Pierre Cornu et Brigitte Tag prendront part à l’enquête préliminaire

Communiqué de l’évêché de Coire et de la Conférence centrale catholique romaine de Suisse (RKZ)

Coire et Zurich, le 10 novembre 2023

Sur mandat de la Conférence centrale catholique romaine de Suisse, Pierre Cornu, juge cantonal neuchâtelois, et Brigitte Tag, professeure de droit pénal et de droit de procédure pénale à l’Université de Zurich, assisteront l’évêque Joseph Maria Bonnemain dans son enquête préliminaire canonique contre quatre membres de la Conférence des évêques.

En juin 2023, l’évêque Joseph Maria Bonnemain a été chargé par le Dicastère pour les Evêques à Rome de l’enquête préliminaire sur les éventuelles omissions d’informer de trois membres de la Conférence des évêques suisses (CES) et une présomption de harcèlement sexuel de la part d’un quatrième membre de la CES. Lorsque cette nomination a été communiquée en septembre, la présidence de la Conférence centrale a exprimé son intention d’intégrer des spécialistes indépendants dans cette enquête préliminaire, afin d’assurer la crédibilité de ce mandat vis-à-vis du public.

L’évêque de Coire et la présidence de la Conférence centrale se sont récemment entendus sur deux expert-e-s et leur cadre de participation. L’évêque Joseph Maria Bonnemain bénéficiera ainsi du soutien d’un spécialiste de Suisse romande et d’une spécialiste de Suisse alémanique.

En collaboration avec l’évêque, Brigitte Tag et Pierre Cornu analyseront les connaissances déjà acquises, les documents réunis et les enquêtes ou les entretiens effectués, afin d’y apporter des compléments éventuels. Ils termineront l’enquête préliminaire avec l’évêque et l’assisteront lors de l’élaboration du rapport. La responsabilité finale de ce dernier incombera à l’évêque Joseph Maria Bonnemain. Il reviendra ensuite au Dicastère pour les évêques du Siège apostolique de décider si des mesures disciplinaires doivent être prises ou si une procédure pénale ecclésiastique doit être ouverte contre certains des membres visés de la Conférence des évêques suisses.

Comme dans toute enquête judiciaire, Pierre Cornu et Brigitte Tag ne s’exprimeront publiquement ni sur son déroulement ni sur son contenu. Selon la Conférence centrale, leur participation est fondamentale pour des raisons de crédibilité publique. Leur expertise en matière pénale ainsi que leur vision extérieure et indépendante renforcent la confiance dans l’objectivité de cette enquête canonique.

A propos de Pierre Cornu : https://www.linkedin.com/in/pierre-cornu-8247495a/

A propos de Brigitte Tag : https://www.ius.uzh.ch/de/staff/professorships/alphabetical/tag/team/bt/cv.html

Source : SITE DE LA CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES SUISSES, le 10 novembre 2033

Le chapelet de combat, véritable arme d’assaut spirituelle

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La Bonne Nouvelle – Le chapelet de combat contient traditionnellement la Médaille Miraculeuse, la médaille de saint Benoît et la Croix du Pardon.

Le chapelet de combat, véritable arme d’assaut spirituelle

Le chapelet de combat n’est pas une autre version arbitraire du traditionnel chapelet. Ce chapelet historique a protégé la vie, la santé de l’âme et du corps de nombreuses personnes.

Au cours de la Première Guerre mondiale, le gouvernement américain décide de faire distribuer à ses soldats des « chapelets de combat » pour leur offrir un soutien spirituel face aux horreurs de la guerre. Beaucoup ont attribué leur vie sauve à la prière de leur Sainte Mère du Ciel. Véritable arme d’assaut spirituelle, ce chapelet est fait pour vaincre le combat spirituel contre le démon, et contre ses démons. 

Dans les situations difficiles, ce chapelet permet de demander à Jésus, par Marie, de vaincre la peur, les maladies, les addictions, les assauts diaboliques. Une demande spécifique peut être intégrée au cœur de chaque « Je Vous Salue Marie », par exemple « Je vous Salue Marie pleine de grâces… et Jésus qui me guérit de…, ou et Jésus qui me libère de … » Prier le chapelet de combat est une habitude que Romone a fait sienne depuis plusieurs années : « Depuis que j’ai mon chapelet, je ne crains plus rien et je crois en Dieu plus que tout, il ne me quitte jamais », confie-t-il.

Ce chapelet, traditionnellement en métal, est robuste et pèse physiquement lourd dans la main de celui qui le prie. Sur ce chapelet sont habituellement présentes la Médaille Miraculeuse, la médaille de Saint Benoît et la Croix du Pardon. Ce chapelet est d’un grand recours pour ceux qui cherchent une aide forte et efficace et pour ceux qui espèrent une délivrance spécifique, comme par exemple une addiction aux péchés de la chair (alcool, pornographie, relations extra-conjugales). Le Pape Pie X a d’ailleurs accordé une indulgence aux personnes qui embrassent avec foi la Croix du Pardon présente sur ce chapelet.

