Sylvie Perrinjaquet: « Depuis mardi, on a reçu 7 nouveaux dossiers d’abus sexuels dans l’Eglise » / L’actu en vidéo / 29 sec. / hier à 21:53
Les récentes révélations sur les abus sexuels dans l’Eglise catholique ont fait l’effet d’une bombe la semaine dernière en Suisse. Invitée mercredi dans Infrarouge, Sylvie Perrinjaquet, présidente de la CECAR, a dévoilé avoir reçu depuis une semaine 7 nouveaux dossiers, encore non documentés, concernant des abus sexuels au sein de l’institution.
La semaine dernière, une étude de l’Université de Zurich dévoilait avoir documenté plus de 1000 situations d’abus sexuels dans l’Eglise catholique en Suisse depuis le milieu du XXe siècle. Cette étude inédite a eu accès pour la première fois à la quasi totalité des archives.
Il ne s’agirait, selon l’étude, que de la pointe de l’iceberg, la plupart des cas n’ayant pas été signalés et des documents ayant été détruits.
Une tendance que semble confirmer Sylvie Perrinjaquet, présidente de la Commission d’écoute, de conciliation, d’arbitrage et de réparation (CECAR), qui vient en aide aux victimes d’abus sexuels en contexte ecclésial.
« Depuis mardi passé, le soir où je suis passée au téléjournal, j’ai reçu sept nouveaux dossiers sur des affaires prescrites. Il s’agissait de cas nouveaux, avec des abuseurs et des victimes qui ne faisaient pas partie de l’enquête », a-t-elle révélé mercredi dans l’émission Infrarouge de la RTS.
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Église catholique: la fin de l’impunité ? / Infrarouge / 61 min. / hier à 21:07
Nicolas Betticher (au centre du cliché) officie désormais dans le canton de Berne. sda
Ses déclarations ont fait réagir la conférence des évêques suisses, qui annoncent qu’une enquête est en cours. Les principaux accusés vont pouvoir rester en poste jusqu’à ce que toute la lumière soit faite.
L’ex-vicaire général du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, qui a dénoncé des cas d’abus sexuels au sein de l’Eglise catholique en Suisse, veut mettre fin à la «dissimulation délibérée». Il dit avoir informé le Vatican de tous les cas dont il avait connaissance.
Il est du devoir de l’Eglise de «tirer les conséquences et d’écarter du service de l’Eglise les auteurs d’abus», déclare Nicolas Betticher dans un entretien diffusé lundi par le média catholique kath.ch:
Désormais en poste à Berne, il reconnaît avoir fait des erreurs:
«J’ai longtemps observé et vu que rien ne se passait. Les officiels ont échoué.»
Toujours en poste
Dans une lettre adressée à la fin mai au nonce apostolique en Suisse, le responsable religieux accuse des membres émérites et en exercice de la Conférence des évêques suisses ainsi que d’autres membres du clergé de dissimulation d’abus sexuels. Sa missive dénonce également des faits commis par certains membres par le passé.
Après la révélation de l’affaire dimanche par le SonntagsBlick, la Conférence des évêques suisses a publié un communiqué annonçant l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les dissimulations des cas. Elle est dirigée par l’évêque de Coire, Mgr Joseph Bonnemain. Ce dernier a indiqué dans le journal alémanique que les personnes visées par les accusations continuaient d’exercer leur ministère.
Selon le même journal, l’évêque de Sion Jean-Marie Lovey et celui de Lausanne, Genève et Fribourg Charles Morerod sont accusés de dissimulation pour ne pas être intervenu après signalement de cas d’abus. Mgr Betticher indique n’avoir pas transmis sa lettre aux médias. (ats/jch)
En 2016, les évêques ont dit aussi à Dieu «combien nous sommes tristes et peinés de savoir que certains de nos frères et sœurs en humanité ont pu avoir des comportements aussi odieux» | Maurice Page
Le rapport du projet pilote sur l’histoire des abus sexuels dans l’Église suisse a permis de dénombrer, entre 1950 et 2022, 1’002 cas d’abus sexuels sur 921 victimes pour 510 auteurs. Selon les historiens, il ne pourrait s’agir là que de la partie émergée de l’iceberg. La faillite de l’institution et les négligences des évêques dans la gestion des abus sont pointées du doigt.
