Lahore (Agence Fides) – « Vivre la Règle franciscaine au Pakistan, donc proclamer l’Évangile et témoigner du charisme de François d’Assise, a porté des fruits dans un pays comme le Pakistan.
Les fruits sont surtout visibles dans le domaine du dialogue interreligieux, de la promotion et de la pratique de la paix, de la proximité avec les pauvres, dans une nation à majorité islamique » : c’est ce que déclare à l’Agence Fides le Père Qaisar Feroz OFM Cap, franciscain capucin de Lahore, président de « Signis » Pakistan et Secrétaire exécutif de la Commission pour les communications sociales de la Conférence épiscopale du Pakistan.
« Le temps des anniversaires franciscains, comme le 800ème anniversaire de l’approbation de la Règle de 1223, et la célébration imminente de Noël à Greccio, est vécu ici avec des réunions, des célébrations liturgiques, des initiatives caritatives qui impliquent toute la Famille franciscaine du Pakistan (Frères mineurs, Frères mineurs capucins, Sœurs franciscaines, Ordre franciscain séculier, Jeunesse franciscaine). Sœurs franciscaines, Ordre franciscain séculier, Jeunesse franciscaine) et qui « sont un signe fécond pour toute l’Église locale, qui puise chez François d’Assise le style d’humilité, de minorité, de fraternité pour vivre la foi chrétienne dans le contexte d’une nation comme le Pakistan, parfois marquée par des difficultés et des défis », a-t-il fait remarquer.
Le religieux capucin poursuit : « Aujourd’hui, les racines de la présence franciscaine dans le pays sont profondes, si l’on considère que les premiers missionnaires franciscains sont arrivés dans le sous-continent indien en 1880 – bien avant la partition entre l’Inde et le Pakistan en 1947.
C’est le frère capucin italien Paolo Tosi qui a été le premier franciscain à poser le pied dans ce pays en tant que vicaire apostolique du Pendjab, suivi par la mission des pères capucins belges à qui le Saint-Siège a confié la charge pastorale du diocèse de Lahore en 1888. Depuis lors, la mission franciscaine s’est épanouie avec la création de fraternités et la construction d’églises, d’écoles, d’hôpitaux, autant d’œuvres qui, aujourd’hui encore, sont pleinement au service de la population, en particulier des plus pauvres », déclare-t-il.
La proclamation de la paix et le service aux pauvres sont les deux axes principaux sur lesquels la présence franciscaine au Pakistan se déplace et devient visible. « Pour être des artisans de paix », affirme-t-il, « le dialogue interreligieux, en particulier le dialogue islamo-chrétien, est essentiel dans ce pays. Il est essentiel d’établir de bonnes relations avec les dirigeants musulmans et les personnes ordinaires de confession musulmane afin de désamorcer les préjugés, la discrimination et l’éventuelle hostilité, dans la logique de « Fratelli Tutti ».
Aujourd’hui, nous pouvons dire qu’après un long et patient travail de tissage de bonnes relations, de nombreux musulmans sont devenus des ambassadeurs de la paix et travaillent avec nous pour faire du Pakistan un lieu de coexistence et de coexistence pacifique, pour le bien commun. C’est un signe très encourageant, qui montre que l’esprit de François, qui s’est rendu en Égypte pour rencontrer le sultan à l’époque des croisades, a porté ses fruits ».
L’autre pôle est le service aux pauvres : « Les œuvres de charité des Franciscains s’adressent aux sans-abri, aux malades, aux personnes vulnérables, aux parias, aux exclus, aux personnes en marge de la société. Nous sommes proches d’eux dans l’esprit d’être toujours du côté des pauvres et d’être nous-mêmes pauvres parmi les pauvres. Faire cela, c’est être un Évangile vivant ici, comme l’était François ».
Les Franciscains au Pakistan sont principalement présents dans les provinces du Sindh (avec des Fraternités de l’Ordre des Frères Mineurs) et du Punjab, avec plusieurs communautés de l’Ordre des Frères Mineurs Capucins. Les laïcs franciscains et les jeunes franciscains ont plusieurs fraternités dans les deux provinces où il y a aussi des congrégations religieuses de femmes inspirées par le charisme franciscain.
