En priant le chapelet, sachons consentir à notre pauvreté

Shutterstock/Roman Zaiets

En priant le chapelet, sachons consentir à notre pauvreté

Comment prier le Rosaire ? Lentement et sans le dissocier des mystères qui le constituent. Le danger est que cette prière devienne mécanique : « Quand vous priez, ne rabâchez pas comme les païens » (Mt 6, 7). Mais il vaut mieux ne pas être perfectionniste et consentir à notre pauvreté car le démon cherche toujours à nous décourager. 

Un jour, une personne tourmentée par ses distractions interroge un sage religieux qui lui répond, non sans une pointe d’humour : « Vous savez, les personnes qui n’ont pas de distractions dans la prière, ce sont celles qui ne prient pas… Et puis une maman qui aime son petit enfant est heureuse de le tenir dans ses bras, mais s’il lui prend de vouloir quitter ses bras pour jouer avec son camion ou sa poupée, en sera-t-elle contrariée pour autant, s’il ne s’éloigne pas de son regard maternel ? »

L’adoption du chapelet quotidien est la porte étroite qu’hélas si peu daignent emprunter, car il faut baisser la tête, se faire docile et obéissant, se faire humble.

L’humilité, c’est la sainteté sans laquelle nul ne peut entrer dans l’éternité de Dieu. En prenant cette arme quasi-céleste, nous mettons notre main dans celle de Marie. Elle nous soutiendra dans la grande épreuve de ce monde, et comme elle l’a dit à Fatima :« Les âmes qui embrasseront la dévotion à mon Cœur immaculé – la consécration à Marie, la dévotion au Rosaire et l’imitation de ses vertus – seront chéries de Dieu, comme des fleurs placées par moi, pour orner son trône » (Apparition de Notre Dame de Fatima du 13 juin 1917).

Adapté de : www.beatitudes.org

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

En priant le chapelet, sachons consentir à notre pauvreté

Shutterstock/Roman Zaiets

En priant le chapelet, sachons consentir à notre pauvreté

Comment prier le Rosaire ? Lentement et sans le dissocier des mystères qui le constituent. Le danger est que cette prière devienne mécanique : « Quand vous priez, ne rabâchez pas comme les païens » (Mt 6, 7). Mais il vaut mieux ne pas être perfectionniste et consentir à notre pauvreté car le démon cherche toujours à nous décourager. 

Un jour, une personne tourmentée par ses distractions interroge un sage religieux qui lui répond, non sans une pointe d’humour : « Vous savez, les personnes qui n’ont pas de distractions dans la prière, ce sont celles qui ne prient pas… Et puis une maman qui aime son petit enfant est heureuse de le tenir dans ses bras, mais s’il lui prend de vouloir quitter ses bras pour jouer avec son camion ou sa poupée, en sera-t-elle contrariée pour autant, s’il ne s’éloigne pas de son regard maternel ? »

L’adoption du chapelet quotidien est la porte étroite qu’hélas si peu daignent emprunter, car il faut baisser la tête, se faire docile et obéissant, se faire humble.

L’humilité, c’est la sainteté sans laquelle nul ne peut entrer dans l’éternité de Dieu. En prenant cette arme quasi-céleste, nous mettons notre main dans celle de Marie. Elle nous soutiendra dans la grande épreuve de ce monde, et comme elle l’a dit à Fatima :« Les âmes qui embrasseront la dévotion à mon Cœur immaculé – la consécration à Marie, la dévotion au Rosaire et l’imitation de ses vertus – seront chéries de Dieu, comme des fleurs placées par moi, pour orner son trône » (Apparition de Notre Dame de Fatima du 13 juin 1917).

Adapté de : www.beatitudes.org

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

En priant le chapelet, sachons consentir à notre pauvreté

Shutterstock/Roman Zaiets

En priant le chapelet, sachons consentir à notre pauvreté

Comment prier le Rosaire ? Lentement et sans le dissocier des mystères qui le constituent. Le danger est que cette prière devienne mécanique : « Quand vous priez, ne rabâchez pas comme les païens » (Mt 6, 7). Mais il vaut mieux ne pas être perfectionniste et consentir à notre pauvreté car le démon cherche toujours à nous décourager. 

