Sts Anges Gardiens

Les Saints Anges Gardiens

C’est une vérité de foi que les anges, tout bienheureux qu’ils sont, reçoivent une mission de Dieu auprès des hommes ; les paroles de Notre-Seigneur, l’enseignement des Docteurs et des saints, l’autorité de l’Église, ne nous permettent pas d’en douter. Si les démons, en légions innombrables, rôdent autour de nous comme des lions prêts à nous dévorer, selon la parole de saint Pierre, il est consolant pour nous de songer que Dieu nous a donné des défenseurs plus nombreux et plus puissants que les démons.

C’est au plus tard dès sa naissance que tout homme venant au monde est confié à la garde d’un esprit céleste ; les païens, les hérétiques, les pécheurs eux-mêmes, ne sont pas privés de ce bienfait de Dieu. Il est même certain que divers personnages, en raison de leur situation, comme les rois, les pontifes, ou en raison des vues spéciales de Dieu sur eux, comme nombre de saints, ont parfois plusieurs anges gardiens. Il semble indubitable que non seulement les individus, mais les sociétés et les institutions, sont confiées aussi spécialement à la garde des anges ; l’Église, les royaumes, les provinces, les diocèses, les paroisses, les familles, les ordres religieux, les communautés, ont leurs angéliques protecteurs.

Les anges nous préservent d’une foule de maux et de dangers, ils éloignent de nous les occasions du péché ; ils nous inspirent de saintes pensées et nous portent à la vertu, nous soutiennent dans les tentations, nous fortifient dans nos faiblesses, nous animent dans nos découragements, nous consolent dans nos afflictions. Ils combattent avec nous contre le démon et nous prémunissent contre ses pièges ; si nous tombons, par fragilité ou par malice, ils nous relèvent par le remords, par les pensées de la foi, par la crainte des jugements de Dieu, et nous procurent divers moyens de conversion : ils portent nos bonnes œuvres et nos prières à Dieu, réparent nos fautes, intercèdent pour nous auprès de la divine miséricorde, suspendent la vengeance céleste au-dessus de nos têtes ; enfin ils nous éclairent et nous soutiennent dans la maladie et à l’heure de la mort, nous assistent au jugement de Dieu, visitent les âmes du purgatoire. 

Saint Bernard résume nos devoirs en trois mots : « Quel respect, quel amour, quelle confiance de notre part ne méritent pas les anges ! Respect pour leur présence, amour à cause de leur bienveillance, confiance en leur protection. » Ajoutons un quatrième devoir, la docilité à leurs bonnes inspirations.

Saints Anges Gardiens priez pour nous !

Prière à mon ange gardien de Charles de Foucauld 

« Mon bon ange, compagnon, maître, gouverneur, seigneur, roi, prince chéri et bienfaisant, toi qui veilles sur moi avec tant de bonté, toi en qui j’ai tant de confiance et je n’en aurai jamais assez, toi qui me soutiens en tous les instants de la vie… Prie pour moi. »

Prière de consécration à mon saint ange gardien 

« Saint ange gardien, vous que Dieu m’a donné pour être mon protecteur et mon guide dès le début de mon existence,
Ici, en présence de Dieu mon seigneur et maître, de Marie, ma céleste mère, de tous les anges et des saints, moi, pauvre pécheur, je me consacre aujourd’hui à vous ; je vous supplie de me prendre par la main et de ne plus me lâcher.
Par cette main devenue la vôtre, je promets fidélité et obéissance constantes à Dieu et à la sainte Église ;
je promets de vénérer toujours Marie, comme ma souveraine, ma reine et ma mère et d’imiter sa vie ; je promets aussi de toujours vous vénérer, vous, mon saint protecteur, et de propager selon mes moyens la dévotion aux saints anges, afin d’obtenir les secours de votre protection, qui sont spécialement promis en ces temps-ci où des combats spirituels se livrent pour ou contre le Royaume de Dieu.
Obtenez-moi, je vous en prie, saint ange de Dieu, que l’amour parfait me consume, et qu’une foi à toute épreuve me garde de tout faux pas.
Par votre main puissante, écartez de moi les assauts de l’enfer.
Je vous demande par l’humilité de Marie, de nous libérer de tous les dangers, afin que, sous votre égide, je parvienne aux portes de la cité céleste. Ainsi soit-il. »

Prière des enfants à leur ange gardien

« Mon bon ange. Veillez sur moi quand je m’éveille 
Bon ange, puisque Dieu vous l’a dit.

Et chaque nuit quand je sommeille,

Penchez-vous sur mon petit lit.

Ayez pitié de ma faiblesse,

À mes côtés marchez sans cesse.