Un frère mineur, Sebastian Shaw OFM, est actuellement archevêque de Lahore ; un frère capucin, Mgr Khalid Rehmat OFM Cap, est vicaire apostolique de Quetta, capitale de la province du Beluchistan.
«Le pardon est la première expression de son amour »
Rite Romain
Is 63, 16-17, 19 ; 64, 2-7 ; Ps 79 ; 1Cor 1, 3-9 ; Mc 13, 33-37
1) Attente d’une visite et Accueil
C’est le premier dimanche de l’Avent : L’horizon de la prière s’ouvre sur l’histoire dont le centre est le Christ, Dieu qui se fait homme, le bon Visage du destin. Il nous faut donc renouveler notre attitude envers la prière, entendue comme une tension qui nous élève vers Dieu, qui se révèle comme source de savoir et de puissance, de bonté et d’amour.
C’est pourquoi l’Église fait commencer la Messe d’aujourd’hui avec ce beau chant d’Introït : « Vers vous, ô mon Dieu, j’ai élevé mon âme. En vous, j’ai mis ma confiance, et je sais que je n’aurai point à en rougir : car vous viendrez au temps marqué. En vain les ennemis de mon salut riront de ma patience : quiconque vous attend ne sera point confondu« . Ce chant d’entrée montre très bien la confiance de l’Eglise-Epouse. Répétons-le avec elle du fond de notre cœur, parce que le Sauveur viendra à nous dans la mesure où nous l’aurons désiré et attendu fidèlement.
Donc en ce premier dimanche de l’Avent, nous sommes appelés à prendre conscience du Christ qui vient nous rendre visite comme un soleil qui se lève d’en-haut.
Il s’agit de la visite de Dieu : Il rentre dans la vie de chacun d’entre nous, se tourne vers chacun d’entre nous car il veut trouver une demeure stable en chacun d’entre nous.
Dieu entre dans notre vie par cette visite et se tourne vers chacun d’entre nous. L’Avent nous invite à élever notre âme pour accueillir le Présent qui vient.
C’est une invitation à comprendre que chaque événement de la journée est un signe de l’attention qu’il a pour chacun d’entre nous. L’Avent nous invite et nous incite à contempler le Seigneur présent et la certitude de sa présence nous aide à regarder le monde et notre vie avec un autre regard. L’Avent nous aide à considérer notre existence entière comme « visite », comme un moyen qu’Il a pour venir vers nous et proche de nous, dans toute situation et à tout moment car Il est l’Emmanuel, le Dieu qui est toujours avec nous.
Après la « visite », l’autre élément important de l’Avent est l’attente vigilante qui est en même temps espoir. L’Avent, le temps liturgique qui renouvèle l’attente pour la venue du Christ d’année en année, nous incite à comprendre le sens du temps et de l’histoire en tant que temps favorable (« kairós ») pour notre salut. Jésus a illustré cet élément de l’attente dans plusieurs paraboles : dans l’épisode des ouvriers invités à attendre leur maître, dans la parabole des vierges qui attendent l’époux, ou dans celle de la semence.
Dans notre vie, nous sommes en attente permanente : quand nous sommes jeunes nous voulons grandir ; adultes, nous recherchons le succès ; quand nous avançons en âge, nous souhaitons le repos. Alors, arrive le temps où nous trouvons que nous avons espéré trop peu si, au-delà de la carrière et de la position sociale, il n’y a rien d’autre de laissé pour l’espérance.
L’espérance marque le chemin de tout être humain, mais pour nous les chrétiens, il est animé par une certitude : le Seigneur est présent tout au long de notre vie, nous accompagne tous les jours et Il essuiera aussi nos larmes.
