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Le rôle de la Vierge Marie dans les credo de Nicée et des Apôtres

Le rôle de la Vierge Marie dans les credo de Nicée et des Apôtres
Un credo est un document historique, qui cite donc des noms : Il fait référence à des personnages historiques réels, non seulement Jésus, mais aussi sa mère, Marie, et même l’homme qui a condamné Jésus à mort, Ponce Pilate.
Marie est entrée dans le Credo en recevant volontairement la Parole. Elle a conçu, nous dit le Credo des Apôtres, « par la puissance de l’Esprit Saint ». Elle a été le seul être humain impliqué dans la conception de Jésus. Ainsi, même dans le récit le plus succinct de l’histoire du salut, elle doit être nommée, car le salut a reposé sur son consentement.
La présence de Marie dans le Credo nous rappelle notre liberté et notre dignité. Dieu ne contraint pas Marie ; il ne nous contraindra jamais non plus. Il ne lui impose pas sa volonté, mais attend son oui.
Nous nommons Marie dans le Credo parce qu’elle est le modèle de la vie parfaite dans l’alliance avec Dieu. Son obéissance est intelligente et son intelligence obéissante. Elle ose interroger l’ange, non pas parce qu’elle doute de lui, mais parce qu’elle veut comprendre le plan de Dieu.
Chaque credo qui invoque Marie la nomme par un titre : « la Vierge ». Sa virginité est en effet essentielle à l’histoire. Mais son invocation dans le Credo a une signification encore plus grande. En effet, dans le monde antique, la virginité était considérée comme une condition honteuse – quelque chose à déplorer (voir Juges 11, 37-38). La valeur d’une femme se mesurait à sa relation avec un homme : son père, son mari ou ses fils. Une vierge était une femme sans le soutien ou la protection d’un homme – et donc, typiquement, une personne vulnérable et appauvrie.
Avec la venue du Christ, ces valeurs ont été bouleversées. Désormais, les pauvres sont bénis, de même que les affamés et les persécutés (Luc 6,20-22) ; et la vierge est appelée bienheureuse par toutes les générations (Luc 1,48). Dans la nouvelle alliance, la virginité est une condition d’honneur et non de honte (voir 1 Corinthiens 7), et elle fait partie de la vocation de beaucoup de personnes.
De plus, la « Vierge » est reconnue comme étant l’accomplissement de l’oracle du prophète Isaïe : « Voici qu’une vierge concevra et enfantera un fils, et son nom sera appelé Emmanuel (ce qui signifie Dieu avec nous) » (Matthieu 1,23 ; Isaïe 7,14). La virginité de Marie, annoncée dans l’ancienne alliance, devient un témoignage indiscutable de la qualité de Messie de Jésus.
Scott Hahn, le 8 mai 2025
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
21.07.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Laurent de Brindisi
Capucin et docteur de l’Église
Lorenzo (dans le siècle : Giulio Cesare) da Brindisi, prédicateur et théologien de la trempe de saint Antoine de Padoue et de saint Bonaventure, eut une féconde activité apostolique. Parlant plusieurs langues, dont l’hébreu, il fut professeur de théologie et d’Écriture Sainte. Il construisit une synthèse doctrinale puissante, comme ses contemporains jésuites, Pierre Canisius et Robert Bellarmin. On conserve de lui 840 homélies, dont 84 sur la Vierge Marie, et des commentaires sur 35 000 textes bibliques. Cela lui valut d’être déclaré Docteur de l’Église en 1959 par saint Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli, 1958-1963).
Laurent naît à Brindisi le 22 juillet 1559, ville portuaire faisant le trait d’union entre le monde oriental et le monde romain. On lui donne comme prénom Jules-César. Âgé de dix ans, il perd son père et entre à 16 ans chez les capucins de Vérone.
