François: le dialogue construit la paix, pas la vengeance ou la haine

Discours du Pape à la délégation de la Conférence des rabbins européens. (Vatican Media)

François: le dialogue construit la paix, pas la vengeance ou la haine

«Pour devenir des bâtisseurs de paix, nous sommes appelés à être des bâtisseurs de dialogue». C’est ce qu’a souligné le Pape François dans son discours à la Conférence des rabbins européens (CER). Le Saint Père, un peu fatigué et dont le discours a été consigné, a également condamné la propagation des manifestations antisémites.

Vatican News

Alors que la guerre entre Israël et le Hamas, déclenchée par l’attaque du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur le sol israélien, depuis la bande de Gaza qu’il contrôle, entre dans son 31ème jour,  le Pape François a accueilli aujourd’hui au Vatican les rabbins européens. «Une fois de plus, la violence et la guerre ont éclaté sur cette terre qui, bénie par le Très-Haut, semble continuellement secouée par la bassesse de la haine et le bruit mortel des armes. La propagation des manifestations antisémites, que je condamne fermement, est également préoccupante», écrit le Saint-Père dans ce discours consigné.

En tant que croyants, «nous sommes appelés à construire la fraternité et à ouvrir des chemins de réconciliation, au nom du Tout-Puissant qui, comme le dit un autre prophète, a « des projets de paix et non de malheur« », relève-t-il, soulignant ensuite que «ce ne sont ni les armes, ni le terrorisme, ni la guerre», mais «la compassion, la justice et le dialogue qui sont les moyens appropriés pour construire la paix».

Le dialogue

Abordant cette question, le Pape revient sur l’essence du dialogue qui, étymologiquement signifie, « par la parole »,  et qu’il relie à la Parole du Très-Haut, cette «lampe qui éclaire les chemins de la vie: elle oriente nos pas précisément vers la recherche du prochain, vers l’accueil, vers la patience; certainement pas vers l’élan soudain de la vengeance et la folie de la haine guerrière», poursuit François, invitant les croyants à être des témoins du dialogue. L’Homme est non seulement capable de dialoguer, mais il est «lui-même le dialogue», et  «suspendu entre ciel et terre, ce n’est que dans le dialogue avec l’au-delà qui le transcende et avec l’autre qui accompagne ses pas, qu’il peut se comprendre et mûrir».

Dialogue avec le judaïsme

Dans son discours, François évoque également le dialogue avec le judaïsme, qui, reconnait-il, revêt une importance particulière pour les chrétiens, car «nous avons des racines juives». «Jésus est né et a vécu en tant que juif; rappelle-t-il, il est lui-même le premier garant de l’héritage juif au sein du christianisme. Et nous, qui appartenons au Christ, nous avons besoin de vous, chers frères, nous avons besoin du judaïsme pour mieux nous comprendre». Puis, souligne le Souverain pontife, «il est important que le dialogue judéo-chrétien garde vivante la dimension théologique, tout en continuant à aborder les questions sociales, culturelles et politiques».

Ainsi, pour devenir des bâtisseurs de paix, le Pape invite à être des bâtisseurs de dialogue. Non seulement avec «nos propres forces et capacités», mais avec «l’aide du Tout-Puissant».

La Conférence des rabbins européens

Fondée en 1956 à l’initiative du Grand Rabbin britannique Israel Brodie, afin de faire revivre les communautés juives vaincues sur le continent européen, la Conférence des rabbins européens, principale alliance rabbinique orthodoxe en Europe, réunit plus de 700 chefs religieux des principales communautés synagogales du continent.

Source : VATICANNEWS, le 6 novembre 2023

06.11.2023 – RENCONTRE DU PAPE AVEC LES ENFANTS DU MONDE ENTIER

Ce lundi 6 novembre 2023 à 14h30, le pape François reçoit au Vatican près de 6 000 enfants de 7 à 12 ans venus du monde entier. Une rencontre placée sous le signe de la paix et de la fraternité, alors que de nombreux enfants viennent de régions touchées par des conflits. L’initiative, intitulée « Apprenons des garçons et des filles », est organisée par le dicastère pour la Culture et l’éducation.

CAP FATIMA – LETTRE DE LIAISON NO 155 (2 NOVEMBRE 2023)

Lettre de liaison n° 155 (2 novembre 2023)

Chers amis,

Le 13 octobre dernier était le 106e anniversaire du miracle du soleil à Fatima. Pour cette occasion, l’association Marie de Nazareth avait demandé un article sur ce miracle. Ayant été conduit à approfondir ce point pour écrire cet article, il nous semble pertinent de vous faire part des résultats. En effet, le miracle du soleil est un des miracles les plus extraordinaires dans l’histoire de l’humanité. Et surtout, il authentifie de façon exceptionnelle le message de Fatima. Or, il faut que nous soyons convaincus de l’origine divine de ce message, non seulement pour y croire malgré ce qu’en disent tous les sceptiques, mais aussi pour être convaincus de son importance et, en conséquence, bien faire ce qu’a demandé la Sainte Vierge.

Le miracle du soleil du 13 octobre 1917

Ce samedi 13 octobre 1917, à Fatima, petit village perdu dans la campagne à une centaine de kilomètres au nord de Lisbonne, le temps est maussade : le ciel est complètement couvert et il pleut de façon continue depuis le début de la matinée. Pourtant, à la Cova da Iria, un champ situé à deux kilomètres du village, une foule considérable d’environ 70 000 personnes est massée, attendant depuis plusieurs heures de voir un miracle dont elle ne sait rien mais annoncé depuis trois mois par trois petits bergers affirmant avoir vu plusieurs fois la Sainte Vierge en ce même lieu. Rien ne se passe de toute la matinée : la foule attend, immobile et trempée. Enfin, vers 13 h 30, à l’heure de la culmination du soleil ce jour-là, toutes les personnes présentes observent un phénomène exceptionnel : pendant une dizaine de minutes, elles voient le soleil tourner sur lui-même, lancer des rayons de lumière de toutes les couleurs, puis se rapprocher de la terre en zigzagant, faisant croire qu’il allait l’écraser.

Ce phénomène céleste défie toutes les lois de la nature. Il faut remonter aux temps apostoliques pour en trouver un analogue. Avant les apparitions de Fatima, on n’en recense que trois : le déluge, l’arrêt du soleil pendant la bataille de Josué contre les Amorrhéens à Gabaon et les ténèbres du Vendredi Saint. À ces trois miracles, on pourrait ajouter la traversée de la Mer Rouge par les Hébreux bien que ce ne soit pas à proprement parler un phénomène céleste. Depuis les apparitions de Fatima, il n’y eut qu’un autre miracle de cette nature et de cette ampleur, l’embrasement du ciel au-dessus de la quasi-totalité de l’Europe pendant la nuit du 25 au 26 janvier 1938.

Le contexte historique

Après l’assassinat du roi Charles 1er en 1908, puis l’expulsion de son successeur Manuel II en 1910, un régime républicain, profondément anticlérical, fut instauré. Il entreprit de violentes persécutions contre l’Église.

Le 13 mai 1917, les trois petits bergers virent la Sainte Vierge pour la première fois à la Cova da Iria. Le soir, ils racontèrent tout à leurs parents, précisant que Notre-Dame avait promis de revenir le 13 des cinq prochains mois. Le 13 juin, une cinquante de personnes les accompagnèrent à la Cova da Iria. Elles ne virent pas la Sainte Vierge, mais entendirent un dialogue sans comprendre le sens de mots et observèrent différents phénomènes : un coup de tonnerre suivi d’un éclair, un petit nuage au-dessus du chêne vert, les branches du haut du petit arbre légèrement ployées, … Ces phénomènes se reproduisirent devant 5 000 personnes le 13 juillet. Après l’apparition, les trois petits voyants annoncèrent que la Sainte Vierge ferait un miracle le 13 octobre à midi, en ce même lieu et que tout le monde pourrait le voir. Les phénomènes ayant accompagné les apparitions précédentes se reproduisirent devant 18 000 personnes le 13 août bien que les petits voyants fussent absents, car ils avaient été emprisonnés le matin à Villa Nova de Ourem, à 10 km de Fatima ; ils virent la Sainte Vierge quelques jours après leur sortie de prison, le 19 août, et affirmèrent que la Sainte Vierge avait confirmé qu’elle ferait un miracle de 13 octobre, mais qu’il serait moins spectaculaire à cause de leur emprisonnement. Enfin, le 13 septembre, 30 000 personnes observèrent les mêmes phénomènes et après l’apparition, les petits voyants affirmèrent une troisième fois que la Sainte Vierge ferait un miracle le 13 octobre. Plusieurs journaux répandirent alors l’information dans tout le Portugal.

La journée du 13 octobre

Depuis la veille, 70 000 personnes, de toutes conditions et de toutes classes sociales, des croyants comme des incroyants, avaient convergé vers la Cova da Iria. Parmi elles, des journalistes et un photographe. Nombreux étaient venus absolument convaincus qu’il ne se passerait rien, mais curieux de voir comment se terminerait le canular. C’est une affluence record dans toute l’histoire des apparitions, affluence d’autant plus exceptionnelle qu’à l’époque, les moyens de communication et de transport étaient beaucoup moins développés qu’aujourd’hui.

Depuis tôt le matin, le ciel était couvert et il pleuvait continuellement. Tout le monde était trempé jusqu’aux os. Vers 13 h, comme il ne s’était toujours rien passé, la curiosité commença à s’émousser et les anticléricaux crièrent à la supercherie. Peu après, les petits voyants virent la Sainte Vierge. À la fin de l’apparition, Lucie s’écria : « Elle s’en va. », puis : « Regardez le soleil. » Il était environ 13 h 30, soit midi à l’heure solaire, c’est-à-dire le moment où le soleil culmine ; car l’heure légale était en avance de deux heures, le Portugal ayant adopté l’heure en vigueur en Europe depuis le début de la guerre. D’après la compilation des déclarations unanimes de tous les témoins interrogés, voici ce qui se passa ensuite.

La danse du soleil

La pluie s’arrêta subitement. Les nuages se déchirèrent et le soleil commença à percer l’épaisse couche nuageuse qui le cachait jusque-là. Le ciel se dégagea presque complètement, prenant une teinte gris perle. Le soleil se détachait sur un ciel parfaitement pur. Les quelques nuages restant semblaient passer derrière sans le voiler, donnant l’impression qu’il s’était rapproché à la hauteur des nuages.
Le soleil avait une couleur s’apparentant à celle de l’argent mat, mais plus claire et plus riche, avec des nuances semblables à l’orient d’une perle. Il ressemblait à un disque taillé dans de la nacre, avec un contour très net. Tout le monde pouvait le fixer sans être ébloui. Sa lumière ne faisait pas mal aux yeux. Il semblait avoir pâli comme s’il était derrière un voile. Mais il n’y avait pas de brume, et le disque d’argent ne paraissait ni voilé ni brouillé. Malgré cela, il restait lumineux et l’on voyait tout très clairement, contrairement à ce qui se passe lors d’une éclipse.

Au bout de quelques instants, le soleil se mit à tourner sur lui-même à une vitesse vertigineuse, projetant dans toutes les directions des gerbes de lumière de toutes les couleurs comme une roue de feu d’artifice. Par moments, il sembla s’éteindre puis se rallumer.
À un moment, il s’arrêta quelques instants, puis reprit sa rotation rapide, projetant des rayons colorés de manière encore plus éblouissante. Il s’arrêta de nouveau pour recommencer une troisième fois son fantastique feu d’artifice qu’aucun artificier n’aurait pu imaginer, changeant successivement de couleur.
Tout le temps que dura le phénomène, tout prit successivement les même couleurs que celles que projetait le soleil, comme si la lumière arrivait à travers les vitraux d’une immense cathédrale. Le firmament, les nuages, la terre, les arbres, les rochers, les visages et les vêtements des petits voyants et de la foule silencieuse apparurent successivement teintés de bleu, de jaune, de rouge, de violet… Cette lumière colorée se répandait de façon parfaitement uniforme jusqu’à l’infini, sur les chênes verts, sur les pierres, sur toute la campagne environnante. Tout avait la même couleur, quelle que soit la direction dans laquelle on regardait. Lorsque la lumière passa au jaune, les gens parurent laids et disgracieux, comme atteints par la jaunisse. Puis tout devint couleur améthyste, et ainsi de suite.

Soudain, tout en conservant son mouvement rapide de rotation, le soleil parut se détacher du ciel et, comme une roue de feu, s’avança vers la terre en zigzagant, dégageant une forte chaleur, comme s’il allait tomber sur la foule et l’écraser. Un cri formidable sortit de toutes les poitrines. Enfin, après avoir ainsi dansé et tremblé quelques instants, le soleil reprit sa place dans le ciel. Le phénomène avait duré dix minutes.

Autre fait surprenant : après la danse du soleil, tous les témoins constatèrent que leurs vêtements étaient secs et propres !

Des faits inexplicables

Toutes les personnes interrogées décrivirent le phénomène de façon identique et il a été impossible de trouver une seule personne affirmant n’avoir rien vu. Le phénomène fut vu également par de nombreuses personnes situées dans un rayon d’une quarantaine de kilomètres, ce qui représente une surface d’environ 5 000 km2, c’est-à-dire 5% de la superficie du Portugal. Dans les campagnes, la densité de population était à cette époque d’environ 45 habitants par km2 ; c’est donc environ 200 000 personnes qui purent voir le phénomène. En particulier, la danse du soleil fut vue par tous les habitants du village d’Albiturel, situé à une dizaine de kilomètres de Fatima, ainsi que par le poète Alfonso Lopez Vieira qui se trouvait dans sa résidence de Sâo Pedro de Muel, au bord de l’océan, à 40 km de Fatima. Les jours suivants, de nombreux journaux rapportèrent l’évènement.

Ce phénomène est unique dans l’histoire ; il ne s’est jamais produit avant et ne s’est jamais reproduit depuis. Et jusqu’à présent, aucune explication naturelle n’a été trouvée. En effet :

  • Le lieu, la date et l’heure du miracle ont été annoncés trois mois à l’avance, le 13 juillet 1917, par les trois petits bergers.
  • Sur place, le phénomène a été vu par environ 70 000 personnes, dont au moins un tiers étaient initialement venus pour se moquer de la religion, persuadés qu’il ne se passerait rien.
  • Les photos montrent que tous les témoins regardent un même point très haut dans le ciel.
  • Tous ont pu fixer le soleil pendant une dizaine de minutes sans être éblouis.
  • Le phénomène a également été vu par plusieurs dizaines de milliers de personnes dans un rayon de 40 km autour de Fatima, alors qu’aucune d’elles ne s’attendait à voir quelque chose. Pourtant, après le 13 octobre, il a été impossible de trouver ne serait-ce qu’une personne affirmant n’avoir rien vu.

Ce ne peut pas être une supercherie :

  • Il était impossible de mettre sur pied un système capable de réaliser un tel feu d’artifice à une hauteur suffisante pour qu’il puisse être visible à 40 km, et suffisamment loin de la Cova da Iria pour que personne parmi les 70 000 témoins ne puisse voir le système.
  • Les pouvoirs en place n’ont jamais pu prouver qu’il y avait eu supercherie, alors qu’ils avaient tous les moyens pour enquêter : police, justice, presse … Aucun nom de mystificateur n’a été avancé.
  • Personne, ni les voyants, ni les membres de leur famille, n’a tiré un quelconque bénéfice de l’événement, et on ne voit aucun motif pour lequel ils auraient monté cette histoire.

Ce ne peut pas être une hallucination collective :

  • On n’a jamais observé d’hallucination collective sur des milliers de personnes simultanément.
  • Une hallucination collective suppose au préalable une longue mise sous stress, ce qui ne fut pas le cas à Fatima. Les photos montrent une foule calme et paisible, regardant dans la même direction, loin d’une quelconque hystérie.
  • Un tiers des personnes sur place, incroyantes, étaient convaincues qu’il ne se passerait rien. De plus, beaucoup voyant l’heure de midi passée étaient persuadées que c’était un canular. Pourtant toutes virent la danse du soleil : le phénomène n’est donc pas le fruit d’une autopersuasion.
  • Le ciel fut couvert toute la matinée et personne ne s’attendait à un phénomène lié au soleil : beaucoup s’attendaient à un évènement d’un tout autre genre, par exemple que la guerre finirait ce jour-là d’une manière extraordinaire.
  • Après la danse du soleil, les 70 000 personnes, trempées jusqu’aux os et les vêtements plein de boue, constatèrent que leurs vêtements étaient propres et complètement secs, phénomène impossible à attribuer à une hallucination collective ou à une supercherie.
  • De nombreuses personnes, éloignées de Fatima de plusieurs dizaines de kilomètres, observèrent le même phénomène, ce qui rend impossible aussi bien l’hypothèse d’une hallucination collective que celle d’une supercherie.

Ce ne peut pas être un phénomène météorologique naturel :

  • Un phénomène météo peut créer des jeux de lumière, comme pour un arc-en-ciel, mais ne peut pas provoquer de mouvements désordonnés du soleil, ni des changements de couleur uniformes sur tout l’environnement.
  • Aucun observatoire n’observa la moindre modification dans le mouvement du soleil ce jour-là. Il ne peut donc s’agir que d’un phénomène très local, ce qui rend sa prévision trois mois à l’avance complètement improbable, voire totalement impossible.

Ce ne peut pas être un phénomène physiologique :

  • Certains ont voulu expliquer le phénomène par le phosphénisme (persistance rétinienne d’une image survenant après la fixation d’une source lumineuse ponctuelle). Mais il n’y eut pas d’exposition au soleil avant le phénomène puisque le ciel était resté couvert toute la matinée.
  • Par ailleurs, un phénomène de phosphénisme n’aurait pas déclenché, exactement au même instant, les mêmes réactions sur des milliers de personnes, dont certaines situées à plusieurs kilomètres de là.

La marque d’une intervention divine

Cette danse du soleil n’a donc aucune explication naturelle. Comment trois petits bergers sans instruction ont-ils pu prévoir trois mois à l’avance le lieu, la date et l’heure d’un phénomène non seulement unique dans l’histoire, mais qui défie les lois de la nature ? Certains ont avancé que le phénomène était dû à des « esprits » qui auraient prévenu les enfants. Mais pourquoi des « esprits » et dans quel but ? La seule véritable explication est qu’une personne céleste, dotée d’un pouvoir considérable, a prévenu les enfants et qu’au jour dit, elle a déclenché ce phénomène. Cette personne, c’est la Sainte Vierge qui a ainsi authentifié sa venue par un signe qui ne trompe pas : un miracle absolument extraordinaire. Aucune apparition n’a jamais été authentifiée de façon aussi exceptionnelle. Ce miracle est non seulement la marque irréfutable d’une intervention divine mais aussi le signe de l’importance du message délivré par Notre-Dame : Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Que la connaissance de ce miracle renforce notre foi en la réalité de l’apparition de Notre-Dame à Fatima et imprime dans notre cœur une ferme volonté de pratiquer et de répandre la dévotion qu’elle a demandée.

La dévotion des 1er samedi du mois et l’Alliance Salve Corda

L’Alliance Salve Corda, qui a pour but de faire connaître, développer et faciliter la pratique des 1er samedi du mois, continue son développement. Depuis début octobre, une carte des “Cités des 1er samedi du mois“ est disponible : voir https://salve-corda.org/carte-cites-premiers-samedis/. Les Cités déjà créées ainsi que celles en projet y sont recensées.
Vous êtes invités à faire connaitre les lieux où vous pouvez pratiquer la dévotion réparatrice des 1er samedi du mois en adressant un mail à : coordinateur@salve-corda.org.
Préciser : 1) l’adresse de l’église ; 2) l’heure de la messe ; 3) l’heure du chapelet ; 4) l’heure de la méditation de quinze minutes ; 5) s’il y a des confessions et à quelle heure.
Nous vous encourageons vivement, soit à rejoindre une Cité des 1ers samedi du mois proche de votre lieu de résidence, soit à essayer d’en fonder une s’il n’y en a pas près de chez vous, afin de répandre le plus possible cette dévotion.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.
Yves de Lassus

Source : FATIMA100, le 2 novembre 2023

La chapelle du Rosaire à Vence, œuvre de Matisse

Shutterstock/Olga Vidoc


La chapelle du Rosaire à Vence, œuvre de Matisse

En 1941, dans le sud de la France gorgé de soleil, alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage en Europe, un homme est confronté à la bataille la plus dure de sa vie : le célèbre peintre Henri Matisse, le peintre des plaisirs éphémères et sensuels, est atteint d’un cancer du côlon. Pour ne rien arranger, sa femme l’a quitté à cause de ses infidélités, et sa fille, qui a rejoint la Résistance, a été arrêtée et envoyée au camp de concentration de Ravensbrück.

Après avoir passé sa vie à fuir la souffrance, Matisse est maintenant à sa merci. Sa vie, sa santé et sa fierté brisées, Matisse subit deux opérations compliquées qui le laissent dans un fauteuil roulant et l’empêchent de peindre et de sculpter comme avant.

Ayant besoin d’aide, il passe une annonce dans le journal pour trouver une « jeune et jolie » infirmière de nuit, et Monique Bourgeois, âgée de 21 ans, répond à l’appel.

Lorsque Matisse reprend des forces, il demande à la jeune fille de poser pour lui, et l’histoire aurait pu prendre la même tournure que pour nombre de ses autres aventures, sauf que la jeune Monique se destine à une vocation de sœur dominicaine.

Matisse, qui a rejeté la religion bien des années auparavant, tente de l’en dissuader, mais la jeune femme persiste. En 1943, ils se retrouvent à Vence (Alpes-Maritimes, France), où Matisse s’est installé et où Monique, devenue sœur Marie-Jacques, se remet de la tuberculose.

Intrigué, Matisse renoue leur amitié et, découvrant que la communauté religieuse n’a qu’un garage qui prend l’eau en guise de chapelle, il prend les choses en main. C’est ainsi qu’est née la Chapelle du Rosaire à Vence, que l’artiste de 82 ans décrira comme « le résultat de toute ma vie professionnelle. Malgré toutes ses imperfections, je la considère comme mon chef-d’œuvre ».

Ce projet sera le plus grand défi de Matisse. (…) La chapelle met en valeur saint Dominique, le fondateur de l’Ordre des Prêcheurs (Dominicains) et le rôle crucial qu’il a joué dans la promulgation de la prière mariale du rosaire à travers le monde catholique.

Elizabeth Lev, 17 août 2023

Adapté de www.angelusnews.com

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

06.11.2023 – SAINT DU JOUR

St Léonard de Noblat

ERMITE EN LIMOUSIN (VIE S.)

Saint Léonard de Noblat (ou Noblac)
Ermite, Patron des Prisonniers
(† 559)

Parmi les jeunes seigneurs de la cour de Clovis qui abjurèrent le paganisme après la bataille de Tolbiac, il y avait un brillant officier nommé Léonard. Pour des hommes de cette trempe, la vertu commune ne suffit pas : il se fit moine. 

À l’école de saint Rémi, près duquel il se fixa, il fit de rapides progrès dans la vertu. « Il était affable dans ses entretiens, fidèle à ses promesses, prodigue par ses aumônes, modeste en ses paroles, humble et simple en tout. »

Clovis, informé par la voix publique de sa sainteté et des merveilles que Dieu opérait par ses mains, voulut le faire évêque ; mais Léonard refusa : « Eh bien ! lui dit le roi, demandez-moi quelque grâce, je vous l’accorderai. – Ô prince ! dit Léonard, accordez-moi le pouvoir de visiter les prisons et de délivrer les prisonniers que je jugerai dignes de cette faveur. »

Clovis fut heureux d’y consentir.

Le saint moine passa quelques temps à Orléans, près de saint Mesmin, abbé de Mici, pour se former aux règles de la vie monastique, puis il traversa le Berry, où il prêcha la foi à des populations encore païennes et obtint un succès immense par sa parole et par ses nombreux miracles.

De là il se rendit en Aquitaine et chercha un lieu solitaire pour se livrer à la prière et à la contemplation des choses célestes. Il trouva cette retraite dans une forêt, près de Limoges, et y mena, pendant vingt ans, une vie plus angélique qu’humaine, dont Dieu seul a le secret.

À sa parole, une source d’eau vive sortit de terre pour alimenter son ermitage. La solitude de ces lieux autrefois sauvages fut bientôt envahie. Une infinité de malades se faisaient transporter auprès du saint et obtenaient leur guérison ; d’autres venaient entendre sa parole et recevoir ses avis. Mais surtout les prisonniers échappés de leur cachot par l’effet de ses prières venaient lui présenter leurs fers en hommage, et recevoir de lui les leçons de la pénitence et de la vie chrétienne.

Saint Léonard de Noblat priez pour nous !

06.11.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 14,12-14.

En ce temps-là, Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour.
Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ;
heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire de Nazianze (330-390)

évêque et docteur de l’Église

Sermon 14, sur l’amour des pauvres, 27-28  ; PG 35, 891-894 (in ‟Lectures chrétiennes pour notre temps”, fiche X10; trad. Orval; © 1971 Abbaye d’Orval; et Riches et pauvres, coll. Icthus-Lettres chrétiennes, vol. 6; trad. F. Quéré-Jaulmes; Éd. Le Centurion-Grasset 1962; p.124-125, rev.)

Imiter la générosité de Dieu

L’homme n’a rien de plus commun avec Dieu que la capacité de faire le bien ; et même si nous n’en sommes capables que dans une mesure toute différente, faisons du moins tout ce que nous pouvons. Dieu a créé l’homme et l’a relevé après sa chute. Toi donc ne méprise pas celui qui est tombé dans la misère. Dieu, ému par la grande détresse de l’homme, lui a donné la Loi et les prophètes, après lui avoir donné la loi non écrite de la nature. Il a pris soin de nous conduire, de nous conseiller, de nous corriger. Finalement il s’est donné lui-même en rançon pour la vie du monde. (…) Lorsque toi tu navigues le vent en poupe, tends la main à ceux qui font naufrage. Quand tu es en bonne santé et dans l’abondance, porte secours aux malheureux. N’attends pas d’apprendre à tes dépens combien l’égoïsme est un mal et combien il est bon d’ouvrir son cœur à ceux qui sont dans le besoin. Prends garde, parce que la main de Dieu corrige les présomptueux qui oublient les pauvres. Tire leçon des malheurs d’autrui et prodigue à l’indigent ne serait-ce que les plus petits secours. Pour lui, qui manque de tout, ce ne sera pas rien. Pour Dieu non plus d’ailleurs, si tu as fait ton possible. Que ton empressement à donner ajoute à l’insignifiance de ton don. Et si tu n’as rien, offre-lui tes larmes. La pitié jaillie du cœur est un grand réconfort pour le malheureux, et une compassion sincère adoucit l’amertume de la souffrance.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 11,29-36.

Les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance.
Jadis, en effet, vous avez refusé de croire en Dieu, et maintenant, par suite de leur refus de croire, vous avez obtenu miséricorde ;
de même, maintenant, ce sont eux qui ont refusé de croire, par suite de la miséricorde que vous avez obtenue, mais c’est pour qu’ils obtiennent miséricorde, eux aussi.
Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans le refus de croire pour faire à tous miséricorde.
Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la connaissance de Dieu ! Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables !
Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ?
Qui lui a donné en premier et mériterait de recevoir en retour ?
Car tout est de lui, et par lui, et pour lui. À lui la gloire pour l’éternité ! Amen.

Psaume 69(68),30-31.33-34.36.37b.

Et moi, humilié, meurtri,
que ton salut, Dieu, me redresse.
Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,
je vais le magnifier, lui rendre grâce.

Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n’oublie pas les siens emprisonnés.

Car Dieu viendra sauver Sion
et rebâtir les villes de Juda.
Il en fera une habitation, un héritage :
patrimoine pour les descendants de ses serviteurs,

demeure pour ceux qui aiment son nom.