Présenté le 12 septembre 2023 à Zurich, le rapport du projet pilote sur l’histoire des abus sexuels dans l’Église catholique en Suisse ne livre pas de révélations fracassantes, même s’il est assez accablant. Une dizaine d’études de cas démontrent de manière flagrante combien l’institution et en particulier les évêques, ont failli dans la gestion des abus sexuels et comment les négligences et les protections ont permis aux abuseurs de continuer à sévir parfois durant des décennies.
L’organisation SOS chrétiens d’Orient a lancé ce matin, sur X (anciennement Twitter), une invitation à la prière en faveur des “Arméniens de l’Artsah agressés par les troupes azéries”. Cette opération militaire commencée hier dans l’enclave du Haut-Karabakh et menée par l’Azerbaïdjan, fait suite aux nombreux affrontements qui ont déjà eu lieu dans cette région.
Ce matin, l’organisation SOS chrétiens d’Orient qui vient en aide aux populations chrétiennes persécutées au Proche-Orient, a publié sur X (anciennement Twitter) un appel à la prière pour la population du Haut-Karabakh, majoritairement arménienne et chrétienne, attaquée par l’Azerbaïdjan.
Au moins 200 personnes ont été tuées et 400 blessées, selon un nouveau bilan communiqué par les séparatistes. Un bilan qui pourrait encore s’alourdir.
Plusieurs personnalités ont rapidement réagi. C’est le cas du pape François qui a appelé « à la cessation des hostilités dans le Haut-Karabakh » et al invité toutes les parties à chercher des solutions pacifiques pour régler le conflit.
🇦🇲🇻🇦#Arménie – Ce 20 septembre, le Pape François a appelé à la cessation des hostilités dans le #HautKarabakh et à déposer les armes.
« Hier, j'ai reçu des nouvelles inquiétantes en provenance du Haut-Karabagh, dans le Caucase oriental, où une situation de crise humanitaire déjà… pic.twitter.com/DS55WIImV5
Le président de la République française, Emmanuel Macron, a de son côté fermement condamné le « recours à la force par l’Azerbaïdjan au Haut-Karabakh » et appelle également à l’arrêt immédiat de l’offensive.
Condamnation ferme du recours à la force par l’Azerbaïdjan au Haut-Karabakh.
L’offensive doit cesser immédiatement et les discussions doivent reprendre pour les droits et la sécurité des habitants. Je reste en lien étroit avec le Premier ministre Pachinian.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé ce mercredi à un « arrêt immédiat des combats ». Les autorités azerbaïdjanaises ont confirmé quelques heures plus tard un accord pour un cessez-le-feu et la tenue de premiers pourparlers jeudi dans la ville azerbaïdjanaise de Yevlakh.
Après l’éclatement de l’URSS en 1991, l’Arménie et l’Azerbaïdjan sont devenus indépendants. La région du Haut-Karabagh a également proclamé son indépendance la même année, sans que celle-ci ne soit reconnue par aucun membre de l’ONU. Pour l’Azerbaïdjan, cette enclave fait partie de son territoire et a donc décidé de former un blocus entre 1990 et 1992, entraînant ainsi une catastrophe humanitaire. Il aura fallu attendre mai 1994 pour qu’un cessez-le-feu soit promulgué.
Régulièrement de nouvelles attaques lieu dans la région, ce fut notamment le cas en 2016 et en 2020.
En 2020 déjà, SOS chrétiens d’Orient alertait face à la gravité de la situation et les nombreux bombardements menés par l’armée d’Azerbaïdjan dans la région du Haut-Karabagh. Le directeur des opérations, François-Xavier Gicquel, témoignait de la détresse sur place.
“Nous avons partagé avec vous ces images d’une population qui vivait nuit et jour sous les bombardements de l’armée d’Azerbaïdjan. Les dommages étaient énormes en termes d’infrastructures, les victimes civiles ne se comptaient plus, des dizaines de milliers de familles avaient été jetées sur les routes de l’exode.” expliquait-il sur X.
Seigneur Jésus, Prince de la Paix, nous te supplions pour les Arméniens du Haut-Karabakh. Dans le silence de la Communauté internationale, ils sont victimes de violences qui les conduiront à l’extermination. Réveille en nous tous la charité qui peut leur venir en aide. Inspire des sentiments de justice et de dialogue aux dirigeants de l’Azerbaïdjan, de la Russie et de l’Arménie afin que tous les habitants du Haut Karabakh soient respectés dans leur dignité et dans leur foi.
