Comment Marie protégea l’Église copte par la foi de saint Samaan (I)

Le monastère de Saint Samaan, Le Caire, Egypte. Shutterstock/Yaser Alamoudi

Comment Marie protégea l’Église copte par la foi de saint Samaan (I)

Saint Samaan a vécu en Égypte vers la fin du dixième siècle après Jésus-Christ. Il était contemporain du Saint évêque Abram Ibn Zaraa le syrien qui occupa la chaire de Saint Marc en 975 ap. J-C. Il semble qu’il vécut dans une petite ville, Babylone ou le palais de la cire (aujourd’hui le Vieux Caire), sous le règne d’Al-Mu’iz Li-Din Illah, premier gouverneur de la dynastie des Fatimides. Il était tanneur. Cette profession comprenait non seulement le tannage des peaux mais aussi les différents métiers qui l’accompagnent comme la cordonnerie. C’est pourquoi Saint Samaan est aussi connu comme cordonnier ou savetier.

Saint Marc alla trouver ce savetier pour réparer ses chaussures abîmées. Quand le poinçon que Samaan maniait perça sa main, Saint Marc s’écria « Ious Theos » qui veut dire « O Dieu Unique », expression qui surprit le tanneur et lui ouvrit le cœur à la révélation de l’Évangile. 
L’icône de Saint Samaan le présente privé de l’œil droit. Un épisode de sa vie explique l’événement qui lui fit perdre son œil. Un jour, une femme entra dans sa boutique pour lui donner des chaussures à réparer. Quand elle les ôta pour les lui confier, elle découvrit ses jambes. Samaan les regarda avec un esprit de luxure. Mais se reprenant il prit son poinçon et le plongea dans son œil pour l’arracher prenant à la lettre le commandement du Seigneur : « Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne. » (Mt 5 : 28, 29)

D’après « La biographie de Saint Samaan le cordonnier » publiée par L’église Saint Samaan, Mokattam, Le Caire

Extrait d’un article de Mohamed Salmawy paru dans AL-AHRAM Hebdo

Semaine du 8 au 14 mars 2000

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

Comment Marie protégea l’Église copte par la foi de saint Samaan (I)

Le monastère de Saint Samaan, Le Caire, Egypte. Shutterstock/Yaser Alamoudi

Comment Marie protégea l’Église copte par la foi de saint Samaan (I)

Saint Samaan a vécu en Égypte vers la fin du dixième siècle après Jésus-Christ. Il était contemporain du Saint évêque Abram Ibn Zaraa le syrien qui occupa la chaire de Saint Marc en 975 ap. J-C. Il semble qu’il vécut dans une petite ville, Babylone ou le palais de la cire (aujourd’hui le Vieux Caire), sous le règne d’Al-Mu’iz Li-Din Illah, premier gouverneur de la dynastie des Fatimides. Il était tanneur. Cette profession comprenait non seulement le tannage des peaux mais aussi les différents métiers qui l’accompagnent comme la cordonnerie. C’est pourquoi Saint Samaan est aussi connu comme cordonnier ou savetier.

Saint Marc alla trouver ce savetier pour réparer ses chaussures abîmées. Quand le poinçon que Samaan maniait perça sa main, Saint Marc s’écria « Ious Theos » qui veut dire « O Dieu Unique », expression qui surprit le tanneur et lui ouvrit le cœur à la révélation de l’Évangile. 
L’icône de Saint Samaan le présente privé de l’œil droit. Un épisode de sa vie explique l’événement qui lui fit perdre son œil. Un jour, une femme entra dans sa boutique pour lui donner des chaussures à réparer. Quand elle les ôta pour les lui confier, elle découvrit ses jambes. Samaan les regarda avec un esprit de luxure. Mais se reprenant il prit son poinçon et le plongea dans son œil pour l’arracher prenant à la lettre le commandement du Seigneur : « Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne. » (Mt 5 : 28, 29)