Un jour, une personne tourmentée par ses distractions interroge un sage religieux qui lui répond, non sans une pointe d’humour : « Vous savez, les personnes qui n’ont pas de distractions dans la prière, ce sont celles qui ne prient pas… Et puis une maman qui aime son petit enfant est heureuse de le tenir dans ses bras, mais s’il lui prend de vouloir quitter ses bras pour jouer avec son camion ou sa poupée, en sera-t-elle contrariée pour autant, s’il ne s’éloigne pas de son regard maternel ? »

L’adoption du chapelet quotidien est la porte étroite qu’hélas si peu daignent emprunter, car il faut baisser la tête, se faire docile et obéissant, se faire humble.

L’humilité, c’est la sainteté sans laquelle nul ne peut entrer dans l’éternité de Dieu. En prenant cette arme quasi-céleste, nous mettons notre main dans celle de Marie. Elle nous soutiendra dans la grande épreuve de ce monde, et comme elle l’a dit à Fatima :« Les âmes qui embrasseront la dévotion à mon Cœur immaculé – la consécration à Marie, la dévotion au Rosaire et l’imitation de ses vertus – seront chéries de Dieu, comme des fleurs placées par moi, pour orner son trône » (Apparition de Notre Dame de Fatima du 13 juin 1917).

Adapté de : www.beatitudes.org

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

En priant le chapelet, sachons consentir à notre pauvreté

Shutterstock/Roman Zaiets

En priant le chapelet, sachons consentir à notre pauvreté

Comment prier le Rosaire ? Lentement et sans le dissocier des mystères qui le constituent. Le danger est que cette prière devienne mécanique : « Quand vous priez, ne rabâchez pas comme les païens » (Mt 6, 7). Mais il vaut mieux ne pas être perfectionniste et consentir à notre pauvreté car le démon cherche toujours à nous décourager. 

Un jour, une personne tourmentée par ses distractions interroge un sage religieux qui lui répond, non sans une pointe d’humour : « Vous savez, les personnes qui n’ont pas de distractions dans la prière, ce sont celles qui ne prient pas… Et puis une maman qui aime son petit enfant est heureuse de le tenir dans ses bras, mais s’il lui prend de vouloir quitter ses bras pour jouer avec son camion ou sa poupée, en sera-t-elle contrariée pour autant, s’il ne s’éloigne pas de son regard maternel ? »

L’adoption du chapelet quotidien est la porte étroite qu’hélas si peu daignent emprunter, car il faut baisser la tête, se faire docile et obéissant, se faire humble.

L’humilité, c’est la sainteté sans laquelle nul ne peut entrer dans l’éternité de Dieu. En prenant cette arme quasi-céleste, nous mettons notre main dans celle de Marie. Elle nous soutiendra dans la grande épreuve de ce monde, et comme elle l’a dit à Fatima :« Les âmes qui embrasseront la dévotion à mon Cœur immaculé – la consécration à Marie, la dévotion au Rosaire et l’imitation de ses vertus – seront chéries de Dieu, comme des fleurs placées par moi, pour orner son trône » (Apparition de Notre Dame de Fatima du 13 juin 1917).

Adapté de : www.beatitudes.org

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

07.11.2023 – SAINT DU JOUR

St Vincent Grossi

St Vincent Grossi

PRÊTRE ET FONDATEUR († 1917)

St Vincent (Vincenzo) Grossi

Prêtre et fondateur des :

‘Filles de l’Oratoire’

 

Né le 9 mars 1845, à Pizzighettone (Italie), il était l’avant dernier d’une fratrie de sept enfants ; il fut baptisé le jour même de sa naissance.

Éduqué très chrétiennement par sa mère, qui fut sa première catéchiste, il manifesta, dès l’enfance, un zèle et une joie toute spéciale à aider sa paroisse. De son père il hérita le sérieux et l’amour du travail bien fait.

Ayant manifesté son désir de devenir prêtre, il fut freiné par son père, non seulement pour des raisons familiales, mais aussi pour tester la vocation de son fils. Ce ne fut qu’à l’âge de 19 ans que Vincent put réaliser son désir de se consacrer tout entier à Dieu.

