« On n’a pas besoin de gagner son droit à la vie » – Marche pour la vie à Vienne

« On n’a pas besoin de gagner son droit à la vie » – Marche pour la vie à Vienne

Plus de 2 000 participants au plus grand événement de protection de la vie en Autriche demandent : Soutenir les femmes, protéger les enfants, rendre l’avortement impensable !

Vienne (kath.net/Marche pour la vie) Plus de 2 000 participants étaient dans les rues de Vienne lors de la Marche pour la vie 2023. 50 ans après l’introduction du régime du délai, les défenseurs de la vie ont affirmé le droit universel à la vie de chaque être humain. La question de la protection de la vie à naître est d’actualité en Autriche, et pas seulement au vu des projets d’avortements dans les hôpitaux nationaux, qui ont tout juste été repoussés.

« La paix commence dans le ventre de la mère. C’est pourquoi il est si beau que des milliers de personnes aient manifesté aujourd’hui dans la joie, la paix et avec la clarté nécessaire pour les plus faibles de notre société. La Marche pour la vie est une manifestation, elle envoie un signal clair, mais elle est aussi l’occasion de célébrer la vie et de revendiquer le droit à la vie », a déclaré l’organisatrice Felicitas Trachta.

Manifestation au cœur de Vienne : « Oui à la vie avant et après la naissance ».  

Le rassemblement sur la Karlsplatz de Vienne a commencé par de courts discours impressionnants. Le Dr Felix Böllmann, directeur du département juridique européen d’ADF International, a souligné : « Tout être humain a droit à la vie ! Personne n’a le droit de tuer un innocent – les droits de l’homme internationaux sont clairs à ce sujet ».

Petra Plonner, présidente de l’initiative citoyenne #fairändern, a cité une étude représentative de 2023, selon laquelle 80% de la population souhaiterait davantage de soutien pour les femmes enceintes en détresse : « La plupart des gens savent que l’avortement n’est pas une solution. Ils souhaitent que les femmes enceintes puissent dire « oui » à leur enfant. Il y a beaucoup à faire dans ce domaine – mais la société soutient nos demandes » !

Sonja Horswell, directrice de l’organisation humanitaire SaveOne Europe, a parlé de l’aide et du soutien spirituel qu’elle apporte aux personnes ayant subi un avortement : « La lourde souffrance qui suit un avortement est souvent passée sous silence et taboue. Mais je le vois tous les jours dans mon travail. La protection de la vie est la meilleure des préventions. Je vous remercie tous de vous engager pour cela » !

Dans une brève intervention de Johannes Reinprecht, directeur de l’Institut pour le mariage et la famille à Vienne, il a souligné que « 90% des enfants suspectés d’être atteints du syndrome de Down avant la naissance sont avortés ». Reinprecht, qui a lui-même un enfant atteint du syndrome de Down, a poursuivi : « Nous disons tous oui à la vie à naître. Mais nous disons aussi oui à toutes les aides possibles et imaginables pour les mères et les pères après la naissance – surtout si l’enfant est handicapé.

L’animateur Ludwig Brühl s’est montré ravi du grand nombre de participants et a cité Mère Theresa : « La paix commence dans le ventre de la mère. C’est formidable que des milliers de personnes soient venues à Vienne pour être ici la voix de ceux qui n’ont pas encore de voix et qui ne sont pas entendus. Notre leitmotiv est « Aimez-les tous les deux – la mère et l’enfant ». Notre objectif en tant que Marche pour la vie et mouvement pour les droits de la vie est clair : nous voulons le meilleur soutien possible pour les mères et les familles dans toutes les situations, afin que chacun puisse dire « oui » à son enfant. Et nous exigeons les mêmes droits pour tous – une protection juridique pour ceux qui en ont particulièrement besoin : Les enfants à naître, les personnes âgées et les malades. Il n’est pas nécessaire de gagner son droit à la vie », a-t-il déclaré après la manifestation.

Scandale chez les contre-manifestants d’extrême gauche

Quelques contre-manifestants ont tenté d’intimider des familles et des enfants et de bloquer le cortège sous le slogan « Marcher vers l’enfer ». Avant même la manifestation, la conseillère municipale des Verts Victoria Spielfrau a fait scandale en appelant à une contre-manifestation qui menaçait d’assassinat les défenseurs de la vie sur des photos.

La police a très bien contrôlé la situation et a encerclé les manifestants illégaux d’extrême gauche. Plusieurs extrémistes de gauche ont été arrêtés pour des infractions au droit de rassemblement et pour avoir enfreint l’interdiction de se masquer le visage.

« Il est scandaleux qu’une femme politique s’affiche avec des ennemis de la vie et soutienne une manifestation qui enfreint la loi. L’intimidation envers les enfants, les familles et les personnes âgées est inacceptable. Cela doit aussi avoir des conséquences politiques », a déclaré Ludwig Brühl.

Comme prévu, la manifestation s’est terminée vers 16 heures sur la Karlsplatz à Vienne. Les participants et les organisateurs étaient unanimes : la manifestation a été un grand succès. Très motivés, les jeunes ont distribué des flyers « save-the-date » : La prochaine Marche pour la vie aura lieu le 5 octobre 2024.