Le 24 mars 1576, à 19 ans, il fait profession, prenant le nom de Laurent, comme le fameux diacre martyr. La réforme capucine, avec son retour aux sources, est alors en pleine expansion. Lancée en 1526, par Mathieu de Basci, Louis et Raphaël de Fossombrone, cette réforme compte déjà 5000 frères, après 50 ans. Elle en comptera bientôt 17 000, en son premier siècle d’existence, 32 000 en deux siècles. On envoie étudier Laurent à Padoue, ville universitaire. Doué d’une mémoire prodigieuse, il s’applique aux sciences sacrées, devenant maître en exégèse et en patrologie. Son originalité est de devenir un étonnant polyglotte, maîtrisant sept langues : latin, grec, syriaque, hébreu, italien, allemand et français.
Ordonné prêtre le 18 décembre 1582, Laurent est employé au ministère de la prédication pour lequel il montre de remarquables dispositions. Très éloquent, il évangélise l’Italie, l’Allemagne et d’autres pays. Grégoire XIII (Ugo Boncompagni, 1572-1585) l’appelle à Rome et le charge des relations avec les Juifs de la ville. Laurent se prépare à cette mission par la prière, l’étude et la réflexion. Il parle si bien l’hébreu, qu’on l’invite à prêcher dans les synagogues. Durant trois ans, il prêche tous les samedis, jours de Sabbat, aux Juifs de Rome. Ses succès sont si retentissants à Rome qu’un autre Pape l’envoie prêcher aux Juifs des principales villes d’Italie.
En 1599, Laurent est envoyé en Autriche et en Bohême, avec onze confrères capucins, pour œuvrer à la Réforme catholique. À cette occasion, Laurent implante son Ordre à Prague, Vienne et Gratz. Le Saint-Siège lui confie des missions diplomatiques. Nonce apostolique à Prague il réconcilie entre eux plusieurs souverains, prévenant ainsi de désastreuses guerres civiles. Il est également Nonce en d’autres pays, dont l’Allemagne et les territoires de la future Tchécoslovaquie, luttant contre les hérésies, au risque de sa vie.
En 1611, il sauve l’Italie d’une invasion de 80 000 Turcs, en prêchant jusque sur les champs de bataille. Il exerce toutes les charges de son Ordre, y compris celle de Ministre général, visitant les couvents et incitant à l’observance de la Règle. À ses frères il recommande l’obéissance et l’humilité. Il veut aussi qu’on soit sobre dans les constructions des maisons et des églises.
Voici en bref son itinéraire :
1583-1586 : Professeur de théologie et de Bible à Venise
1586-1588 : Supérieur et maître des novices
1590-1592 : Ministre provincial en Toscane
1596-1602 : Membre du définitoire général
1602-1605 : Ministre général, à 43 ans.
Il est au Portugal quand il meurt de dysenterie, le 22 juillet 1619, à l’âge de 60 ans, après 45 ans de vie religieuse.
Lorenzo da Brindisi a été béatifié en 1783 par Pie VI (Giovanni Angelo Braschi, 1775-1799) et canonisé, en 1881, par Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903).
Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Saint Laurent de Brindisi
Source principale : ofmqc.ca/fra/franciscains/ (« Rév. x gpm »).
Saint Laurent de Brindisi priez pour nous !

21.07.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 12,38-42.

En ce temps-là, quelques-uns des scribes et des pharisiens adressèrent la parole à Jésus : « Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi. »
Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas.
En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits.

Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.

Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450)
évêque de Ravenne, docteur de l’Église
Sermon 3 ; PL 52, 303 ; CCL 24, 211 (trad. Thèmes et figures, DDB 1984, p. 117)
Le signe de Jonas
Voilà que la fuite du prophète Jonas loin de Dieu (Jon 1,3) se change en image prophétique, et ce qui est présenté comme un naufrage tragique devient le signe de la résurrection du Seigneur. Le texte même de l’histoire de Jonas nous montre bien comment celui-ci réalise pleinement l’image du Sauveur. Il est écrit que Jonas « s’enfuit loin de la face de Dieu ». Pour prendre la condition et le visage de l’homme, le Seigneur n’a-t-il pas lui-même fui la condition et l’aspect de la divinité ? Ainsi le dit l’apôtre Paul : « Lui, qui était de condition divine, n’a pas revendiqué son droit d’être l’égal de Dieu, mais il se dépouilla lui-même, prenant la condition de serviteur » (Ph 2,6-7). Celui qui est Seigneur a revêtu la condition de serviteur ; pour passer inaperçu dans le monde, pour être victorieux du démon, il s’est fui lui-même dans l’homme… Dieu est partout : il est impossible de le fuir ; pour « s’enfuir loin de la face de Dieu », non dans un lieu mais en quelque sorte par l’aspect, le Christ s’est réfugié dans le visage de notre servitude totalement assumée. Le texte poursuit : « Jonas descendit à Joppé pour s’enfuir à Tarsis. » Celui qui descend, le voici : « Personne n’est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel » (Jn 3,13). Le Seigneur est descendu du ciel vers la terre, Dieu est descendu vers l’homme, la toute-puissance est descendue vers notre servitude. Mais Jonas qui descendait vers le navire a dû y monter pour voyager ; ainsi le Christ, descendu dans ce monde, est monté, par ses vertus et ses miracles, dans le navire de son Église.

LECTURES :
Livre de l’Exode 14,5-18.
En ces jours-là, on annonça au roi d’Égypte, que le peuple d’Israël s’était enfui. Alors Pharaon et ses serviteurs changèrent de sentiment envers ce peuple. Ils dirent : « Qu’avons-nous fait en laissant partir Israël : il ne sera plus à notre service ! »
Pharaon fit atteler son char et rassembler ses troupes ;
il prit six cents chars d’élite et tous les chars de l’Égypte, chacun avec son équipage.
Le Seigneur fit en sorte que s’obstine Pharaon, roi d’Égypte, qui se lança à la poursuite des fils d’Israël, tandis que ceux-ci avançaient librement.
Les Égyptiens, tous les chevaux, les chars de Pharaon, ses guerriers et son armée, les poursuivirent et les rejoignirent alors qu’ils campaient au bord de la mer, près de Pi-Hahiroth, en face de Baal-Sefone.
Comme Pharaon approchait, les fils d’Israël regardèrent et, voyant les Égyptiens lancés à leur poursuite, ils eurent très peur, et ils crièrent vers le Seigneur.
Ils dirent à Moïse : « L’Égypte manquait-elle de tombeaux, pour que tu nous aies emmenés mourir dans le désert ? Quel mauvais service tu nous as rendu en nous faisant sortir d’Égypte !
C’est bien là ce que nous te disions en Égypte : “Ne t’occupe pas de nous, laisse-nous servir les Égyptiens. Il vaut mieux les servir que de mourir dans le désert !” »
Moïse répondit au peuple : « N’ayez pas peur ! Tenez bon ! Vous allez voir aujourd’hui ce que le Seigneur va faire pour vous sauver ! Car, ces Égyptiens que vous voyez aujourd’hui, vous ne les verrez plus jamais.
Le Seigneur combattra pour vous, et vous, vous n’aurez rien à faire. »
Le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi crier vers moi ? Ordonne aux fils d’Israël de se mettre en route !
Toi, lève ton bâton, étends le bras sur la mer, fends-la en deux, et que les fils d’Israël entrent au milieu de la mer à pied sec.
Et moi, je ferai en sorte que les Égyptiens s’obstinent : ils y entreront derrière eux ; je me glorifierai aux dépens de Pharaon et de toute son armée, de ses chars et de ses guerriers.
Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur, quand je me serai glorifié aux dépens de Pharaon, de ses chars et de ses guerriers. »

Livre de l’Exode 15,1.2.3-4a.4b-5.6.
R/ Chantons pour le Seigneur ! éclatante est sa gloire ! (Ex 15, 1b)
Je chanterai pour le Seigneur !
