10.10.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,38-42.

En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut.
Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. »
Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses.
Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

prêtre, curé d’Ars

Sermon pour la Fête-Dieu (Sermons de Saint Jean Baptiste Marie Vianney, Curé d’Ars, t. 2; Éd. Ste Jeanne d’Arc, 1982; p. 134-135; rev.)

Le bonheur de la prière

Oui, mes frères, si nous aimions bien le bon Dieu, nous nous ferions une joie et un bonheur de venir passer quelques instants pour l’adorer, pour lui demander la grâce de nous pardonner : nous regarderions ces moments comme les plus beaux de notre vie. Ah ! que les instants passés avec ce Dieu de bonté sont doux et consolants ! Êtes-vous dans le chagrin ? venez un instant vous jeter à ses pieds et vous vous sentirez tout consolé. Êtes-vous méprisé du monde ? venez ici, et vous trouverez un bon ami qui ne vous manquera jamais de fidélité. Êtes-vous tenté ? oh ! c’est ici que vous allez trouver des armes fortes et terribles pour vaincre votre ennemi. Craignez-vous le jugement formidable qui a fait trembler les plus grands saints ? profitez du temps que votre Dieu est le Dieu de miséricorde, et qu’il est si aisé d’en avoir votre grâce. Êtes-vous opprimé par la pauvreté ? venez ici, vous y trouverez un Dieu infiniment riche et qui vous dira que tous ses biens sont à vous, non dans ce monde, mais dans l’autre : « C’est là que je te prépare des biens infinis ; va, méprise ces biens périssables, et tu en auras qui ne périront jamais ». Voulons-nous commencer à goûter le bonheur des saints ? venons ici et nous en éprouverons les heureux commencements. Ah ! qu’il fait bon, mes frères, jouir des chastes embrassements du Sauveur ! Ah ! vous ne les avez jamais goûtés ! Si vous aviez eu ce bonheur, vous ne pourriez plus en sortir. Ne soyons plus étonnés de ce que tant de saintes âmes ont passé leur vie dans sa maison et le jour et la nuit ; elles ne pouvaient plus se séparer de sa présence.

LECTURES :

Livre de Jonas 3,1-10

La parole du Seigneur fut adressée de nouveau à Jonas :
« Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle. »
Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser.
Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! »
Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, se vêtirent de toile à sac.
La chose arriva jusqu’au roi de Ninive. Il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre.
Puis il fit crier dans Ninive ce décret du roi et de ses grands : « Hommes et bêtes, gros et petit bétail, ne goûteront à rien, ne mangeront pas et ne boiront pas.


Hommes et bêtes, on se couvrira de toile à sac, on criera vers Dieu de toute sa force, chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence.
Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne se repentira pas, s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère ? Et alors nous ne périrons pas ! »
En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.

Psaume 130(129),1-2.3-4.7bc-8.

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel !
Que ton oreille se fasse attentive
au cri de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Seigneur
Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon
pour que l’homme te craigne.

Oui, près du Seigneur, est l’amour ;
près de lui, abonde le rachat.
C’est lui qui rachètera Israël
de toutes ses fautes.

« Vous êtes l’envoyé de la Mère de Dieu » (II)

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« Vous êtes l’envoyé de la Mère de Dieu » (II)

(Suite de ce 8 octobre)

Pendant cette conversation à mi-voix, les convulsions de l’enfant ont disparu, il s’est endormi et repose maintenant tranquillement dans son petit lit. Le docteur déclare que tout danger est conjuré, qu’il n’y a plus aucun motif de s’inquiéter. Il se prépare à partir.

Lorsque les parents du bébé demandent ce qu’ils doivent pour avoir sauvé leur enfant, le généreux médecin répond : « Absolument rien ! L’honneur d’avoir été le messager de la Mère de Dieu me dédommage amplement pour cette nuit mouvementée. Mais maintenant, chauffeur, conduisez-moi vite à la maison. »

Arrivé chez lui, le docteur demande à son tour ce qu’il doit. « Docteur, répond le chauffeur, avec la joie de conduire chez lui le Messager de la Mère de Dieu, je suis largement payé. Soyez sûr que ma femme priera chaque jour la Sainte Vierge pour vous régler ainsi notre dette de reconnaissance. »

Dans la suite, le bon docteur revint plusieurs fois voir le petit enfant à qui il a rendu la vie d’une façon si inattendue. Et chaque année, il reçut une gerbe de fleurs en témoignage de gratitude de ses parents.