Source : kath.net/news, le 16 octobre 2023

Le synode sur l’avenir de l’Église serait-il «manipulé» ?

Jean-Marie Guénois, Lettre «Dieu seul le sait» N°40 – Le Figaro

Le synode sur l’avenir de l’Église serait-il «manipulé»? — Chères lectrices, chers lecteurs, Je vous écris de Rome où j’ai suivi le lancement du «synode sur l’avenir de l’Église». Beaucoup se demandent si cette assemblée conduira à une rénovation profonde du monde catholique ou si les spectaculaires annonces qui promettent sans promettre – mariage des prêtres, ordination des femmes, bénédiction de couples homosexuels – feront long feu.

Après une semaine de «rodage» que j’ai couvert sur place et une deuxième semaine de travaux que j’ai suivie à distance, les participants donnent l’impression d’être partagés entre l’enthousiasme et la circonspection. Les uns penchent pour la «tour de Babel» et sa sympathique cacophonie, les autres annoncent la gestation d’une «nouvelle Pentecôte» pour l’Église.

Il est difficile d’y voir clair pour plusieurs raisons :

– Le programme défriche une foule de sujets de fond ou de forme, très disparates.

– Les délégués ont reçu la consigne stricte de ne pas parler à la presse. Ils travaillent à huis clos. Même si le Vatican communique finalement plus que prévu dans une forme d’improvisation plutôt rare pour l’institution.

– Le synode se déroule en deux sessions, octobre 2023 et 2024. À la fin octobre 2024, ils voteront des propositions par majorité aux deux tiers. Elles seront alors transmises au pape qui décidera, seul, de les retenir ou pas. Ce qu’il ne devrait annoncer que début 2025.

– La méthode de travail privilégie le tâtonnement. Elle n’est pas une réflexion théologique claire sur des problématiques établies et cadrées par des théologiens. C’est plutôt la foire aux idées, chacun donne son avis sur tout.

– Certaines nouveautés annoncées, notamment sur le statut de l’évêque qui est une question centrale, ne sont pas de la compétence d’un synode. Les spécialistes du droit canonique (le droit de l’Église) assurent qu’il faudrait réunir un Concile pour les réformer. Le pape n’a pas le droit de changer des fondements juridiques de l’Église sur le seul vote de 364 délégués (dont 88 non-évêques), majoritairement désignés par lui. Il devrait convoquer un Concile de plus de 5000 évêques. Une option que certains envisagent ensuite. Pour mémoire le Concile Vatican II avait réuni les 2400 évêques de l’Église d’alors, entre 1962 à 1965.

Pour commencer notre réflexion et ne pas enfermer ce synode en ses propositions les plus audacieuses, je vous invite à lire le «document de travail» qui annonce toutes les idées. Si vous voulez comprendre, la lecture intégrale de ce texte s’impose absolument. On l’appelle, dans le jargon ecclésial, l’instrument de travail, «instrumentum laboris», il est très accessible. C’est ce texte et pas un autre que les membres du synode ont en mains et sur lequel ils débattent pendant ces quatre semaines.

Certes, des sujets phares émergent sur les femmes, les personnes homosexuelles, le célibat des prêtres mais la question fondamentale du «pouvoir» à tous les niveaux dans l’Église est le véritable cœur du synode. Je la résume à ces deux points : qui prend les décisions ? De quelle autorité ?

L’autorité de l’évêque en question

La tendance dominante est de remettre en cause l’autorité actuelle de l’évêque. La mauvaise gestion des affaires d’abus sexuels est passée par là. L’évêque est à la fois pasteur, docteur, et juge dans son diocèse. Il a tout pouvoir. Il ne répond qu’au pape.

L’évêque devra-t-il rendre des comptes à un conseil de prêtres, religieux, religieuse et de laïcs qui contrôlerait sa gestion ? Vient aussi la remise en cause du pouvoir du prêtre qui devrait être juridiquement placé au même rang que les baptisés, les laïcs, non pour la célébration des sacrements, mais pour la gestion ordinaire des paroisses et autres activités.

Voici ce que j’écrivais à propos des évêques dans un article décrivant le contenu de l’instrument de travail, le 20 juin dernier . D’où, l’importance de lire le document in extenso.

Le synode pourrait demander de définir des «critères» pour leur «évaluation et auto-évaluation». Le synode voudrait aussi discuter jusqu’au «fondement» de l’autorité épiscopale quand l’évêque refuserait de suivre «l’avis réfléchi» des «organes consultatifs» qui devraient toujours primer. Comment, se demande le document, un évêque peut-il «discerner séparément des autres membres du peuple de Dieu», les laïcs ? Il doit au contraire viser «l’optique de la transparence et de la redevabilité (capacité à rendre des comptes)». Et il faut «réviser le profil de l’évêque» et revoir «le processus de discernement pour identifier les candidats à l’épiscopat».

