22.11.2023 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME

Audience générale: «La joie de l’Évangile est pour tous»

Dans sa catéchèse ce mercredi 22 novembre, le Pape François a insisté sur la dimension universelle de la joie, au coeur de l’annonce de la Bonne Nouvelle, soulignant que «lorsque Dieu choisit quelqu’un, c’est pour aimer tous», à l’image de Jésus qui s’est sacrifié pour le monde. 

Olivier Bonnel – Cité du Vatican

Le Pape François a poursuivi sa catéchèse sur le zèle apostolique en s’arrêtant une nouvelle fois sur la «joie», à l’occasion des 10 ans de son exhortation apostolique Evangelii Gaudium. Si l’annonce chrétienne est joie, elle l’est aussi «pour tous», a expliqué le Saint-Père. «Quand nous rencontrons vraiment le Seigneur Jésus, l’émerveillement de cette rencontre envahit notre vie et demande à être porté au-delà de nous. C’est ce qu’Il veut, que son Évangile soit pour tous», a t-il expliqué. «En effet, il y a en lui une « force humanisante », une plénitude de vie qui est destinée à tout homme et à toute femme, car pour tous Christ est né, est mort, est ressuscité».

François a cité Evangelii Gaudium pour rappeler que «les chrétiens ont le devoir de l’annoncer sans exclure personne, non pas comme quelqu’un qui impose un nouveau devoir, mais bien comme quelqu’un qui partage une joie, qui indique un bel horizon, qui offre un banquet désirable» (n.14). Les chrétiens, a poursuivi l’évêque de Rome doivent être ouverts et expansifs, «extravertis», un caractère qui leur vient de Jésus, qui a fait de sa présence dans le monde un déplacement continuel, visant à aller à la rencontre de tous.

La responsabilité d’avoir été «choisi»

Le Pape a rappelé l’Évangile de Matthieu et cette rencontre entre Jésus et la Cananéenne qui le supplie de guérir sa fille malade. Jésus refuse dans un premier temps, estimant qu’il n’a été envoyé qu’«aux brebis perdues de la maison d’Israël» et qu’ «il n’est pas bon de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens», mais avec insistance, la Cananéenne impressionne Jésus qui change son regard sur elle et salue la foi de la femme. 

«Cette rencontre a quelque chose d’unique. Non seulement quelqu’un fait changer Jésus d’avis, et c’est une femme, une étrangère et une païenne, mais le Seigneur lui-même y trouve la confirmation que sa prédication ne doit pas se limiter au peuple auquel il appartient, mais s’ouvrir à tous» a souligné François. L’Écriture enseigne que lorsque Dieu appelle et conclut une alliance avec elle, le critère est toujours le suivant: « il élit quelqu’un pour en atteindre beaucoup d’autres». Aussi, tous les amis du Seigneur ont cette responsabilité d’avoir été «choisis» par Lui.

La tentation plus grande est de considérer l’appel qu’ils ont reçu «comme un privilège, a mis en garde le Pape, de se sentir détenteurs d’une exclusivité qui les sépare des autres et de dire « Dieu est avec nous, Dieu est à nous » comme si nous pouvions disposer de Lui pour nos propres intérêts». 

Une annonce au service de tous

«Dieu ne nous appelle pas pour nous mettre sur un piédestal, mais pour faire de nous des instruments libres et courageux de son amour grand et inclusif», a encore insisté le Souverain pontife, expliquant encore que «l‘Église n’est pas un lieu réservé aux parfaits et aux privilégiés, mais une communauté de disciples qui témoigne de Celui que par grâce elle a connu». 

Dans cette annonce de l’Évangile, le Pape a souhaité aussi mettre en garde contre la tentation d’identifier le christianisme «avec une culture, avec une ethnie, avec un système» qui ferait perdre sa nature catholique, c’est à dire universelle, au témoignage. Un christianisme introverti «finit par se plier aux schémas du monde et se prête à devenir un élément de division, d’inimitié, contredisant l’Évangile qu’il annonce». 

L’annonce, le service est pour donc tous, sinon il manque quelque chose. «Lorsque nous voyons des gens qui vivent à côté de nous et qui ne sont peut-être pas croyants, pensons à eux comme à des destinataires de la même annonce de beauté et de joie qui a changé notre vie. Ils sont les destinataires de notre même joie! Jésus ne veut pas que nous soyons exclusifs, a t-il conclu, mais accueillants et inclusifs, parce que l’Évangile n’est pas seulement pour moi, mais pour tous».