Un jour, pas très lointain, tout trouvera son achèvement dans le Règne de Dieu, Règne de Justice et de Paix. Entre-temps, prions : « J’espère le Seigneur de toute mon âme ; je l’espère, et j’attends sa parole. Mon âme attend le Seigneur plus qu’un veilleur ne guette l’aurore, attends le Seigneur, Israël. Oui, près du Seigneur, est l’amour ; près de lui, abonde le rachat » (Ps129, 5-7).
2) Vigilance et contrition
Le temps liturgique de l’Avent célèbre la visite de Dieu, en réveillant l’attente du retour glorieux du Christ et donc en nous préparant à accueillir le Fils de Dieu, le Verbe qui se fait homme pour nous donner le salut. Mais le Seigneur vient constamment dans notre vie. Par conséquence nous devons prendre au sérieux l’invitation du Christ qui revient avec force ce dimanche : « Veillez ! » (Mc 13, 33.35.37). Cet « ordre » ne s’adresse pas seulement aux disciples mais aussi « à tous », car chacun d’entre nous, à l’heure que, seul, Dieu connait, sera appelé à rendre compte de sa propre existence. Cela demande surtout une humble confiance dans les mains de Dieu, notre Père tendre et miséricordieux mais aussi une charité active vis-à-vis du prochain et une sincère contrition de ses péchés.
La prière d’un cœur qui veille dans l’attente est la prière de celui qui reconnaît qu’il est dans le besoin. Quand nous reconnaissons notre état d’indigence, c’est à ce moment-là que Dieu nous comble de ses dons. Le premier don est le pardon, car la plus grande indigence est le péché. La prière qui est demande et attente, est demande et attente de pardon. Une attente qui ne demande pas et accepte ce pardon, n’attend pas le Rédempteur, qui aime nous pardonner, qui aime nous aimer. Le pardon est la première expression de son amour. La prière a toujours une dimension de contrition qui nous fait dire « Seigneur, avant de parler avec moi, pardonne-moi » (Saint Ambroise). Mais à la dimension pénitentielle s’unit aussi la dimension nuptiale, car elle naît de notre péché et fleurit dans le mariage avec Dieu.
La contrition que nous avons au début de la célébration de la Sainte Messe, ou la contrition qui se trouve au cœur de notre participation au mystère du Christ qui est le Sacrement de la confession, doit qualifier notre Avent. Sans une telle contrition, notre attente du Christ qui vient pour nous dans une grotte, est trop infantile ou trop légère : dans les faits, elle est un peu superficielle, c’est-à-dire qu’elle est prise pour acquise. C’est seulement par la contrition que l’imminence du Christ et l’arrivée du Christ sont vives en nous, et la vigilance se réalise.
La vigilance est donc contrition. Et existentiellement, le long du chemin de notre vie, la vigilance est contrition chargée d’amour.
Afin de vivre cette attente contrite, nous pouvons dire la prière que Saint Ambroise de Milan disait avant de célébrer la Messe « Roi des vierges, qui êtes la Couronne des âmes saintes, éloignez de moi le poison de l’impureté qui se glisse dans mes veines ; mortifiez la loi de mes membres, qui résiste sans cesse à celle de votre Esprit ; afin qu’ayant le corps et le cœur pur, je boive ce Vin délicieux qui rend les vierges fécondes ».
La forme de vie qui témoigne de manière évidente que la contrition est unie à la dimension nuptiale est celle des vierges consacrées. Le mariage spirituel avec le Christ rend ces dames étrangères au monde mais intimement proches de Dieu. Elles sont convaincues d’être un « rien ». Aux yeux du monde, elles sont méprisables, mais aux yeux de Dieu, elles sont précieuses et chères et sont un modèle sur la manière de vivre l’attente pour accueillir le Christ de façon complète et sans réserve.
Le cœur de Dieu s’étend en elles comme dans une mangeoire. En elles l’humanité peut voir le reflet de Dieu.