Ou encore

Il s’agit d’entrer dans «une conception ministérielle de toute l’Église». Dans ce sens, l’Instrumentum Laboris exprime «un appel clair à dépasser une vision qui réserve aux seuls ministres ordonnés (évêques, prêtres, diacres) toute fonction active dans l’Église, réduisant la participation des baptisés à une collaboration subordonnée». Il importe «d’imaginer de nouveaux ministères au service d’une Église synodale».

Et enfin

Les prêtres et les évêques, en revanche, sont plutôt mis sur le banc des accusés par le document du Vatican. On y «apprécie» le «don du sacerdoce ministériel» mais apparaît un «profond désir de le renouveler dans une perspective synodale». Les prêtres, qui ont pourtant donné leur vie, seraient «éloignés de la vie et des besoins du peuple, souvent confinés à la seule sphère liturgico-sacramentelle». (…) Il faudrait donc, dès le séminaire, préparer les futurs prêtres «à un style d’autorité propre à une Église Synodale». Enfin, la question est ouvertement posée par le texte du Vatican, il serait opportun «de revoir (…) la discipline sur l’accès au presbytérat d’hommes mariés».

Une méthode qui se veut pédagogique

À côté de ces dossiers plus ou moins brûlants, le second enjeu de cette assemblée synodale est la méthode qui se veut pédagogique pour un changement de culture du pouvoir dans l’Église. On parle d’une «méthode synodale» pour une «Église synodale», c’est-à-dire une «Église de tous, pour tous» où les «conversations dans l’Esprit» – pas les «conversions», les «conversations» vous avez bien lu – permettraient un «discernement collectif» de la «volonté de Dieu» pour répondre aux questions nouvelles posées à l’Église. Lesquelles décisions devraient être prises selon une «égale dignité de baptisés», que l’on soit haut prélat, prêtre, laïc. Ils doivent «s’écouter» les uns les autres sans se juger, ni se considérer supérieur.

Permettez-moi de citer à nouveau l’article de juin où j’analysais le «document de travail» qui est tellement éloquent :

«Une Église constitutivement synodale est appelée à articuler le droit de tous à participer à la vie et à la mission de l’Église en vertu de leur baptême avec le service de l’autorité et l’exercice de la responsabilité». Les fidèles catholiques avaient des devoirs, ils ont désormais des droits. Il importe de «modifier les structures canoniques et les procédures pastorales pour favoriser la coresponsabilité et la transparence».

Sur le plan de l’égalité et de coresponsabilité, les organisateurs du Synode n’ont rien laissé au hasard. Tous se trouvent en effet physiquement sur le même plan, à égalité, dans la salle de réunion. La «salle du synode» construite en forme d’amphithéâtre après le concile Vatican II où se sont déroulés tous les synodes devant le pape qui présidait, a été délaissée.

L’actuel synode se déroule dans l’immense salle Paul VI. Certains la connaissent car le pape y reçoit en audience générale, par mauvais temps, le mercredi. Une trentaine de tables rondes de dix à douze personnes, y ont été installées, toutes reliées par des ordinateurs et des tablettes électroniques. Seule la table du pape est très légèrement surélevée.

Cette mise en scène, ce nouveau vocabulaire, indiquent que l’Église catholique classique entrerait dans une nouvelle ère. Observation renforcée par le fait que les délégués du Synode s’exercent à une nouvelle «pratique» ecclésiale. N’entendez pas une «pratique religieuse» mais une nouvelle façon de vivre ensemble, en «synodalité».

Synode en grec veut dire marcher ensemble. Le pape veut donc qu’ils apprennent à marcher en marchant. Ce petit monde de plus de 400 personnes si l’on compte les experts est ainsi embarqué pendant un mois dans une «Église-école» où il apprend non pas à conduire mais à se conduire selon un nouveau code de savoir vivre ecclésial : une «écoute» de l’autre, des décisions «collectives», sans hiérarchie, sinon celle du pape, sans limites pastorales pour que chacun, quel qu’il soit, se sente chez lui dans l’Église. Une sorte d’art de vivre la fraternité et la prière, éloigné des formalismes du fonctionnement hiérarchique, qui ferait penser à des expériences utopiques, ici chrétiennes en l’occurrence, visant l’expérience existentielle avant les résultats concrets.

Voici ce que j’écrivais fin juin en citant l’Instrumentum laboris à propos de cette nouvelle méthode de travail :

Pour la première fois, ce Document de Travail décrit le nouveau processus collectif de décision que le synode voudrait voir pratiquer et être enseigné «dès le séminaire» pour être sûr que les prêtres et évêques n’adoptent plus de position dominante, pour cultiver une attitude de «service» des fidèles. Au cœur de ce nouveau système, cette méthode est dénommée «la conversation dans l’Esprit».

Un schéma explicatif est même publié pour expliquer ces trois temps après un «temps de prière»: «Prendre la parole et écouter attentivement la contribution des autres», puis «faire place à l’autre et à l’Autre» et dire ce qui a «résonné le plus» ou «suscité le plus de résistance». Enfin, «construire ensemble» en «reconnaissant les intuitions et les convergences» et en «identifiant les discordances et les obstacles» mais en «laissant émerger les voix prophétiques» car il est important que «chacun se sente représenté par le résultat du travail». Le texte précise: «Il ne s’agit pas de réagir ou de contrer ce qui a été entendu mais d’exprimer ce qui a touché ou interpellé au cours de l’écoute».