Éclatante est sa gloire :
il a jeté dans la mer
cheval et cavalier !
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur :
il est pour moi le salut.
Il est mon Dieu, je le célèbre ;
j’exalte le Dieu de mon père.
Le Seigneur est le guerrier des combats ;
son nom est « Le Seigneur ».
Les chars du Pharaon et ses armées,
il les lance dans la mer.
L’élite de leurs chefs a sombré dans la mer Rouge.
L’abîme les recouvre :
ils descendent, comme la pierre,
au fond des eaux.
Ta droite, Seigneur,
magnifique en sa force,
ta droite, Seigneur,
écrase l’ennemi.

20.07.2025 – Messe à la cathédrale d’Albano – Le Pape invite à profiter de l’été pour se recueillir et partager avec les autres
Le Pape invite à profiter de l’été pour se recueillir et partager avec les autres
Ce dimanche 20 juillet, le Pape a présidé la messe dans la cathédrale d’Albano, non loin de Castel Gandolfo. Dans son homélie, Léon XIV met en évidence combien l’écoute et le service sont «deux dimensions jumelles de l’accueil». Il souligne qu’une culture de la paix naît de la solidarité et du partage, et note l’importance du silence et de la prière qui sont «des signes prophétiques pour notre temps».
Marie Duhamel – Cité du Vatican
Arrivé il y a trois semaines à Castel Gandolfo, le Pape a choisi de célébré la messe de ce 16èmedimanche du Temps Ordinaire dans la cathédrale d’Albano. Léon XIV est arrivé à la cathédrale à pied, en marchant depuis la résidence potificale où il loge depuis le 6 juillet. Des fidèles nombreux ont convergé tôt ce matin vers la cathédrale pour assister à la célébration eucharistique.
«Comme vous le savez, je devais arriver le 12 mai, mais l’Esprit Saint en a décidé autrement. Je suis vraiment heureux et, avec cette fraternité, cette joie chrétienne, je vous salue tous ici présents», a déclaré le Pape au début de la célébration. Le 12 mai, en la solennité du saint patron du diocèse, saint Pancrace, aurait dû avoir lieu la prise de possession du cardinal-évêque d’Albano, qui n’a jamais eu lieu en raison de l’élection du cardinal Prevost au Siège de Pierre le 8 mai. À cette occasion, une plaque d’argent portant ses armoiries avait été commandée, l’objet lui a été remis aujourd’hui par deux jeunes membres du diocèse sur la place de l’église, avant la célébration eucharistique.
Une copie de la Vierge de la Rotonde, une ancienne icône de la Vierge à l’Enfant de style byzantin très chère à la dévotion de la ville d’Albano, domine le presbytère pendant la messe concélébrée par environ 80 prêtres travaillant dans le diocèse. Les principaux concélébrants étaient le cardinal Michael Czerny, préfet du dicastère pour le Service du Développement humain intégral, l’évêque d’Albano, Mgr Vincenzo Viva et le père Manuel Dorantes, directeur du village Laudato sì’.
Service et écoute, deux dimensions jumelles de l’accueil
Dans son homélie, le Pape a commenté la première lecture (cf. Gn 18, 1-10) et l’Evangile de ce dimanche (Lc 10, 38-42) qui tout deux parlent d’hospitalité, de service et d’écoute.
La première lecture du livre de la Genèse raconte la visite de Dieu à Abraham, «en la personne de trois hommes» qui arrivent sous sa tente «à l’heure la plus chaude de la journée». Abraham reconnait en eux la présence divine, il court vers eux, se prosterne et les prie de s’arrêter. Le Pape souligne la beauté de l’accueil réservé par le «maître de maison». Avec cette attitude hospitalière, l’atmosphère a changé, note le pape, «le calme de l’après-midi est rempli de gestes d’amour» de la part d’Abraham, de sa femme Sara et de leurs serviteurs. C’est dans ce contexte que Dieu leur annonce la nouvelle qu’ils attendaient au coupe âgé: ils auront un fils. Cette rencontre incite à réfléchir à la manière dont Dieu a choisi la voie de l’hospitalité pour entrer dans la vie d’Abraham et de Sara. «Ils reçoivent la promesse d’une vie nouvelle et d’une descendance», relate Léon XIV.