Lecture Patristique
Geoffroy d’Admont (+ 1165) Homélies pour les fêtes, 23
PL 174, 725-726
Voyez, veillez et priez (cf. Mc 13,33 ; 14,38). Par ces paroles, le Seigneur notre Sauveur n’a pas averti seulement ses disciples auxquels il parlait physiquement, mais en outre, par ces mêmes paroles, il a révélé clairement à nous-mêmes ce que nous devons faire, comment nous devons veiller. Cette triple parole indique nettement comment doit se sauver chacun de nous qui, oubliant tout ce qui est en arrière, désire se lancer vers l’avenir (cf. Ph 3,14), voudrait saisir le sommet de la perfection auquel il tend.
Celui qui, saisi par l’inspiration divine, aura décidé de renoncer au monde et à ses convoitises, selon l’avertissement que la parole divine nous a donné au début de la lecture d’évangile, (Mc 13,33), doit avoir les yeux ouverts pour comprendre d’emblée, avec sagesse, ce qu’il doit faire ou ce qu’il doit éviter.
Mais, pour quiconque vient à la conversion, il ne suffit pas, pour devenir parfait, de comprendre ce qui est bien, s’il ne cherche ensuite à veiller pour agir de même. C’est pourquoi le Seigneur, après avoir exhorté ses disciples à voir, ajoute aussitôt : Veillez et priez (Mc 13,33). Il est prescrit à chacun de veiller, c’est-à-dire de s’appliquer à réaliser effectivement ce qu’il a bien compris, et de repousser la paresse d’une vie oisive dans laquelle il se trouvait jusque-là, par la recherche vigilante d’une activité vertueuse. A celui qui veille ainsi, par le zèle d’une vie fervente, le Seigneur indique une voie encore supérieure, puisqu’il ajoute aussitôt : et priez.
Priez est donc prescrit à tous les élus, c’est-à-dire qu’en désirant les biens éternels, on doit rechercher le fruit de son effort fervent dans la seule espérance de la récompense céleste. Il semble que saint Paul prescrivait à ses disciples cette obstination dans la prière, quand il disait : Priez sans relâche (1Th 5,17). En effet, nous prions sans relâche s i, lorsque nous faisons le bien, nous ne recherchons pour cela aucune gloire terrestre, mais nous nous préoccupons uniquement de désirer les biens éternels.
Voyez, veillez et priez. Voyez ce qu’il faut faire, en comprenant ce qui est juste ; veillez en faisant le bien ; priez en désirant les biens éternels. Pourquoi il est si important pour nous de voir, de veiller et de prier, on le voit clairement par les paroles qui suivent : Car vous ne savez pas quand viendra le moment (Mc 13,33). Donc, parce que nous ignorons quand sera le moment de cette visite, il nous faut veiller et prier sans cesse, c’est-à-dire préparer à cette grâce, par un zèle vigilant, le fond de notre cœur.
Messe chrismale célébrée par le Pape en la basilique Saint-Pierre de Rome, Jeudi Saint 29 mars 2018.
Vocation, pastorale, figure du prêtre: les conseils du Pape aux séminaristes français
Le cardinal Pietro Parolin a transmis le message du Pape aux plus de 700 séminaristes et formateurs de séminaires en France, rassemblés pour la première fois depuis près de dix ans à Paris du 1er au 3 décembre. Le Souverain pontife les exhorte à adopter «un nouveau style pastoral» pour affronter le contexte culturel du pays, où «la figure du prêtre a perdu prestige et autorité». Le Pape les conforte également dans le célibat, «exigence mystique» selon lui.
«Le Pape rend grâce pour l’appel singulier que le Seigneur vous a adressé, vous ayant choisis parmi tant d’autres, aimés d’un amour privilégié et mis à part ; et il rend grâce aussi pour la réponse courageuse que vous souhaitez donner à cet appel», a d’emblée souligné le Secrétaire d’État du Saint-Siège au nom du Souverain pontife. «C’est en effet un motif d’action de grâce, d’espérance et de joie que de constater que nombre de jeunes –et de moins jeunes– osent encore, avec la générosité et l’audace de la foi, et malgré les temps difficiles que traversent nos Églises et nos sociétés occidentales sécularisées, s’engager à la suite du Seigneur pour son service et celui de leurs frères et sœurs», a-t-il relevé, les remerciant chaleureusement.