Une arme pour le combat spirituel

La Sainte Vierge représentée sur la médaille miraculeuse écrase le serpent, symbole du péché. La très puissante médaille de Saint Benoîtrappelle que le saint a chassé les démons. Saint Michel, Prince de la Milice Céleste, figure comme un guerrier terrassant le mal. 

Dans l’exhortation apostolique consacrée à son « appel à la sainteté », le Pape François insistait sur l’illusion de penser que Satan n’existerait pas. Le Christ lui-même a lutté au désert contre les tentations. Le chapelet de combat permet d’avancer dans la vie spirituelle car le combat n’est pas un affrontement ponctuel mais bien une lutte quotidienne. « Quand je prie avec ce chapelet de combat, je ressens une force intérieure qui me donne du courage pour affronter les épreuves de la vie. Vraiment je le recommande à ceux qui veulent avoir une arme pour le combat spirituel », témoigne en ce sens Joachim.

Le chapelet de combat est une arme réelle contre l’ennemi qui tente de séparer les êtres de l’Amour de Dieu. La prière de ce chapelet, avec sa Croix du Pardon, invite à plonger avec confiance dans la Miséricordedivine.

Pratique

L’association chrétienne La Bonne Nouvelle distribue en France des chapelets de combat via son site de vente en ligne ou en écrivant à l’adresse suivante : La Bonne Nouvelle – 8 rue Roger Lévy – 47180 Sainte Bazeille (France). Tel : 05.53.20.99.86.

En partenariat avec La Bonne Nouvelle

La Bonne Nouvelle

Source : ALETEIA.ORG, le 12 novembre 2023

La justice britannique confirme l’arrêt des soins d’un bébé et s’oppose à son transfert dans un hôpital du Vatican

La justice britannique a confirmé jeudi qu’une petite fille anglaise gravement malade ne pourrait pas être transféré en l’Italie pour y recevoir des soins, malgré l’intervention en urgence de Rome qui lui a accordé mardi la nationalité italienne.

Les parents d’Indi Gregory, âgée de huit mois, ont engagé une bataille contre les médecins britanniques, qui recommandent d’interrompre le maintien en vie de leur petite fille atteinte d’une maladie mitochondriale incurable. 

Les médecins afirment que la poursuite du traitement est vaine et douloureuse, ce à quoi s’opposent Dean Gregory et Claire Staniforth. Ils ont donc fait part de leur volonté de transférer la fillette à l’hôpital Bambino Gesu de Rome, propriété du Vatican, qui a proposé de continuer à la soigner.

Mais la justice britannique, qui avait estimé en premier lieu que les médecins pouvaient légalement interrompre les traitements, a également refusé son transfert à Rome. 

Pour tenter de contrer cette décision, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, dont le parti d’extrême-droite « Frères d’Italie » promeut les valeurs familiales catholiques traditionnelles, a convoqué un conseil des ministres d’urgence mardi avant l’arrêt des soins et accordé la nationalité italienne à Indi Gregory.

Le juge de la Haute Cour anglaise Robert Peel a toutefois estimé jeudi lors d’une audience que l’intervention de Rome ne changeait rien aux décisions précédentes. 

Il a également décidé que le traitement maintenant la petite fille en vie ne pouvait pas être interrompu à domicile, comme le demandaient ses parents, jugeant « trop dangereux » de le faire en dehors de l’hôpital « compte tenu des complications cliniques ». 

« C’est une honte que l’hôpital et les tribunaux britanniques ignorent tout simplement l’ofre du gouvernement italien », a réagi son père dans un communiqué. 

« J’en appelle au gouvernement britannique pour qu’il autorise Indi à venir en Italie avant qu’il ne soit trop tard », a-t-il ajouté.

Il n’existe aucun traitement contre les maladies mitochondriales, qui sont génétiques et empêchent les cellules du corps de produire de l’énergie.

Selon le groupe chrétien Christian Concern, qui soutient le couple, les soins maintenant la petite fille en vie seront interrompus jeudi à partir de 14H00 GMT.

Le consul d’Italie à Manchester a donc demandé à rencontrer en urgence les médecins du Queen’s Medical Center de Nottingham, dans le centre de l’Angleterre, où Indi est soignée. 

La Rédaction (avec AFP)

Source : INFOCHRETIENNE, le 10 novembre 2024

International Christian Concern publie sa liste des pires persécuteurs des chrétiens dans le monde

L’ONG américaine International Christian Concern (ICC) a publié le 2 novembre son rapport concernant les dix pays où elle considère que le sort des chrétiens est le plus préoccupant. Ce rapport mentionne une dizaine de pays. L’ONG présente ce document comme « un rapport pour faire briller la lumière dans l’obscurité ».

Dans son dernier rapport, International Christian Concern place le Nigeria au sommet des pays où les chrétiens sont le plus persécutés. L’Azerbaïdjan entre dans la liste à la 10e place en raison de sa guerre contre la culture chrétienne du Haut-Karabagh.