Témoignage de Suzanne Voiteau, dans « Maria Regina », N° 11, 1952, Rapporté dans le Recueil Marial du frère Albert Pfleger

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

09.10.2023 – SAINT DU JOUR

St Jean Leonardi

St Jean Leonardi

PRÊTRE ET FONDATEUR († 1608)

Saint Jean (Giovanni) Leonardi
Prêtre et fondateur des :
« Clercs réguliers de la Mère de Dieu » (o.m.d.)

Giovanni Leonardi naît en 1541, à Diecimo, un village de la petite république de Lucques (aujourd’hui en Toscane). Ses parents sont de modestes propriétaires terriens.

En 1567 il se rend dans la capitale pour y devenir pharmacien. Il se joint à une association de jeunes s’engageant à une vie radicalement évangélique, dirigée par un père dominicain. Abandonnant la pharmacie il se met à l’étude de la théologie.

Ordonné prêtre en 1572, il se consacre à la formation chrétienne des jeunes dans sa paroisse de Lucques puis fonde une « Compagnie de la Doctrine chrétienne », dont le but est de faire passer par l’enseignement les prescriptions du concile de Trente dans la vie des paroisses. 

En 1574, cette communauté devient l’institut religieux des « Clercs réguliers de la Mère de Dieu ». Leur but est de travailler à l’approfondissement de la foi et de la dévotion.

Son esprit réformateur lui vaut des inimitiés, et il est expulsé de son pays, la République de Lucques. Mais il a le soutien du pape Clément VIII (Ippolito Aldobrandini, 1592-1605) qui l’invite à Rome pour y réformer plusieurs communautés religieuses. Avec ses clercs il travaille à répandre le culte marial, la dévotion aux quarante heures et la communion fréquente. Le sanctuaire de Sainte Marie in Portico leur est confié en 1601 et ils y font renaître le culte marial autour de l’ancienne et vénérable icône.

Le pape, qui l’estime pour ses qualités de fermeté et de discernement, l’emploie à diverses tâches délicates comme la réforme de la congrégation bénédictine de Montevergine. Jean Leonardi fonde ensuite avec Jean Vivès le séminaire de la Propaganda Fide (Propagation de la foi). 

Il passe de la terre au ciel le 9 octobre 1609 en se dévouant auprès de ses frères atteints de l’épidémie d’influenza qui sévissait alors à Rome. Il laisse à sa mort deux maisons de Clercs de la Mère de Dieu, une à Lucques et l’autre à Rome. Trois autres furent ouvertes au XVIIe siècle.

L’institut des « Clercs réguliers de la Mère de Dieu » recevra l’approbation pontificale en 1614. La règle définitive de sa communauté n’est publiée qu’en 1851. 

Giovanni Leonardi est béatifié en 1861 et canonisé en 1938. Sa dépouille repose dans l’église Sainte Marie in Portico de Rome. Liturgiquement il est commémoré le 9 octobre. 
Le 8 août 2006 le pape Benoît XVI l’a déclaré patron des pharmaciens.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Jean Leonardi

St Jean Leonardi priez pour nous !

09.10.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,25-37.

En ce temps-là, voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? »
L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. »
Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. »
Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »


Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort.
Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté.
De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté.
Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion.
Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.”

Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? »
Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022)

moine grec

Hymnes 46, SC 196 (Hymnes III; trad. J. Paramelle et L. Neyrand; éd du Cerf, 2003; p. 115-119; rev.)