Se réserver des moments de silence
L’Évangile de ce dimanche, parle de la même manière d’agir de Dieu, bien que dans des circonstances différentes. Jésus vient cette fois en tant qu’invité et non comme étranger chez Marthe et Marie. L’atmosphère est festive. Les deux sœurs, souligne Léon XIV réagissent de manières différentes: Marthe l’accueille avec mille attentions, elle s’affaire tandis que Marie s’assoit à ses pieds pour l’écouter. Alors que Marthe se plaint car elle aimerait de l’aide, Jésus l’invite à «apprécier la valeur de l’écoute».
Il serait toutefois erroné, insiste le Pape, de voir ces deux attitudes comme opposées l’une à l’autre, tout comme de faire des comparaisons entre les deux femmes. «Le service et l’écoute sont en effet deux dimensions jumelles de l’accueil», qui ouvrent à la présence du Seigneur.
Si Léon juge important de vivre la foi «dans la concrétisation de l’action et dans la fidélité à ses devoirs», selon l’état et la vocation de chacun, il estime «fondamental» de le faire en partant de la méditation de la Parole et de l’attention à l’Esprit. Il invite ainsi à cette fin de réserver des moments de silence et de prière «où, en faisant taire les bruits et les distractions, nous nous recueillons devant Lui et nous faisons l’unité en nous».
Léon XIV affirme que «c’est une dimension de la vie chrétienne que nous avons particulièrement besoin de retrouver aujourd’hui, à la fois comme valeur personnelle et communautaire que comme signe prophétique pour notre temps». Le Pape souligne que l’été est un moment «providentiel» pour aller dans ce sens et expérimenter la beauté de notre intimité avec Dieu et comment elle peut nous aider à être plus ouverts aux autres, plus accueillants.
Partager avec l’autre, promouvoir une culture de paix
L’été offrant souvent plus de temps libre et le Pape invite ainsi à en faire bon usage, à en «profiter» en laissant derrière soi «le tourbillon des engagements et des préoccupations», pour «savourer» quelques instants de calme et de recueillement et passer du temps avec les autres, en leur rendant visite. On expérimente, dit-il, la joie de se voir, de pouvoir prendre soins les uns des autres, de s’écouter et de «s’offrir mutuellement compréhension et conseils».
Léon XIV invite à passer à l’acte «avec courage», car cette démarche permet à chacun de se sentir aimés, or, tous en ont besoin. En outre, ce faisant, «nous promouvrons, dans la solidarité et le partage de la foi et de la vie, une culture de paix, en aidant aussi ceux qui nous entourent à surmonter les fractures et les hostilités et à construire la communion, poursuit le Pape, entre les personnes, entre les peuples, entre les religions».
Notant qu’il n’est pas toujours facile de «se comprendre quand on a des opinions différentes, pour se pardonner quand on se trompe, de s’entraider quand on est malade, et de se soutenir quand on est triste», le Pape reconnaissant que service et écoute exigent des efforts, un engagement, une capacité de renoncement et des sacrifices, mais, souligne-t-il, «c’est seulement ainsi, grâce à ces efforts, que l’on construit quelque chose de bon dans la vie ; c’est seulement ainsi que des relations authentiques et solides naissent et se développent entre les personnes, et que le Royaume de Dieu grandit, se répand et se fait présent, à partir d’en bas, à partir du quotidien».