Nigeria : fermer les yeux sur le génocide

Le Nigeria est le pays où le plus grand nombre de chrétiens sont tués, 5 014 selon l’Index mondial 2023 de la persécution de l’ONG Portes Ouvertes. De son côté, en s’appuyant sur les seuls rapports qu’elle a recueilli, ICC a recensé 55 attaques qui ont coûté la vie à 549 chrétiens du 4 mars au 6 juillet, dont au moins 100 mi-mai lors d’attaques contre 16 villages chrétiens dans l’État du Plateau. L’ONG rappelle que des groupes djihadistes comme Boko Haram et des bergers peuls mènent depuis 20 ans un génocide contre les chrétiens du pays en en kidnappant, torturant et tuant chaque semaine. Les Peuls musulmans tuent les chrétiens pour s’emparer de leurs terres. Ces attaques conduisent de plus en plus d’églises à fermer leurs portes pour la protection des fidèles.

Par exemple, dans l’État de Kaduna, 200 églises ont été fermées en quatre ans, 23 pasteurs et des centaines de chrétiens ont été tués durant la même période. ICC accuse le gouvernement et une grande partie de la communauté internationale de nier les motifs religieux derrière la violence contre les chrétiens, et elle souligne que l’adoption de la charia dans 12 États du Nord contribue à augmenter la persécution des chrétiens.

Le niveau de violence de l’État islamique en Afrique de l’Ouest est tel que le Nigeria remplace l’Irak comme pays où l’État islamique revendique le plus grand nombre d’opérations avec des milliers de morts.

Corée du Nord : une dynastie de mort

ICC rappelle que la Corée du Nord est le pays le plus fermé au monde, mais que l’on peut estimer à environ 400 000 le nombre de chrétiens dans le pays. Tous vivent leur foi en secret, ils sont vus comme une menace pour le régime et ses dirigeants déifiés, ainsi que comme un vaisseau de l’impérialisme américain.

Comme son père Kim Jong-il et son grand-père Kim Il-sung, Kim Jong-un dirige le pays d’une main de fer et envoie dans les camps du goulag ceux qui sont soupçonnés de s’opposer à son pouvoir, dont les chrétiens. On a appris cette année qu’un bébé avait été condamné en 2009 à la prison à vie parce que ses parents possédaient une bible. En effet, il suffit qu’une personne soit considérée comme dissidente pour que ses parents et ses enfants soient également condamnés.

Inde : le nationalisme hindou avant tout

L’Inde connaît une montée du nationalisme radical et religieux, ciblant principalement les chrétiens et les musulmans via des accusations de blasphème et des lois anti-conversion dans 11 États fédérés. ICC souligne que, souvent, des foules à la fois organisées et spontanées attaquent les minorités religieuses en toute impunité. Les violences dans le Manipur en mai 2023 et les mois suivants ont été médiatisées en Occident et témoignent de la passivité du gouvernement central de Narendra Modi, lui-même nationaliste hindou. Des députés ont déposé une motion de censure contre le Premier ministre en raison de son inaction. Fin juillet, deux femmes ont dû marcher nues dans les rues du Manipur, l’une d’elles a ensuite subi un viol collectif.

Même si elle est techniquement une démocratie laïque, l’Inde s’éloigne loin des principes de paix et d’inclusion envisagés par ses fondateurs il y a 76 ans. Les problèmes ne se situent pas non plus uniquement au niveau communautaire, Modi encourageant implicitement les foules à attaquer les minorités en refusant de faire respecter l’État de droit ou de condamner les attaques.

Iran : effacer le christianisme

Selon une étude de 2020, deux millions d’Iraniens se seraient convertis au christianisme, souligne ICC, alors que l’apostasie est sanctionnée par la peine de mort. Depuis la révolution de 1979, des vagues de persécutions ont frappé les Iraniens qui décident de devenir chrétiens. Le régime tente de faire taire publiquement la foi des chrétiens. Toutes les Bibles farsi et la littérature chrétienne sont interdites ; partager sa foi avec les autres est interdit. Les groupes chrétiens sont constamment surveillés par les autorités et les pasteurs ont régulièrement été arrêtés, interrogés et emprisonnés.

Les autorités peuvent faire pression sur des chrétiens pour qu’ils fournissent de faux témoignages permettant d’arrêter des pasteurs. Matthias Haghnejad a ainsi été envoyé en prison à plus de 1600 km de chez lui après avoir été faussement accusé. Cependant, le pouvoir libère des chrétiens, notamment à l’occasion de l’anniversaire de la révolution, comme nHadi Rahimi a été libéré le 20 février après avoir passé un peu plus d’un an en prison, et son confrère Saheb Fadaie a été libéré le 9 février après avoir passé 5 ans en prison. Les deux hommes ont été emprisonnés pour « atteinte à la sécurité nationale » en promouvant le christianisme « sioniste ».

Chine : mettre la fête avant Dieu

Le Parti communiste chinois ne tolère pas la liberté de religion. Le gouvernement chinois exige que les citoyens vénèrent l’État, en faisant de toutes les structures religieuses possibles le porte-parole de la propagande du PCC à travers un programme connu sous le nom de sinisation. Ainsi, les églises protestantes et catholiques autorisées sont en réalité dirigées par l’État et ne sont que des marionnettes du gouvernement.

