04.08.2023 – SAINT DU JOUR

St Jean-Marie Vianney

CURÉ D’ARS († 1859)

Saint Jean-Marie Vianney
Curé d’Ars
Extraits de la Catéchèse de Benoît XVI
5 août 2009, Saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars

Chers frères et sœurs,   […]

Jean-Marie Vianney naît dans le petit village de Dardilly le 8 mai 1786, dans une famille de paysans, pauvre en biens matériels, mais riche d’humanité et de foi. Baptisé, comme le voulait le bon usage à l’époque, le jour même de sa naissance, il consacra les années de l’enfance et de l’adolescence aux travaux dans les champs et à paître les animaux, si bien qu’à l’âge de dix-sept ans, il était encore analphabète. Mais il connaissait par cœur les prières que lui avait enseignées sa pieuse mère et il se nourrissait du sentiment religieux que l’on respirait chez lui. Les biographes racontent que, dès sa prime jeunesse, il essaya de se conformer à la divine volonté même dans les tâches les plus humbles. 

Il nourrissait dans son âme le désir de devenir prêtre, mais il ne lui fut pas facile de le satisfaire. Il parvint en effet à l’ordination sacerdotale après de nombreuses adversités et incompréhensions, grâce à l’aide de sages prêtres, qui ne s’arrêtèrent pas à considérer ses limites humaines, mais surent regarder au-delà, devinant l’horizon de sainteté qui se profilait chez ce jeune homme véritablement singulier. 

Ainsi, le 23 juin 1815, il fut ordonné diacre et le 13 août suivant, prêtre. Enfin, à l’âge de 29 ans, après de nombreuses incertitudes, un certain nombre d’échecs et beaucoup de larmes, il put monter à l’autel du Seigneur et réaliser le rêve de sa vie. 

Le saint curé d’Ars manifesta toujours une très haute considération du don reçu. Il affirmait: « Oh! Quelle grande chose que le sacerdoce! On ne le comprendra bien qu’une fois au Ciel… si on le comprenait sur la terre, on mourrait, non d’effroi mais d’amour! » (Abbé Monnin, Esprit du Curé d’Ars, p. 113). En outre, dans son enfance, il avait confié à sa mère: « Si j’étais prêtre, je voudrais conquérir beaucoup d’âmes » (Abbé Monnin, Procès de l’ordinaire, p. 1064). Et il en fut ainsi. Dans le service pastoral, aussi simple qu’extraordinairement fécond, ce curé anonyme d’un village isolé du sud de la France parvint si bien à s’identifier à son ministère, qu’il devint, également de manière visible et universellement reconnaissable, alter Christus, image du Bon Pasteur, qui à la différence du mercenaire, donne la vie pour ses brebis (cf. Jn 10, 11). 

A l’exemple du Bon Pasteur, il a donné la vie au cours des décennies de son service sacerdotal. Son existence fut une catéchèse vivante, qui trouvait une efficacité toute particulière lorsque les personnes le voyaient célébrer la Messe, s’arrêter en adoration devant le tabernacle ou passer de longues heures dans le confessionnal.

Au centre de toute sa vie, il y avait donc l’Eucharistie, qu’il célébrait et adorait avec dévotion et respect. Une autre caractéristique fondamentale de cette extraordinaire figure sacerdotale, était le ministère assidu des confessions. Il reconnaissait dans la pratique du sacrement de la pénitence l’accomplissement logique et naturel de l’apostolat sacerdotal, en obéissance au mandat du Christ : « Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis, ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (cf. Jn 20, 23). 

Saint Jean-Marie Vianney se distingua donc comme un confesseur et maître spirituel excellent et inlassable. En passant « d’un même mouvement intérieur, de l’autel au confessionnal », où il passait une grande partie de la journée, il cherchait par tous les moyens, par la prédication et par le conseil persuasif, à faire redécouvrir aux paroissiens la signification et la beauté de la pénitence sacramentelle, en la montrant comme une exigence intime de la Présence eucharistique.

Les méthodes pastorales de Jean-Marie Vianney pourraient apparaître peu adaptées aux conditions sociales et culturelles actuelles. Comment en effet un prêtre d’aujourd’hui pourrait-il l’imiter, dans un monde qui a tant changé? S’il est vrai que les temps changent et que de nombreux charismes sont typiques de la personne, et donc inimitables, il y a toutefois un style de vie et un élan de fond que nous sommes tous appelés à cultiver. A bien y regarder, ce qui a rendu saint le curé d’Ars a été son humble fidélité à la mission à laquelle Dieu l’avait appelé; cela a été son abandon constant, empli de confiance, entre les mains de la Providence divine. Il a réussi à toucher le cœur des personnes non en vertu de ses dons humains, ni en s’appuyant exclusivement sur un effort, même louable, de la volonté, il a conquis les âmes, même les plus réfractaires, en leur communiquant ce qu’il vivait de manière intime, à savoir son amitié avec le Christ. […]

Les Pères du Concile œcuménique Vatican II avaient bien présents à l’esprit cette « soif de vérité » qui brûle dans le cœur de tout homme, lorsqu’ils affirmèrent que c’est aux prêtres, « comme éducateurs de la foi », qu’il revient de former « une authentique communauté chrétienne » capable de « frayer la route à tous les hommes vers le Christ » et d’exercer « une véritable maternité » à leur égard, en indiquant ou en facilitant à celui qui ne croit pas « un chemin vers le Christ et son Église » et « pour réveiller les fidèles, les nourrir, leur donner des forces pour le combat spirituel » (cf. Presbyterorum ordinis, n. 6). 