«Merci de donner de la joie et de l’espérance à l’Église de France qui vous attend et qui a besoin de vous».L’Église de France a besoin des séminaristes pour qu’ils soient ce que le prêtre doit être: «Participer à l’autorité par laquelle le Christ édifie, sanctifie et gouverne son Corps» (Presbyterorum ordinis, n. 2).
Le célibat, cœur de l’identité du prêtre
Le successeur de Pierre invite les séminaristes français «à enraciner» en leurs âmes «les vérités fondamentales» de la vocation: «Au plus haut point, source et sommet de la vie de l’Église et de sa vie personnelle, le prêtre célèbre la messe où, rendant présent le sacrifice du Christ, il s’offre en union avec Lui sur l’autel et y dépose l’offrande du Peuple de Dieu tout entier et de chacun des fidèles.»
Au cœur de cette identité se trouve le célibat, rappelle François. «Le prêtre est célibataire -et il veut l’être- parce que Jésus l’était, tout simplement. L’exigence du célibat n’est pas d’abord théologique, mais mystique: comprenne qui pourra!»,écrit-il (cf. Mt 19, 12).
«On entend beaucoup de choses sur les prêtres aujourd’hui, la figure sacerdotale est bien souvent déformée dans certains milieux, relativisée, parfois considérée comme subalterne. Ne vous en effrayez pas trop: personne n’a le pouvoir de changer la nature du sacerdoce et personne ne la changera jamais, même si les modalités de son exercice doivent nécessairement prendre en compte les évolutions de la société actuelle et la condition de grave crise vocationnelle que nous connaissons», poursuit le Saint-Père dans cette missive, constant que l’institution ecclésiale, et avec elle la figure du prêtre, n’est plus reconnue en France.
Simplicité, douceur, pauvreté comme style pastoral
«Elle a perdu au yeux du plus grand nombre tout prestige, toute autorité naturelle, et se trouve même malheureusement salie. Il ne faut donc plus compter dessus pour trouver audience auprès des personnes que nous rencontrons», observe le Pape, plaidant ainsi pour «l’adoption d’un style pastoral de proximité, de compassion, d’humilité, de gratuité, de patience, de douceur, de don radical de soi aux autres, de simplicité et de pauvreté». C’est selon lui la seule manière possible de procéder à la nouvelle évangélisation, afin que chacun fasse une rencontre personnelle avec le Christ. En somme, un prêtre qui connaisse l’«odeur de ses brebis» (Messe chrismale, 28 mars 2013)et qui marche avec elles, à leur rythme.
«De cette manière, le prêtre touchera le cœur de ses fidèles, gagnera leur confiance et leur fera rencontrer le Christ. Cela n’est pas nouveau, bien entendu; d’innombrables saints prêtres ont adopté ce style dans le passé, mais il est devenu aujourd’hui une nécessité sous peine de ne pas être crédible ni entendu», soutient encore le Secrétaire d’État du Saint-Siège au nom du Pape.
Nourrir une relation personnelle forte avec Jésus
«Afin de vivre cette exigeante, et parfois rude, perfection sacerdotale, et faire face aux défis et aux tentations que vous rencontrerez sur votre route, il n’y a, chers séminaristes, qu’une solution: nourrir une relation personnelle, forte, vivante et authentique avec Jésus», continue le message. Le Pape rappelle aux séminaristes que seul l’amour du Christ les fera sortir victorieux de toute crise et difficulté.
«Car si Jésus me suffit je n’ai pas besoin de grandes consolations dans le ministère, ni de grands succès pastoraux, ni de me sentir au centre de réseaux relationnels étendus; si Jésus me suffit je n’ai pas besoin d’affections désordonnées, ni de notoriété, ni d’avoir de grandes responsabilités, ni de faire carrière, ni de briller aux yeux du monde, ni d’être meilleur que les autres; si Jésus me suffit je n’ai pas besoin de grands biens matériels, ni de jouir des séductions du monde, ni de sécurités pour mon avenir. Si au contraire je succombe à l’une de ces tentations ou faiblesses, c’est que Jésus ne me suffit pas et que je manque à l’amour.»
Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus comme guide de confiance
Enfin, l’évêque de Rome recommande aux séminaristes sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, en ce 150èmeanniversaire de sa naissance. Elle, docteur en scientia amoris -en science de l’amour- dont ils ont «le privilège de pouvoir lire l’admirable doctrine dans sa langue d’origine». «Elle qui “respira” sans cesse le Nom de Jésus, son “seul amour” (cf. Exhortation apostolique C’est la confiance, n. 8), elle vous guidera sur la voie de la confiance qui vous soutiendra chaque jour et vous fera tenir debout sous le regard du Seigneur lorsqu’Il vous appellera à Lui».
«Le Pape François vous confie à son intercession et à la protection de Notre Dame de l’Assomption, Patronne de la France, ainsi que tous les membres de vos communautés de séminaires. Il vous accorde de grand cœur la Bénédiction apostolique», a conclu le cardinal Parolin.
Le Pape François, durant la messe de la nuit Noël, le 24 décembre 2020 (Vatican Media). (Vatican Media)
Les célébrations du Pape pour le temps de Noël
Le calendrier des célébrations liturgiques du Pape François pour la période de Noël, et allant du 24 décembre au 7 janvier prochain, a été rendu public mardi 28 novembre par Mgr Diego Ravelli, maître des célébrations liturgiques papales.
Vatican News
Après l’annonce récente des engagements du Pape pour la période de l’Avent, qui prévoit le 8 décembre à 16 heures, la cérémonie de l’acte de vénération à l’Immaculée Conception, sur la place d’Espagne à Rome, et la messe en mémoire de Notre-Dame de Guadalupe, patronne de l’Amérique latine, qui aura lieu mardi 12 décembre à 18 heures, sont également prévues d’autres cérémonies liturgiques pontificales pour le temps de Noël, présidées par le Saint-Père. L’information a été donnée aujourd’hui par Mgr Diego Ravelli, maître des célébrations liturgiques pontificales.
Le dimanche 24 décembre, la messe de la nuit de Noël célébrée par le Pape dans la basilique Saint-Pierre aura lieu à 19h30. Cette année encore, le Souverain pontife maintiendra donc l’horaire anticipé inauguré en 2020, en raison des restrictions pour la Covid, et confirmé ensuite également en 2021 et 2022.
Urbi et Orbi
Le lendemain, lundi 25 décembre, Noël du Seigneur, le Pape donnera la bénédiction Urbi et Orbi depuis la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre à 12 heures. Le dimanche 31 décembre à 17 heures, dans la même basilique, le Pape présidera en revanche la célébration des premières Vêpres et le Te Deum d’action de grâces pour l’année écoulée.
Célébrations de janvier
Le lundi 1er janvier, qui marque la 57e Journée mondiale de la paix, François célébrera la messe de la solennité de Marie, la très sainte Mère de Dieu, dans la basilique Saint-Pierre, à 10 heures. Le 6 janvier prochain, le Saint-Père y célébrera également la messe de la solennité de l’Épiphanie, à 10 heures. Enfin, le 7 janvier, il présidera à 9h30 une célébration dans la chapelle Sixtine pour la fête du Baptême du Seigneur, au cours de laquelle il baptisera quelques enfants.
Détail de L’Éducation de la Vierge de Coypel, 1735-1737, Speed Art Museum, Kentucky. CC0/wikimedia
Au temps de la Vierge, tout Israël attend Celui qui doit venir
Lorsqu’elle était petite enfant, la Vierge Marie attendait au cœur de son peuple Israël la venue du Messie, qui n’a pas été annoncé par un seul prophète, mais par une longue série d’hommes, prédisant et complétant, au fur et à mesure, leur prédiction, pendant des siècles.
Elle attendait au cœur d’un petit peuple, ballotté par l’histoire, qui a survécu à toutes les confrontations avec les Empires voisins et qui sera finalement dans l’avenir le seul peuple résistant à la dissolution du monde antique, en conservant intacte son identité, et en gardant toujours la certitude inébranlable d’être l’instrument d’un destin éternel, aux dimensions du monde.