La seule possibilité pour les chrétiens d’avoir des partages cultuels authentiques réside dans le réseau informel d’églises de maison, mais le pouvoir les persécute. En prison, les chrétiens sont privés de soins, et un ancien chirurgien affirme que les autorités prélèvent des organes sur des prisonniers chrétiens.

Bien que le gouvernement autorise l’existence d’une église protestante et d’une église catholique, les deux sont dirigées par l’État et fonctionnent comme des marionnettes du gouvernement. Aujourd’hui, le seul choix pour les chrétiens souhaitant pratiquer leur culte en dehors des frontières de l’État est de rejoindre un réseau informel d’églises de maison. Malheureusement, ces églises de maison sont fortement persécutées et leurs membres sont constamment harcelés et soumis à des pressions en raison de leur affiliation.

En juillet, le Parti communiste aurait réécrit la Bible afin d’accroître son contrôle sur les chrétiens.

Pakistan : un foyer de persécution

En août, la communauté chrétienne de Jaranwala a vu surgir des foules de musulmans qui ont détruit 400 maisons et 26 églises, obligeant les habitants à fuir. En cause, l’accusation de blasphème lancée contre deux chrétiens. ICC souligne que « malgré l’incohérence des lois sur le blasphème avec le droit international des droits de l’homme, elles sont souvent défendues comme un moyen de parvenir à la paix et à l’harmonie religieuse dans la société. » Cependant, dans la pratique, les lois sur le blasphème sont utilisées pour promouvoir l’intolérance gouvernementale.

Les chrétiens pakistanais sont confrontés à des niveaux extrêmes de discrimination en raison de leur identité religieuse. Ils sont souvent considérés comme des citoyens de seconde zone, occupant les emplois les plus sales sans aucun espoir d’avancement. Cette discrimination est fréquemment constatée dans le nombre de chrétiens impliqués dans le personnel d’assainissement au Pakistan ou dans les emplois des briqueteries.

Érythrée : le régime le plus répressif d’Afrique

Dans cette ancienne région d’Éthiopie, le pouvoir persécute les croyants des diverses communautés religieuses non reconnues. Le pays est connu pour le traitement inhumain de ses prisonniers, particulièrement des minorités religieuses. Les chrétiens sont poussés à renoncer à leur foi, sous la menace imminente d’être torturés et de continuer à être emprisonnés. Ils sont placés dans des cellules de conteneurs métalliques où ils sont confrontés à des températures extrêmes et à la famine. Ils sont 5 000 à être détenus dans de telles conditions, selon ICC qui ajoute que « pour de nombreux croyants emprisonnés, il n’y a pas d’échappatoire terrestre ».

Cette année est la 19e passée en détention par les pasteurs Kiflu Gebremeskel et Haile Nayzgi, alors qu’il n’y a aucune accusation officielle contre eux. Les autorités leur avaient demandé de « renier le Christ ».

Un décret gouvernemental de 2022 exigeait que tous les groupes religieux s’enregistrent, ce qui a entraîné la fermeture de tous les groupes religieux à l’exception de l’Église orthodoxe érythréenne et de l’Église évangélique luthérienne érythréenne, de l’Église catholique romaine et Islam. Les membres d’autres confessions chrétiennes ont été contraints de fuir le pays, d’être emprisonnés ou de pratiquer leur culte dans la clandestinité. Les membres des groupes agrées risquent également d’être enfermés s’ils critiquent le gouvernement.

En avril de cette année, la police érythréenne a perquisitionné un groupe d’étudiants chrétiens qui s’étaient rassemblés pour prier et enregistrer des clips vidéo pour les réseaux sociaux. Les autorités ont arrêté 103 chrétiens.

Algérie : fermetures d’églises et arrestations de chrétiens

L’Algérie a fermé des dizaines d’églises protestantes affiliées à l’Église protestante d’Algérie, laissant des centaines de personnes sans lieu de culte. De plus, alors que les lieux de cultes ont rouvert après l’épidémie de Covid-19, plusieurs églises sont restées fermées. Plusieurs chrétiens convertis, comme Foudhil Bahloul et Rachid Seighir, sont arrêtés pour activités de prosélytisme. Le Code pénal comprend une disposition sur le blasphème qui permet aux autorités d’arrêter des non-musulmans pour prosélytisme et tout ce qui pourrait “ébranler la foi d’un musulman”.

La répression du gouvernement contre les pratiques religieuses non musulmanes se manifeste par des arrestations systématiques de pasteurs, des fermetures forcées d’églises chrétiennes et une surveillance gouvernementale des travailleurs religieux, observe ICC.

Indonésie : les défis persistent pour les minorités

Les extrémistes musulmans ciblent les minorités religieuses en Indonésie, exploitant les violences des lois sur le blasphème qui intimident et répriment les croyances non islamiques. Des obstacles juridiques empêchent les églises de construire ou entretenir des lieux de culte. Dans le plus grand pays musulman du monde, il y a une différence entre la volonté sincère du président Joko Widodo de voir chacun bénéficier de la liberté religieuse et les obstacles que rencontrent les chrétiens confrontés aux islamistes.

En décembre 2022, le parlement indonésien a adopté un nouveau Code pénal controversé qui a considérablement porté atteinte aux droits humains dans le pays. Entre autres dispositions, le nouveau code a assoupli la définition du blasphème et augmenté les peines associées à la violation de la loi. Il contenait également une interdiction vague de l’évangélisation, une évolution inquiétante pour les chrétiens et d’autres groupes minoritaires.

En juin dernier, une centaine de musulmans ont manifesté dans un centre commercial local pour empêcher les chrétiens d’utiliser une salle qu’ils avaient louée comme lieu de culte, observe ICC. Le même mois, les habitants de Bekasi ont tenté de faire cesser un culte chrétien dans leur quartier, ce qui a obligé le pasteur Ellyson a expliqué sur les réseaux sociaux qu’ils n’essayaient pas de construire une église mais qu’ils voulaient seulement adorer avec d’autres chrétiens. En août, la route nouvellement construite menant à l’église pentecôtiste indonésienne de Sungai Bahar, Muaro Jami, a été bloquée de manière inattendue.

Azerbaïdjan : remplir sa promesse de débarrasser le peuple arménien de sa terre

La guerre de l’Azerbaïdjan contre le Haut-Karabagh n’est pas qu’un conflit quant à une revendication territoriale. Au cours des dernières décennies, l’Azerbaïdjan a montré son intention de se débarrasser de la culture arménienne, synonyme de christianisme, notamment en détruisant d’importants monuments et églises historiques en Arménie et dans le Haut-Karabagh. L’objectif final de l’Azerbaïdjan est clair, constate ICC : débarrasser ses frontières du christianisme. Soit en forçant le peuple arménien et sa foi à quitter l’Azerbaïdjan, soit en détruisant la population et les sites historiques.

Le président Ilham Aliyev tient un discours de discrimination ethnique et d’intolérance religieuse, utilisant régulièrement une rhétorique désobligeante à l’encontre des Arméniens qu’il qualifie de “barbares” ou “rats” pour les déshumaniser le peuple arménien. Pour la plupart des habitants de la région, être arménien, c’est être chrétien. Par conséquent, la persécution contre les Arméniens et les résidents arméniens de la Corée du Nord est une persécution qui a également une dimension religieuse.

Jean Sarpédon

Source : INFOCHRETIENNE, le 8 novembre 2023

INDE – Le Dimanche pour la libération des Dalits, pour la reconnaissance de leur dignité en tant que fils et filles de Dieu