Le bombardement russe de Lviv, à l’ouest de l’Ukraine, dans la nuit du 19 au 20 septembre 2023. (AFP or licensors)
Un entrepôt de la Caritas bombardé en Ukraine
Le cardinal Konrad Krajewski, en déplacement en Ukraine pour une nouvelle mission humanitaire, s’est dit profondément choqué après l’attaque russe d’une structure de Caritas à Lviv, à l’ouest du pays, dans la nuit du 18 au 19 septembre.
Vatican news avec agences
La Russie a lancé une attaque de drones tôt mardi 19 septembre contre la ville de Lviv, à l’ouest de l’Ukraine et à près de 1 000 km du front, détruisant trois entrepôts, dont un de la Caritas-Spes Ukraine. Cette offensive a fait au moins un mort et un blessé, selon les autorités ukrainiennes.
Selon Denise Brown, coordinatrice humanitaire des Nations unies en Ukraine, un missile a touché un entrepôt utilisé notamment par l’ONU pour stocker des milliers de colis alimentaire. 300 tonnes d’aide humanitaire ont été détruites.
«Cela me fait mal», a réagi le cardinal Krajewski joint par téléphone par Vatican News – RadioVatican après cette attaque russe. L’entrepôt était souvent utilisé par le dicastère pour le service de la charité pour apporter le matériel donné par le Pape aux personnes dans le besoin. C’est notamment là-bas qu’ont été envoyés les générateurs électriques qui ont ensuite été distribués dans les zones les plus isolées d’Ukraine.
Inauguration d’un refuge
Le cardinal Krajewski, en mission humanitaire dans le pays, se trouve actuellement dans la région de Lviv pour inaugurer un foyer pour femmes et enfants, une « House of Shelter » (Maison du refuge en français, ndlr) qui sera gérée par les sœurs Albertines. «Cette maison, rapporte un communiqué du dicastère pour le service de la charité du mercredi 20 septembre, a été construite pendant le conflit pour soutenir les nombreuses personnes qui ont fui les lieux bombardés et qui, ne voulant pas quitter le pays, ont cherché refuge à Lviv», «les mères célibataires avec leurs enfants ainsi que les femmes sans-abri y trouveront l’hospitalité dans des chambres bien aménagées».
Une cantine pour les pauvres a également été prévue au sein de cet établissement afin de leur fournir un repas chaud et un lieu d’accueil.
«L’aumonier inaugurera la maison au nom du Pape François, en signe de soutien, d’appui et de proximité avec les nombreuses personnes qui ont été contraintes de fuir à cause du conflit, en leur apportant la bénédiction apostolique», ajoute le communiqué, le cardinal Krajewski prévoit également de visiter les différentes communautés qui accueillent les réfugiés et de remercier «tous les volontaires et tous ceux qui aident la population souffrante et nécessiteuse».
De quoi le monde a-t-il le plus besoin, si ce n’est d’espérance ? Mais alors que les conflits continuent de s’intensifier entre les différentes croyances et façons de vivre, où est la solution ? Où se trouve le point d’inflexion qui préparera la voie au retour du Prince de la paix, Jésus-Christ ? La réponse se trouve dans le Cœur Immaculé, le cœur pur de Marie, Mère de Dieu.
Son courage, sa foi perspicace, elle les articule et cherche la vérité aimante avant de donner son humble réponse au plan de Dieu en tant que « servante du Seigneur », en disant: « Qu’il me soit fait selon ta parole » (Lc 1,38). Dans ce « comment cela peut-il être $ ? », Dieu, par l’intermédiaire de l’ange, est en mesure d’accomplir ce qu’il veut.
Dans le cœur pur et immaculé de la Vierge, la dominicaine Rose Rolling, du couvent Sainte-Catherine de Cambridge, décrit l’exemple parfait de Marie selon les trois principales applications de la pureté du cœur : la charité, la chasteté et la vérité.
– Charité : la pureté nous permet d’aimer les autres comme des prochains, sans motif autre, ou une quelconque attraction naturelle, ou à cause de leur « beauté » physique.
– Chasteté : la pureté nous permet de percevoir le corps humain – le nôtre et celui de notre prochain – comme un temple de l’Esprit Saint, un trésor à honorer et non à utiliser. Elle consiste à respecter les normes de la sexualité définies par le Christ et l’Église.
– Vérité : la pureté permet de voir conformément à Dieu et à sa vision, et non en fonction de nos préférences humaines et de notre compréhension limitée.