En 1866 il entra au Séminaire de Crémone et après des études sérieuses, couronnées de succès, il fut ordonné prêtre du diocèse de Lodi à 24 ans : il célébra sa première messe dans la cathédrale de Crémone le 22 mai 1869.

La messe sera toujours au centre de sa vie : il y puisera la lumière et la force pour lui-même et pour son apostolat. Il dira même aux Sœurs de son Institut : « le prêtre doit exprimer [pendant la messe], vivre et faire vivre la vie admirable de Jésus dans le ciel et continuer ici-bas la vie qu’Il aurait menée pour accomplir la volonté du Père ».

Après son ordination, il fut tout d’abord nommé vicaire auxiliaire dans une paroisse du diocèse et puis, en 1873, curé de Ragona. Ses dons de pasteur excellèrent pour l’éducation des enfants et des adolescents.

Après avoir perdu son époux, sa mère s’installa dans la cure et aida, par ses aumônes secrètes, à payer les dettes de la paroisse de son fils.

Plus tard, le 28 décembre 1882, sous les instances de son évêque il prit en charge la paroisse de Vicobellignani, où il resta 34 ans. Cette paroisse était en déclin, à cause de l’action des protestants qui avaient mené là un apostolat très actif.

Pour le convaincre, son évêque, Mgr Bonomelli, lui écrivit pour lui dire que « cette paroisse et en général toute la région, avait besoin de pasteurs pleins de zèle, désintéressés, exemplaires, d’une grande charité, d’une grande prudence et instruits : ces dons je les décèle en vous et je suis certain de ne pas me tromper… J’espère qu’en une dizaine d’années vous ressusciterez cette paroisse et ferez disparaître l’erreur ».

L’évêque se révéla être un prophète, car, avec la prière intense et un généreux dévouement, le père Vincent transforma le pays en une véritable communauté spirituelle. Il était un pasteur zélé, le leader de son troupeau par la parole et l’exemple.

Don Vincenzo n’était pas un homme à livres, mais plutôt un homme qui approfondissait tout avec sagesse et méthode, néanmoins il devait souvent lire et écrire. En effet il préparait avec grand soin ses sermons, que tous pouvaient comprendre, et plus tard il rédigea aussi les leçons pour ses religieuses. Sa prédication était le fruit de la prière et de la méditation régulière.

Sa messe quotidienne était précédée d’une longue préparation. La célébration était simple, ordonnée, profondément exemplaire dans les paroles et les gestes. Son âme était alors toute tournée vers le Seigneur.

En 1885, il fonda la première communauté des ‘Filles de l’Oratoire’ pour aider les jeunes filles. Il écrivit les règles à genoux devant le tabernacle. À ses religieuses il demanda de ne vivre que dans la sainteté et dans la joie. Il leur choisit saint Philippe Néri comme patron.

Il meurt le 7 novembre 1917 en disant : « la voie est ouverte, il me faut y aller ». Ses reliques reposent dans la Maison-Mère, à Lodi.
Le 1er novembre 1975, saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) l’éleva à la gloire des autels, à Rome, et le donna aux prêtres comme un exemple à suivre.

Vincenzo Grossi a été proclamé Saint le dimanche 18 octobre 2015, à Rome, par le pape François (Jorge Mario Bergoglio, 2013) ; avec lui ont été canonisés : María Isabel Salvat Romero, une religieuse espagnole morte en 1998 et le couple Louis et Zélie Martin, les parents de sainte Thérèse de Lisieux, un geste symbolique en plein synode sur la famille.

St Vincent Grossi priez pour nous !

07.11.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 14,15-24.

En entendant parler Jésus, un des convives lui dit : « Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu ! »
Jésus lui dit : « Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde.
À l’heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : “Venez, tout est prêt.”
Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser. Le premier lui dit : “J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir ; je t’en prie, excuse-moi.”
Un autre dit : “J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer ; je t’en prie, excuse-moi.”
Un troisième dit : “Je viens de me marier, et c’est pourquoi je ne peux pas venir.”


De retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : “Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les ici.”
Le serviteur revint lui dire : “Maître, ce que tu as ordonné est exécuté, et il reste encore de la place.”
Le maître dit alors au serviteur : “Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie.
Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner.” »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Bonaventure (1221-1274)

franciscain, docteur de l’Église

De la vie parfaite, ch. VIII, §2-4 (Œuvres spirituelles, rev.)

Le Pain des Noces

Si vous avez quelques vertus, sources de bonnes œuvres, ou plutôt parce que vous êtes riche en vertus, persévérez dans leur pratique, progressez-y toujours, et, par elles, menez le combat du Christ jusqu’à la mort, afin qu’au dernier jour, au terme de votre vie, vous receviez pour salaire et récompense de votre travail la couronne de gloire et d’honneur. C’est pourquoi Jésus-Christ, votre unique amour, vous dit dans l’Apocalypse : « Soyez fidèle jusqu’à la mort, et je vous donnerai la couronne de vie. » (Ap 2,10) Cette couronne n’est pas autre chose que la récompense de la vie éternelle, dont la possession doit enflammer de désir tous les chrétiens. Levez-vous donc, amie de Dieu, épouse de Jésus-Christ, colombe du Roi éternel, venez, hâtez-vous aux noces du Fils de Dieu, car toute la cour céleste vous attend, « tout est préparé » (Cf. Mt 22,4 ; Lc 14,17b). Un serviteur beau et noble est prêt à vous servir ; un mets précieux et délectable est préparé pour vous restaurer ; une société douce et très aimable est prête à partager votre joie. Levez-vous donc et hâtez-vous ! Courez à ces noces, puisqu’un serviteur d’une grande beauté est prêt à vous servir. Ce serviteur, c’est l’assemblée des anges, que dis-je ? c’est le propre Fils du Dieu éternel ! Ne se donne-t-il pas lui-même pour tel dans le Saint Évangile ? « En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera asseoir à table, et passant devant eux, il les servira » (Cf. Lc 12, 37). Oh ! que la gloire des pauvres et des méprisés sera grande quand ils seront servis par le Fils de Dieu, du souverain Roi, et par toute l’armée réunie du Royaume céleste. Un aliment précieux et délectable est aussi préparé pour vous nourrir. Le Fils de Dieu, lui-même, dressera la table de ses propres mains. il l’affirme dans le Saint Évangile : « Et moi, je vous prépare le Royaume, comme mon Père me l’a préparé, afin que vous mangiez et buviez à ma table dans mon royaume » (Lc 22,29-30a). Oh ! Qu’il est suave et délicieux cet aliment, que Dieu dans sa bonté a préparé pour le pauvre ! Oh ! Comme il est heureux celui qui doit manger au Ciel ce pain préparé dans le sein de la Vierge par le feu du Saint-Esprit ! « Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement » (Jn 6,58b). Le Roi céleste nourrit et restaure ses élus de ce pain, de cet aliment, comme il est dit au Livre de la Sagesse : « Vous avez nourri votre peuple de la nourriture des Anges » (Sg 16,20).

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 12,5-16a.

de même, nous qui sommes plusieurs, nous sommes un seul corps dans le Christ, et membres les uns des autres, chacun pour sa part.
Et selon la grâce que Dieu nous a accordée, nous avons reçu des dons qui sont différents. Si c’est le don de prophétie, que ce soit à proportion du message confié ;
si c’est le don de servir, que l’on serve ; si l’on est fait pour enseigner, que l’on enseigne ;
pour réconforter, que l’on réconforte. Celui qui donne, qu’il soit généreux ; celui qui dirige, qu’il soit empressé ; celui qui pratique la miséricorde, qu’il ait le sourire.
Que votre amour soit sans hypocrisie. Fuyez le mal avec horreur, attachez-vous au bien.
Soyez unis les uns aux autres par l’affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres.
Ne ralentissez pas votre élan, restez dans la ferveur de l’Esprit, servez le Seigneur,
ayez la joie de l’espérance, tenez bon dans l’épreuve, soyez assidus à la prière.
Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, pratiquez l’hospitalité avec empressement.
Bénissez ceux qui vous persécutent ; souhaitez-leur du bien, et non pas du mal.
Soyez joyeux avec ceux qui sont dans la joie, pleurez avec ceux qui pleurent.
Soyez bien d’accord les uns avec les autres ; n’ayez pas le goût des grandeurs, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne vous fiez pas à votre propre jugement.

Psaume 131(130),1.2.3.

Seigneur, je n’ai pas le cœur fier
ni le regard ambitieux ;
je ne poursuis ni grands desseins,
ni merveilles qui me dépassent.

Non, mais je tiens mon âme
égale et silencieuse ;
mon âme est en moi comme un enfant,
comme un petit enfant contre sa mère.

Attends le Seigneur, Israël,
maintenant et à jamais.

La Chaire du Christ est la Croix où l’Amour est Loi, par Mgr Follo

Mgr Francesco Follo, Eglise.catholique.fr

La Chaire du Christ est la Croix où l’Amour est Loi, par Mgr Follo

« Comme tabernacles, portons l’amour dans le monde »

Rite Romain

XXXIème dimanche du Temps Ordinaire – 5 novembre 2023

Mal 1.14- 2.2.8-10 ; Ps131 ; 1Ths 2.7-9.13 ; Mt 23 : 1-12

  1. L’Amour et la Loi.

Dimanche dernier nous avons médité sur le premier et grand commandement, celui de l’amour de Dieu et sur le deuxième, qui est semblable au premier, celui de l’amour du prochain : « De ces deux commandements dépendent toute la Loi et les Prophètes » (Mt 22,40);

   Dans l’Evangile de ce dimanche nous sommes appelés à approfondir le fait que l’amour ne s’oppose pas à la loi. Saint-Mathieu montre que, contrairement à ce que les scribes et les pharisiens pensent, Jésus ne méprise pas la loi et n’entend pas remplacer l’Amour à la Loi. L’Amour est l’achèvement de la Loi et lien de la perfection (cf. Col 3,14 ; Rm 13,10). Sans l’Amour, la Loi meurt et le Prophète s’éteint. L’Amour ne remplace pas la Loi mais l’observe.  L’Amour n’est pas un sentiment vide et superficiel, il ne néglige pas la loi, il la vit pleinement. Il ne se contente pas de ne pas dire le faux, il cherche la vérité. Il ne se contente pas de ne pas tuer, il donne la vie. Non seulement il ne vole pas mais il vient à la rencontre des nécessités des frères.

  Dans l’évangile d’aujourd’hui, il apparait que, pour le Christ, la Loi n’est pas à réduire à série de préceptes à mettre en pratique. La Loi est la parole de Dieu qui indique sa volonté pour la vie. Jésus est le premier qui a réalisé cette volonté qui est un don que Dieu nous donne pour vivre en tant qu’hommes nouveaux dans l’amour. Celui qui observe les commandements, aime et suit toute la loi qui est le chemin de la vie.

   Comme les Prophètes l’ont déjà continuellement rappelé, Jésus enseigne que la Loi est l’expression du soin avec lequel Dieu, en tant que pasteur, guide son peuple vers le chemin de la liberté.

    Si nous écoutons la parole du Père comme le Christ l’a fait, nous la vivons comme lui, en pratiquant l’amour filial qui empêche que l’observation de la loi soit réduite à un vide rigide déshumanisé et légaliste, mais devienne un chemin d’authenticité et de sainteté, donc de maturité intégrale et donc pas pharisaïque.

  1. Fils, Frères et Serviteurs

En effet, le comportement contraire au pharisaïsme est la fraternité entre nous parce que nous sommes réellement des fils de Dieu (cf. 1Jn 3,1), qui est un Père qui aime jusqu’au don de son propre fils pour notre salut. Dieu est un Père qui n’abandonne jamais ses enfants. C’est un Père amoureux qui aide, accueille, pardonne, sauve avec une fidélité qui dépasse grandement celle des hommes pour s’ouvrir vers des dimensions d’éternité « parce que son amour est pour toujours (Ps136). L’amour de Dieu Père est toujours grand, ne se fatigue jamais de nous. C’est un amour qui donne jusqu’à l’extrême, jusqu’au sacrifice du Fils. Nous, fils dans le Fils, sommes appelés à vivre la morale chrétienne comme éthique de la fraternité qui devient praticable grâce à la communion eucharistique.

Cette communion sacramentelle n’est pas simplement une prière privée où le simple chrétien rencontre son Dieu. La communion sacramentelle est plus : elle est le sceau de l’appartenance des chrétiens entre eux à travers leur lien avec le Christ. Pour cela elle est la partie essentielle de la Sainte Messe dans laquelle nous célébrons notre union comme des frères à travers notre frère Jésus Christ.

La communion eucharistique

– est partie intégrante de cet évènement qui est la Sainte Messe ;

– est le sceau de la fraternité entre Dieu et les hommes et, à partir de Dieu, des hommes entre eux ;

– est l’inclusion de tous les hommes dans l’événement de la croix, et, de cette façon, tout le monde est remis à Dieu et donc reconduit à son sens authentique ;

– est l’appel de chaque chrétien à être un tabernacle vivant de Dieu dans le monde.

Comme tabernacles, portons l’amour dans le monde, en prenant conscience que le plus grand n’est pas celui qui a plus mais celui qui aime le plus grâce à l’amour qu’il porte en lui. Le monde a besoin d’amour et non de richesse pour fleurir. Et alors le plus grand de ce monde peut être une personne inconnue qui travaille dans le secret de sa maison ou dans les forêts d’Afrique ou d’Amazonie ou en cachette dans un petit bureau ou dans une usine. Jésus renverse notre idée de grandeur en disant : « vous êtes grands comme votre cœur est grand ». Nous sommes grands lorsque nous savons aimer, lorsque nous savons le faire comme Jésus en traduisant l’amour dans la divine folie du service : « Je suis venu pour servir et non pour être servi. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé » (Mt 23,11-12).

 Cette folie est la nouvelle apportée par le Christ : Dieu est parmi nous et ne tient pas le monde à ses pieds, c’est Lui qui est aux pieds de tous. Dieu est le grand serviteur et non le patron. Servons-le parce que Lui, il est devenu notre serviteur.

    Le service est ce qui permet l’instauration de la civilisation de l’amour où le plus grand est celui qui aime en servant. « En lavant les pieds aux apôtres, Jésus a voulu révéler la manière d’agir de Dieu envers nous et donner l’exemple de son commandement nouveau, celui de nous aimer les uns les autres comme lui nous a aimé, en donnant sa vie pour nous » (Pape François, 12 mars 2016). Le « service est le chemin à parcourir pour vivre la foi » en Jésus et c’est de donner le témoignage de son amour. Et l’amour est le service concret, un service humble fait dans le silence et en cachette. L’amour « demande » des œuvres et non pas seulement des paroles. Il demande « de mettre à disposition les dons que le Saint Esprit nous a donnés pour que la communauté puisse grandir et puisse s’exprimer dans le partage des biens matériels pour que personne ne soit dans le besoin ». Une tâche qui vaut non seulement pour les croyants, mais aussi pour tous : le partage et la dédicace à qui dans le besoin est un style de vie que Dieu demande à tous les chrétiens comme parcours d’humanité authentique et de sainteté.

  Pour ce qui concerne le service, le Christ commande avec amour : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres » (Jn 13,12-14). Ceci signifie que celui qui a plus, ce n’est pas pour tenir mais pour donner ; celui qui est plus n’a pas un privilège mais il a une mission.

Les dons et les charismes de Dieu sont pour l’utilité commune (cf. 1Cor 12).  Nous sommes comme un corps avec divers membres – nobles et moins nobles – mais tous nécessaires pour le bien de tout l’organisme. Le service, la charité, la mise à disposition des autres n’est pas un surplus ou une aumône, mais une responsabilité et un devoir. Ils sont un droit des pauvres et des faibles, un droit revendiqué devant Dieu.

Cet « commandement » de servir est adressé de façon particulière aux vierges consacrées. En effet, l’Ordo virginum comprend des femmes vierges qui « en émettant le saint propositum de suivre le Christ de très près, sont consacrées au Christ par l’évêque diocésain selon le rite liturgique approuvé, « s’unissent en noces mystiques au Christ Fils de Dieu et se mettent au service de l’église » (CIC can. 604 § 1). La spécificité de la virginité consacrée est la nuptialité avec le Christ qui « acquiert la valeur d’un ministère au service du peuple de Dieu et intègre les personnes consacrées dans le cœur de l’Eglise et du monde » (Rite de la consécration des vierges, Praenotanda).

Les vierges consacrées s’intègrent dans ce parcours ecclésial par une référence particulière aux affections. En fait, à travers leur vie, en Lui donnant et à son règne toutes leurs forces d’amour, elles témoignent que chaque vocation est accueil de la charité de Dieu et réponse envers lui dans le service aux autres. Elles rappellent la source théologique de l’amour surtout à travers la virginité qui rappelle cette virginité du cœur et des affections qui naît et s’alimente de la communion intime et féconde avec le Seigneur.

Lecture patristique

Saint Paschase Radbert (+ 860)
Commentaire sur l’évangile de Matthieu, 10, 23

CCM 56 B, 1112-1113

Qui s’abaissera sera élevé (Mt 23,12). Non seulement le Christ a dit à ses disciples de ne pas se faire appeler maîtres et de ne pas aimer les premières places dans les repas ni aucun autre honneur. Mais il a donné lui-même, en sa personne, l’exemple et le modèle de l’humilité. Alors que le nom de maître lui est donné non par complaisance mais par droit de nature, car tout subsiste par lui (Col 1,17), il nous a communiqué, par son entrée dans la chair, un enseignement qui nous conduit tous à la vie et, parce qu’il est plus grand que nous, il nous a réconciliés avec Dieu (Rm 5,10). Comme s’il nous disait : N’aimez pas les premiers honneurs, ne désirez pas vous faire appeler maîtres (Mt 23,7), de même que ce n’est pas moi qui recherche ma gloire, il y a quelqu’un qui la recherche (Jn 8,50). Tenez aussi vos regards fixés sur moi, car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie pour la multitude (Mt 20,28).

Assurément, dans ce passage de l’évangile, le Seigneur instruit non seulement ses disciples, mais aussi les chefs des Églises, leur prescrivant à tous de ne pas se laisser entraîner par l’avidité à rechercher les honneurs. Au contraire, que celui qui veut devenir grand soit le premier à se faire comme lui le serviteur de tous (cf. Mt 20,26-27). Si quelqu’un trouve bon de désirer une haute charge (cf. 1Tm 3,1), qu’il désire l’œuvre que celle-ci permet de réaliser et non le grand honneur qui lui est attaché ; qu’il veuille aider et servir tous les hommes, plutôt qu’être aidé et servi par tous. Car le désir d’être servi procède de l’orgueil pharisaïque, et le désir de servir naît de la sagesse et de l’enseignement du Christ.

En vérité, ceux qui sollicitent les honneurs et les réclament pour eux-mêmes sont ceux qui s’élèvent. Et ceux qui se réjouissent d’apporter leur aide et de servir sont ceux qui s’abaissent pour que le Seigneur les élève.

Il faut encore remarquer que le Christ n’a pas parlé de celui que le Seigneur élève, mais qu’il a dit : Celui qui s’élève sera abaissé, de toute évidence par le Seigneur. Il n’a pas parlé non plus de celui que le Seigneur abaisse, mais il a dit : Celui qui s’abaisse volontairement sera élevé (Mt 23,12), en retour, par le Seigneur.

Ainsi, à peine le Christ s’est-il réservé tout particulièrement le titre de maître qu’il invoque la règle de sagesse en vertu de laquelle celui qui veut devenir grand doit être le serviteur (Mt 20,26) de tous. Cette règle, il l’avait exprimée en termes différents : Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur (Mt 11,29).

Dès lors, quiconque veut être son disciple ne doit pas tarder à apprendre la sagesse dont le Christ affirme qu’il fait lui-même profession, car tout disciple accompli sera comme son maître (Lc 6,40). Au contraire, celui qui aura refusé d’apprendre la sagesse enseignée par le Maître, loin de devenir un maître, ne sera même pas un disciple.

Source : ZENIT.ORG, le 3 novembre 2023