Selon le document, «les effets de l’écoute produit dans l’espace intérieur de chacun sont le langage avec lequel l’Esprit Saint fait résonner sa propre voix». Cette méthode devrait être appliquée à tous les niveaux dans l’Église par la création d’une fonction «d’animateur des processus de discernement en commun».

Choc de culture et hautes tensions au Vatican

Ce synode provoque donc un choc de culture et des hautes tensions au Vatican et dans une Église italienne mais pas seulement qui boude majoritairement l’opération, le tout étant assumé par un pape très volontariste sur le sujet.

Signe de ces divergences : la veille de l’ouverture du synode, les «dubias», doutes émis par cinq cardinaux émérites sur l’autorité du synode et sur son ambition réformatrice. Ou encore, la lettre du cardinal Zen, archevêque émérite de Hong Kong, qui parle d’une vaste «manipulation». D’autres passes d’armes ont eu lieu cette semaine, j’y reviendrai plus tard, elles n’ajoutent pas de substances à ce que vous trouverez avec ces liens.

Il est donc impossible de dire aujourd’hui si cela portera des fruits. Dans ce brouillard d’octobre j’hésite entre deux hypothèses :

– Ou cette machine, certains parleraient d’une machine de guerre, cette construction, va s’enrayer en raison de mécanismes trop sophistiqués, d’ambitions démesurées, conduira à une implosion, suscitant dans son tassement une déception de taille et un échec pour la fin du pontificat de François ?

– Ou cette usine à idées, audacieuses et très utiles pour beaucoup de sujets mais illisibles à l’heure actuelle, va réussir à apurer des contentieux importants dans l’Église vécus comme des plaies et des frustrations, deviendra le couronnement du pontificat réformateur de François.

En espérant toutefois que le recours à «l’Esprit Saint» tellement vanté par ce synode, à juste titre selon la tradition de l’Église, ne soit pas instrumentalisé. Cette question un peu provocante n’est pas un détail.

Elle est sérieuse. Je la pose avec prudence, non pour dresser un procès d’intention aux responsables du synode mais parce que l’on n’a jamais vu dans l’Église catholique une telle «publicité» soudaine pour l’Esprit Saint. Tout se passe comme si on se servait de son autorité spirituelle pour forcer le monde des canonistes et de certains théologiens à accepter des évolutions que certains attendent mais que beaucoup récusent à Rome et pas seulement.

Par ailleurs, la spiritualité de l’Esprit Saint se divise en deux écoles chez les catholiques.

Il y a une branche «charismatique» qui admet des manifestations spectaculaires (don de prophétie, chants en langues mystérieuses, «guérisons», conversions subites, etc.). Plus répandue, il y a une branche minimaliste où l’Esprit Saint, l’Esprit de Dieu, tout aussi important pour la vie spirituelle, est profondément discret, «une brise légère» dit la Bible, qui s’exprime dans l’intimité de l’âme ou dans la liturgie, sans exubérance aucune, ni volontarisme.

Jamais en tout cas, même dans un Concile où l’Église supplie l’Esprit Saint de venir éclairer les évêques et théologiens, le Vatican n’avait annoncé à l’avance, de façon tonitruante, et avec certitude que l’Esprit Saint garantissait a priori , la validité des résultats à venir de ce synode sur l’avenir de l’Église.

Le sujet est délicat car il touche l’autorité même du Synode qui entend revoir l’autorité hiérarchique dans l’Église. Il faut l’aborder cependant et j’énonce ce raisonnement avec précaution, comme journaliste et observateur en acceptant bien volontiers de me tromper.

On va vu par exemple cette semaine le cardinal Cyprien Lacroix, archevêque de Québec, répondre à une question sur «l’absence de couples divorcés remariés ou de personnes LGBT» parmi les membres du synode : «Nous n’avons pas fini de voir des choses qui vont nous surprendre», laissant clairement entendre que beaucoup de portes étaient ouvertes.

C’était le 11 octobre. Juste avant l’intervention de ce cardinal, le préfet du dicastère pour la Communication, Paolo Ruffini – un laïc qui est le ministre de l’information du Saint-Siège – avait expliqué que «l’identité sexuelle», la situation des «couples gays» et celle des «divorcés remariés» avaient été effectivement évoquées. Certains membres du Synode ont demandé, selon lui, «un plus grand discernement sur l’enseignement de l’Église en matière de sexualité» quand d’autres, selon la même source, estimaient que ce n’était «pas utile». Mais tous, a-t-il assuré ont souligné «le besoin de rejeter toute forme d’homophobie».

En trente-cinq années de suivi quotidien du Vatican avec l’expérience de trois pontificats, la couverture de deux conclaves, de dizaines de synode, je n’ai jamais vu une telle ambition, une telle organisation méticuleuse, un tel volontarisme qui prend «l’Esprit de Dieu» comme l’argument d’autorité pour la suite des travaux.