La pureté de cœur n’est pas intéressée par la recherche d’un plaisir égoïste ou d’un profit. Elle est impérative dans la société moderne parce qu’elle est tellement à contre-courant de la culture actuelle et qu’elle est le siège de la vérité, de la justice et de la miséricorde. La pureté de cœur telle que vécue par Marie est à l’opposé de la recherche de la vengeance.
La pureté du cœur exige du chrétien qu’il proclame la Bonne Nouvelle du Royaume, en paroles et en actes, pour remettre en question et tenter de changer les valeurs du monde qui nous entoure. Elle est totalement généreuse, totalement tournée vers l’autre.
Je vous salue Marie, pleine de grâce ; Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, Priez pour nous pauvres pécheurs, Maintenant et à l’heure de notre mort.
Matthieu était probablement galiléen de naissance. Il exerçait la profession de publicain ou de receveur des tributs pour les romains, profession très odieuse parmi les juifs. Son nom fut d’abord Lévi. Il était à son bureau, près du lac de Génésareth, où apparemment il recevait le droit de péage, lorsque Jésus-Christ l’aperçut et l’appela. Sa place était avantageuse ; mais aucune considération ne l’arrêta, et il se mit aussitôt à la suite du Sauveur. Celui qui l’appelait par sa parole le touchait en même temps par l’action intérieure de sa grâce.
Lévi, appelé Matthieu après sa conversion, invita Jésus-Christ et ses disciples à manger chez lui ; il appela même au festin ses amis, espérant sans doute que les entretiens de Jésus les attireraient aussi à Lui. C’est à cette occasion que les pharisiens dirent aux disciples du sauveur : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Et Jésus, entendant leurs murmures, répondit ces belles paroles : « Les médecins sont pour les malades et non pour ceux qui sont en bonne santé. Sachez-le donc bien, je veux la miséricorde et non le sacrifice ; car je suis venu appeler non les justes, mais les pécheurs. »
Après l’Ascension, saint Matthieu convertit un grand nombre d’âmes en Judée ; puis il alla prêcher en Orient, où il souffrit le martyre. Il est le premier qui ait écrit l’histoire de Notre-Seigneur et sa doctrine, renfermées dans l’évangile qui porte son nom. On remarque, dans l’évangile de saint Matthieu, qu’il se nomme le publicain, par humilité, aveu touchant, et qui nous montre bien le disciple fidèle de celui qui a dit : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. » On rapporte qu’il évangélisa l’Éthiopie. Là, il se rendit populaire par un miracle : il fit le signe de la croix sur deux dragons très redoutés, les rendit doux comme des agneaux et leur commanda de s’enfuir dans leurs repaires.
Ce fut le signal de la conversion d’un grand nombre. La résurrection du fils du roi, au nom de Jésus-Christ, produisit un effet plus grand encore et fut la cause de la conversion de la maison royale et de tout le pays. On attribue à saint Matthieu l’institution du premier couvent des vierges. C’est en défendant contre les atteintes d’un prince une vierge consacrée au Seigneur, que le saint apôtre reçut le coup de la mort sur les marches de l’autel.
Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI : >>> Matthieu
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,9-13.
En ce temps-là, Jésus sortit de Capharnaüm et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d’impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que signifie : ‘Je veux la miséricorde, non le sacrifice’. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Jean Cassien (v. 360-435)
fondateur de monastère à Marseille
De la chasteté, chap. XII-XIII ; SC 54 (Conférences VIII-XVII ; trad. E. Pichery, éd. du Cerf, 1958 ; p. 140-143)
Quel prodige, que des publicains deviennent apôtres !