New Delhi (Agence Fides) – Le « Dimanche pour la libération des dalits », célébré dans toutes les communautés de fidèles catholiques de l’Inde le 12 novembre, deuxième dimanche du mois, est l’occasion de reconsidérer et de remettre au centre de l’action pastorale et sociale la condition et la dignité des « dalits », littéralement « les opprimés », les « parias », dans une société caractérisée par la structure des castes au niveau social, culturel et religieux. Ce système hiérarchique de stratification sociale, strictement héréditaire, a été formellement aboli en Inde en 1950 mais, dans les faits, il est toujours ancré dans les mentalités, détermine toujours la division du travail, influence toujours la course au pouvoir. Les soi-disant « intouchables » continuent d’être les derniers de la société indienne, victimes de violences et d’atteintes à leur dignité.
C’est pourquoi la communauté catholique a toujours eu « un œil spécial » pour cette catégorie de personnes marginalisées et vulnérables et, depuis 2007, a promu et institué la journée spéciale avec des manifestations, des activités, des réunions, des débats, des liturgies et des processions organisées dans tout le pays par un bureau spécial au sein de la Conférence des évêques catholiques indiens (CBCI), en collaboration avec le « Conseil national des églises de l’Inde », un forum qui rassemble les églises protestantes et orthodoxes.
La question est nationale : selon les estimations officielles, l’Inde compte plus de 300 millions de dalits (environ 25 % des 1,3 milliard de citoyens) et, parmi les minorités chrétiennes et musulmanes, le stigmate de l’intouchabilité est largement répandu. En particulier, les Dalits représentent environ 60 % des 28 millions de chrétiens de l’Inde, ce qui signifie qu’ils font l’objet d’une marginalisation et d’une exclusion sociale, économique, culturelle et politique dans la plupart des communautés.
Le dimanche pour la libération des dalits, au cours duquel nous parlons, discutons et prions pour être libérés de l’oppression et de la discrimination, entend souligner que, si la coexistence civile est régie par une Constitution qui garantit la justice, l’égalité et l’égalité des droits et des chances à tous les citoyens, la condition des dalits, encore marquée par la stigmatisation sociale, souvent rejetée par tous, constitue une violation intolérable et un vulnus démocratique.
Les Dalits, rappelle-t-on, sont des enfants et des fils de Dieu et, à ce titre, leur dignité inaliénable doit être réaffirmée sans condition. Il s’agit donc de rappeler et de sensibiliser la population afin de dépasser toutes les formes et pratiques discriminatoires liées à la conception castéiste, en initiant des actions pour les éradiquer de l’ensemble de la société indienne, mais aussi au sein de la communauté chrétienne, où elles sont malgré tout encore présentes,
Les Dalits, affirme l’Église, sont « privés de droits sacro-saints qui devraient être garantis à tous les citoyens ». En outre, les Dalits de religion chrétienne en particulier ne peuvent accéder à certains avantages réservés par l’État aux « castes reconnues » (scheduled castes), simplement parce qu’ils se sont convertis au christianisme, subordonnant ainsi l’octroi de ces avantages sociaux (tels que l’emploi et l’accès à l’école) à leur profession de foi. Comme le souligne le jésuite Myron Pereira, « la célébration du dimanche de la libération des Dalits est un point nodal pour parvenir à une véritable démocratie et à la liberté de religion dans le pays ».
Un document du Bureau des évêques catholiques indiens traitant de la pastorale des Dalits indique : « Les Dalits ont embrassé le christianisme à la recherche d’une vie meilleure, trouvant dans le Christ leur dignité d’enfants de Dieu. Les Dalits sont triplement discriminés : par la société, par l’État et parfois même par l’Église. L’homme a une dignité et des droits inaliénables. Toute restriction ou négation de ces droits est un acte d’injustice. Lorsqu’elle est pratiquée au sein même de l’Église, elle est contraire aux valeurs évangéliques que nous professons ».
Le bureau promeut des efforts de sensibilisation de grande envergure en établissant des relations avec les chefs de gouvernement, les membres du parlement et les partis politiques, en agissant au niveau culturel et politique.
Il convient de noter que, parallèlement au dimanche de la libération des Dalits, il y a le « Black Day » des Dalits, un « Black Day » de protestation et de sensibilisation célébré chaque année le 10 août, promu par de nombreuses organisations de la société civile indienne et soutenu par les communautés chrétiennes de toutes les confessions.
Cette journée commémore le 10 août 1950, date à laquelle le président de l’Inde a approuvé l’article 3 de la Constitution relatif aux « castes reconnues ». La loi reconnaît des droits et des avantages à ces groupes sociaux – qui incluent les Dalits, les catégories les plus défavorisées et marginalisées – afin d’améliorer leur condition. Des amendements ont été introduits en 1956 et en 1990 pour étendre les avantages accordés aux Dalits bouddhistes et aux Sikhs, alors que les chrétiens et les musulmans en sont toujours exclus. C’est précisément pour rappeler à l’ensemble de la nation l’injustice de cette disposition que l’on célèbre une journée qui, avec la journée de novembre, attire l’attention sur les conditions de vie des dalits.


Source : Agence Fides, 11 novembre 2023

Près d’un catholique sur dix est Asiatique

Le cardinal Filoni en 2019 en Thaïlande à l’occasion des 350 ans de la mission au Siam

L’Église en Asie en pleine croissance : près d’un catholique sur dix est Asiatique

Selon les dernières statistiques sur l’Église dans le monde, publiées le dimanche 22 octobre, les catholiques asiatiques représentaient environ 11 % de l’ensemble des catholiques dans le monde en 2021, soit un total de 153,3 millions de catholiques en Asie (pour 1,3 milliard dans le monde). Selon Mgr Overbeck, délégué de la Commission des Conférences épiscopales de l’Union européenne, l’Église « est en train de s’éloigner de l’Europe et de tendre vers l’Asie et l’Afrique ».

Le 22 octobre dernier, à l’occasion de la 97e Journée missionnaire mondiale, l’agence Fides a publié ses statistiques annuelles afin d’offrir une vue d’ensemble de l’Église dans le monde. Les chiffres sont issus du dernier Annuaire statistique de l’Église (mis à jour au 31 décembre 2021 par le Vatican) et concernent les membres de l’Église, les structures pastorales et les activités dans les domaines médicaux, caritatifs et éducatifs.

Selon ce nouveau florilège de statistiques, en 2021, l’Église catholique a enregistré une croissance constante en Asie, en Afrique et en Amérique, avec une augmentation significative du nombre de baptisés catholiques et de membres du clergé, tandis que les chiffres ont continué de décliner en Europe.

Les hausses les plus fortes sont en Afrique (+8,3 millions de catholiques enregistrés en 2021) et en Amérique (+6,6 millions), suivies de l’Asie (+1,49 million) et de l’Océanie (+55 000). En 2021, par comparaison, l’Europe est le seul continent où le nombre de catholique n’a pas augmenté (-244 000). Par ailleurs, l’Asie comptait un total de 153,3 millions de catholiques, et les catholiques asiatiques représentaient environ 11 % de l’ensemble des catholiques dans le monde.

La publication de ces statistiques coïncidait avec la première session générale du Synode sur la synodalité à Rome (du 4 au 29 octobre). En marge des échanges de l’assemblée synodale, Mgr Franz-Josef Overbeck, évêque d’Essen et délégué allemand de la Commission des Conférences épiscopales de l’Union européenne, a confirmé que l’Église en Asie était en plein essor. Selon l’évêque, l’Église « est en train de s’éloigner de l’Europe et de tendre vers l’Asie et l’Afrique, où il y a une formidable croissance ».

L’Asie et l’Afrique sont les seuls continents où le nombre de religieux et religieuses a augmenté

À l’échelle mondiale, on comptait 1,3 milliard de catholiques (pour un total de 7,785 milliards d’habitants) au 31 décembre 2021, avec 16,2 millions de catholiques en plus par rapport à l’année précédente. Ainsi, en 2021, les catholiques représentaient 17,6 % de la population mondiale.

Le nombre de prêtres dans le monde a atteint 407 872 (+2 347) ; les plus fortes croissances des membres du clergé ont été enregistrées en Afrique (51 983 prêtres au total, soit +3 %) et en Asie (71 551 prêtres, soit +1 %). En 2021, le nombre de prêtres diocésains en Asie a atteint 40 791 (+1,4 %) et le nombre de prêtres religieux a atteint 30 960 (+0,5 %). Cependant, l’Europe a enregistré 2,2 % de prêtres en moins (pour atteindre un total de 160 322 prêtres) par rapport à 2020, et l’Amérique a enregistré une baisse de 0,8 % (119 309 prêtres). L’Océanie a enregistré une faible augmentation (+0,2 %, pour un total de 4 507 prêtres).

Le nombre d’évêques a diminué partout (-23 à l’échelle mondiale) sauf en Afrique (+7), pour atteindre un total de 5 340 évêques. En Asie, on comptait 804 évêques en 2021 (-4), ainsi que 12 629 religieux (+25) et 175 494 religieuses (+366). L’Asie et l’Afrique sont les seuls continents où le nombre de religieux et religieuses a augmenté. Par ailleurs, l’Afrique est la seule région du monde où les vocations sacerdotales ont augmenté (l’Asie comptait 48 742 séminaristes en 2021, soit 822 séminaristes en moins).

Enfin, sur les plans caritatifs et éducatifs, l’Église catholique en Asie dirigeait près d’1,3 millions d’écoles maternelles, primaires, collèges et lycées en 2021, ce qui représente environ 50 % des institutions similaires gérées par l’Église dans le monde. Par ailleurs, l’Église en Asie dirige environ 12 208 hôpitaux, dispensaires, léproseries, maisons de retraite, centres d’accueil pour handicapés, orphelinats et autres instituts similaires.

Source : site des Missions Etrangères de Paris, le 9 novembre 2023

Guerre en Terre Sainte: le Pape rappelle la sacralité de toute vie

Un drone de l’armée israélienne survole le nord de la bande de Gaza, dimanche 12 novembre 2023. (ANSA)

Guerre en Terre Sainte: le Pape rappelle la sacralité de toute vie

«Assez mes frères ! », a lancé le Pape François à l’issue de la prière de l’angélus ce dimanche 12 novembre. Au 37ème jour de guerre entre Israël et le Hamas au pouvoir à Gaza, le Pape souhaite que se taisent les armes, elles qui n’apportent jamais la paix. Il exprime sa proximité aux Palestiniens et aux Israéliens en «ce sombre moment». 

Marie Duhamel – Cité du Vatican

«Chaque jour, mes pensées vont vers la situation très grave en Israël et en Palestine», a affirmé le Pape depuis la fenêtre des appartements pontificaux. Le Souverain pontife dit «embrasser» tous ceux qui souffrent «en ce sombre moment», qu’ils soient Palestiniens ou Israéliens. À tous, François exprime sa proximité. Il les assure de ses prières, nombreuses. «Je prie beaucoup pour eux».

Et le Saint-Père d’interpeler les parties concernées dans cette guerre qui dure depuis 37 jours. «Que les armes cessent, elles n’apporteront jamais la paix, et que le conflit ne s’étende pas ! Assez ! Assez, mes frères ! Assez !». Le Pape le répète souvent: la guerre est toujours une défaite.

Ce dimanche, François exhorte chacun à défendre la vie. «Tout être humain, qu’il soit chrétien, juif, musulman, de n’importe quel peuple ou religion, tout être humain est sacré, précieux aux yeux de Dieu et a le droit de vivre en paix».

Prendre soin des blessés et des civils de Gaza

À Gaza, François souhaite que «les blessés soient secourus immédiatement, que les civils soient protégés, qu’une aide humanitaire beaucoup plus importante parvienne à cette population épuisée».

Ce dimanche, l’armée israélienne laisse sept heures aux Gazaouis qui souhaiteraient fuir le nord de la bande de Gaza. En trois jours, 200 000 personnes ont fui via ces “couloirs humanitaires”, pour se rendre au sud de l’enclave, moins ciblé par les frappes mais où les nouveaux arrivants manquent également de tout.