L’enseignement que continue de nous transmettre le saint curé d’Ars à cet égard est que, à la base de cet engagement pastoral, le prêtre doit placer une union personnelle intime avec le Christ, qu’il faut cultiver et accroître jour après jour. C’est seulement s’il est amoureux du Christ que le prêtre pourra enseigner à tous cette union, cette amitié intime avec le divin Maître, qu’il pourra toucher les cœurs des personnes et les ouvrir à l’amour miséricordieux du Seigneur. C’est seulement ainsi, par conséquent, qu’il pourra transmettre enthousiasme et vitalité spirituelle aux communautés que le Seigneur lui confie. Prions pour que, par l’intercession de saint Jean-Marie Vianney, Dieu fasse don à son Église de saints prêtres, et pour que croisse chez les fidèles le désir de soutenir et d’aider leur ministère. 

Pour un approfondissement biographique :
>>> Sanctuaire du Saint Curé d’Ars
>>> Saint Jean-Marie Vianney, Curé D’Ars [PDF]

St Jean-Marie Vianney priez pour nous !

04.08.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,54-58.

En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ?
N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ?
Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d’où lui vient tout cela ? »


Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. »
Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Livre XI, SC 212 (Morales sur Job, trad. A. Bocognano, éd. du Cerf, 1974 ; p. 87-89)

« D’où lui vient tout cela ? » (Mt 13,56)

« Ils tâtonneront comme s’ils étaient dans les ténèbres et non dans la lumière. » (Jb 12,25 Jb) Car s’agiter parmi tant de miracles évidents, c’est tâtonner comme dans les ténèbres : c’est toucher et ne pas voir. Mais tout homme qui va à l’aventure est tiré tantôt d’un côté, tantôt de l’autre. Or tantôt ils se montraient croyants : « Si cet homme ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire » (Jn 9,33) ; tantôt ils disaient que cet homme ne venait pas de Dieu, avec ces paroles de dédain : « N’est-il pas le fils d’un ouvrier, sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie ? et se s frères Jacob, Joseph et Judas et ses sœurs ne sont-elles pas de chez nous ? » (Mt 13,55) Aussi est-il juste d’ajouter : « Et il les fera aller à l’aventure comme des hommes ivres. » (Jb 12,25 Vg) Ils voyaient, en effet, qu’il ressuscitait les morts et que cependant il était mortel. Lequel d’entre eux n’aurait pas cru Dieu celui qu’ils voyaient ressusciter un mort (cf. Lc 7,14) ? Mais aussi, il était mortel, ils le voyaient de leurs yeux, et leur dédain refusait de le croire immortel, Dieu. Donc en se manifestant à leurs regards en état de faire œuvre divine et de souffrir la condition humaine, Dieu tout-puissant les a fait aller à l’aventure, comme des hommes ivres, afin que leur orgueil, qui, devant le mystère de son incarnation a préféré le dédain à la fidélité, se dresse contre son humanité et en même temps s’étonne au-dedans devant la resplendissante lumière de sa divinité.

LECTURES :

Livre du Lévitique 23,1.4-11.15-16.27.34b-37.

Le Seigneur parla à Moïse et dit :
Voici les solennités du Seigneur, les assemblées saintes auxquelles vous convoquerez, aux dates fixées, les fils d’Israël.
Le premier mois, le quatorze du mois, au coucher du soleil, ce sera la Pâque en l’honneur du Seigneur.
Le quinzième jour de ce même mois, ce sera la fête des Pains sans levain en l’honneur du Seigneur : pendant sept jours, vous mangerez des pains sans levain.
Le premier jour, vous tiendrez une assemblée sainte et vous ne ferez aucun travail, aucun ouvrage.
Pendant sept jours, vous présenterez de la nourriture offerte pour le Seigneur. Le septième jour, vous aurez une assemblée sainte et vous ne ferez aucun travail, aucun ouvrage. »
Le Seigneur parla à Moïse et dit :
« Parle aux fils d’Israël. Tu leur diras : Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, et que vous y ferez la moisson, vous apporterez au prêtre la première gerbe de votre moisson.
Il la présentera au Seigneur en faisant le geste d’élévation pour que vous soyez agréés. C’est le lendemain du sabbat que le prêtre fera cette présentation.
À partir du lendemain du sabbat, jour où vous aurez apporté votre gerbe avec le geste d’élévation, vous compterez sept semaines entières.
Le lendemain du septième sabbat, ce qui fera cinquante jours, vous présenterez au Seigneur une nouvelle offrande.
C’est le dixième jour du septième mois qui sera le jour du Grand Pardon. Vous tiendrez une assemblée sainte, vous ferez pénitence, et vous présenterez de la nourriture offerte pour le Seigneur.
À partir du quinzième jour de ce septième mois, ce sera pendant sept jours la fête des Tentes en l’honneur du Seigneur.
Le premier jour, celui de l’assemblée sainte, vous ne ferez aucun travail, aucun ouvrage.
Pendant sept jours, vous présenterez de la nourriture offerte pour le Seigneur. Le huitième jour, vous tiendrez une assemblée sainte, vous présenterez de la nourriture offerte pour le Seigneur : ce sera la clôture de la fête. Vous ne ferez aucun travail, aucun ouvrage.
Telles sont les solennités du Seigneur, les assemblées saintes auxquelles vous convoquerez les fils d’Israël, afin de présenter de la nourriture offerte pour le Seigneur, un holocauste et une offrande, un sacrifice et des libations, selon le rite propre à chaque jour. »

Psaume 81(80),3-4.5-6ab.10-11ab.

Jouez, musiques, frappez le tambourin,
la harpe et la cithare mélodieuse.
Sonnez du cor pour le mois nouveau,
quand revient le jour de notre fête.

C’est là, pour Israël, une règle,
une ordonnance du Dieu de Jacob ;
Il en fit, pour Joseph, une loi
quand il marcha contre la terre d’Égypte.

« Tu n’auras pas chez toi d’autres dieux,
tu ne serviras aucun dieu étranger.
C’est moi, le Seigneur ton Dieu,
qui t’ai fait monter de la terre d’Égypte ! »

Le Pape aux universitaires: la connaissance est une responsabilité

Le Pape aux universitaires: la connaissance est une responsabilité

Au lendemain de son arrivée au Portugal pour les JMJ de Lisbonne, le Pape François a rencontré des étudiants de l’Université catholique portugaise, jeudi 3 août. Le successeur de Pierre les a encouragés à «remplacer les peurs par des rêves», à «chercher et à risquer» en étant des protagonistes d’une «nouvelle chorégraphie» qui place au centre la personne humaine.

Myriam Sandouno – Cité du Vatican

«Nous nous sentons tous pèlerins». Telles sont les paroles prononcées par la rectrice de l’Université catholique portugaise et reprises ensuite par François au début de son discours. «C’est un beau mot dont la signification mérite d’être méditée» dit-il. Dans sa réflexion, le Pape explique que dans le mot «pèlerin», «nous voyons se refléter la condition humaine, parce que chacun est appelé à se confronter à de grandes questions qui n’ont pas de réponse simpliste ou immédiate, mais qui invitent à accomplir un voyage, à se dépasser, à aller plus loin». Et cela, tout universitaire le comprend si bien, car «la science naît ainsi».

«Chercher et risquer»

«Chercher et risquer» voilà les verbes des «pèlerins», déclare le Saint-Père invitant à ne pas se laisser envahir par la peur «de nous sentir inquiets», insatisfaits. «L’imperfection, souligne-t-il, caractérise notre condition de chercheurs et de pèlerins parce que, comme dit Jésus, nous sommes dans le monde, mais nous ne sommes pas du monde». «Cherchez et risquez» lance-t-il aux universitaires présents, les invitant à être des protagonistes d’une “nouvelle chorégraphie” qui place au centre la personne humaine. «Soyez chorégraphes de la danse de la vie», ajoute le Pape.

Des entrepreneurs de rêve, non des administrateurs de peurs

Poursuivant son discours, le Saint-Père attire l’attention sur ces paroles de la rectrice de l’Université catholique portugaise: «L’université n’existe pas pour se préserver comme institution, mais pour répondre avec courage aux défis du présent et de l’avenir». François conseille de remplacer les peurs par des rêves, car la société a aujourd’hui besoin des «entrepreneurs de rêves», non pas des «administrateurs de peurs».

«Ce serait un gaspillage de penser à une université engagée à former les nouvelles générations uniquement pour perpétuer le système élitiste et inégal actuel du monde, où l’enseignement supérieur reste un privilège pour quelques-uns. Si la connaissance n’est pas accueillie comme une responsabilité, elle devient stérile», affirme-t-il, précisant: «Si celui qui a reçu un enseignement supérieur, qui reste aujourd’hui, au Portugal et dans le monde, un privilège, ne s’efforce pas de restituer ce dont il a bénéficié, il n’a pas compris tout à fait ce qui lui a été offert». François soutient que le diplôme ne doit en effet pas être considéré seulement comme une «permission pour construire le bien-être personnel», mais comme «un mandat pour se consacrer à une société plus juste et inclusive», c’est-à-dire plus avancée.

«Vous, chers étudiants, pèlerins du savoir, que voulez-vous voir réalisé au Portugal et dans le monde? interroge-t-il, quels changements, quelles transformation? Et comment l’université, surtout l’université catholique, peut-elle y contribuer?»