D’après « La biographie de Saint Samaan le cordonnier » publiée par L’église Saint Samaan, Mokattam, Le Caire

Extrait d’un article de Mohamed Salmawy paru dans AL-AHRAM Hebdo

Semaine du 8 au 14 mars 2000

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

16.11.2023 – SAINTE DU JOUR

Ste Marguerite

Ste Marguerite

REINE D’ÉCOSSE († 1093)

Sainte Marguerite
Reine d’Écosse
(1046-1093)

 

Marguerite était la nièce de saint Étienne de Hongrie. Elle naît en 1046, et montra bientôt de merveilleuses dispositions pour la vertu qui lui mérita dans la suite le nom de mère des orphelins et de trésorière des pauvres de Jésus-Christ.

Forcée de chercher un asile en Écosse, elle donna l’exemple d’une sainteté courageuse dans les épreuves, si bien que le roi Malcolm III, plein d’estime pour elle et épris des charmes de sa beauté, lui offrit sa main et son trône. Marguerite y consentit, moins par inclination que dans l’espoir de servir à propager le règne de Jésus-Christ. Elle avait alors environ vingt-trois ans.

Son premier apostolat s’exerça envers son mari, dont elle adoucit les mœurs par ses attentions délicates, par sa patience et sa douceur. Convertir un roi, c’est convertir un royaume : aussi l’Écosse entière se ressentit de la conversion de son roi : la cour, le clergé, le peuple furent bientôt transformés.

Marguerite, apôtre de son mari, fut aussi l’apôtre de sa famille. Dieu lui donna huit enfants, qui firent tous honneur à la vertu de leur pieuse mère et à la valeur de leur père. Dès le berceau elle leur inspirait l’amour de Dieu, le mépris des vanités terrestres et l’horreur du péché.

L’amour des pauvres, qui avait brillé dans Marguerite enfant, ne fit que s’accroître dans le cœur de la reine. Pour les soulager, elle n’employait pas seulement ses richesses, elle se dépensait tout entière : « La main des pauvres,aimait-elle à dire, est la garantie des trésors royaux : c’est un coffre-fort que les voleurs les plus habiles ne sauraient forcer. » Aussi se fit-elle plus pauvre que les pauvres eux-mêmes qui lui tendaient la main ; car elle ne se privait pas seulement du superflu, mais du nécessaire, pour leur éviter des privations.

Quand elle sortait de son palais, elle était toujours environnée de pauvres, de veuves et d’orphelins, qui se pressaient sur ses pas. Avant de se mettre à table, elle servait toujours de ses mains neuf petites orphelines et vingt-quatre vieillards ; l’on vit même parfois entrer ensemble dans le palais jusqu’à trois cents pauvres. Malcolm se faisait un plaisir de s’associer à sa sainte épouse pour servir les pauvres à genoux, par respect pour Notre-Seigneur, dont ils sont les membres souffrants. 

Marguerite meurt à Édimbourg le 16 novembre 1093 ; sa mort jeta le deuil dans tout le royaume.

Sainte Marguerite priez pour nous !

16.11.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,20-25.

En ce temps-là, comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il prit la parole et dit : « La venue du règne de Dieu n’est pas observable.
On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !” En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. »
Puis il dit aux disciples : « Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme, et vous ne le verrez pas.
On vous dira : “Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !” N’y allez pas, n’y courez pas.


En effet, comme l’éclair qui jaillit illumine l’horizon d’un bout à l’autre, ainsi le Fils de l’homme, quand son jour sera là.
Mais auparavant, il faut qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

évêque de Jérusalem et docteur de l’Église

Catéchèse baptismale n°15,10. 19 (Les catéchèses, coll. Les pères dans la foi n° 53-54 ; trad. J. Bouvet ; éd. Migne 1993 ; p. 239.245)

Accueillons et attendons le Seigneur !

Le vrai Christ, le Fils unique de Dieu, ne reviendra plus sur la terre. Si quelqu’un vient dans les déserts, comme une apparition, ne sors pas le voir. « Si l’on dit : voici le Christ ici, le voilà là, ne le crois pas » (Mc 13,21). Ne regarde plus désormais en bas et vers la terre. Car le Maître descendra des cieux. Non pas seul comme auparavant, mais avec une nombreuse compagnie, escorté de myriades d’anges ; non pas mystérieusement, comme la pluie sur la toison, mais comme l’éclair qui brille avec éclat. Lui-même dit en effet : « Comme l’éclair sort de l’Orient et brille jusqu’à l’Occident, ainsi en sera-t-il du Fils de l’homme » (Mt 24,27). Et à nouveau : « Ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec puissance et grande gloire ; et il enverra ses anges avec la grande trompette » (Mt 24, 30.31). (…) Accueillons et attendons le Seigneur qui vient des cieux sur les nuées. Alors retentiront les trompettes angéliques ; ceux qui reposent dans le Christ ressusciteront les premiers ; parmi les vivants, ceux qui pratiquent la piété seront enlevés dans les nuées et recevront le prix de leurs épreuves, un hommage plus qu’humain puisqu’ils auront supporté des combats surhumains. Ainsi l’écrit l’apôtre Paul en ces mots : « Le Seigneur lui-même, à un signal, à la voix de l’archange et à la trompette de Dieu, descendra du ciel ; et d’abord, les morts dans le Christ ressusciteront ; ensuite nous, les vivants, les laissés pour compte, nous seront en même temps qu’eux et avec eux enlevés dans les nuées à la rencontre du Seigneur, dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Th 4,16.17).

LECTURES :

Livre de la Sagesse 7,22-30.8,1.

Il y a dans la Sagesse un esprit intelligent et saint, unique et multiple, subtil et rapide ; perçant, net, clair et intact ; ami du bien, vif,
irrésistible, bienfaisant, ami des hommes ; ferme, sûr et paisible, tout-puissant et observant tout, pénétrant tous les esprits, même les plus intelligents, les plus purs, les plus subtils.
La Sagesse, en effet, se meut d’un mouvement qui surpasse tous les autres ; elle traverse et pénètre toute chose à cause de sa pureté.
Car elle est la respiration de la puissance de Dieu, l’émanation toute pure de la gloire du Souverain de l’univers ; aussi rien de souillé ne peut l’atteindre.
Elle est le rayonnement de la lumière éternelle, le miroir sans tache de l’activité de Dieu, l’image de sa bonté.
Comme elle est unique, elle peut tout ; et sans sortir d’elle-même, elle renouvelle l’univers. D’âge en âge, elle se transmet à des âmes saintes, pour en faire des prophètes et des amis de Dieu.
Car Dieu n’aime que celui qui vit avec la Sagesse.
Elle est plus belle que le soleil, elle surpasse toutes les constellations ; si on la compare à la lumière du jour, on la trouve bien supérieure,
car le jour s’efface devant la nuit, mais contre la Sagesse le mal ne peut rien.
Elle déploie sa vigueur d’un bout du monde à l’autre, elle gouverne l’univers avec bonté.

Psaume 119(118),89.90.91.130.135.175.

Pour toujours, ta parole, Seigneur, se dresse dans les cieux.
Ta fidélité demeure d’âge en âge, la terre que tu fixas tient bon.
Jusqu’à ce jour, le monde tient par tes décisions :

toute chose est ta servante.
Déchiffrer ta parole illumine
et les simples comprennent.

Pour ton serviteur que ton visage s’illumine :
apprends-moi tes commandements.
Que je vive et que mon âme te loue ! Tes décisions me soient en aide !

15.11.2023 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME

Audience générale: l’importance de la joie dans l’annonce de l’Évangile 

Ce mercredi 15 novembre, le Pape François a conclu son cycle de catéchèses sur la passion de l’annonce de l’Évangile, à l’occasion du dixième anniversaire de l’exhortation apostolique Evangelii gaudium. Le Saint-Père a souligné l’importance de la joie dans la vie chrétienne et appelle chacun «à renouveler aujourd’hui sa rencontre personnelle avec Jésus-Christ».