À Gaza-ville, les combats font rage, et n’épargnent par les structures hospitalières. Dans le quartier de Rimal, le principal hôpital du territoire palestinien serait ce dimanche encerclé par l’armée israélienne après des bombardements qui auraient détruit le bâtiment du service des maladies cardiaques. Depuis hier, l’électricité est coupée à al-Chifa et des dizaines de bébés en couveuse et de patients en soins intensifs sont désormais en danger de mort, selon plusieurs ONG internationales. D’après le bureau des affaires humanitaires de l’ONU, 20 des 36 hôpitaux de Gaza sont «hors de service».

Libération des otages

Mais le Pape n’oublie pas les quelque 240 otages aux mains des combattants du Hamas ou de l’Etat islamique dans la bande de Gaza. François appelle à leur libération. «Libérez les otages, parmi lesquels se trouvent de nombreuses personnes âgées et des enfants», a-t-il lancé.

Ce dimanche, le Souverain pontife se veut confiant. Il exhorte à ne pas perdre espoir. «Prions et travaillons sans relâche pour que le sens de l’humanité l’emporte sur la dureté des cœurs», a-t-il affirmé, concluant son appel pour la paix et la défense de la vie en Terre Sainte.

Source : VATICANNEWS, le 12 novembre 2023

12.11.2023 – ANGÉLUS À ROME

Le Pape invite à prendre soin de sa vie intérieure

Commentant l’Evangile de Matthieu de ce dimanche 12 novembre, le Pape a appelé à renoncer à un peu de temps passé devant les écrans pour «regarder la lumière dans les yeux des autres, dans son propre cœur, dans le regard de Dieu sur nous». La véritable sagesse est de prendre soin, avec constance, de sa vie intérieure et non de son aspect physique, a souligné François.

Marie Duhamel – Cité du Vatican

L’Évangile de ce dimanche offre une parabole «qui concerne le sens de la vie de chacun», dit François, celle des dix vierges appelées à aller à la rencontre de l’époux (cf. Mt 25, 1-13). Car «vivre, c’est cela, poursuit le Pape, une grande préparation au jour des noces, quand nous serons appelés à aller à la rencontre de celui qui nous aime le plus, Jésus». Et pourtant, certaines vierges sont préparées à cette rencontre, d’autres pas. Mais comment distinguer la sagesse et l’insouciance?

Sans l’huile, pas de lumière

Tout d’abord, note François, toutes les vierges sont là, manifestant le désir d’accueillir l’époux. Elles veulent le rencontrer, «comme nous désirons nous aussi un heureux accomplissement de la vie». Aussi, la différence entre la sagesse et la folie ne réside ni dans la bonne volonté, ni d’ailleurs dans la ponctualité.

Ce qui distingue les vierges, c’est leur degré de préparation à cette rencontre. Les prévoyantes ont pris des flacons d’huile avec leurs lampes, pas les autres. «Et quelle est la caractéristique de l’huile?»demande François, avant de répondre: «Elle ne se voit pas. Elle est à l’intérieur des lampes, invisible, mais sans elle, les lampes ne donnent pas de lumière».

Savoir s’écouter et écouter les autres

Et le Pape d’interpeler les fidèles, car «notre vie court le même risque». Aujourd’hui, souligne François «nous sommes très attentifs aux apparences, l’important est de bien soigner notre image et de faire bonne impression devant les autres». Mais, avec cette parabole, Jésus dit que la sagesse de la vie est ailleurs, c’est-à-dire «dans l’attention à ce qui ne se voit pas, mais qui est plus important, car présent à l’intérieur de nous. C’est l’attention à la vie intérieure».

Cela signifie, poursuit le Pape, savoir s’arrêter et écouter son cœur, veiller sur ses pensées et ses sentiments. «C’est savoir faire de la place pour le silence, pour être capable d’écouter. C’est savoir renoncer au temps passé devant l’écran du téléphone pour regarder la lumière dans les yeux des autres, dans son propre cœur, dans le regard de Dieu sur nous», dit François. Cela implique également ne pas se laisser piéger par l’activisme, mais consacrer du temps au Seigneur, à l’écoute de sa Parole, à l’adoration.

La nécessité de la constance

Comme les vierges prévoyantes de l’Évangile, il convient de ne pas négliger l’huile de la vie intérieure, «l’huile de l’âme», et cela ne s’improvise pas. La vie intérieure «n’est pas l’affaire d’un moment». Il faut y consacrée un peu de temps chaque jour, dit François, avec constance, «comme on le fait pour toute chose importante».

Le Pape appelle chacun à s’interroger sur ses priorités du moment: «que suis-je en train de préparer?», «comment se porte l’huile de mon âme, est-ce que je la nourris et la conserve bien?».

Et sans rien enlever aux économies faites pour l’achat d’un appartement ou d’une nouvelle voiture, qui sont «de bonnes choses», le Pape propose à tous de consacrer du temps «au soin de son cœur, à la prière et au service des autres, au Seigneur qui est le finalité de la vie». Il en appelle à la Vierge, pour que Marie aide chaque fidèle à protéger l’huile de sa vie intérieure.

Source : VATICANNEWS, le 12 novembre 2023