Redéfinir le progrès et l’évolution

Le Pape dans son intervention a aussi mis en évidence «l’urgence de prendre soin de la maison commune» avec une «conversion du cœur» et un «changement de la vision anthropologique» qui, déclare-t-il, est à la base de l’économie et de la politique. L’évêque de Rome estime «qu’on ne peut se contenter de simples mesures palliatives ou de compromis timides et ambigus» car «les justes milieux retardent seulement un peu l’effondrement». D’où la nécessité de redéfinir: « progrès et évolution« . Reconnaissant qu’au nom du progrès, «on a fait trop de chemin à reculons», le Souverain pontife voit en ces jeunes, l’espérance, une «génération qui peut relever ce défi».

«Vous avez les outils scientifiques et technologiques les plus avancés mais, s’il vous plaît, ne tombez pas dans le piège de visions partielles», averti François, signifiant ensuite que «nous avons besoin d’une écologie intégrale, d’écouter la souffrance de la planète en même temps que celle des pauvres; de mettre le drame de la désertification en parallèle avec celui des réfugiés; le thème des migrations avec celui de la dénatalité» également «de nous occuper de la dimension matérielle de la vie dans une dimension spirituelle. Pas des polarisations, dit François, mais des visions d’ensemble».

«Il ne suffit pas qu’un chrétien soit convaincu, il doit être convaincant»

Le Pape est ensuite revenu sur les propos de Tomás qui a rendu témoignage lors de la rencontre: «Une authentique écologie intégrale sans Dieu n’est pas possible, il ne peut y avoir d’avenir dans un monde sans Dieu». François invite ainsi à rendre la foi crédible à travers les choix que l’on fait. Car si «la foi n’engendre pas des styles de vie convaincants, elle ne fait pas lever la pâte du monde». Le chrétien ne doit pas être seulement convaincu, mais convaincant, conseille-t-il, ajoutant que ses actions sont appelées à refléter la beauté, joyeuse et à la fois radicale, de l’Évangile. En outre, souligne François, «le christianisme ne peut pas être habité comme une forteresse entourée de murs, qui élève des bastions contre le monde». L’une des tâches les plus importantes pour les chrétiens à chaque époque, est de retrouver le sens de l’incarnation, déclare le Souverain pontife. «Sans l’incarnation, le christianisme devient une idéologie. C’est l’incarnation qui permet d’être émerveillé de la beauté que le Christ révèle à travers chaque frère et sœur, chaque homme et chaque femme».

“L’une des tâches les plus importantes pour les chrétiens à chaque époque, est de retrouver le sens de l’incarnation.”

La contribution des femmes

Dans la nouvelle chaire consacrée à « l’Économie de François », et à laquelle a été ajoutée la figure de Claire, le Pape fait remarquer que «la contribution des femmes est indispensable». Et la Bible démontre comment l’économie de la famille est en grande partie entre les mains de la femme. «C’est elle la véritable “régente” de la maison, avec une sagesse qui n’a pas pour but exclusif le profit, mais le soin, la coexistence, le bien-être physique et spirituel de chacun, et aussi le partage avec les pauvres et les étrangers». Il est passionnant d’aborder selon François, les études économiques dans cette perspective: «avec le but de redonner à l’économie la dignité qui lui revient, afin qu’elle ne soit pas la proie du marché sauvage et de la spéculation».

Le Pape rappelle ainsi l’initiative du Pacte éducatif mondial. Ses sept principes qui en forment l’architecture, comprennent beaucoup de ces thèmes, du soin de la maison commune à la pleine participation des femmes, jusqu’à la nécessité de trouver de nouvelles façons de comprendre l’économie, la politique, la croissance et le progrès, a-t-il dit. 

Mûrir dans le discernement 

Terminant son intense discours, François a exprimé sa joie «de vous voir comme une communauté éducative vivante, ouverte à la réalité, avec l’Évangile qui ne sert pas d’ornement mais qui anime les parties et l’ensemble». Dans ce parcours qui comprend différents domaines: études, amitié, service social, responsabilité civile et politique, soin de la maison commune, expressions artistiques… Être une université catholique signifie d’abord ceci, dit le Pape: «que chaque élément est en relation avec le tout et que le tout se retrouve dans les parties. Ainsi, en acquérant des compétences scientifiques, on mûrit en tant que personne dans la connaissance de soi et dans le discernement de sa propre voie». François a exhorté les universitaires à aller de l’avant «plus loin, plus haut; allons, courage. C’est ce que je vous souhaite de tout cœur», conclut le Saint-Père.

Source : VATICANNEWS, le 3 août 2023

03.08.2023 – Cérémonie de bienvenue du pape François au parc Edouard VII (« Colline de la Rencontre »)

Cérémonie de bienvenue du pape François au parc Edouard VII (« Colline de la Rencontre »)

Le Pape rappelle aux jeunes que Dieu les aime et les appelle

Le Pape François a été acclamé par environ 500 000 jeunes pèlerins lors de la cérémonie d’accueil des JMJ à Lisbonne. Au cours de ce premier grand rendez-vous avec la jeunesse catholique du monde, le Saint-Père a invité son auditoire à s’appeler les uns les autres par son nom, comme le fait Dieu avec nous, et à nous rappeler la beauté d’être aimés et précieux. Il a aussi encouragé les jeunes à poser des questions à Jésus.