Le Pape rappelle que saint Augustin, dans l’un de ses discours, réfléchissant sur l’épisode de Marthe et Marie – symboles de deux vies, présente et future, dans le labeur et le repos, temporaire et éternel – a commenté que «la fatigue passera et le repos viendra ; mais on n’arrivera au repos que par la fatigue». D’où l’invitation à «concilier» dans les jours «contemplation et action», «repos et fatigue», «silence et travail», avec «sagesse et équilibre»,en gardant toujours comme «critère de jugement» la charité de Jésus, comme «lumière» sa Parole et comme «source de force» sa grâce, qui soutient «au-delà de nos propres possibilités», conclue-t-il.
Avant la bénédiction finale, le Pape a remis à l’évêque d’Albano une chasuble en signe de proximité avec l’église diocésaine, en remerciant le prélat et son peuple.
Source : VATICANNEWS, le 20 juillet 2025
20.07.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE PARIS
20.07.2025 – CHAPELET À LOURDES
20.07.2025 – ANGÉLUS À ROME
Angélus: que l’Église reste une maison ouverte à tous
À l’occasion de la prière de l’Angélus, récitée pour la deuxième fois de Castel Gandolfo, le Pape rappelle que l’été est un temps pour «ralentir» et profiter de l’occasion pour rencontrer Jésus, apprenant ainsi l’art de l’hospitalité. «Dieu frappe encore aujourd’hui à notre porte», assure Léon XIV.
Marie Duhamel – Cité du Vatican
Sous un grand soleil, la foule des fidèles est enthousiaste. Le Pape Léon récite pour la deuxième fois la prière de l’Angélus depuis la la place de la Liberté à Castel Gandolfo, où il passe quelques jours de repos, avant de rentrer au Vatican.
Dans sa catéchèse, le Souverain pontife rappelle l’accueil d’Abraham et de Sara et des sœurs Marthe et Marie. «Chaque fois que nous acceptons l’invitation au repas du Seigneur et que nous participons à la table eucharistique», dit le Pape, «c’est Dieu lui-même qui vient nous servir». Pourtant, souligne le Pape «notre Dieu a d’abord su se faire hôte, et aujourd’hui encore, il se tient à notre porte et frappe». Léon XIV note combien il est significatif que dans la langue italienne, le mot ospite désigne à la fois celui qui accueille et celui qui est accueilli.
“En ce dimanche d’été, nous pouvons contempler le jeu de l’accueil réciproque, sans lequel notre vie s’appauvrit”
Sortir de soi-même
Pour accueillir comme pour être accueilli, il faut de l’humilité mais aussi, poursuit le Pape, de la délicatesse, de l’attention, de l’ouverture. Dans l’Évangile, Marthe risque de ne pas entrer pleinement dans la joie de cet échange: prise par ce qu’elle doit faire pour accueillir Jésus, elle risque de gâcher un moment de rencontre inoubliable. «Marthe est une personne généreuse, mais Dieu l’appelle à quelque chose de plus beau que cette générosité. Il l’appelle à sortir d’elle-même», explique le Pape.
S’ouvrir à quelque chose «qui nous détourne de nous-mêmes et qui, en même temps, nous comble» est la seule manière de faire «fleurir notre vie», affirme Léon XIV.
Le Pape analyse également l’attitude différente de Marie qui a comme perdu la notion du temps, conquise par la parole de Jésus. «Elle n’est pas moins concrète que sa sœur, ni moins généreuse. Mais elle saisi l’occasion». C’est pourquoi, explique-t-il, Jésus reprend Marthe, parce qu’elle est restée en dehors d’une intimité qui lui donnerait aussi beaucoup de joie.
Léon XIV insiste sur le fait que la période estivale peut aider à “ralentir” et à devenir davantage comme Marie plutôt que comme Marthe. «Parfois, nous ne nous accordons pas la meilleure part», regrette-t-il. Or «nous avons besoin de nous reposer un peu, avec le désir d’apprendre davantage l’art de l’hospitalité».