Après plusieurs mois de catéchèses sur le thème du zèle apostolique, le Pape François a résumé dans son audience générale du mercredi 15 novembre l’un des quatre points essentiels à l’annonce de l’Évangile, inspirés par l’exhortation apostolique Evangelii gaudium qui fête ce mois-ci ses dix ans. Le Saint-Père insiste sur la place primordiale de la joie et met en garde contre la tentation de renoncer à l’annonce de l’Évangile aujourd’hui.

La joie et la gratuité

Dans un premier temps, le Souverain pontife a souligné l’importance de la joie, attitude fondatrice du geste évangélisateur, en reprenant les mots adressé par l’ange du Seigneur aux bergers dans l’évangile selon saint Luc («Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple: Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur» Lc 2,8-11). «Et la raison?», s’est interrogé le Saint-Père, «une bonne nouvelle, une surprise, un bel événement? Bien plus, une Personne: Jésus! Jésus est la joie». La question devient elle non plus celle de savoir «s’il faut l’annoncer, mais comment l’annoncer», et ce «comment» est la joie, a précisé François.

«C’est pourquoi un chrétien mécontent, un chrétien triste, insatisfait ou, pire encore, en proie au ressentiment ou à la rancœur n’est pas crédible» explique le Pape, tout en appelant à «veiller sur nos sentiments». «Dans l’évangélisation, se trouve à l’œuvre la gratuité, car elle vient de la plénitude et non de la pression» détaille-t-il, en rappellant que «l’Évangile n’est pas une idéologie», mais porte au contraire «la chaleur de la joie».

Ne pas renoncer à l’annonce de l’Évangile

François nous invite ensuite à nous pencher sur le récit des disciples d’Emmaüs au chapitre 24 de l’Évangile de Luc (Lc24, 13-35), et à penser «aux disciples», qui , «quand Jésus se rend au Cénacle» «ne pouvaient croire de joie», de «la joie d’avoir Jésus ressuscité». «La rencontre avec Jésus t’apporte toujours de la joie, et si cela n’est pas le cas, ce n’est pas une véritable rencontre avec Jésus».

Ainsi, selon François, «les premiers à être évangélisés ce sont nous, les chrétiens». Le Saint-Père met en garde contre la tentation des chrétiens, «immergés dans le climat rapide et confus actuel», au renoncement, «convaincus que l’Évangile n’est plus entendu et qu’il ne vaut plus la peine de s’efforcer de l’annoncer». «Au contraire», souligne le Pape, «c’est précisément le moment de revenir à l’Évangile pour découvrir que le Christ « est toujours jeune et source constante de nouveauté »» (Evangelii gaudium,11).

L’Évangile encore attendu aujourd’hui

Tous comme le deux disciples d’Emmaus dans l’Évangile selon saint Luc, le Pape nous appelle à revenir à la vie quotidienne avec «l’élan de celui qui a trouvé un trésor». Car, selon le Souverain pontife «l’Évangile est attendu aujourd’hui aussi: l’homme d’aujourd’hui est comme l’homme de tous les temps: il en a besoin, même dans la civilisation de l’incrédulité programmée et de la sécularité institutionnalisée; en effet, surtout la société qui laisse déserts les espaces du sens religieux, a besoin de Jésus».

François a conclu en invitant chaque chrétien, «où qu’il soit, à renouveler aujourd’hui sa rencontre personnelle avec Jésus-Christ» et à prendre un peu de temps en ce jours pour se dire «Jésus, tu es en moi: je veux te rencontrer chaque jour. Tu es une personne, pas une idée; tu es un compagnon, pas un programme. Tu es l’Amour qui résout tant de problèmes. Tu es le début de l’évangélisation. Toi, Jésus, tu es la source de la joie».

Source : VATICANNEWS, le 15 novembre 2023