« Il s’approcha et pansa ses blessures » (Lc 10, 34)

Je me suis éloigné, Ami de l’homme, j’ai séjourné dans le désert, je me suis caché de toi, mon doux Maître, plongé dans la nuit des soucis de la vie où j’ai subi mainte morsure et mainte blessure, d’où je remonte, l’âme marquée de mainte plaie, et je crie dans ma douleur et la souffrance de mon cœur : Aie pitié de moi, fais-moi miséricorde, à moi le pécheur ! Médecin qui seul aime les âmes, seul aime la miséricorde, qui guéris gratuitement les malades et les blessés, sois le médecin de mes meurtrissures, de mes blessures ! Distille l’huile de ta grâce, mon Dieu, étends-la sur mes plaies, étanche mes ulcères, cicatrise et revigore mes membres déliquescents, et efface-en toutes les cicatrices, Sauveur, redonne-moi totale et parfaite santé, comme auparavant. (…) Je me suis relâché, Maître, pour avoir compté sur moi-même ; je me suis laissé entraîner par le souci des choses sensibles et j’ai succombé, malheureux, à la préoccupation des choses de la vie. Comme le fer une fois refroidi, je suis devenu noir et, à force de traîner par terre, j’ai contracté la rouille. Voilà pourquoi je crie vers toi, pour être à nouveau purifié, je t’en prie, Ami de l’homme, et pour être ramené à ma beauté première, et jouir de ta lumière maintenant et toujours et dans tous les siècles. Amen.

LECTURES :

Livre de Jonas 1,1-16.2,1.11.

La parole du Seigneur fut adressée à Jonas, fils d’Amittaï :
« Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, et proclame que sa méchanceté est montée jusqu’à moi. »
Jonas se leva, mais pour s’enfuir à Tarsis, loin de la face du Seigneur. Descendu à Jaffa, il trouva un navire en partance pour Tarsis. Il paya son passage et s’embarqua pour s’y rendre, loin de la face du Seigneur.
Mais le Seigneur lança sur la mer un vent violent, et il s’éleva une grande tempête, au point que le navire menaçait de se briser.
Les matelots prirent peur ; ils crièrent chacun vers son dieu et, pour s’alléger, lancèrent la cargaison à la mer. Or, Jonas était descendu dans la cale du navire, il s’était couché et dormait d’un sommeil mystérieux.
Le capitaine alla le trouver et lui dit : « Qu’est-ce que tu fais ? Tu dors ? Lève-toi ! Invoque ton dieu. Peut-être que ce dieu s’occupera de nous pour nous empêcher de périr. »
Et les matelots se disaient entre eux : « Tirons au sort pour savoir à qui nous devons ce malheur. » Ils tirèrent au sort, et le sort tomba sur Jonas.
Ils lui demandèrent : « Dis-nous donc d’où nous vient ce malheur. Quel est ton métier ? D’où viens-tu ? Quel est ton pays ? De quel peuple es-tu ? »
Jonas leur répondit : « Je suis Hébreu, moi ; je crains le Seigneur, le Dieu du ciel, qui a fait la mer et la terre ferme. »
Les matelots furent saisis d’une grande peur et lui dirent : « Qu’est-ce que tu as fait là ? » Car ces hommes savaient, d’après ce qu’il leur avait dit, qu’il fuyait la face du Seigneur.
Ils lui demandèrent : « Qu’est-ce que nous devons faire de toi, pour que la mer se calme autour de nous ? » Car la mer était de plus en plus furieuse.
Il leur répondit : « Prenez-moi, jetez-moi à la mer, pour que la mer se calme autour de vous. Car, je le reconnais, c’est à cause de moi que cette grande tempête vous assaille. »
Les matelots ramèrent pour regagner la terre, mais sans y parvenir, car la mer était de plus en plus furieuse autour d’eux.
Ils invoquèrent alors le Seigneur : « Ah ! Seigneur, ne nous fais pas mourir à cause de cet homme, et ne nous rends pas responsables de la mort d’un innocent, car toi, tu es le Seigneur : ce que tu as voulu, tu l’as fait. »
Puis ils prirent Jonas et le jetèrent à la mer. Alors la fureur de la mer tomba.
Les hommes furent saisis par la crainte du Seigneur ; ils lui offrirent un sacrifice accompagné de vœux.
Le Seigneur donna l’ordre à un grand poisson d’engloutir Jonas. Jonas demeura dans les entrailles du poisson trois jours et trois nuits.
Alors le Seigneur parla au poisson, et celui-ci rejeta Jonas sur la terre ferme.

Livre de Jonas 2,3.4.5.8.

Dans ma détresse, je crie vers le Seigneur,
et lui me répond ;
du ventre des enfers j’appelle :
tu écoutes ma voix.

Tu m’as jeté au plus profond du cœur des mers,
et le flot m’a cerné ;
tes ondes et tes vagues ensemble
ont passé sur moi.

Et je dis : me voici rejeté
de devant tes yeux ;
pourrai-je revoir encore
ton temple saint ?

Quand mon âme en moi défaillait,
je me souvins du Seigneur ;
et ma prière parvint jusqu’à toi
dans ton temple saint.

Israël-Gaza: le cardinal Pizzaballa appelle à la fin de l’escalade

Une frappe israélienne sur la bande de Gaza, samedi 7 octobre. (AFP or licensors)

Israël-Gaza: le cardinal Pizzaballa appelle à la fin de l’escalade

Dans une déclaration officielle, le Patriarche latin de Jérusalem, présent à Rome au synode, fait part de sa préoccupation suite à l’offensive du Hamas en territoire israélien ce samedi qui s’est suivi par une campagne de frappes de l’armée israélienne sur la bande de Gaza. Il demande à tous les leaders politiques et religieux de faire tout leur possible pour faire baisser la tension. 

Vatican News

Après l’attaque menée par le Hamas en territoire israélien samedi 7 octobre, l’armée israélienne a lancé une campagne de frappe contre la bande de Gaza, bastion du parti islamiste. Dans la matinèe de samedi, une attaque coordonnée par les brigades Al Qassam, la branche armée du mouvement islamiste a vu des centaines de roquettes lancées vers le Sud d’Israël mais aussi des combattants pénétrer dans plusieurs villages ou kibboutz, emmenant en otages plusieurs civils. L’armèe israélienne a évoqué une infiltration «d’un nombre indéterminé de terroristes» sur le sol de l’État hébreu. Dans un message posté sur Telegram, le porte-parole des brigades Al-Qassam a déclaré avaoir capturé des dizaines d’officiers et de soldats, information difficile à vérifier. 

Quelques heures après l’offensive, la riposte israélienne ne s’est pas faite attendre. L’opération glaives de fer a été lancée, consistant en des bombardements massifs de la bande de Gaza. Au Moins 250 personnes ont été tuées et 1864 autres bléssées en Israël après les attaques du Hamas, selon un bilan dimanche 8 octobre à la mi journée. L’armée israélienne a riposté en lançant des frappes aériennes sur la bande de Gaza, tuant au moins 313 personnes et en blessant près de 2000. La plupart des victimes, des deux côtés sont des civils.

Condamnations dans le monde entier

Ce nouveau bain de sang a suscité de nombreuses réactions au sein de la communauté internationale. Dans une déclaration, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, Patriarche Latin de Jérusalem a fait part de sa profonde préoccupation devant cette nouvelle escalade de la violence. «Les trop nombreux morts et tragédies auxquelles les familles palestiniennes et israéliennes doivent faire face vont créer encore plus de haine et de division» s’inquiète le cardinal, présent à Rome ces dernières jours pour l’ouvrture du synode sur la synodalité. «Nous appelons la communauté Internationale et les leaders religieux à tout faire pour aider à la désescalade, restaurer le calme et travailler pour garantir les droits fondamentaux des peuples de la région» écrit encore le Patriarche de Jérusalem. Toutes les cérémonies concernant le patriarche latin ont été suspendues jusqu’à nouvel ordre. 

Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira dimanche 8 octobre en urgence suite à ce nouvel accès de violence. Plus tôt dans la journée de samedi, le secrétaire général de l’organisation onusienne, Antonio Guterres, a condamné l’offensive du Hamas, et appelé à mobiliser « tous les efforts diplomatiques pour éviter une conflagration plus large ».

Source : VATICANNEWS, le 7 octobre 2023