Xavier Sartre – Cité du Vatican

À l’heure des réseaux sociaux et d’un internet toujours plus accessible qui réduit les distances et met en relation le monde entier, le Pape François a usé du vocabulaire des jeunes pour les inviter à deux choses essentielles: d’une part, s’appeler par son nom, d’autre part, poser des questions directement à Jésus.

Devant plusieurs centaines de milliers de jeunes et leurs accompagnateurs, réunis dans le parc Eduard VII, au cœur de Lisbonne, tout au bout de la perspective qui mène au Tage, le Pape, devant une marée de drapeaux de nations et régions des quatre coins du globe, a rappelé une évidence: «c’est surtout Jésus qui vous a appelés!», non seulement pour venir à ces Journées Mondiales de la Jeunesse, mais «depuis le début de votre vie» et «par votre nom». «Appelés par votre nom», ces mots écrits «en vous», «dans vos cœurs, comme pour former le titre de vitre vie», «appelés parce que aimés», précise François.

A l’ère du nihilisme, les JMJ sont une célébration planétaire de l’Évangile

Lisbonne est aujourd’hui une « ville de rêve » qui parle de fraternité. Le cardinal José Tolentino de Mendonça, préfet du dicastère pour la Culture et l’Éducation revient sur le …

Précieux aux yeux de Dieu

«Nous sommes des enfants précieux» aux yeux du Seigneur, poursuit-il, appelés chaque jour pour être étreints et encouragés, «en dépit de ce que nos yeux voient parfois, obscurcis par la négativité et éblouis par beaucoup de distractions». «Que ces journées soient des échos vibrants de l’appel à l’amour de Dieu»s’exclame le Saint-Père qui espère que ce moment soit l’occasion de fixer en nos cœurs le fait que nous sommes aimés tels que nous sommes. «C’est cela le point de départ des JMJ, mais surtout de la vie».

Nous ne sommes donc pas pour Dieu «un numéro», mais «un visage», au contraire de ce qui se passe sur les réseaux sociaux. Certes, sur ces derniers nous sommes connus mais le nom est traité «par des algorithmes» qui ne mettent pas en jeu l’«unicité» mais l’«utilité pour les études de marché». «Combien de loups se cachent derrière des sourires de fausse bonté» met en garde le Pape qui insiste: «ce sont les illusions du virtuel, et nous devons veiller à ne pas nous laisser tromper» par «des choses vaines et superflues, qui nous laissent vides à l’intérieur». Tout le contraire de Jésus, qui a confiance en nous.

Que l’Église soit ouverte à tous

C’est pourquoi «nous, son Église, sommes la communauté des appelés», non pas des meilleurs car nous sommes tous pécheurs, mais appelés «comme nous sommes», explique François. Face aux interrogations ou aux doutes des jeunes, le Saint-Père est très clair. «Il y a de la place pour tout le monde dans l’Église. Le Seigneur ne pointe pas du doigt mais tend les bras» affirme-t-il. Jésus «Il nous montre Jésus sur la croix qui ouvrit grand les bras pour être crucifié et mourir pour nous».

500 000 jeunes en face du Pape François pour la cérémonie d'accueil

500 000 jeunes en face du Pape François pour la cérémonie d’accueil

Mieux vaut poser des questions

Le Pape, entrecoupé par les applaudissements et les cris des jeunes enthousiastes, poursuit en évoquant les questions que ces pèlerins lui ont posées. «Ne vous lassez jamais de poser des questions. Poser des questions c’est bien, c’est même souvent mieux que de donner des réponses, parce que c’est le meilleur remède contre l’habitude, contre cette normalité plate qui anesthésie l’âme», considère-t-il.

«Les questions que vous avez en vous – poursuit-il, (…) posons-les quand nous prions devant Dieu», ajoutant: «Dieu aime par surprise. Ce n’est pas programmé. L’amour de Dieu est une surprise, toujours.» Le Pape invite alors à considérer que «Dieu nous aime comme nous sommes, pas comme nous voudrions être ou comme la société aimerait que nous soyons. Il nous appelle avec les défauts que nous avons, avec nos limites et notre envie d’avancer dans la vie. Ayez confiance parce que Dieu est Père et c’est le Père qui nous aime. Et ce n’est pas très facile, cela. Et c’est pour cela que nous avons une grande aide, la Mère du Seigneur. Elle est Notre Mère aussi». Et de conclure en précisant: «N’ayez pas peur, ayez courage, allez de l’avant, en sachant que nous sommes “amortisés” par l’amour que Dieu nous porte.»

Source : VATICANNEWS, le 3 août 2023

06.08.2023 – HOMÉLIE DU 18ÈME DIMANCHE ORDINAIRE – FÊTE DE LA TRANSFIGURATION DU SEIGNEUR – MT 17, 1-9

Publié par le Fr Raphaël Devillers

Évangile de Matthieu 17, 1-9

Le visage de lumière

Cas unique dans son évangile, Matthieu rapporte la scène de la transfiguration de Jésus en référence précise avec l’épisode précédent : « 6 jours après… ». Il y a donc un lien entre les deux. Que s’est-il donc passé alors ? Un événement considérable, qui marque le grand tournant de la vie de Jésus.