Grandes en vérité, et merveilleuses, et inconnues profondément aux hommes, si ce n’est à ceux qui en ont fait l’expérience, sont les largesses que Dieu, en sa libéralité ineffable, accorde à ses fidèles, même durant qu’ils demeurent en ce vase de corruption. (…) Qui ne s’étonnerait devant les œuvres de Dieu et ne s’écrirait du fond de son cœur : « J’ai connu que le Seigneur est grand » (Ps 134,5 Vg), lorsqu’il se voit lui-même, ou quelque autre, passé de l’extrême cupidité à la libéralité, de la prodigalité à une vie d’abstinence, de la superbe à l’humilité (…) ? Ce sont là en vérité les divines merveilles que l’âme du prophète et celles qui lui ressemblent, découvrent avec étonnement dans une contemplation pleine de miracles. Car quel plus grand prodige, que de voir en un bref moment les publicains cupides devenir apôtres, les persécuteurs farouches se changer en prédicateurs de l’Évangile prêts à tout subir, et propager au prix de leur sang la foi qu’ils poursuivaient ? Tels sont les divins ouvrages que le Fils atteste qu’il accomplit chaque jour, en union avec son Père : « Mon Père agit jusqu’aujourd’hui, et moi aussi j’agis. » (Jn 5,17) Telles sont les œuvres de Dieu que le bienheureux David chante en Esprit : « Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, qui seul fait des prodiges ! » (Ps 71,18 Vg) C’est d’elles que parle le prophète Amos : « Il a fait toutes choses, et il les change ; il change en matin l’ombre de la mort. » (Am 5,8 LXX) « Ce sont là, en effet, les changements de la droite du Très-Haut. » (Ps 76,11 Vg) C’est au sujet de cet ouvrage de salut que le prophète adresse au Seigneur cette prière : « Affermissez, ô Dieu, ce que vous avez fait en nous ! » (Ps 67,29 Vg) (…) Oui, c’est bien là le grand miracle de Dieu, qu’un homme de chair ait rejeté tout penchant charnel, que, parmi tant de circonstances diverses, tant d’assauts qui lui sont livrés, il garde son âme dans la même disposition, et demeure immobile au milieu du flux incessant des évènements.
LECTURES :
Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 4,1-7.11-13.
Frères, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation : ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit. Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous. À chacun d’entre nous, la grâce a été donnée selon la mesure du don fait par le Christ. Et les ‘dons qu’il a faits’, ce sont les Apôtres, et aussi les prophètes, les évangélisateurs, les pasteurs et ceux qui enseignent. De cette manière, les fidèles sont organisés pour que les tâches du ministère soient accomplies et que se construise le corps du Christ, jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble à l’unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’Homme parfait, à la stature du Christ dans sa plénitude.
Psaume 19(18),2-3.4-5ab.
Les cieux proclament la gloire de Dieu, le firmament raconte l’ouvrage de ses mains. Le jour au jour en livre le récit et la nuit à la nuit en donne connaissance.
Pas de paroles dans ce récit, pas de voix qui s’entende; mais sur toute la terre en paraît le message et la nouvelle, aux limites du monde.
Manifestation à Erevan ce mardi 19 septembre contre les actions militaires menées dans le Haut-Karabagh par l’Azerbaïdjan. (ANSA)
L’appel du Pape pour la paix au Haut-Karabagh
À l’issue de l’audience générale de ce mercredi 20 août, l’évêque de Rome a lancé un appel pour trouver des solutions pacifiques au Haut-Karabagh, province disputée entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Les autorités azerbaïdjanaises ont lancé une offensive militaire mardi 19 septembre dans l’enclave peuplée majoritairement d’arméniens.
Vatican news avec AFP
«Hier, j’ai reçu des nouvelles inquiétantes du Haut-Karabakh (…) où la situation humanitaire déjà critique est maintenant aggravée par de nouveaux affrontements armés» a déclaré le Pape François ce mercredi au terme de l’audience générale place Saint-Pierre.
«Je lance un appel urgent à toutes les parties prenantes et à la communauté internationale pour qu’elles fassent taire les armes et fassent tout leur possible pour trouver des solutions pacifiques pour le bien de la population et le respect de la dignité humaine» a-t-il ajouté.
Erevan fait actuellement état de 32 morts et 200 blessées dans l’offensive lancée mardi 19 septembre par les forces azerbaïdjanaises dans le Haut-Karabagh, province enclavée du Caucase du Sud, située dans la chaîne montagneuse du Karabakh. L’Arménie et l’Azerbaïdjan se disputent depuis plus de trente ans le contrôle de cette province. Le dernier affrontement a eu lieu à l’automne 2020, avec une guerre qui s’est soldée par une déroute militaire arménienne et le déploiment de soldats de maintien de la paix russes dans la région.
La réaction du patriarche catrholique arménien
Interrogé par Vatican News, avant l’appel du Pape François, Mgr Raphaël Bedros XXI Minassian, patriarche de Cilicie et chef spirituel des catholiques arméniens s’est dit désolé devant ce nouvel accès de violence, invitant la communauté internationale à tout faire pour qu’une «paix concrète» puisse avoir lieu.