La véritable rencontre est gratuite
Le Pape met en garde contre l’industrie du tourisme qui «veut nous vendre toutes sortes d’expériences», mais, est-ce celle que chacun recherche ? Pour Léon XIV, «toute véritable rencontre est gratuite et ne s’achète pas : qu’il s’agisse de la rencontre avec Dieu, avec les autres ou avec la nature. Il suffit de se faire hôte : faire de la place et même la demander ; accueillir et se laisser accueillir». Nous avons tant à recevoir et pas seulement à donner, conclue-t-il. Comme pour Abraham et Sarah, qui bien qu’âgés se sont découverts féconds lorsqu’ils ont accueilli sereinement le Seigneur, «pour nous aussi, il y a encore beaucoup de vie à accueillir».
Le Pape espère et prie la Très Sainte Vierge Marie, Mère accueillante, pour qu’en elle brille la vocation de l’Église: rester une maison ouverte à tous, pour continuer à accueillir son Seigneur, qui demande la permission d’entrer.
Source : VATICANNEWS, le 20 juillet 2025

Le Pape appelle à la fin immédiate de la barbarie
À l’issue de la prière de l’Angélus, le Pape a réitéré cet appel à un arrêt immédiat de la guerre, soulignant les attaques incessantes contre les civils à Gaza. Il souhaite que soit respecté le droit humanitaire, rappelant l’interdiction notamment des châtiments collectifs. Il remercie les chrétiens du Moyen-Orient pour leur témoignage et leur réaffirme sa proximité. Il prie la Vierge Marie afin qu’elle les protège toujours et «accompagne le monde vers des aubes de paix».
Marie Duhamel- Cité du Vatican
Saad Issa Kostandi Salameh, Foumia Issa Latif Ayyad, Najwa Ibrahim Latif Abu Daoud. Ce sont les noms des trois personnes tuées jeudi dernier par l’armée israélienne lors de l’attaque perpétrée contre la paroisse de la Sainte-Famille, qui accueille encore quelques 500 réfugiés dans le quartier d’El Zeitoun à Gaza-Ville.
À l’issue de la prière de l’Angélus, le Pape les a tout trois mentionnés, assurant prier pour le gardien du complexe paroissial et pour les deux femmes âgées décédées jeudi. «Je suis particulièrement proche de leurs familles et de tous les paroissiens», a affirmé Léon XIV «profondément attristé».
Respecter l’interdiction des châtiments collectifs
L’attaque de jeudi s’ajoute «malheureusement», poursuit-il, aux attaques militaires «incessantes contre la population civile et les lieux de culte à Gaza». Une récurrence qui le pousse à réitérer ce dimanche son appel «à un arrêt immédiat de la barbarie de la guerre et à une résolution pacifique du conflit».
Léon XIV interpelle la communauté internationale dans son ensemble, afin que soit «respecter le droit humanitaire et l’obligation de protéger les civils, ainsi que l’interdiction des châtiments collectifs, de l’usage indiscriminé de la force et des déplacements forcés de population».
«Vous êtes dans le cœur du Pape»
Enfin, le Pape ne s’adresse plus qu’aux fidèles de Gaza mais à tous «nos chers chrétiens du Moyen-Orient». Il leur dit compatir «au sentiment que vous avez de ne pas pouvoir faire grand-chose face à cette situation dramatique», leur exprimant à nouveau sa proximité. «Vous êtes dans le cœur du Pape et de toute l’Église. Merci pour votre témoignage de foi».
Le Pape prie enfin la Vierge Marie, «femme du Levant, aurore du nouveau Soleil qui s’est levé dans l’histoire», afin qu’elle les protège toujours et «accompagne le monde vers des aubes de paix»
Source : VATICANNEWS, le 20 juillet 2025
20.07.2025 – MESSE À LOURDES
20.07.2025 – LECTURE DE L’ÉVANGILE DU 16ÈME DIMANCHE ORDINAIRE
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’Évangile du 16e dimanche du temps ordinaire, année C : Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10, 38-42.