Source : VATICANNEWS, le 22 novembre 2023

« Qui a divisé l’Église a péché, et qui s’est réjoui de sa division aussi »

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« Qui a divisé l’Église a péché, et qui s’est réjoui de sa division aussi »

Le 22 Novembre 1982, à Soufanieh, dans le quartier chrétien de Damas, en Syrie, Myrna, la jeune épouse grecque-catholique de Nicolas Nazzour, priait au chevet de sa belle-sœur malade avec deux autres femmes, l’une orthodoxe, l’autre musulmane. Cette dernière fut très surprise en voyant les mains de Myrna devenir lumineuses et suinter de l’huile. Elle le dit à Myrna qui était affolée et ne savait que faire. Finalement elle posa ses mains sur la malade qui se trouva instantanément soulagée de ses souffrances.

Quelques jours plus tard, le 27 novembre, en la fête de la médaille miraculeuse, à l’heure même où sainte Catherine Labourée voyait la Vierge et la médaille, Myrna s’aperçut que, parmi les icônes de sa chambre, une pauvre petite image rapportée par son mari de Sofia était en train de suinter de l’huile. Appelé, Nicolas constata effectivement que de l’huile s’écoulait du bas de l’image et tombait sur le sol près de leur lit. Les mains de Myrna suintaient elles-aussi de l’huile. Tandis que tous les proches convoqués pour constater le prodige s’étaient mis à prier, il se fit autour de Myrna un grand silence au sein duquel elle entendit une voix féminine lui dire :

« Marie (Myrna n’est qu’un surnom), ne crains pas, Je suis avec toi. Ouvrez les portes ; ne privez personne de ma vue. Allume une bougie pour moi ».

Myrna pensa d’abord que la voix était le fruit de son imagination mais une soudaine coupure d’électricité qui plongea la maison dans le noir l’obligea à allumer une bougie. Mis au courant, malgré sa réticence, Nicolas ouvrit les portes de sa maison. Elles le sont restées depuis lors et des milliers de gens de tous horizons, religions et confessions viennent là pour se recueillir tandis que, tant bien que mal, la famille Nazour continue à y habiter.

Ensuite, au cours de cinq apparitions puis de visions intérieures, Myrna reçut de Marie et de Jésus une série de messages. Lorsqu’on demanda au père E. Zahlaoui, qui avait suivi les évènements depuis le début, quel était pour lui le message principal, il répondit :

« L’Église est le Royaume des Cieux sur la terre. Qui l’a divisée a péché, et qui s’est réjoui de sa division a aussi péché. » Malgré le fatras des juridictions – chacun des intervenants principaux, Myrna, Nicolas, les prêtres qui les suivent, étant sous la responsabilité d’un évêque différent – l’évêque catholique de Myrna donna sa bénédiction, plaça une reproduction de l’icône dans son église et accorda l’imprimatur à des livres traitant positivement de l’évènement.« Qui a divisé l’Église a péché, et qui s’est réjoui de sa division aussi »

D’après : The Miracle of Damascus (www.unitypublishing.com/damascus.html)
et www.soufanieh.com

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

22.11.2023 – SAINTE DU JOUR

Ste Cécile

Ste Cécile

VIERGE ET MARTYRE († 230)

Sainte Cécile
Vierge et martyre
(† 230)

Cécile, l’une des fleurs les plus suaves de la virginité chrétienne et du martyre, vécut sous l’empereur Alexandre Sévère. Elle était la fille d’un illustre patricien et seule chrétienne de sa famille. Bien qu’elle eût consacré sa virginité à Jésus-Christ, elle dut se résigner à sortir de la maison paternelle, où elle vivait dans la prière, la lecture des livres saints et le chant des cantiques, pour épouser le jeune Valérien, noble et bon, mais païen.