Parlez-moi le long du chemin

Et pendant que je vous écoute,

De peur que je ne tombe en route,

Bon ange, donnez-moi la main.

Ainsi soit-il ».

Prière au Saint Ange de Dieu

« Ange de Dieu, qui êtes mon fidèle gardien, et aux soins duquel j’ai été confié par la Bonté suprême, daignez, durant cette journée (ou cette nuit), m’éclairer, me garder, me conduire et me gouverner. Amen. ».

« Ange de Dieu, toi mon Gardien, à tout instant veille sur moi : la nuit, le jour, le soir et le matin, toute ma vie soit mon soutien. Garde-moi de tout mal et guide-moi vers la vie éternelle. Amen »

« Béni sois tu, Saint Ange, puisque dans son amour pour moi, Dieu t’a choisi pour prendre soin de ma vie, toi qui dès le premier instant de mon existence, ne m’a jamais abandonné, qui, jour et nuit, m’assiste pour me détourner du mal, et m’aider à faire le bien.
Je te rends grâce, pour ce que tu as déjà fait pour moi, et je te demande, de continuer à me protéger. Sois mon secours dans mes besoins, ma consolation dans mes peines, mon soutien dans mes découragements, défends moi contre les ennemis de mon salut, éloigne de moi les occasions de pécher, obtiens moi la grâce de t’être fidèle et docile.
Mais surtout, protège moi à l’heure de la mort, et ne me quitte pas, avant de m’avoir conduit auprès de mon Seigneur.
O mon ange gardien, puisque dans son amour, le Seigneur m’a confié à toi, éclaire moi, guide moi, garde moi et gouverne moi ».

Amen.

Prière liturgique à nos Anges Gardiens du Missel Romain :
« Seigneur, dans ta mystérieuse providence, tu envoies les anges nous garder; daigne répondre à nos prières en nous assurant le bienfait de leur protection et la joie de vivre en leur compagnie pour toujours. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur. Amen. »

Prière de la Liturgie des Heures à nos Anges Gardiens aux Complies :
« Nous t’en supplions, Seigneur, visite cette maison, et repousse d’elle toutes les embûches de l’ennemi; que tes saints anges viennent l’habiter pour nous garder dans la paix; et que ta bénédiction demeure à jamais sur nous. Par Jésus le Christ, notre Seigneur. Amen. »

Prière à notre ANGE GARDIEN de Saint Vincent Ferrier (1350-1419) :
« Ange de Dieu, qui êtes mon gardien, par un bienfait de la divine providence, éclairez-moi, protégez-moi, dirigez-moi et gouvernez-moi. Ainsi soit-il. »

Prière à notre ANGE GARDIEN de Saint Jean Eudes (1601-1680) :
« O mon Saint Ange, je m’offre à vous, offrez-moi à Jésus et à sa très sainte Mère, et priez-les qu’ils me donnent la grâce de les honorer et aimer en toute la perfection qu’ils demandent de moi. Ainsi soit-il. »

La Prière de Saint Charles Borromée « Ange saint qui adorez toujours la Face du Père éternel » :

« Ange saint qui adorez toujours la Face du Père éternel, comme vous la voyez toujours ; puisque Sa bonté suprême vous a commis le soin de mon âme, secourez-la sans cesse par sa grâce, éclairez-la dans ses ténèbres, consolez-la dans ses peines, échauffez-la dans ses froideurs, défendez-la dans ses tentations, gouvernez-la dans toute la suite de sa vie. Daignez prier avec moi ; et parce que mes prières sont froides et languissantes, embrasez-les du feu dont vous brûlez, et portez-les jusqu’au trône de Dieu pour les lui offrir. Faites par votre intercession que mon âme soit humble dans la prospérité et courageuse dans l’adversité ; qu’elle s’anime dans la ferveur de sa foi et par la joie de son espérance, et que, ne travaillant dans cet exil qu’à avancer vers sa céleste patrie, elle aspire de plus en plus, par les gémissements d’un ardent amour pour Jésus son Sauveur, à L’adorer éternellement, et à jouir enfin avec vous, dans la compagnie de tous les saints Anges, de cette gloire ineffable qu’Il possède dans tous les siècles. Ainsi soit-il. »

Autre Prière de Saint Charles Borromée à son Ange gardien « Ô Saint Ange de Dieu » :

« Au nom de la Très Sainte Trinité, moi, malheureux et misérable pécheur, je proteste en votre présence, ô Saint Ange de Dieu, de vouloir absolument mourir en l’Eglise catholique, apostolique et romaine, en laquelle sont morts tous les Saints qui ont été jusqu’à présent, et, hors de laquelle il n’y a point de salut. Inspirez-moi ces sentiments à l’article de la mort et à tous mes associés. Je proteste encore, ô mon cher Ange, que sous votre garde et votre protection, je veux sortir de cette vie, avec une grande confiance en votre secours, et entière espérance en la Miséricorde de mon Dieu. Combattez les ennemis de mon salut à ce moment, recevez mon âme à la sortie de mon corps, rendez-moi mon divin Jésus favorable après la mort. Je proteste pareillement, mon bienheureux Ange, que je demande du plus intime de mon cœur, de participer aux mérites du Sang de mon Jésus. Je déteste tous les péchés que j’ai commis, par les œuvres, par pensées, par paroles ; je pardonne à tous mes ennemis ; je veux mourir en serrant la Croix sur mon cœur, pour dire que je fonde mon espérance sur les mérites de Celui qui l’a teinte de son Sang. Je proteste aussi, ô mon très fidèle protecteur, qui ne m‘abandonnerez pas en ce dernier passage, que dans le désir je suis prêt à souffrir ce qui plaira à la Justice de mon Dieu. Que je crois tout ce que l’Eglise croit ; que je déteste tous les péchés, parce qu’ils Lui déplaisent ; que je les jette dans son Cœur amoureux ; que j’espère dans sa Miséricorde ; que je meurs volontiers, parce qu’il le veut ainsi ; que je recommande ma pauvre âme et celle de mes associés entre Ses mains ; et que je veux L’aimer toute l’éternité. Amen. »

La Prière de Saint François Xavier « Ô saint Ange, à qui la divine Providence a confié le soin et la garde de mon âme » :

« Ô saint Ange, à qui la divine Providence a confié le soin et la garde de mon âme, veillez toujours sur moi, secourez-moi au moment de la tentation, présentez mes prières à Dieu, intercédez pour moi, afin que dans sa bonté infinie, Dieu Notre-Seigneur daigne m’accorder le pardon de tous mes péchés, une vive douleur de les avoir commis, et toutes les grâces dont, j’ai besoin pour éviter de l’offenser désormais ; pour vivre saintement, persévérer courageusement et mourir dans son amour ! Eloignez de moi les tentations de mon ennemi, obtenez du Dieu de miséricorde ce que je ne saurais obtenir par moi-même, que la pensée du mal ne puisse pénétrer en moi, qu’elle n’y trouve jamais de place ! Et si j’avais le malheur de m’écarter de la voie où la main de Dieu m’a fait entrer, oh ! Ramenez-moi aussitôt je vous en conjure à la suite de mon Sauveur. Quand vous me verrez en proie à l’épreuve et à la douleur, priez pour moi, secourez-moi, protégez-moi, défendez-moi ! Nuit et jour veillez sur moi, gardez-moi; dirigez-moi en toutes choses, accompagnez-moi en tous lieux, et surtout, lorsque viendra ma dernière heure, ô saint gardien de mon âme, redoublez de zèle et de charité. Défendez-la contre les attaques des démons, éloignez d’elle les vaines frayeurs, le trouble, le désespoir ! Ne me quittez pas, ne m’abandonnez pas avant que vous ne m’ayez conduit dans le ciel, en présence de Dieu Notre-Seigneur, de la très-sainte Vierge, de tous les anges, et de tous les saints, pour y jouir éternellement avec vous de la félicité qui nous sera donnée par Jésus-Christ Notre-Seigneur, qui règne dans l’éternité avec le Père et Saint-Esprit. Amen. » 

La Prière de Saint Macaire d’Égypte « Ange saint qui veilles sur ma pauvre âme ne me quitte pas » :

« Ange saint, qui veilles sur ma pauvre âme et sur ma misérable vie, ne me quitte pas je suis pécheur, et ne m’abandonne pas à cause de mes souillures. Ne laisse pas approcher les esprits mauvais, dirige-moi en exerçant ton pouvoir sur mon corps périssable. Prends ma main blessée et impuissante, conduis-moi sur le chemin du salut. Oui, saint ange de Dieu, qui veilles sur mon âme et sur mon corps, pardonne-moi tout ce qui a pu t’offenser au cours de ma vie et toutes mes fautes d’aujourd’hui. Protège-moi dans la nuit qui s’approche et garde-moi des embûches et des attaques de l’Ennemi, pour que je n’offense point Dieu par un péché. Intercède pour moi, auprès du Seigneur, afin qu’il m’affermisse dans sa crainte, et qu’il fasse de moi un serviteur digne de sa sainteté. Amen. »

La Prière du Cardinal John Henry Newman à Son Ange Gardien « Conduis-moi vers le Haut ! » :

« Conduis-moi, douce lumière, dans les ténèbres qui m’entourent, conduis-moi vers le haut ! La nuit est épaisse et je suis loin de chez moi : conduis-moi vers le haut ! Dirige mes pas car je n’y vois rien ; que je voie seulement à chaque pas. Jadis j’étais loin de t’en prier. Je voulais moi-même choisir mon chemin, croyant pourvoir le déterminer à ma propre lumière, malgré le précipice. Avec fierté, j’élaborais mes buts. Mais maintenant, oublions tout cela. Tu me protèges depuis si longtemps, que tu accepteras bien de me conduire encore : au-delà des marécages, des rivières et des écueils qui me guettent, jusqu’à la fin de la nuit, jusqu’à l’aurore où des anges me feront signe. Ah ! Je les aime depuis longtemps, un peu de temps seulement je les ai oubliés. Ainsi soit-il. »

Une Prière à notre Saint Ange Gardien « Mon bon ange, ô vous qui êtes le gardien de mon corps et de mon âme » :

« Mon bon ange, ô vous qui êtes le gardien de mon corps et de mon âme, mon frère, mon guide, mon cher compagnon, mon très sage conseiller et mon très fidèle ami, qu’il est consolant pour moi de penser que je suis confié aux soins d’un Prince du ciel ! Quel respect je vous dois, sachant que je suis toujours en votre présence ! Je vous honore et je reconnais l’amour que vous me portez, et j’ai confiance en votre appui, puisque vous êtes toujours à mes côtés ! Gardez-moi, éclairez-moi, fortifiez-moi, retenez-moi aussi dans les tentations, et priez avec moi et pour moi. Faites enfin que je me sauve par votre aide, ainsi je pourrai vous remercier éternellement au Paradis. Ainsi soit-il. »

Prière à l’Ange Gardien de la ou tels route

Accorde-moi un oeil vigilant, une main sûre,
pour que je ne blesse personne.
Protège-moi.
Protège ceux qui m’accompagnent.
Apprends-moi à ne pas mépriser
par amour de la vitesse
la beauté du monde que je traverse.
Que cette voiture serve mes besoins
sans négliger ceux des autres.
Amen

Prière de Ste Gertrude la Grande (1256-1302) :

Saint Ange de Dieu, à qui Dieu a confié ma protection, je te remercie pour tous les bienfaits que tu as procurés à mon corps et à mon âme. Je te loue et te glorifie car tu m’assistes avec une très grande fidélité et me protèges contre tous les assauts de l’Ennemi.
Bénies soit chacune des heures où tu m’as été donné comme protecteur et désigné comme défenseur ! Bénis soient ton amour et toute ta sollicitude, toi qui n’as de cesse de hâter mon salut !
Je te demande de me pardonner d’avoir si souvent résisté à tes suggestions, t’attristant ainsi, ô toi mon bon ami. Je prends la résolution de t’obéir à l’avenir et de servir Dieu fidèlement.
Amen

Prière de Ste Louise de Marillac (1591-1660)

Ô mon cher Ange, allez, je vous en conjure, où mon Jésus repose ; dites-lui à ce divin Sauveur que je l’adore et que je l’aime de tout mon coeur. Invitez cet adorable Prisonnier d’amour à venir dans mon coeur, à y fixer son séjour. Ce coeur est trop petit pour loger un si grand Roi, mais je veux l’agrandir, par l’amour et par la foi. Amen.

Prière pour dire merci à son ange gardien

« Béni sois-tu, Saint Ange, puisque dans son amour pour moi, Dieu t’a choisi pour prendre soin de ma vie, toi qui dès le premier instant de mon existence, ne m’as jamais abandonné, qui, jour et nuit, m’assiste pour me détourner du mal, et m’aider à faire le bien.

Je te rends grâce, pour ce que tu as déjà fait pour moi, et je te demande, de continuer à me protéger. Sois mon secours dans mes besoins, ma consolation dans mes peines, mon soutien dans mes découragements, défends-moi contre les ennemis de mon salut, éloigne de moi les occasions de pécher, obtiens-moi la grâce de t’être fidèle et docile.

Mais surtout, protège-moi à l’heure de la mort, et ne me quitte pas, avant de m’avoir conduit auprès de mon Seigneur.

Ô mon ange gardien, puisque dans son amour, le Seigneur m’a confié à toi, éclaire-moi, guide-moi, garde-moi et gouverne-moi. »

02.10.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,1-5.10.

À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? »
Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux,
et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux.
Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi.
Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Charles de Foucauld (1858-1916)

ermite et missionnaire au Sahara

§ 48, psaume 24 (Méditations sur les psaumes; éd. Nouvelle Cité, 2002; p.136-137; rev.)

Soyez béni, ô ange gardien !

C’est aujourd’hui votre fête, ô mon bon ange… De tout mon cœur je vous dis aux pieds de Jésus : bonne fête ! (…) Merci de tous vos bienfaits ! Pardon de toutes mes ingratitudes et de me tenir avec si peu de respect en votre présence, pardon de vous contrister si souvent ! Gardez-moi, secourez-moi de plus en plus ! (…) Je vous honore et vous aime, cela est ma volonté, autant que Dieu le permet et le veut… On demande aux saints des grâces pour leur fête au lieu de leur faire des offrandes, inspirez-moi ce qu’il vous fera le plus de plaisir que je vous demande, mon bon ange, et je vous le demanderai : « Un grand respect de ma présence et de la présence de Dieu… penser, parler, agir comme étant sans cesse sous les yeux de Jésus Notre Seigneur et sous les miens et respecter notre présence comme celle d’êtres très aimés et très vénérés. (…) Voilà ce que je te demande pour l’honneur de Jésus, le mien, et pour ton bien, mon enfant ». Mon bon ange, mon cher ange, il me semble que vous me répondez cela… Je vous le promets… Je vous demande cette grâce et je vous promets de m’efforcer d’y être fidèle (…). Si de moi-même, et j’espère que cela ne vient pas de moi mais de Jésus, j’osais vous offrir, par sa force, par son assistance et à l’aide de sa grâce, quelque chose pour votre fête, je vous offrirais le désir de vous aimer de plus en plus, de croître sans cesse en amour, confiance, dévotion pour vous et d’avoir de plus en plus présent à la pensée le sentiment de votre bénie présence. Soyez bénis, mon cher ange gardien, bonne fête ! Soyez bénis ô anges gardiens de tous les hommes.

LECTURES :

Livre de l’Exode 23,20-23a.

Ainsi parle le Seigneur : « Je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t’ai préparé.
Respecte sa présence, écoute sa voix. Ne lui résiste pas : il ne te pardonnerait pas ta révolte, car mon nom est en lui.
Mais si tu écoutes parfaitement sa voix, si tu fais tout ce que je dirai, je serai l’ennemi de tes ennemis, et l’adversaire de tes adversaires.
Mon ange marchera devant toi. »

Psaume 91(90),1-2.3-4.5-6.10-11.

Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut
et repose à l’ombre du Puissant,
je dis au Seigneur : « Mon refuge,
mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! »

C’est lui qui te sauve des filets du chasseur
et de la peste maléfique ;
il te couvre et te protège.
Tu trouves sous son aile un refuge :
sa fidélité est une armure, un bouclier.

Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit,
ni la flèche qui vole au grand jour,
ni la peste qui rôde dans le noir,
ni le fléau qui frappe à midi.

Le malheur ne pourra te toucher,
ni le danger, approcher de ta demeure :
il donne mission à ses anges
de te garder sur tous tes chemins.

01.10.2023 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: plus d’espérance dans le pécheur que dans le corrompu

Pour le premier Angélus du mois d’octobre, François a offert à la foule place Saint-Pierre une méditation sur la sincérité et l’honnêteté de chacun, commentant l’épisode de l’Evangile selon Matthieu dans lequel le père demande à ses deux fils d’aller travailler à la vigne. 

Vatican news

Dans cet épisode de l’Evangile selon Matthieu, les deux fils observent deux comportements opposés, a d’emblée expliqué le Souverain pontife depuis la fenêtre des appartements pontificaux. Quand le père demande d’aller travailler à la vigne, le premier répond immédiatement «oui» mais n’y va pas, le second, en revanche, refuse sur le moment, puis se ravise et y va.

«Le problème ici n’est pas tant celui de la résistance à aller travailler à la vigne, que celui de la sincérité ou non devant le père et devant soi-même», a expliqué François, «Car si aucun des deux fils ne se comporte de manière irréprochable, le premier ment, tandis que le second se trompe, mais reste sincère.»  

Dire oui, mais ne pas y aller

Le premier fils, dans son empressement à dire «oui» se cache derrière un «faux assentiment, qui dissimule sa paresse et, pour le moment, lui sauve la face. Il s’en sort sans conflit, mais il contourne et déçoit son père, lui manquant de respect d’une manière plus grave qu’il ne l’aurait fait avec un « non » franc.», a commenté l’évêque de Rome. Ce comportement, a-t-il ajouté, est celui d’un pécheur mais également d’un homme corrompu, «parce qu’il ment sans problème pour couvrir et dissimuler sa désobéissance, sans accepter aucun dialogue ou confrontation honnête.»

Dire non, mais y aller

Le deuxième fils est au contraire sincère, a poursuivi François, «Pas parfait, mais sincère». Même si son «oui» tarde un peu devant le travail à accomplir, «il manifeste sa réticence sans détour et avec un certain sens du courage. Autrement dit, il assume la responsabilité de son comportement et agit à la lumière du jour.»  

Ce comportement peut-être celui d’un pécheur, a concédé le Pape, mais pas celui d’un corrompu, avant d’ajouter que pour le pécheur, il y avait toujours un espoir de rédemption, «Pour le corrompu, par contre, c’est beaucoup plus difficile. En effet, ses faux « oui », ses apparences élégantes mais hypocrites et ses fictions devenues des habitudes sont comme un épais « mur de caoutchouc », derrière lequel il s’abrite des appels de la conscience.»  

Dire oui chaque jour?

A la lumière de cet exemple, François a conclu en demandant à la foule de pèlerins rassemblée place Saint-Pierre de se poser quelques questions, sur sa capacité à vivre une vie «honnête et généreuse», «suis-je prêt à dire « oui » chaque jour, même si cela me coûte ? Et lorsque j’échoue, suis-je sincère dans ma confrontation avec Dieu sur mes difficultés, mes chutes, mes fragilités ?», enfin, «est-ce que je ferme les yeux et je vis avec un masque, en me souciant uniquement de paraître bon et comme il faut ? En fin de compte, suis-je un pécheur, comme tout le monde, ou y a-t-il en moi quelque chose de corrompu ?»

Source : VATICANNEWS, le 1er octobre 2023

« Pourquoi je t’aime ô Marie »

La basilique Sainte-Thérèse de Lisieux. CC BY-SA 4.0/Raimond Spekking

« Pourquoi je t’aime ô Marie »

De Pâques 1896 jusqu’à son décès un an et demi plus tard, Thérèse vit une nuit de la foi à travers laquelle elle se sent séparée de la certitude du Ciel, de la Patrie céleste comme par « un mur qui s’élève jusqu’aux cieux » ; mais elle reconnaît en Marie « plongée dans l’angoisse du cœur » l’exemple de l’âme qui cherche le Seigneur « dans la nuit de la foi ». « Non, la Sainte Vierge ne sera jamais cachée pour moi. »

Pendant la retraite de septembre 1896, elle comprend de manière nouvelle son appel à l’amour infini : « Ma vocation, c’est l’amour… Oui j’ai trouvé ma place dans l’Église… dans le Cœur de l’Église, ma Mère, je serai l’Amour… ainsi je serai tout. »

La dernière poésie qu’elle écrit en mai 1897 s’intitule Pourquoi je t’aime ô Marie. Dans cette poésie, « j’ai dit tout ce que je prêcherais sur elle », affirmera-t-elle au mois d’août, dans les grandes souffrances de sa maladie. On retrouve dans cette poésie le fruit des méditations de Thérèse, qui lisait « par-dessus tout l’Évangile » pour y découvrir Marie « dans sa vie réelle ».

En juin 1897, elle poursuit l’écriture de l’histoire de sa vie, le Manuscrit C, dédié à la Mère prieure Marie de Gonzague. Elle y montre la manière de vivre dans la nuit « quand il ne reste que l’amour », la joie d’aimer comme Jésus aime, la puissance de la prière « qui dilate le cœur et unit à Jésus ». Elle reconnaît qu’elle a eu « toute sa vie tant de mal à dire (s)on chapelet » :

« J’ai beau m’efforcer de méditer les mystères du rosaire, je n’arrive pas à fixer mon esprit… Longtemps je me suis désolée de ce manque de dévotion qui m’étonnait, car j’aime tant la Sainte Vierge qu’il devrait m’être facile de faire en son honneur des prières qui lui sont agréables. Maintenant je me désole moins, je pense que la Reine des Cieux étant ma Mère, elle doit voir ma bonne volonté et qu’elle s’en contente… La Sainte Vierge me montre qu’elle n’est pas fâchée contre moi, jamais elle ne manque de me protéger aussitôt que je l’invoque. »

www.notretrehistoireavecmarie.com

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

01.10.2023 – SAINTE DU JOUR

Ste Thérèse de l’Enfant Jésus

CARM. ET DOCTEUR DE L’ÉGLISE

Sainte Thérèse
de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face
Vierge, Carmélite, Docteur de l’Église
Co-patronne de la France

 

Thérèse Martin naît à Alençon, en France, le 2 janvier 1873. Elle fut baptisée deux jours plus tard en l’église Notre-Dame, recevant les noms de Marie Françoise Thérèse. Ses parents étaient Louis Martin et Zélie Guérin (canonisés le 18 octobre 2015 à Rome). Après la mort de sa mère, le 28 août 1877, Thérèse s’installa avec toute sa famille à Lisieux. Vers la fin de 1879, elle s’approche pour la première fois du sacrement de la Pénitence.

 

Le jour de la Pentecôte 1883, elle reçoit la grâce insigne de la guérison d’une grave maladie, par l’intercession de Notre-Dame des Victoires. Formée par les Bénédictines de Lisieux, elle fait sa première communion le 8 mai 1884, après une préparation intense, couronnée par une expérience très vive de la grâce de l’union intime avec le Christ. Quelques semaines après, le 14 juin de la même année, elle reçoit le sacrement de la confirmation, accueillant en toute conscience le don de l’Esprit Saint dans une participation personnelle à la grâce de la Pentecôte. Elle avait le désir d’entrer dans la vie contemplative, comme ses sœurs Pauline et Marie, au Carmel de Lisieux, mais son jeune âge l’en empêchait.

 

Pendant un voyage en Italie, après avoir visité la Maison de Lorette et la Ville éternelle, au cours de l’audience accordée par le Pape aux pèlerins du diocèse de Lisieux le 20 novembre 1887, elle demanda à Léon XIII (Vincenzo Pecci, 1878-1903), avec une audace filiale, de pouvoir entrer au Carmel à l’âge de quinze ans. Le 9 avril 1888, elle entra au Carmel de Lisieux. Elle prit l’habit le 10 janvier de l’année suivante et fit sa profession religieuse le 8 septembre 1890, en la fête de la Nativité de la Vierge Marie.

 

Au Carmel, elle s’engage sur le chemin de perfection tracé par la Mère fondatrice, Thérèse de Jésus, avec une ferveur et une fidélité authentiques, par l’accomplissement des divers services communautaires qui lui sont confiés. Éclairée par la Parole de Dieu, éprouvée très vivement par la maladie de son père bien-aimé, Louis Martin, qui meurt le 29 juillet 1894, elle avance vers la sainteté, inspirée par la lecture de l’Évangile, plaçant au centre de tout l’amour.

 

Dans ses manuscrits autobiographiques, Thérèse nous a laissé non seulement les souvenirs de son enfance et de son adolescence, mais aussi le portrait de son âme, la description de ses expériences les plus intimes. Elle découvre et communique aux novices qui lui sont confiées la petite voie de l’enfance spirituelle ; elle reçoit comme un don spécial la charge d’accompagner par le sacrifice et la prière deux «frères missionnaires». Elle pénètre toujours plus le mystère de l’Église et sent croître en elle sa vocation apostolique et missionnaire, pour attirer tout le monde à sa suite, saisie par l’amour du Christ, son unique Époux.

 

Le 9 juin 1895, en la fête de la Très Sainte Trinité, elle s’offre en victime d’holocauste à l’Amour miséricordieux de Dieu. Elle rédige alors le premier manuscrit autobiographique qu’elle remet à Mère Agnès le jour de la fête de celle-ci, le 21 janvier 1896. Quelques mois après, le 3 avril, dans la nuit entre le jeudi et le vendredi saints, elle souffre d’une hémoptysie, première manifestation de la maladie qui la conduira à sa mort et qu’elle accueille comme une mystérieuse visite de l’Époux divin. Elle entre alors dans une épreuve de la foi qui durera jusqu’à sa mort et dont elle donnera un témoignage bouleversant dans ses écrits. Au mois de septembre, elle achève le manuscrit B qui illustre de manière impressionnante la maturité dans la sainteté à laquelle elle est parvenue, en particulier par la découverte de sa vocation au cœur de l’Église.

 

Alors que sa santé se dégrade et que le temps de l’épreuve se poursuit, elle commence au mois de juin le manuscrit C dédié à Mère Marie de Gonzague ; de nouvelles grâces l’amènent à une plus haute perfection et elle découvre de nouvelles lumières pour la diffusion de son message dans l’Église au profit des âmes qui suivront sa voie. Le 8 juillet, elle est transférée à l’infirmerie. Ses sœurs et d’autres religieuses recueillent ses paroles, tandis que s’intensifient ses souffrances et ses épreuves, supportées avec patience, jusqu’à sa mort dans l’après-midi du 30 septembre 1897. «Je ne meurs pas, j’entre dans la vie», avait-elle écrit à son frère spirituel missionnaire, l’Abbé M. Bellier. Ses dernières paroles, «Mon Dieu…, je vous aime !», scellent une existence qui s’éteint sur la terre à l’âge de vingt-quatre ans pour entrer, suivant son désir, dans une phase nouvelle de présence apostolique en faveur des âmes, dans la communion des saints, pour répandre une pluie de roses sur le monde.

 

Elle fut canonisée par Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) le 17 mai 1925 et ce même Pape la proclama « Patronne universelle des missions« , ainsi que St François Xavier, le 14 décembre 1927.

 

Sa doctrine et son exemple de sainteté ont été reçus par toutes les catégories de fidèles de ce siècle avec un grand enthousiasme, et aussi en dehors de l’Église catholique et du christianisme. De nombreuses Conférences épiscopales, à l’occasion du centenaire de sa mort, ont demandé au Pape qu’elle soit proclamée Docteur de l’Église, à cause de la solidité de sa sagesse spirituelle, inspirée par l’Évangile, à cause de l’originalité de ses intuitions théologiques où brille sa doctrine éminente, et à cause de l’universalité de la réception de son message spirituel, accueilli dans le monde entier et diffusé par la traduction de ses œuvres dans une cinquantaine de langues. 

 

Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) proclama Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face Docteur de l’Église universelle le 19 octobre 1997.

 

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :

 >>> Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus priez pour nous !

01.10.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 21,28-32.

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :
« Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : “Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.”
Celui-ci répondit : “Je ne veux pas.” Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla.


Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : “Oui, Seigneur !” et il n’y alla pas.
Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier. » Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu.
Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Clément d’Alexandrie (150-v. 215)

théologien

Homélie « Quel riche sera sauvé ? », 39-40 (in Les Pères commentent l’Évangile; Collection liturgique Mysteria sous la direction de Henri Delhougne; trad. R. Pirlot; Éd. Brepols 1991, p. 141 rev.)

« Les publicains et les prostituées vous précèdent dans le Royaume de Dieu »

Les portes sont ouvertes à chaque personne qui se tourne sincèrement vers Dieu, de tout son cœur, et le Père reçoit avec joie un enfant qui se repent vraiment. Quel est le signe du vrai repentir ? Ne plus retomber dans les vieilles fautes et arracher de ton cœur, par leurs racines, les péchés qui te mettaient en danger de mort. Une fois qu’ils auront été effacés, Dieu reviendra habiter en toi. Car, comme dit l’Écriture, un pécheur qui se convertit et se repent procurera au Père et aux anges du ciel une joie immense et incomparable (Lc 15,10). Voilà pourquoi le Seigneur s’est écrié : « C’est la miséricorde que je désire, et non le sacrifice » (Os 6,6; Mt 9,13). « Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse » (Ez 33,11) ; « Si vos péchés sont comme la laine écarlate, ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont plus noirs que la nuit, je les laverai, si bien qu’ils deviendront comme la laine blanche » (Is 1,18). Dieu seul, en effet, peut remettre les péchés et ne pas imputer les fautes, alors que le Seigneur Jésus nous exhorte à pardonner chaque jour à nos frères qui se repentent. Et si nous, qui sommes mauvais, nous savons donner de bonnes choses aux autres (Mt 7,11), combien plus « le Père plein de tendresse » (2Co 1,3) le fera-t-il ! Le Père de toute consolation, qui est bon, plein de compassion, de miséricorde et de patience par nature, attend ceux qui se convertissent. Et la conversion véritable suppose que l’on cesse de pécher et que l’on ne regarde plus en arrière. (…) Regrettons donc amèrement nos fautes passées et prions le Père pour qu’il les oublie. Il peut, dans sa miséricorde, défaire ce qui a été fait et, par la rosée de l’Esprit, effacer nos méfaits passés.

LECTURES :

Livre d’Ézéchiel 18,25-28.

Ainsi parle le Seigneur :
« Vous dites : “La conduite du Seigneur n’est pas la bonne”. Écoutez donc, fils d’Israël : est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ?
Si le juste se détourne de sa justice, commet le mal, et meurt dans cet état, c’est à cause de son mal qu’il mourra.
Si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie.
Il a ouvert les yeux et s’est détourné de ses crimes. C’est certain, il vivra, il ne mourra pas. »

Psaume 25(24),4-5ab.6-7.8-9.

Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.

Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,
ton amour qui est de toujours.
Oublie les révoltes, les péchés de ma jeunesse ;
dans ton amour, ne m’oublie pas.

Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 2,1-11.

Frères, s’il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres, si l’on s’encourage avec amour, si l’on est en communion dans l’Esprit, si l’on a de la tendresse et de la compassion,
alors, pour que ma joie soit complète, ayez les mêmes dispositions, le même amour, les mêmes sentiments ; recherchez l’unité.
Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux, mais ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes.
Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts ; pensez aussi à ceux des autres.
Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus : Le Christ Jésus,
ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu.
Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect,
il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix.
C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom,
afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers,
et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.