Tous cherchaient dans l’Écriture le moment de la venue du Messie annoncé précisément mais mystérieusement par les prophètes. Et l’attente de l’accomplissement des temps était devenue tellement forte et précise, en cette période particulière de l’histoire, qu’il y eut plus de 100 candidats Messie recensés par les historiens.
« Comme le peuple était dans l’attente » (Lc 3,15) quand Jean-Baptiste parut, tous lui demandaient : « Es-tu Celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? » (Lc 7,19). C’était une situation absolument unique et cet aspect caractéristique du christianisme, à lui seul, est suffisant – c’est l’avis de maints spécialistes – pour le situer tout à fait à part dans l’histoire religieuse du monde.
D’après « Hypothèses sur Jésus » p. 47, 48, 51, 59
de Vittorio Messori, Mame, 1978
Prions:
Je vous salue Marie, pleine de grâce ; Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, Priez pour nous pauvres pécheurs, Maintenant et à l’heure de notre mort.
Bibiane (ou Viviane) naît à Rome. Son père Flavien, préfet de Rome fut jeté en prison sous Julien l’Apostat. Flavien, s’étant déclaré contre ce prince, fut marqué au front d’un fer rouge ; il en mourut peu de temps après, en Toscane, où il avait été exilé.
Sa femme Dafrose, et ses filles Bibiane et Démétrie, restaient à Rome exposées aux coups du tyran. Il ne les oublia pas, et les enferma dans leur propre maison pour les y faire mourir de faim ; mais, ce supplice lui paraissant trop lent, il fit trancher la tête à la mère, confisqua tous les biens de la famille et continua sa persécution contre les deux vierges chrétiennes. Malgré une très longue privation de toute nourriture, elles parurent au tribunal plus fortes et plus belles que jamais : « Craignez, leur dit le juge, une mort honteuse et cruelle. » « Les biens de ce monde, – répondent-elles, – ne peuvent plus avoir pour nous aucun attrait, nous n’aspirons qu’à posséder Jésus-Christ ; plutôt mille morts que la trahison de nos promesses ! «
À ces mots, Démétrie tombe morte aux pieds de sa sœur. Quant à Bibiane, le juge la livra aux mains d’une femme de mauvaise vie qui essaya de la pervertir ; elle employa d’abord les flatteries et les bons traitements et feignit de lui témoigner une amitié sincère ; puis bientôt elle eut recours aux menaces, aux injures et aux coups. Bibiane résista courageusement à toutes ses tentatives, elle demeura pure et digne du céleste Époux. La méchante femme dut avouer au juge qu’elle avait perdu son temps et sa peine. Celui-ci, furieux de son peu de succès, ordonna de frapper de verges la vierge chrétienne jusqu’à ce qu’elle eût rendu l’esprit.
Bibiane fut donc attachée à une colonne, et les bourreaux s’acharnèrent sur son corps innocent jusqu’au moment où elle s’affaissa mourante à leurs pieds. Elle expira au bout de quelques instants, le 2 décembre 363. Son corps fut jeté à la voirie pour y être dévoré par les chiens ; mais il est écrit que « Dieu veille sur les restes de ses saints ». Deux jours après, un prêtre courageux put s’emparer de cette dépouille et l’ensevelir à côté de Dafrose, sa mère, et de Démétrie, sa sœur.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,34-36.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière.
Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »
Acclamons et partageons la paroles de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)
prêtre, curé d’Ars
Sermon pour le 5ème dimanche après Pâques (Sermons de Saint Jean Baptiste Marie Vianney, Curé d’Ars, t. 2 ; Éd. Ste Jeanne d’Arc, 1982 ; p. 57-58)
Persévérer par la prière
Pour vous montrer, mes frères, le pouvoir de la prière et les grâces qu’elle vous attire du ciel, je vous dirai que ce n’est que par la prière que tous les justes ont eu le bonheur de persévérer. La prière est à notre âme ce que la pluie est à la terre. Fumez une terre, tant que vous voudrez ; si la pluie manque, tout ce que vous ferez ne servira de rien. De même, faites des bonnes œuvres tant que voudrez ; si vous ne priez pas souvent et comme il faut, jamais vous ne serez sauvés ; parce que la prière ouvre les yeux de notre âme, lui fait sentir la grandeur de sa misère, la nécessité d’avoir recours à Dieu, elle lui fait redouter sa faiblesse. Le chrétien compte pour tout sur Dieu seul, et rien sur lui-même. Oui, mes frères, c’est par la prière que tous les justes ont persévéré. (…) Mes frères, ne voyons-nous pas nous-mêmes que dès que nous négligeons nos prières, nous perdons de suite, le goût des choses du ciel : nous ne pensons plus qu’à la terre ; et si nous reprenons la prière, nous sentons renaître en nous la pensée et le désir des choses du ciel. Oui, mes frères, si nous avons le bonheur d’être dans la grâce de Dieu, ou nous aurons recours à la prière, ou nous sommes sûrs de ne pas persévérer longtemps dans le chemin du ciel.
LECTURES :
Livre de Daniel 7,15-27.
Moi, Daniel, j’avais l’esprit angoissé, car les visions que j’avais me bouleversaient. Je m’approchai de l’un de ceux qui entouraient le Trône, et je l’interrogeai sur la vérité de tout cela. Il me répondit et me révéla l’interprétation : ”Ces bêtes énormes, au nombre de quatre, ce sont quatre rois qui surgiront de la terre. Mais ce sont les saints du Très-Haut qui recevront la royauté et la posséderont pour toute l’éternité.” Puis je l’interrogeai sur la quatrième bête, qui était différente de toutes les autres, cette bête terriblement puissante, avec ses dents de fer et ses griffes de bronze, qui dévorait, déchiquetait et piétinait tout ce qui restait. Je l’interrogeai sur les dix cornes de sa tête, et sur cette corne qui lui avait poussé en faisant tomber les trois autres devant elle – cette corne qui avait des yeux, et une bouche qui tenait des propos délirants – cette corne qui était plus imposante que les autres. Je l’avais vue faire la guerre aux saints et l’emporter sur eux, jusqu’à la venue du Vieillard qui avait prononcé le jugement en faveur des saints du Très-Haut, et le temps était arrivé où les saints avaient pris possession de la royauté. À ces questions, il me fut répondu : “La quatrième bête, c’est un quatrième royaume sur la terre, qui sera différent de tous les royaumes. Il dévorera toute la terre, la piétinera et l’écrasera. Les dix cornes, ce sont dix rois qui surgiront de ce royaume-là. Un autre roi surgira ensuite ; il sera différent des précédents, et il renversera trois rois. Il prononcera des paroles hostiles au Très-Haut, il persécutera les saints du Très-Haut, et il entreprendra de changer la date des fêtes et la Loi. Les saints seront livrés à son pouvoir pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps. Puis le tribunal siégera, et la domination sera enlevée à ce royaume, qui sera détruit et totalement anéanti. La royauté, la domination et la puissance de tous les royaumes de la terre, sont données au peuple des saints du Très-Haut. Sa royauté est une royauté éternelle, et tous les empires le serviront et lui obéiront.” »
Livre de Daniel 3,82.83.84.85.86.87.
Et vous, les enfants des hommes, bénissez le Seigneur. À lui, haute gloire, louange éternelle !
Toi, Israël, bénis le Seigneur. À lui, haute gloire, louange éternelle !
Et vous, les prêtres, bénissez le Seigneur. À lui, haute gloire, louange éternelle !
Vous, ses serviteurs, bénissez le Seigneur. À lui, haute gloire, louange éternelle !
Les esprits et les âmes des justes, bénissez le Seigneur. À lui, haute gloire, louange éternelle !
Les saints et les humbles de cœur, bénissez le Seigneur. À lui, haute gloire, louange éternelle !