Le soir des noces, quand les époux se trouvèrent seuls, Cécile s’adressa doucement à Valérien : « Ami très cher, lui dit-elle, j’ai un secret à te confier : mais peux-tu me promettre de le garder ?  » Ayant reçu le serment du jeune homme, elle reprit : 
« Écoute. Un ange de Dieu veille sur moi, car j’appartiens à Dieu. S’il voit que tu m’aimes d’un mauvais amour, il me défendra, et tu mourras ; mais si tu respectes ma virginité, alors il t’aimera comme il m’aime, et sa grâce s’étendra aussi sur toi. » Troublé, Valérien répondit : « Cécile, pour que je puisse croire à ta parole, fais-moi voir cet ange.
– Si tu crois au vrai Dieu et si tu reçois le baptême des chrétiens, tu pourras voir l’ange qui veille sur moi. »

Valérien accepta la condition, se rendit près de l’évêque Urbain, à trois milles de Rome, fut instruit, reçut le baptême et revint près de Cécile. Près d’elle, il aperçut un ange au visage lumineux, aux ailes éclatantes, qui tenait dans ses mains deux couronnes de roses et de lis, et qui posa l’une de ces couronnes sur la tête de Cécile, l’autre sur la tête de Valérien, et leur dit : « Je vous apporte ces fleurs des jardins du Ciel. » Valérien avait un frère nommé Tiburce ; au récit de ces merveilles, il abjura les idoles et se fit chrétien.

Les deux frères furent bientôt dénoncés ; ils demeurèrent invincibles dans la confession et leur foi et eurent la tête tranchée. Quant à Cécile, elle comparut elle-même devant le tribunal du préfet de Rome : « Quel est ton nom et quelle est ta condition ? lui dit-il.
– Devant les hommes, je m’appelle Cécile ; mais ‘chrétienne’ est mon plus beau nom.

– Sacrifie aux dieux !

– Tes dieux ne sont que des pierres, de l’airain ou du plomb. »

Le préfet la fit reconduire chez elle et ordonna de la laisser mourir dans la salle de bains embrasée de vapeurs ; Dieu renouvela pour elle le miracle des Hébreux dans la fournaise. Le bourreau vint pour lui trancher la tête ; mais il le fit si maladroitement, qu’elle ne mourut que trois jours après. Sainte Cécile est la patronne des musiciens.

Sainte Cécile priez pour nous !

22.11.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 19,11-28.

En ce temps-là, comme on l’écoutait, Jésus ajouta une parabole : il était près de Jérusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même.
Voici donc ce qu’il dit : « Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté et revenir ensuite.
Il appela dix de ses serviteurs, et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ; puis il leur dit : “Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires.”
Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire : “Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.”
Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté, il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent, afin de savoir ce que leurs affaires avaient rapporté.
Le premier se présenta et dit : “Seigneur, la somme que tu m’avais remise a été multipliée par dix.”
Le roi lui déclara : “Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l’autorité sur dix villes.”
Le second vint dire : “La somme que tu m’avais remise, Seigneur, a été multipliée par cinq.”
À celui-là encore, le roi dit : “Toi, de même, sois à la tête de cinq villes.”
Le dernier vint dire : “Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise ; je l’ai gardée enveloppée dans un linge.
En effet, j’avais peur de toi, car tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n’as pas mis en dépôt, tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.”
Le roi lui déclara : “Je vais te juger sur tes paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n’ai pas mis en dépôt, que je moissonne ce que je n’ai pas semé ;
alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ? À mon arrivée, je l’aurais repris avec les intérêts.”
Et le roi dit à ceux qui étaient là : “Retirez-lui cette somme et donnez-la à celui qui a dix fois plus.”
On lui dit : “Seigneur, il a dix fois plus !


– Je vous le déclare : on donnera à celui qui a ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a.
Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les devant moi.” »
Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301)

moniale bénédictine

Les Exercices, n°7, Prime ; SC 127 (trad. SC, p. 265 rev.)

« Il convoqua ses serviteurs »

