, afin de m’aider à faire grandir la foi qui a été semée durant ce trop court séjour.

Yoann. www.clubmedj.com

(1) Medjugorje est une ville de Bosnie-Herzégovine devenue sanctuaire marial et lieu de pèlerinage catholique depuis les apparitions de la Vierge Marie sur la « colline des apparitions » en 1981 et qui se poursuivent encore 

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie