«Que cessent les attaques et les armes» entre Israël et Gaza, exhorte le Pape

Un immeuble de tel Aviv détruit par des roquettes du Hamas. (ANSA)

«Que cessent les attaques et les armes» entre Israël et Gaza, exhorte le Pape

A l’issue de la prière de l’Angélus ce dimanche 8 octobre, le souverain pontife a fait part de sa douleur suite aux violences meurtrières entre Israël et la bande de Gaza. «Le terrorisme et la guerre ne mènent à aucune solution, seulement à la mort» a t-il lancé, demandant à prier pour le retour de la paix dans la région. 

Vatican News

Après avoir récité la prière de l’Angélus devant les nombreux fidèles réunis sur la place Saint-Pierre, le Pape François a lancé un vibrant appel à la fin de la violence alors qu’une nouvelle guerre a éclaté entre Israël et les islamistes du Hamas dans la bande de Gaza. «Je suis avec appréhension et tristesse ce qui se passe en Israël, où la violence a éclaté avec encore plus de férocité, faisant des centaines de morts et de blessés» a expliqué le Saint-Père. 

François a tenu à exprimer sa proximité aux familles des victimes, et prier «pour elles et pour tous ceux qui vivent des heures de terreur et d’angoisse». «S’il vous plaît, que les attaques et les armes cessent et que l’on comprenne que le terrorisme et la guerre ne mènent à aucune solution, mais seulement à la mort et à la souffrance de tant d’innocents» a encore lancé le Pape. «La guerre est une défaite : chaque guerre est une défaite ! Prions pour la paix en Israël et en Palestine !» 

Au Moins 250 personnes ont été tuées et 1864 autres bléssées en Israël après les attaques du Hamas, selon un bilan dimanche 8 octobre à la mi journée. L’armée israélienne a riposté en lançant des frappes aériennes sur la bande de Gaza, tuant au moins 313 personnes et en blessant près de 2000. Que ce soit côté israélien ou paletinien, la très grande majorité des victimes sont des civils.

Source : VATICANNEWS, le 8 octobre 2023

08.10.2023 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: Le Pape invite à cultiver l’esprit de gratitude envers Dieu

Revenant sur l’Évangile de Saint Matthieu (21, 33-43), qui relate l’épisode des vignerons devenus des meutriers, François a rappelé aux fidèles combien il était important de cultiver la joie de se sentir aimé de Dieu, plutôt que de vivre dans l’illusion de n’avoir besoin ni d’amour ni de salut.

Olivier Bonnel-Cité du Vatican

Commentant comme chaque dimanche l’Évangile du jour, tiré de Saint Matthieu, (Mt 21, 33-43), le Pape François a rappelé l’issue dramatique de la parabole des vignerons qui tuent les serviteurs et le fils de leur maître. Celui-ci fait pourtant «tout correctement, avec amour», travaillant lui-même et plantant la vigne, l’entourant d’une haie pour la protéger. Il l’a confie aux vignerons pour qu’ils la fassent fructifier. «Dans ces conditions, les vendanges devraient se terminer dans la joie, dans une atmosphère de fête, avec un juste partage de la récolte, à la satisfaction de tous» a précisé le Pape. 

Pour autant, l’issue sera sombre:  «des pensées ingrates et cupides se sont insinuées dans l’esprit des vignerons : « Nous n’avons rien à donner au maître. Le produit de notre travail est à nous seuls. Nous n’avons de comptes à rendre à personne !« ». François a rappelé qu’ils auraient dû au contraire être reconnaissants de la manière dont ils ont été traités. Mais «L’ingratitude alimente la cupidité et un sentiment progressif de rébellion grandit en eux, ce qui les amène à voir la réalité d’une manière déformée, à se sentir créditeur plutôt que débiteur envers le maître qui leur a donné du travail» a expliqué le souverain pontife. 

La capacité de savoir dire « merci »

«Avec cette parabole, Jésus nous rappelle ce qui se passe quand l’homme se fait des illusions et oublie la gratitude, oublie la réalité fondamentale de la vie : le bien vient de la grâce de Dieu, de son don gratuit, a rappelé le Saint-Père, quand on l’oublie, on finit par vivre sa condition et sa limite non plus avec la joie de se sentir aimé et sauvé, mais avec la triste illusion de n’avoir besoin ni d’amour ni de salut».

Cesser de laisser aimer est ainsi prendre le risque de se retrouver prisonnier de sa propre avidité, de la pensée de n’avoir jamais besoin des autres. «De là naissent tant d’insatisfactions et de récriminations, tant d’incompréhensions et d’envies ; et, poussé par le ressentiment, on peut tomber dans le tourbillon de la violence. Oui, chers frères et sœurs, l’ingratitude engendre la violence, alors qu’un simple « merci » peut ramener la paix !» a lancé l’évêque de Rome. 

François a ainsi posé plusieurs questions aux fidèles: «est-ce que je réalise que j’ai reçu la vie et la foi comme un don, et que je suis moi-même un don ? Est-ce que je crois que tout commence par la grâce du Seigneur?». Et de demander que le Seigneur nous aide «à faire de la gratitude la lumière qui jaillit chaque jour du cœur».

Source : VATICANNEWS, le 8 octobre 2023

« Vous êtes l’envoyé de la Mère de Dieu » (I)

iStock/Getty Images Plus/Florin Cristian Ailenei

« Vous êtes l’envoyé de la Mère de Dieu » (I)

En banlieue de Paris vivait, dans les années 1950, le célèbre docteur Louis Granpas, connu pour son talent et sa bienveillance envers les pauvres. Fils d’une famille riche, il avait épousé l’héritière d’une grosse fortune. Grand chrétien, il se faisait un devoir de soigner gratuitement tous les pauvres. Même pendant ses rares vacances, il trouvait moyen d’exercer sa profession bénévolement.
Un dimanche, il revient dans la nuit d’un congrès de médecins. Chargé d’un lourd coffre, il fait signe à un taxi et lui indique son adresse. Le chauffeur d’une mine sombre empoigne le coffre, le place sur le siège près de lui et dit d’un ton sec : « Montez ! » D’ordinaire, Granpas ne juge personne sur la mine, mais la conduite du chauffeur lui paraît étrange. Surtout lorsque ce dernier prend à toute vitesse, la direction opposée !

Ouvrant la portière, il commande au conducteur de s’arrêter. Mais celui-ci continue à toute vitesse, sort de la ville et s’engage sur une mauvaise route interminable … Grandpas voudrait saisir son revolver mais il l’a laissé dans le coffre, près du chauffeur ! Alors, il prend son chapelet, toujours sur lui et se confie à Marie.

Enfin la voiture stoppe devant une maison. Le chauffeur ouvre la portière et dit : « Entrez vite, docteur, mon enfant est mourant. » Du coup, le médecin comprend : la peur d’arriver trop tard a poussé le conducteur à cette course folle. Il entre et découvre la mère penchée sur le berceau d’un petit enfant qui se tord en convulsions incessantes.

« Vite, mon coffre ! » Employant tous ses moyens, le médecin apaise ce petit corps, le soigne, puis attend le résultat de son intervention. En sanglotant, le père s’excuse alors d’avoir « kidnappé » le docteur à cette heure tardive : « Voyez-vous, docteur, j’avais fait appel à trois médecins de ma connaissance, mais les trois étaient absents. Le cœur gros, j’ai dû quitter mon enfant pour prendre le service de nuit. En vous voyant, je n’avais qu’une idée : sauver mon enfant. »

– « Oui, mais comment avez-vous su que j’étais médecin ?
– Mais c’était écrit sur votre coffre.
– C’est vrai, je n’y ai pas pensé
. »

La mère dit alors : « Je ne sais pas si vous êtes croyant, mais lorsque vous êtes entré, je terminais le « Souvenez-vous » récité de toute mon âme. » Alors, souriant, le docteur tire de sa poche son rosaire : « Voici, dit-il, l’arme que je maniais durant notre course folle – Vous êtes l’envoyé de la Mère de Dieu », dit la mère, visiblement émue.

Témoignage de Suzanne Voiteau, dans « Maria Regina », N° 11, 1952, Rapporté dans le Recueil Marial du frère Albert Pfleger

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

08.10.2023 – SAINTE DU JOUR

Ste Pélagie

VIERGE ET MARTYRE († V. 302)

Sainte Pélagie
Vierge et martyre à Antioche
(† v. 302)

 Nous avons le récit de sa mort grâce à saint Jean Chrysostome. Au début de la persécution de Dioclétien vers 302, les policiers se présentent au domicile de Pélagie qui n’a que 15 ans. 

Elle est seule et ils viennent l’emmener car elle est chrétienne. Devant leur attitude dont elle sait que cela risque de se terminer par un viol avant d’être menée au tribunal, « Pélagie – écrit saint Jean Chrysostome – imagina une ruse si habile que les soldats n’en sont pas encore revenus. D’un air calme et gai, feignant d’avoir changé d’avis, elle les prie de la laisser se retirer un moment, juste le temps de revêtir la parure qui convient à une nouvelle épousée. Ils n’y voient aucun inconvénient. Quant à elle elle sort posément de la chambre, monte en courant sur le toit de la maison et se précipite dans le vide. C’est ainsi que Pélagie déroba son corps à la souillure, qu’elle délivra son âme pour lui permettre de monter au ciel et qu’elle abandonna sa dépouille mortelle à un ennemi désormais inoffensif.» 

Pour un approfondissement :
>>> Homélie N. 1 de Jean Chrysostome

Ste Pélagie priez pour nous !

Icône crétoise de Pélagie d’Antioche (xvie siècle)

08.10.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 21,33-43.

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage.
Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne.
Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon.
Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.”
Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !”


Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.
Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? »
On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. »
Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : ‘La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux !’
Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire de Nazianze (330-390)

évêque et docteur de l’Église

Discours 45 pour la sainte Pâques, 7-9 : PG 36, 631-635 (in “Lectures chrétiennes pour notre temps”, fiche B6; trad. Orval; © 1971 Abbaye d’Orval)

« C’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! » (Mt 21,42)

Dieu créa l’homme. Il tira son corps de la matière qu’il avait produite et il l’anima de son propre souffle que l’Écriture appelle âme pensante et image de Dieu. (…) Il plaça l’homme sur la terre pour veiller sur la création visible, être initié au mystère spirituel, régner sur les choses de la terre et être soumis au Royaume d’en haut. (…) Mais l’homme négligea d’obéir et fut dès lors, à cause de son péché, séparé de l’arbre de vie, du paradis et de Dieu. Son état réclamait le plus puissant secours, et il lui fut accordé. (…) Quelle est cette abondance de bonté ? Quel est ce mystère qui me concerne ? J’avais reçu l’image et je ne l’ai pas gardée ; et Lui reçoit ma chair pour sauver cette image et rendre la chair immortelle. Il offre un second partage beaucoup plus étonnant que le premier. Alors il avait partagé ce qu’il avait de plus haut, maintenant il vient prendre part à ce qu’il y a de plus faible. Ce dernier geste est encore plus divin que le premier, encore plus sublime pour ceux qui en ont l’intelligence.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 5,1-7.

Je veux chanter pour mon ami le chant du bien-aimé à sa vigne. Mon ami avait une vigne sur un coteau fertile.
Il en retourna la terre, en retira les pierres, pour y mettre un plant de qualité. Au milieu, il bâtit une tour de garde et creusa aussi un pressoir. Il en attendait de beaux raisins, mais elle en donna de mauvais.
Et maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda, soyez donc juges entre moi et ma vigne !
Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n’ai fait ? J’attendais de beaux raisins, pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ?
Eh bien, je vais vous apprendre ce que je ferai de ma vigne : enlever sa clôture pour qu’elle soit dévorée par les animaux, ouvrir une brèche dans son mur pour qu’elle soit piétinée.
J’en ferai une pente désolée ; elle ne sera ni taillée ni sarclée, il y poussera des épines et des ronces ; j’interdirai aux nuages d’y faire tomber la pluie.
La vigne du Seigneur de l’univers, c’est la maison d’Israël. Le plant qu’il chérissait, ce sont les hommes de Juda. Il en attendait le droit, et voici le crime ; il en attendait la justice, et voici les cris.

Psaume 80(79),9.12.13-14.15-16a.19-20.

La vigne que tu as prise à l’Égypte,
tu la replantes en chassant des nations.
elle étendait ses sarments jusqu’à la mer, et ses rejets, jusqu’au Fleuve.
Pourquoi as-tu percé sa clôture ?

Tous les passants y grappillent en chemin ;
le sanglier des forêts la ravage
et les bêtes des champs la broutent.
Dieu de l’univers reviens !

Du haut des cieux, regarde et vois :
visite cette vigne, protège-la,
celle qu’a plantée ta main puissante.
Jamais plus nous n’irons loin de toi :

fais-nous vivre et invoquer ton nom !
Seigneur, Dieu de l’univers, fais-nous revenir ;
que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 4,6-9.

Frères, ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes.
Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.
Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d’être aimé et honoré, tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le en compte.
Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous.

En l’honneur de la Vierge, pour le premier samedi du mois

Salve sancta parens                   Salut O Sainte Mère,

Enixa puerpera Regem                 Toi qui a enfanté un Roi

Qui caelum terramque regit       Qui gouverne le ciel et la terre

In saecula saeculorum                Pour les siècles des siècles.

cfr : http://www.introibo.fr/Messes-de-la-Ste-Vierge-au-Samedi,350

et : https://www.hommenouveau.fr/2238/culture/chantez-la-vierge-a-la-messe-le-samedi-brintroit-salve-sancta-parens.htm

La synodalité n’est pas un concept, mais une expérience d’écoute et d’inclusion

Le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, lors du point presse du 7 octobre sur le synode.

La synodalité n’est pas un concept, mais une expérience d’écoute et d’inclusion

Ce n’est pas un lieu pour exprimer des opinions personnelles, mais un lieu pour écouter, discerner et marcher ensemble vers le rivage où le Seigneur nous attend. Telle est la synthèse du Synode sur la synodalité, selon ce qui est ressorti du point presse organisé samedi 7 octobre dans l’après-midi au Bureau de presse du Saint-Siège, à la fin de la matinée consacrée au travail des cercles mineurs. 

Paolo Ondarza – Cité du Vatican

Jésus, Église, famille, synodalité, écoute, communion, pauvres, jeunes, communauté, amour… Ce sont quelques-uns des mots qui reviennent le plus souvent dans ces premiers jours de travail du Synode sur la synodalité, qui a terminé l’examen de la première partie de l’Instrumentum Laboris. Au cours de ces premières journées, a rapporté le président de la Commission pour l’information, Paolo Ruffini, préfet du Dicastère pour la communication, lors du point presse ce samedi 7 octobre, les participants ont exprimé leur gratitude au Pape pour la beauté de ce moment où ils font l’expérience des multiples facettes de l’Église catholique.

Rapports des cercles mineurs

Après la troisième congrégation générale qui s’est tenue hier vendredi après-midi, la troisième session des cercles mineurs a eu lieu ce samedi matin avec la finalisation des rapports du travail effectué dans ces groupes de travail d’environ une douzaine de personnes, y compris les délégués fraternels qui ne prennent pas part au vote. Ces rapports, approuvés par chaque cercle à une large majorité, ont été remis au Secrétariat général du synode, qui les reprend pour les renvoyer à l’assemblée lorsque le document de synthèse sera discuté.

Thèmes des rapports

Parmi les thèmes qui ont émergé des rapports de chaque cercle: la formation à tous les niveaux, des prêtres dans les séminaires; la coresponsabilité entre tous les baptisés; la manière dont la hiérarchie peut se situer dans la communion. Les participants ont été invités à explorer le terme « synodalité » d’un point de vue lexical dans les différentes langues. Le problème mis en évidence n’est pas seulement la débureaucratisation des structures ecclésiales, mais aussi la nécessité de consacrer de l’énergie à repenser de nouvelles formes et de nouveaux lieux de participation à la communion et à l’histoire millénaire de l’Eglise. 

Les jeunes et la réalité numérique

La nécessité d’impliquer les jeunes, par exemple en considérant la réalité numérique, de passer du concept de pouvoir à celui de service, en évitant toute forme de cléricalisme, a été soulignée. Des questions ont également été posées sur le rôle des laïcs et des femmes au sein de la communion ecclésiale et sur la manière dont l’Église peut se mettre au service des pauvres et des migrants. Les travaux synodaux ont également porté sur la relation entre les deux poumons de l’Église, celui de l’Orient et celui de l’Occident.

François, un pasteur à la tête du synode

Le Pape, selon Paolo Ruffini, était également présent à la congrégation générale de vendredi après-midi et était généralement parmi les premiers à arriver dans la salle. François a exprimé sa gratitude pour la façon dont les médias expliquent « l’acontecimiento », l’événement du synode.

Le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, président du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (Secam) et archevêque de Kinshasa, Sœur Leticia Salazar, ODN, témoin du processus synodal depuis le diocèse de San Bernardino aux États-Unis, et Sheila Leocádia Pires, secrétaire de la Commission d’information du Synode, ont eux aussi pris la parole au cours de cette réunion. 

Le point presse sur le synode samedi 7 octobre

Le point presse sur le synode samedi 7 octobre

La prière

En effet, il n’y a pas de synodalité sans prière. «En tant qu’Église, a-t-il poursuivi, nous sommes toujours en discernement et il n’y a pas de point d’arrivée». Le président du Secam, interrogé par les journalistes, a ensuite expliqué que les rapports des cercles mineurs ne seront pas publiés pour respecter la « dynamique de la synodalité »: il y aura une synthèse de tous les rapports. N’en considérer qu’un seul signifierait sortir de la synodalité.  «Ce n’est pas le secrétariat du synode qui décide ou fait le synode», a-t-il précisé : il y a une interaction entre les cercles mineurs et le secrétariat général. En outre, l’autorité des participants individuels n’est pas conférée par une nomination pontificale, mais par le baptême. À cet égard, le préfet du dicastère pour la communication, Paolo Ruffini, a rappelé qu’il y a 52 membres nommés sur un total de 364.

Une nouvelle façon de traiter les problèmes

Interrogé sur les questions liées aux LGBT et sur la manière dont elles seront accueillies par les évêques africains, le cardinal Ambongo a souligné : «Nous sommes ici pour un Synode sur la synodalité. Je ne voudrais pas m’écarter du sujet. La synodalité ne signifie pas exprimer des opinions personnelles, mais marcher ensemble vers le rivage où le Seigneur nous attend. Sur la question des LGBT, le Seigneur lui-même, par le biais d’un discernement collectif, nous montrera la direction à suivre». En outre, l’archeve de Kinshasa a exhorté à réduire les attentes exagérées de ce synode, dont la particularité est de définir une nouvelle façon de faire et de traiter les problèmes de la part de l’Église. 

Pas un concept, mais une expérience

«La synodalité n’est pas un concept, mais une expérience d’écoute, d’inclusion», a déclaré pour sa part Sœur Leticia Salazar, exprimant sa profonde gratitude pour l’opportunité de participer à un événement dans lequel toute l’Église universelle est impliquée. Elle s’est ensuite attardée sur le thème de la migration au centre du discernement synodal.  «À l’âge de 17 ans, j’ai immigré avec ma famille en Californie, et l’Église m’a immédiatement accueillie».

Événements en dehors de la salle Paul VI

Sheila Leocádia Pires a également fait le lien avec le thème, rappelant que la migration a un impact sur la structure familiale et qu’il s’agit d’un sujet très vaste qui en englobe d’autres: le changement climatique, les conflits, les guerres, etc. Le secrétaire de la Commission d’information du synode a ensuite rappelé les événements liés aux travaux: jeudi 12 octobre tous les participants sont invités à un pèlerinage aux catacombes de Sainte Domitille et de Saint Sébastien; des événements de prière tels que le rosaire sont également prévus dans la basilique vaticane. La prière joue également un rôle fondamental dans la salle de classe: entre les discours, en effet, les gens se réunissent toujours dans la prière et le silence pour approfondir et réfléchir aux contenus entendus.

Reprise des travaux lundi 9 octobre

Aucun travail n’est prévu ce samedi après-midi et demain dimanche 8 octobre. Ils reprendront lundi 9 octobre au matin, immédiatement après la messe dans la basilique Saint-Pierre, avec la quatrième congrégation générale qui abordera un nouveau point de l’Instrumentum Laboris sur le thème « Une communion qui rayonne. Comment être plus pleinement signe et instrument de l’union avec Dieu et de l’unité du genre humain ? » Ensuite, il y aura l’élection des membres de la Commission du rapport de synthèse et de la Commission de l’information.

Source : VATICANNEWS, le 7 octobre 2023

LES ENJEUX DU SYNODE

Alors que s’ouvre la première session générale du Synode du 4 au 29 octobre 2023, la rédaction de KTO vous propose une émission spéciale. Pendant plus de trois semaines, les 464 participants du monde entier vont échanger, à partir des conclusions des synodes locaux et continentaux. Avec le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui (Centrafrique), Anne Ferrand, responsable de la formation permanente et de la diaconie du diocèse de Rodez (France), Mgr Alphonse Borras, théologien et canoniste (Belgique), et Soeur Anne-Béatrice Faye, CIC, philosophe et membre de l’Association des Théologiens Africains (Sénégal). Quelle est leur expérience pastorale et les défis dans leurs pays ? Quelle est leur vision de la synodalité et quels sont les enjeux de ce synode ? Une émission présentée par Etienne Loraillère, depuis Rome.