Vérité chérie, juste Équité de Dieu, comment comparaîtrai-je devant ta face, portant mon iniquité…, le fardeau de ma trop grande négligence ? Le trésor de la foi chrétienne et de la vie spirituelle, hélas, je ne l’ai pas donné au trésor des banquiers de la charité, où tu aurais pu le retirer ensuite, selon ta volonté, accru des intérêts de toute la perfection. Le talent qui m’a été confié, mon temps, non seulement je l’ai dépensé en vain, mais je l’ai même laissé fuir, gâté et perdu totalement. Où irai-je ? De quel côté me tournerai-je ? « Où fuirai-je loin de ta face ? » (Ps 138,7) Vérité, tu as pour assesseurs inséparables la justice et l’équité… Malheur à moi, si je comparais devant ton tribunal sans avoir d’avocat qui réponde pour moi : ô Charité, toi, arrive à ma décharge. Toi, réponds pour moi ; toi, sollicite mon pardon ; toi, plaide ma cause afin que, grâce à toi, je vive. Je sais ce que je ferai : « Je prendrai la coupe du salut » (Ps 115,13). Je placerai le calice de Jésus sur le plateau vide de la Vérité. Ainsi, je remédierai à tout ce qui me manque. Ainsi je couvrirai tous mes péchés. Par ce calice je relèverai toutes mes ruines. Par ce calice je remédierai, dignement et au-delà, à tout ce qu’il y a d’imparfait en moi… Chère Vérité, venir à toi sans mon Jésus me serait intolérable ; mais avec mon Jésus, comparaître devant toi sera pour moi chose bien agréable et aimable. Vérité, siège maintenant sur ton tribunal… :« Je ne crains aucun mal » (Ps 22,4).

LECTURES :

Deuxième livre des Maccabées 7,1.20-31.

En ces jours-là, sept frères avaient été arrêtés avec leur mère. À coups de fouet et de nerf de bœuf, le roi Antiocos voulut les contraindre à manger du porc, viande interdite.
Leur mère fut particulièrement admirable et digne d’une illustre mémoire : voyant mourir ses sept fils dans l’espace d’un seul jour, elle le supporta vaillamment parce qu’elle avait mis son espérance dans le Seigneur.
Elle exhortait chacun d’eux dans la langue de ses pères ; cette femme héroïque leur parlait avec un courage viril :
« Je suis incapable de dire comment vous vous êtes formés dans mes entrailles. Ce n’est pas moi qui vous ai donné l’esprit et la vie, qui ai organisé les éléments dont chacun de vous est composé.
C’est le Créateur du monde qui façonne l’enfant à l’origine, qui préside à l’origine de toute chose. Et c’est lui qui, dans sa miséricorde, vous rendra l’esprit et la vie, parce que, pour l’amour de ses lois, vous méprisez maintenant votre propre existence. »
Antiocos s’imagina qu’on le méprisait, et soupçonna que ce discours contenait des insultes. Il se mit à exhorter le plus jeune, le dernier survivant. Bien plus, il lui promettait avec serment de le rendre à la fois riche et très heureux s’il abandonnait les usages de ses pères : il en ferait son ami et lui confierait des fonctions publiques.
Comme le jeune homme n’écoutait pas, le roi appela la mère, et il l’exhortait à conseiller l’adolescent pour le sauver.
Au bout de ces longues exhortations, elle consentit à persuader son fils.
Elle se pencha vers lui, et lui parla dans la langue de ses pères, trompant ainsi le cruel tyran : « Mon fils, aie pitié de moi : je t’ai porté neuf mois dans mon sein, je t’ai allaité pendant trois ans, je t’ai nourri et élevé jusqu’à l’âge où tu es parvenu, j’ai pris soin de toi.
Je t’en conjure, mon enfant, regarde le ciel et la terre avec tout ce qu’ils contiennent : sache que Dieu a fait tout cela de rien, et que la race des hommes est née de la même manière.
Ne crains pas ce bourreau, montre-toi digne de tes frères et accepte la mort, afin que je te retrouve avec eux au jour de la miséricorde. »
Lorsqu’elle eut fini de parler, le jeune homme déclara : « Qu’attendez-vous ? Je n’obéis pas à l’ordre du roi, mais j’écoute l’ordre de la Loi donnée à nos pères par Moïse.
Et toi qui as inventé toutes sortes de mauvais traitements contre les Hébreux, tu n’échapperas pas à la main de Dieu. »

Gustave Lassalle Bordes , 1815-1886, le martyrs des sept maccahabées, église saint Raymond, Audierne, 29770

Psaume 17(16),1.5-6.8b.15.

Seigneur, écoute la justice !
Entends ma plainte, accueille ma prière :
mes lèvres ne mentent pas.
J’ai tenu mes pas sur tes traces,

jamais mon pied n’a trébuché.
Je t’appelle, toi, le Dieu qui répond :
écoute-moi, entends ce que je dis.
Garde-moi comme la prunelle de l’œil ;

à l’ombre de tes ailes, cache-moi,
Et moi, par ta justice, je verrai ta face :
au réveil, je me rassasierai de ton visage.