Alors que Pierre venait de dire sa conviction que Jésus était le Messie, Matthieu précise que ce moment marque un nouveau « commencement » dans la mission de Jésus :

« A partir de ce moment, Jésus Messie commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait aller à Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des Anciens, des Grands Prêtres et des Scribes, être mis à mort et, le 3ème jour, ressusciter ».

Coup de tonnerre ! Le Messie exécuté par les autorités religieuses ? Pierre, incrédule, ose réprimander son maître d’envisager pareille éventualité mais Jésus rejette sèchement son apôtre: « Arrière, Satan ! Tu es pour moi un scandale ! Tu penses comme un homme et pas comme Dieu ! ». Et au lieu de se rétracter, il proclame : « Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même, prenne sa croix et me suive ».

Convertir le monde ou l’Église

Matthieu a précisé le lieu de cette révélation : au nord d’Israël, dans un des plus beaux endroits de Galilée, la région verdoyante des sources du Jourdain, où le roi Philippe a fait surgir une ville nouvelle, Césarée, signe de la grandeur et du rayonnement de la civilisation gréco-romaine.

Cette civilisation païenne avec ses temples, ses statues d’idoles, son luxe, ses écoles de philosophie, ses gymnases, ses théâtres, ses champs de course fait frémir de rage les orthodoxes juifs excédés de voir ces maudits païens souiller la Terre sainte depuis plus de 90 ans. Mais Jésus, au lieu d’appeler sur cette ville la terrible colère de Dieu, n’en dit pas un mot et se tourne vers la capitale de son peuple, Jérusalem, où se dresse le Temple, la Maison de Dieu. C’est elle qu’il va appeler à la conversion. Pourquoi ?

Parce qu’il ne faut pas maudire la lourdeur de la pâte mais activer la force fermentatrice du levain. Parce qu’il ne faut pas pester contre les ténèbres mais augmenter la lumière. Parce que c’est sans doute au cœur du pouvoir (religieux et politique) qu’est serré le frein qui empêche l’évangélisation.

Evidemment cet appel à l’auto-conversion bute sur des résistances bétonnées: Jésus en a eu des signes depuis longtemps et beaucoup l’ont prévenu : si tu viens faire ta mission à Jérusalem, les responsables du Temple refuseront ton message, verront en toi un blasphémateur et décideront ta perte.

Mais Jésus a pleine confiance en son Père : puisqu’il lui a déclaré : « Tu es mon Fils bien aimé », il ne peut absolument pas l’abandonner. Lui-même vient de « faire sa conversion » : après avoir, pendant des mois, donné des enseignements, des gestes de pardon, des soins de guérison, maintenant il doit SE DONNER. Pour que le monde passe de l’égoïsme à l’amour, de la guerre à la paix, il est nécessaire d’abord que lui, le Messie, PASSE PAR LA MORT DANS LA VRAIE VIE.

Résolu, en toute conscience, il prend le chemin de Jérusalem : il a accepté la croix, il va recevoir la Lumière glorieuse.

6 jours après : la Transfiguration

Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui.

Entré sur ce chemin dont il connaît l’issue épouvantable, Jésus sent plus que jamais la nécessité de s’accrocher dans la prière : c’est bien dans ce but qu’il monte dans la solitude (Luc 9, 28). Alors que la nuit descend sur la montagne, ses trois apôtres le voient changer : ses traits tendus s’apaisent, son visage crispé s’illumine. La transfiguration n’est pas un prodige gratuit, un miracle spectaculaire mais le rayonnement de la Présence divine qui l’habite. Son intimité avec Dieu est telle qu’elle l’imprègne totalement. Son Père lui offre un présage de sa victoire finale : oui il le sortira de l’abîme de la mort et lui donnera la Vie divine.

On comprend donc le lien : « 6 jours avant », il avait annoncé sa mort inéluctable : aujourd’hui il reçoit la lumière de la résurrection. Au centre de l’évangile palpite la prophétie de Pâques.

C’est par cette « pâque », ce passage de la mort à la lumière qu’aboutira le projet de Dieu du salut des hommes. L’apparition de Moïse et d’Elie signifie que la Loi et la Prophétie conduisent à la Pâque de Jésus. Ce que nous appelons « Ancien Testament » n’est pas dépassé : il est le chemin que nous avons à parcourir pour, enfin, comprendre ce qu’est l’amour de Dieu.

Faire la maison de Dieu ou être dans sa maison ?

Pierre alors dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie ». Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »

Pierre est bien notre portrait. Il était désemparé et scandalisé par l’annonce de la croix : maintenant il voudrait s’installer dans le bonheur du camping à la montagne, tout fier de dresser des abris pour Jésus et les Saints. Mais Dieu lui apprend que l’essentiel n’est pas d’abord de construire des églises mais d’être englobé dans l’unique Demeure divine.

Quand Jésus accepte de donner sa vie pour les hommes et qu’il apparaît dans la lumière de la résurrection, l’Esprit de Dieu – symbolisé par la Nuée – descend et rassemble autour de Lui les hommes et les femmes de l’Ancienne et de la Nouvelle Alliance. Dans l’obscurité de la foi, tous forment une unique Eglise, une unique communauté où tous sont illuminés par le Visage de Jésus Seigneur.

Pas la vision mais l’audition : écouter et suivre

La voix de Dieu répète ce qu’elle disait au baptême : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé » mais elle ajoute à l’intention des disciples: « Ecoutez-le ». Qu’a-t-il dit ? Ce qu’il a dit « 6 jours avant » : il faut monter à Jérusalem, annoncer l’Evangile, être tué par les hommes et être ressuscité par le Père. Et celui qui veut être disciple doit prendre ce même chemin.

Le Père confirme donc l’annonce stupéfiante et met fin à ce moment d’extase dans la solitude : les disciples retrouvent Jésus dans son état naturel.

La vision était éphémère : comme toujours dans la Bible, l’essentiel c’est l’écoute en son sens profond : faire attention, assimiler un message et décider de le mettre en pratique. L’écoute n’est pas une information, un passe-temps, une distraction mais l’obéissance, l’engagement à vivre tout de suite la volonté de Dieu.

Il faut redescendre dans la plaine et poursuivre le chemin vers Jérusalem. Ce serait peine perdue que de raconter cette vision à la foule : la vérité, la lumière, c’est le chemin à prendre derrière lui.

Conclusion

Pour aller jusqu’au bout de notre chemin et affronter les difficultés, pour suivre Jésus en portant notre croix comme il nous l’a demandé, il nous est nécessaire de prier, de nous enfoncer dans la solitude et là, dans le silence, tremblant de peur encore, regarder le Visage de Lumière.

Mais la vision béatifique ne dure pas. Le Père nous invite à suivre son Fils bien-aimé et à l’écouter, à obéir à son enseignement, à aller là où nous ne voudrions pas aller.

A travers la croix, nous le retrouverons ressuscité et nous serons avec Lui dans le temple de son corps de Lumière.

Fr. Raphaël Devillers, dominicain

Source : RÉSURGENCES.BE, le 25 juillet 2023

06.08.2023 – HOMÉLIE DU 18ÈME DIMANCHE ORDINAIRE – FÊTE DE LA TRANSFIGURATION DU SEIGNEUR – MT 17, 1-9

Fête de la Transfiguration du Seigneur

Par l’Abbé Jean Compazieu

À la suite de Jésus, laissez-vous transfigurer

Textes bibliques : Lire

En cette fête de la Transfiguration du Seigneur, la liturgie nous propose des textes bibliques qui nous parlent de la gloire de Dieu. Le premier est tiré du livre de Daniel dans l’Ancien Testament. C’est un texte un peu déroutant pour ceux qui le découvrent ; mais ce qu’il faut y voir, c’est la bonne nouvelle qu’il nous laisse : il annonce le jugement des empires mondiaux, la délivrance du peuple de Dieu et l’avènement de son règne. Ce récit nous prépare à l’événement de la Transfiguration.

Dans la seconde lecture, nous avons le témoignage de l’apôtre Pierre. Il tient à préciser que sa parole n’a rien à voir avec des récits imaginaires. Il revendique avec force l’authenticité de son témoignage : “Nous avons contemplé… Nous avons entendu…” Nous, chrétiens d’aujourd’hui nous croyons en Jésus transfiguré et ressuscité parce que nous faisons confiance au témoignage de ceux qui ont vu sa gloire.

Avec l’Évangile, nous entrons dans l’événement de la Transfiguration. Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean ; et il les emmène avec lui sur une haute montagne. Il faut savoir que dans la Bible, la montagne représente le lieu de la proximité de Dieu et de la rencontre intime avec lui. C’est vraiment LE lieu de la prière en présence de Dieu. C’est là que les apôtres font cette découverte extraordinaire de Jésus transfiguré et lumineux. Son visage devient si resplendissant et ses vêtements si lumineux que Pierre en est ébloui. Il voudrait rester là pour fixer cet événement.

Mais voilà que résonne la voix du Père : “Celui-ci est mon Fils bien-aimé. écoutez-le.” Cette parole est importante. Nous devons écouter Jésus. Ce n’est pas le pape ni les évêques ni les prêtres qui disent cela, c’est Dieu lui-même qui nous le dit à tous. C’est important, même pendant les vacances. Le Seigneur est là au cœur de nos vies, de nos loisirs et de nos soucis. Mais trop souvent, nous sommes ailleurs. Nous organisons notre vie en dehors de lui.

Nous disciples du Christ, nous sommes appelés à être des personnes qui écoutent sa voix et qui prennent au sérieux ses paroles. Pour écouter Jésus, il faut être proche de lui, il faut le suivre, il faut accueillir son enseignement. C’est ce que faisaient les foules de l’Évangile qui le poursuivaient sur les routes de Palestine. Le message qu’il leur transmettait était vraiment l’enseignement du Père. Cet enseignement, nous pouvons le trouver chaque jour dans l’Évangile ; quand nous le lisons, c’est vraiment Jésus qui nous parle, c’est sa Parole que nous écoutons.

Dans cet épisode de la Transfiguration, nous trouvons deux moments significatifs : la montée et la descente. Le Seigneur nous appelle à l’écart, à monter sur la montagne. Comprenons bien, il ne s’agit pas de faire de l’alpinisme mais de trouver un lieu de silence et de recueillement pour mieux percevoir la voix du Seigneur. C’est ce que nous faisons dans la prière. Pendant l’été, beaucoup choisissent de passer quelques jours dans un monastère. Ils ont besoin de ce temps de ressourcement pour leur vie chrétienne.

Mais nous ne pouvons pas rester là. La rencontre avec Dieu dans la prière nous pousse à “descendre” de la montagne. Nous sommes invités à retourner en bas, dans la plaine et à rejoindre le monde dans ce qu’il vit. Nous y trouverons tous ceux et celles qui sont accablés par le poids du fardeau, des maladies, des injustices, de l’ignorance, de la pauvreté matérielle et spirituelle.

Nous sommes envoyés pour être les témoins et les messagers de l’espérance qui nous anime. Cette parole que nous avons reçue doit grandir en nous. Cela ne se réalisera qui si nous la proclamons. Si nous l’accueillons, ce n’est pas pour la mettre dans un conservateur mais pour la donner aux autres ; c’est cela la vie chrétienne : accueillir Jésus et le donner aux autres.

Dans quelques jours, nous fêterons l’Assomption de la Vierge Marie. Elle est là pour nous inviter à écouter Jésus et à faire chaque jour ce qu’il nous dira. Nous pouvons vraiment nous confier à elle. C’est avec elle que nous apprendrons à “monter” à travers la prière. Après avoir été imprégné de l’Amour qui est en Dieu, nous pourrons “descendre” pour le communiquer à ce monde qui en a bien besoin. C’est avec le Christ et avec Marie que ce témoignage portera du fruit.

Nous faisons nôtres les paroles de ce chant : ” Allez-vous en sur les places et sur les parvis… Allez-vous en sur les places y chercher tous mes amis”. Amen

Sources : Revue Feu nouveau – missel des dimanches – Cahiers Prions en Église – François “Selon Matthieu”

Télécharger : Fête de la Transfiguration du Seigneur

Prière universelle
Invitation
À la suite de Pierre, Jacques et Jean, tournons-nous avec confiance vers Jésus transfiguré pour déposer devant lui toutes les intentions de notre humanité, de nos communautés et de nos familles.

Refrain: Ô Christ transfiguré, exauce-nous !

Pistes pour les intentions
Seigneur, regarde avec amour ton Église
trop souvent défigurée par ses propres membres.
Donne-lui de se laisser transformer par la force
de ton amour et de ta présence bienveillante.
Qu’elle continue de dévoiler
la lumière de la parole de Dieu. R / 

Seigneur, regarde notre monde
où tant de personnes sont défigurées
par la faim, le manque d’abri,
et toutes les violences extrêmes
provoquées par les guerres
et l’indifférence par toute la planète. R /

Seigneur, nous te prions
pour toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté
qui œuvrent, au travers d’associations multiples,
afin de soulager la misère de millions d’êtres humains,
pour manifester qu’une fraternité universelle est possible
et que la lumière peut être plus forte que tout. R /

Seigneur, nous te prions pour tous ceux et celles
qui ont mission de gouverner le monde
afin qu’ils se laissent conduire en tout
par l’esprit des Béatitudes,
en sachant qu’il est essentiel
de donner visage humain à chacun. R /

Conclusion
Père très bon,
par le mystère de la Transfiguration,
tu affermis notre foi.
Que la Parole de ton Fils bien-aimé
soit la lumière de chacune de nos journées ;
qu’elle nous donne la force d’aimer et de servir.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Abbé Jean Compazieu

Source: DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 30 juillet 2023

03.08.2023 – RENCONTRE AVEC LES JEUNES DU RÉSEAU SCHOLAS OCCURRENTES À CASCAIS

Ce jeudi 3 août à 11h40 (GMT+2), le pape François rencontre les jeunes du réseau Scholas Occurrentes à Cascais, petite ville à quelques kilomètres de Lisbonne où se trouve le siège portugais de la fondation. Scholas Occurrentes a été fondée il y a plus de vingt ans à Buenos Aires par le cardinal Bergoglio, futur pape François, et a pour objectif de développer une culture de la rencontre pour les jeunes. Mouvement éducatif, la fondation soutien en particulier des projets qui favorisent la rencontre entre des élèves d’écoles et de pays différents. Toutes les informations sur les JMJ, le programme du Pape, les directs et reportages de KTO sont à retrouver sur https://www.ktotv.com/page/jmj-lisbonne-pape-2023-portugal-jeunes