Ce qui peut être le cas. Dans la théologie trinitaire chrétienne «l’Esprit de Dieu» est une émanation «d’Amour» entre «Dieu le Père» et «Jésus le Fils». Son rôle est d’inspirer les croyants et l’Église, de nourrir sa vie mystique.

Mais on en parle ces jours-ci à Rome comme si le Saint-Esprit avait déserté le Saint-Siège et qu’il y revenait subitement à la faveur de ce synode alors que l’Église l’invoque à longueur de prière et de messe !

À moins, – autre hypothèse – qu’une redécouverte de l’influence spontanée de l’Esprit Saint reviendrait, à la manière charismatique, pentecôtiste ou évangélique, au plus haut niveau de l’Église où ce style débridé n’a pourtant jamais été admis. François, avant d’être élu, puis après, a toujours eu une dimension charismatique dans sa façon de gérer l’Église. Il est de ce point de vue en pleine tradition chrétienne.

Mais dans les récits évangéliques et dans les Actes des apôtres, c’est Dieu qui semble plutôt commander. Les «surprises» de l’Esprit dont parlent tout le monde ces jours-ci à Rome ne viennent pas «d’en bas» mais d’en haut.

Ce volontarisme, ces mots-clés, presque des mantras – le must, parmi eux, sont «les surprises de l’Esprit saint» -, répétés à l’envi sont une belle trouvaille de communication, un joli élément de langage, mais peut-être l’une des faiblesses de la méthodologie de ce synode. Je ne suis pas en train de dire que cette rencontre ne serait pas «inspirée», qui suis-je pour l’affirmer, mais je m’étonne du fait que l’on garantisse à l’avance l’action de l’Esprit Saint, et le sceau absolu qu’il donnera aux travaux.

L’histoire des Conciles démontre que l’Église met parfois des siècles pour se mettre d’accord sur une simple formule. La maturation est très lente en ce domaine. Les théologiens y travaillent, c’est leur métier. L’implication de laïcs ou religieux, religieuses, moins spécialisés est une excellente nouvelle pour l’Église mais ce synode ne peut pas non plus passer les théologiens au second plan, ce que reprochent certains d’entre eux.

De ce point de vue, la vision du cardinal Lacroix, exprimée cette semaine, promet une lente maturation mais pas mal de confusions : «L’objet de ce Synode […] n’est pas de traiter de questions doctrinales» mais d’apprendre «à marcher ensemble pour que nous puissions voir toutes ces questions une fois que nous serons rentrés chez nous».

Certes, des temps de «silence», c’est une nouveauté, sont imposés dans les tables rondes pour que les participants puissent méditer, réfléchir et prier. Et personne ne peut juger de la prière intérieure de quelqu’un, c’est un sanctuaire infranchissable, mais l’Église donne ici parfois l’impression de «téléguider» l’Esprit Saint, oserais-je dire, qu’elle convoquerait en quelque sorte au Synode. Qui a jamais convoqué l’Esprit de Dieu ? Dans la Bible seul le Christ semble avoir ce pouvoir.

Autre interrogation, trop peu exprimée à Rome, les messages de l’Esprit Saint, nécessitent toujours un «discernement». L’Église catholique s’est même battue pendant des siècles avec tous mouvements ou personnalités trop charismatiques, branchée en direct sur l’Esprit Saint. On peut citer François d’Assise. On peut aussi évoquer le pape François qui lutte contre sa curie romaine, son administration centrale. À chaque fois Rome se donnait seule, l’autorité du «discernement» pour savoir d’où venait les intuitions de tel fondateur ou de telle famille spirituelle : de Dieu, de l’Esprit Saint ? ou d’ailleurs… Et qu’elles étaient les limites. Ce «discernement» de l’Église romaine latine a été au cœur du rejet des thèses luthériennes et de combien d’autres, considérées comme hors du contrôle catholique et ne pouvant donc pas venir de l’Esprit Saint…

Il faut aussi rappeler que cette haute et noble pratique du «discernement» est l’une des caractéristiques de l’ordre des Jésuites. Et que des Jésuites ou des prêtres formés ou proches d’eux, sont placés à de nombreux postes clés de ce Synode. Ce qui est nouveau à ce point. On dit même qu’il y aurait quatre jésuites à la seule table ronde où siège le pape.

Ce discernement ignatien va donc être à l’œuvre pour tenter de saisir ce que voudrait «dire» maintenant «l’Esprit Saint» à l’Église et qu’il n’aurait encore jamais encore suggéré aux papes précédents. Ce que l’on appelle les fameuses «surprises de l’Esprit Saint».

Mais quelles sont-elles ces «surprises» ? «On ne le sait pas» assure-t-on. Et on entend souvent comme dans un plan de communication, cet autre élément de langage qui est décliné sur tous les tons : «aucun membre du synode n’a d’agenda», c’est-à-dire d’objectif à atteindre.

Ce qui est faux.

Il y a dans l’assemblée des laïcs, des religieux, des religieuses, des évêques voire des cardinaux, directement ou indirectement très favorables à telle ou telle réforme, décrites dans le document de travail. J’en ai rencontré. Parler à leur propos, de lobbys, au sens de ceux que l’on croise dans les couloirs de l’administration européenne est exagéré mais l’assemblée romaine croise d’authentiques réformateurs. Ils ne se cachent pas. Ainsi du jésuite américain James Martin défenseur des mouvements LGBT, très proche du pape François.

Il y a aussi dans la même assemblée synodale, de nombreux évêques, laïcs, religieux et religieuses, des «généralistes» de l’Église, fantassins ou capitaines de terrains, sans agenda pour le coup. Eux pourront s’opposer à des options de réformes tout comme les appuyer, au fil des multiples votes de textes, de motions, de propositions.

Un fonctionnement très particulier

Ce qui rend ce synode «ouvert» à la nouveauté et aux «surprises» mais il ne faudrait laisser penser que des mesures inédites qui pourraient être votées en 2024, tomberaient du ciel… Beaucoup de catholiques veulent bien croire que cette assemblée est censée exprimer et représenter le «peuple de Dieu en marche». Mais il n’est pas possible d’entretenir les catholiques dans l’illusion leur faisant croire que l’Église, munie d’une page blanche, attendrait les inspirations de l’Esprit Saint pour savoir en quelles directions elle doit maintenant avancer. Dans l’assemblée beaucoup savent très bien où aller. Beaucoup savent aussi où ils ne veulent pas aller.

Ainsi, cette semaine, la remarque du Père Mauro-Giuseppe Lepori, abbé général de l’Ordre monastique des Cisterciens a reconnu devant la presse que si le thème de l’ordination des femmes «n’était pas dominant», celui de «la place des femmes dans l’Église» l’était. Il a ajouté qu’il n’était pas question, selon lui, d’ordonner des femmes prêtres mais que la question de l’ordination au diaconat était sur la table.

Il y a une forme de démocratie, il y a le vote de femmes, que l’on ne peut que saluer pour l’Église, c’est l’esprit synodal, avec cette réserve toutefois : la liste des invités a été soigneusement affinée par le pape en personne, les «élus» des conférences épiscopales, non contrôlés par Rome, y sont minoritaires.

Et puis, il n’y a pas que les «membres» de l’assemblée. Il y a un bureau central du synode comme il y en a toujours eu mais il a pris de l’importance. La nouvelle organisation en effet donne plus de poids aux travaux des trente «petits groupes», «circuli minores». Ce qui impose par conséquent un gros travail de coordination assuré par ce bureau.

Dans les formules précédentes du synode, c’étaient d’abord les assemblées plénières qui dominaient. Chaque membre s’y exprimait devant tous. Les petits groupes se réunissaient ensuite pour débattre. Puis des assemblées où tous étaient présents, avançaient vers les conclusions.

Désormais, c’est un peu l’inverse : il y a plus de temps et de place pour le travail d’échanges autour des fameuses nouvelles trente tables de douze membres, toutes équipées de petits écrans individuels qui permettent les votes et la circulation de l’information.

Ce qui renforce la nécessité d’une coordination centrale assurée par un bureau central dont le fonctionnement est finalement assez opaque et dont les coups de claviers seront importants, non sur les votes qui viendront des délégués mais pour la rédaction des textes de synthèse.

Je n’ai pas encore bien compris comment cette horlogerie synodale fonctionnait, j’espère y voir clair d’ici la fin du synode et vous en reparler. On ne peut prétendre travailler à une Église synodale plus transparente, démocratique et décentralisée, et agir autrement lors du synode.

Je précise aussi que décrire ce fonctionnement très particulier du synode, de ses grandeurs, de ses limites, ne vise pas à dénigrer cette démarche. Elle est constitutive de l’Église chrétienne. Les Églises orthodoxes n’ont jamais abandonné cette pratique bimillénaire même si seuls les évêques y sont parties prenantes. De même les Églises protestantes qui sont synodales par nature y vivent une forte implications des laïcs.

L’Église catholique a renoué depuis le Concile Vatican II avec cette tradition synodale. Elle a été très pratiquée sous Jean-Paul II et sous Benoît XVI, ne l’oublions pas. Jean-Paul II a convoqué 15 synodes de même ampleur en 27 ans de pontificat, Benoît XVI a lancé 5 synodes en dix ans. François a convoqué un synode sur les jeunes et les vocations, sur la famille, sur l’Amazonie. Ce synode sur la «synodalité» baptisé «sur l’avenir de l’Église» donnerait l’impression d’être le premier vrai synode de l’Église catholique. Ce n’est pas exact même s’il est vrai que l’Église latine romaine ne s’était jamais remise en question à ce point à travers un synode.

D’ailleurs le pape avait comme disparu en début de semaine. Annoncé aux différentes tables rondes du synode, il n’y était pas présent. Problèmes de santé ? Le Vatican avait répondu que François avait d’autres rendez-vous imprévus. Paolo Ruffini, ministre de la Communication du Vatican est le seul qui soit autorisé à parler en cette période de vrai-faux jeûne médiatique imposé par le pape.

«Vrai-faux», parce que la vraie communication n’est pas seulement verbale : Ruffini a révélé que le pape avait déjeuné le 10 octobre avec des «pauvres» de Rome pour leur demander ce qu’ils attendaient du Synode et de l’Église. Selon cette source, les «pauvres» auraient dit au Pape qu’ils n’espéraient qu’une chose de l’Église : «l’amour, seulement l’amour».

Joli programme, personne n’en disconvient. Beau message également surtout dans le contexte horrible de l’actualité, qui serait issu d’un autre synode, celui «des périphéries» ! Sans doute l’une des «surprises» de cette assemblée foisonnante et hors normes.

Merci de votre fidélité et attention à cette lettre.

Source : de Jean-Marie Guénois, Lettre «Dieu seul le sait» N°40 – Le Figaro via Il Sismografo, le 15 octobre 2023

Mgr Pizzaballa prêt à échanger sa vie contre celle des otages

HAZEM BADER | AFP
Le patriarche Pierbattista Pizzaballa.

Mgr Pizzaballa prêt à échanger sa vie contre celle des otages

Le cardinal de Jérusalem, Mgr Pierbattista Pizzaballa, s’est dit prêt à se porter otage en échange de la libération d’enfants israéliens détenus par le Hamas.

Le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche de Jérusalem, s’est dit prêt à échanger sa vie contre celle d’enfants israéliens retenus en otage par le Hamas. « Je suis prêt à un échange, à n’importe quoi, si cela peut conduire à leur liberté, pour ramener ces enfants à la maison » a ainsi déclaré le patriarche dans une interview accordée à plusieurs journalistes italiens en visioconférence, lundi 16 octobre.

« La première chose à faire est d’essayer d’obtenir la libération des otages, sinon il n’y aura aucun moyen d’empêcher une escalade. Nous sommes prêts à aider, même moi personnellement », a-t-il encore déclaré avant de souligner qu’il n’avait pour le moment pas eu de contact direct le Hamas. « C’est très difficile parce que, pour permettre une médiation, il faut avoir des interlocuteurs. Et en ce moment, il n’est pas possible de parler au Hamas », a-t-il reconnu. D’après les chiffres donnés par l’armée israélienne, entre 150 et 200 personnes, dont de nombreux enfants, ont été enlevées par le Hamas depuis la vaste offensive lancée par ce dernier contre Israël, samedi 7 octobre. 

Le patriarche de Jérusalem a par ailleurs évoqué sa préoccupation quant à la crise humanitaire qui se profile suite aux représailles israéliennes sur la bande de Gaza; ainsi que sa crainte de voir le conflit se répandre dans d’autres pays du Moyen-Orient, le transformant en conflit régional « impliquant non seulement Gaza mais éventuellement la Cisjordanie ou le Liban ». Mgr Pizzaballa s’est par ailleurs affranchi de la position tenue jusqu’ici par le pape François, en désignant nommément le Hamas : « Pour être clair, le Hamas a commis des actes de barbarie en Israël », a-t-il reconnu. 

Israël – Vatican : des relations délicates

Le Saint-Siège reconnait l’État d’Israël depuis seulement 1993. Une reconnaissance intervenue 45 ans après la proclamation de l’indépendance de l’État hébreu par David Ben Gourion. Dès les débuts du sionisme, le Vatican avait en effet manifesté sa ferme opposition à la création d’un foyer juif en Palestine. Depuis, les relations diplomatiques entre les deux parties s’écrivent en pointillés. Car si le Vatican a normalisé ses relations avec Israël, il soutient toujours, au moins depuis le pontificat de Jean-Paul II, la solution de la création d’un État palestinien, cherchant avant toute chose à maintenir la paix dans cette région qui abrite les lieux saints de la chrétienté.

En 2013, l’Église catholique a ainsi officiellement reconnu les Territoires palestiniens comme un État souverain, et en 2019, le Saint-Siège réitérait sa position « concernant la solution prévoyant la création de deux États pour deux peuples comme le seul moyen de parvenir à une solution définitive à ce conflit de longue durée ». Quelques semaines avant l’attaque du Hamas en Israël, Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les relations avec les États au Saint-Siège, réclamait de nouveau devant l’ONU un plan de paix permettant de répondre aux aspirations des Palestiniens, tout en fustigeant une « attitude de plus en plus autoritaire et militairement invasive de l’État d’Israël ».

Source : ALETEIA, le 16 octobre 2023

NIGERIA- La cause de béatification de Vivian Uchechi Ogu, 14 ans, tuée sous le nom de Sainte Maria Goretti, a commencé

NIGERIA- La cause de béatification de Vivian Uchechi Ogu, 14 ans, tuée sous le nom de Sainte Maria Goretti, a commencé

Abuja (Agence Fides) – L’Église catholique du Nigeria a entamé la procédure de béatification et de canonisation de Vivian Uchechi Ogu, 14 ans, d’Umuelem, Eniogu, abattue le 15 novembre 2009 par des hommes armés pour avoir résisté à une tentative de viol.


Si le procès entamé le 14 octobre s’achève, Vivian deviendra le deuxième bienheureuse de l’Église catholique au Nigeria après le bienheureux Cyprian Iwene Tansi, béatifié par le Pape Jean-Paul II le 22 mars 1998.


Comme Sainte Maria Goretti, la jeune Italienne tuée pour avoir résisté à la violence, Vivian Uchechi Ogu a résisté aux tentatives d’une bande de voleurs de les violer, elle et sa sœur aînée, après avoir été volées et kidnappées.


Vivian s’était inspirée de Sainte Maria Goretti lors de son dernier cours de catéchisme, auquel elle avait assisté après la messe du dimanche 15 novembre 2009. Vivian avait exhorté ses camarades de classe à imiter Sainte Maria Goretti et à ne jamais succomber au viol ou à toute autre forme d’immoralité.


Mais ce soir-là, une bande de trois voleurs a réussi à s’introduire dans la maison de la famille de la jeune femme. Après avoir maîtrisé les personnes présentes, dont le père de la jeune femme qui a été blessé, les malfaiteurs ont pris la fuite en emmenant Vivian et sa sœur aînée. Les kidnappeurs les ont emmenées dans un buisson voisin et ont tenté d’abuser des deux filles, mais Vivian a résisté au point que les criminels l’ont tuée.


« Étant donné que sa réputation de martyr et de sainteté n’a cessé de croître depuis sa mort, et après avoir été formellement invités à ouvrir la cause de béatification et de canonisation du Serviteur de Dieu, en la portant à la connaissance de la communauté ecclésiale, nous invitons tous les fidèles qui peuvent donner un témoignage valable à se manifester et à contacter la Curie archidiocésaine avec leurs informations, qu’elles soient favorables ou contraires à la réputation de martyr et de sainteté dudit Serviteur de Dieu », lit-on dans le décret présenté par Mgr. Augustin Obiora Akubeze, Archevêque de Benin City.

Le Mouvement Vivian Ogu a été créé, qui rappelle que « Vivian était président de l’Association pontificale de la Sainte-Enfance et, à l’âge de neuf ans, il a collecté des fonds pour payer les soins de plusieurs enfants indigents à l’hôpital central de Benin City. Il a organisé plusieurs visites dans des orphelinats où il a touché la vie de nombreux orphelins pauvres ».

Source: Agence Fides, le 16 octobre 2023

16.10.2023 – DÉPART POUR LISBONNE, MESSE AU SANCTUAIRE DU CHRIST-ROI ET RETOUR EN SUISSE

Franchissement du pont Vasco de Gama de 12.3 km de long qui traverse l’estuaire du Tage au Nord de Lisbonne

Estuaire du Tage, lieu de promenade et de pèche

Sanctuaire du Christ-Roi en approche

Messe à l’église du Rosaire

Homélie du Père Éric (extrait 1)

Homélie du Père Éric (extrait 2)

Cristo-Rei: ce monument mesure 110 mètres de haut.

La première partie est un portique de 82 mètres de hauteur construit par l’architecte António Lino.

La seconde partie représente la statue du Christ de 28 mètres de haut, les bras ouverts, tourné vers la capitale portugaise, qui est l’œuvre du sculpteur Francisco Franco de Sousa.
Pont du 25-Avril (anc. Pont Salazar), long de
2 277,64 m, en franchissement du Tage
Vue sur Lisbonne depuis le sanctuaire

Arrivée à l’aéroport de Lisbonne et retour en Suisse

Bon retour dans vos foyers et merci de votre présence et participation à ce pèlerinage !

Merci à notre guide spirituel, le père Éric Marchand et à l’accompagnement du père Évode Bigirimana, lequel célébrera une messe d’action de grâce pour les pèlerins le lundi 13 novembre prochain, à 18h30, en l’église de St-Sylvestre.

Merci également aux organisateurs: à Bruno Marchello, président, et à Marco Chammartin, secrétaire du CRAMF.

Nos prières sont et seront toujours entendues

Unsplash/Nathan Dumlao

Nos prières sont et seront toujours entendues

Tout commence dans la nuit du 31 décembre 2015 au 1er Janvier 2016. Cette nuit-là, je me remets à Dieu en pleurant de toutes les larmes de mon corps, car rien ne va dans ma vie ; je multiplie les relations sans lendemain, je suis au bout du rouleau, je demande au Seigneur de changer ma situation, je promets que s’Il transforme, ma vie à jamais je le louerai.

Sept jours plus tard, j’ai fait la connaissance de celui qui va devenir mon mari ! Une force intérieure m’a tout doucement dit que c’était lui l’homme avec qui je passerai le reste de ma vie. Il était tout ce que j’attendais, assidu dans la prière et fervent militant du Rosaire ! Cinq mois après nous étions fiancés, puis l’année qui a suivi nous nous sommes mariés traditionnellement.

Depuis ce 1er Janvier 2016 j’ai toujours eu recours à la Sainte Vierge, et je peux assurer qu’elle intercède vraiment pour nous auprès de son divin Fils. Pour ce mois du Rosaire, j’ai pris la décision de dire un chapelet par jour et je sais que nos prières sont et seront toujours entendues.

Gaelle

4 octobre 2017 

www.rosary-world.com

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie