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16.12.2023 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Au Kenya, au sanctuaire « Village de Marie, Mère de Dieu »

Au Kenya, au sanctuaire « Village de Marie, Mère de Dieu »
La colline escarpée, jalonnée d’un chemin de croix, mène à une source d’eau réputée procurer des guérisons miraculeuses à ceux qui visitent le sanctuaire marial national de Subukia, dans le diocèse catholique de Nakuru, au Kenya.
Lydia Auma est au bout d’une file de centaines de pèlerins qui montent la colline en priant, haletants. Elle a rejoint d’autres pèlerins de la paroisse Saint-Austin de l’archidiocèse de Nairobi pour se rendre au sanctuaire marial, connu sous le nom de Village de Marie, Mère de Dieu Elle est ici pour remercier la Sainte Vierge Marie d’avoir réuni sa famille après une séparation de 25 ans avec son mari. Elle pense que le fait d’avoir renoué avec son mari est une réponse aux prières qu’elle a faites au sanctuaire marial, situé à environ 40 km de la ville de Nakuru. « J’ai quitté mon mari il y a 25 ans. La séparation d’avec mon mari a été très douloureuse. J’ai continué à prier, demandant à Dieu de nous réunir avec mon mari. C’était le principal objet de ma prière chaque fois que je venais ici », explique Lydia à ACI Afrique lors du pèlerinage du 23 septembre.
« Le mois dernier, j’ai retrouvé mon mari et mes enfants, et je suis ici pour remercier Dieu et la Vierge Marie d’avoir permis à ma famille de se retrouver. J’ai maintenant un foyer. Mon cœur est comblé », dit-elle. « Subukia est très proche de mon cœur », dit-elle, ajoutant qu’elle ne manque jamais une occasion de visiter le sanctuaire marial.
Lydia était en compagnie de quelque 760 membres de la paroisse Saint-Austin, qui se sont rendus en pèlerinage au sanctuaire marial le samedi 23 septembre. Les personnes présentes ont partagé des témoignages de guérison, de pardon et de réconciliation dans leurs familles après avoir visité le sanctuaire, fait une bonne confession et offert leurs intentions de prière à la grotte de Marie.
Agnes Aineah, Nakuru, 25 septembre 2023
Prions :
Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen
Source : une minute avec Marie
16.12.2023. – SAINTE DU JOUR
Ste Adélaïde
VEUVE ET IMPÉRATRICE († 999)
Sainte Adélaïde
Impératrice du Saint Empire
(† 999)
Elle était à la fois reine d’Italie, reine d’Allemagne et elle sera la première en date des impératrices du Saint Empire-Romain Germanique à la suite de son mariage avec Othon Ier, lorsqu’elle fut veuve du roi d’Italie.
À la mort d’Othon Ier, elle exerça la régence pendant cinq ans, durant l’enfance d’Othon II. Puis à nouveau pendant la minorité d’Othon III. Ce fut pour elle, des périodes difficiles, pleines de souffrances et d’épreuves. Mais sa force de caractère et sa bonté, puisées dans sa foi, surmontèrent tous les obstacles. Elle montra toutes les qualités d’un chef d’État dans la justice de sa charge et toutes les vertus chrétiennes dans sa charité attentive aux pauvres.
Elle consacra les trois dernières années de sa vie à promouvoir le bien de l’Église et des pauvres. Elle se montra le ferme appui de la culture occidentale en favorisant le monachisme clunisien. Elle mourut à Seltz, près de Strasbourg, lors d’un voyage qu’elle effectuait dans l’un des nombreux monastères qu’elle avait fondés.
Sainte Adélaïde priez pour nous !

16.12.2023 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 17,10-13.
Descendant de la montagne, les disciples interrogèrent Jésus :
« Pourquoi donc les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d’abord ? »

Jésus leur répondit : « Élie va venir pour remettre toute chose à sa place.

Mais, je vous le déclare : Élie est déjà venu ; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu. Et de même, le Fils de l’homme va souffrir par eux. »
Alors les disciples comprirent qu’il leur parlait de Jean le Baptiste.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Ambroise (v. 340-397)
évêque de Milan et docteur de l’Église
Élie et le jeûne ; PL14, 697 (in Le saint Prophète Élie d’après les Pères de l’Église; textes présentés par les carmélites du Monastère Saint-Élie; trad. Coll. Spi. Or. n° 53; Éd. monastiques–Abbaye de Bellefontaine 1992, p.227 rev.)
« Il marchera devant Dieu avec l’esprit et la puissance d’Elie » (Lc 1,17)
Qu’est-ce que le jeûne, sinon l’essence et l’image du ciel ? Le jeûne est le réconfort de l’âme, la nourriture de l’esprit. Le jeûne est la vie des anges ; le jeûne est la mort du péché, la destruction des fautes, le remède du salut, la racine de la grâce, le fondement de la chasteté. Par cette échelle, on parvient plus rapidement auprès de Dieu. Élie est monté par cette échelle, avant de monter par le char ; et en partant vers le ciel, il a laissé à son disciple cet héritage de la sobriété et de l’abstinence (cf 2R 2,11-15). C’est dans cette force et cet esprit d’Élie que Jean est venu (Lc 1,17). En effet, au désert lui aussi s’adonnait au jeûne, et sa nourriture était des sauterelles et du miel sauvage (Mt 3,4). Pour cette raison, celui qui l’avait emporté par sa maîtrise de soi sur la capacité de la vie humaine a été considéré non comme un homme, mais comme un ange. Nous lisons à son sujet : « Il est même plus qu’un prophète. C’est celui dont il est écrit : Voici que j’envoie mon ange devant ta face pour préparer le chemin devant toi » (Mt 11,9-10 grec ; Ex 23,20). Qui aurait pu par une force humaine monter sur des chevaux de feu, sur un char de feu, mener une course à travers les airs [comme Élie], sinon celui qui avait transformé la nature du corps humain par la force du jeûne qui lui accorde une nature impérissable ?

LECTURES :
Livre de l’Ecclésiastique 48,1-4.9-11.
Le prophète Élie surgit comme un feu, sa parole brûlait comme une torche.
Il fit venir la famine sur Israël, et, dans son ardeur, les réduisit à un petit nombre.
Par la parole du Seigneur, il retint les eaux du ciel, et à trois reprises il en fit descendre le feu.
Comme tu étais redoutable, Élie, dans tes prodiges ! Qui pourrait se glorifier d’être ton égal ?
Toi qui fus enlevé dans un tourbillon de feu par un char aux coursiers de feu ;
toi qui fus préparé pour la fin des temps, ainsi qu’il est écrit, afin d’apaiser la colère avant qu’elle n’éclate, afin de ramener le cœur des pères vers les fils et de rétablir les tribus de Jacob…
heureux ceux qui te verront, heureux ceux qui, dans l’amour, se seront endormis ; nous aussi, nous posséderons la vraie vie.

Psaume 80(79),2ac.3bc.15-16a.18-19.
Berger d’Israël, écoute,
resplendis au-dessus des Kéroubim,
Réveille ta vaillance
et viens nous sauver.
Dieu de l’univers reviens !
Du haut des cieux, regarde et vois :
visite cette vigne, protège-la,
celle qu’a plantée ta main puissante.
Que ta main soutienne ton protégé,
le fils de l’homme qui te doit sa force.
Jamais plus nous n’irons loin de toi :
fais-nous vivre et invoquer ton nom !

15.12.2023 – MESSE À SAINT GERMAIN L’AUXERROIS
15.12.2023 – CHAPELET À LOURDES
15.12.2023 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR AU SACRÉ-CŒUR DE MONTMARTRE
15.12.2023 – MESSE À LOURDES
15.12.2023 – PRÉDICATION DE L’AVENT
Prédication de l’Avent du cardinal Cantalamessa du 15 décembre 2023 (1/2)
Pendant l’Avent, le cardinal Raniero Cantalamessa, prédicateur de la maison pontificale, propose deux méditations au Saint-Père et aux membres de la curie romaine pour cheminer vers Noël. Cette année, le thème choisi est : « Préparer les chemins du Seigneur. Vers Noël en compagnie du Précurseur et de la Mère du Christ ». La première méditation est retransmise en direct vendredi 15 décembre à 9h. La seconde méditation est retransmise vendredi 22 décembre à 9h.
Première prédication de l’Avent: la grâce préémine sur la loi
Le cardinal Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, a initié vendredi 15 décembre en salle Paul VI les traditionnelles prédications de l’Avent devant les membres de la Curie et en présence du Pape. Le capucin italien de 89 ans n’en offrira que deux cette année pour cheminer vers la Nativité. La première est consacrée à Jean-Baptiste comme moraliste et prophète. La seconde, vendredi 22, le sera à la Mère du Christ.
Dans les Évangiles, Jean-Baptiste le Précurseur apparaît dans deux rôles différents: celui de prédicateur de conversion et celui de prophète. Abordant Jean comme moraliste, le prédicateur du Pape a d’emblée mis en garde contre les oppositions simplistes entre Loi et Évangile. «Il est plus facile au ciel et à la terre de disparaître qu’à un seul petit trait de la Loi de tomber» (Lc 16, 17). Selon lui, l’Évangile n’abolit pas la loi, c’est-à-dire concrètement les commandements de Dieu mais inaugure une relation nouvelle et différente avec eux.
Ce qui est nouveau est l’ordre entre le commandement et le don, c’est-à-dire entre la loi et la grâce. À la base de la prédication du Baptiste se trouve l’affirmation: «Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche»; à la base de la prédication de Jésus se trouve la déclaration: «Repentez-vous parce que le royaume de Dieu est venu à vous!» Il ne s’agit pas seulement d’une différence chronologique, entre un avant et un après mais aussi d’une différence axiologique, c’est-à-dire de valeur, a expliqué le cardinal Cantalamessa.
L’avènement du royaume de Dieu permet l’observance des commandements
Cela signifie que ce n’est pas l’observance des commandements qui permet au royaume de Dieu de venir; mais c’est l’avènement du royaume de Dieu qui permet l’observance des commandements. «Jésus n’attend pas que les pécheurs changent de vie pour pouvoir les accueillir; mais il les accueille et c’est ce qui amène les pécheurs à changer de vie», éclaire encore le prédicateur italien les quatre Évangiles à l’appui.
«Jésus n’attend pas que la Samaritaine mette de l’ordre dans sa vie privée pour passer du temps avec elle et même lui demander de lui donner à boire. Mais ce faisant, il a changé le cœur de cette femme qui est devenue évangélisatrice parmi son peuple. La même chose arrive avec Zachée, avec Matthieu le publicain, avec la pécheresse anonyme qui lui baise les pieds dans la maison de Simon et avec la femme adultère.»
Selon le cardinal Cantalamessa, nous ne pouvons pas tirer une norme absolue de ces exemples. «Changer de vie n’est pas la condition pour s’approcher de Jésus dans les Évangiles; cependant, cela doit être le résultat (ou du moins le bon propos) après l’avoir approché. La miséricorde de Dieu, en effet, est sans conditions, mais elle n’est pas sans conséquences!»
Sur ce point, la sainte Mère l’Église a beaucoup à apprendre des mères et des pères de famille d’aujourd’hui, ajoute le prédicateur pontifical, revenant sur les enfants déviants du chemin par la drogue ou les abus. «Est-ce qu’à cause de cela, ils leur ferment la porte au nez et les chassent de la maison ? Ils ne peuvent rien faire d’autre que respecter leur choix, comme Dieu le respecte avant eux, et continuer de les aimer. Cette situation dramatique de la société se reflète dans celle de l’Église. Nous sommes appelés à choisir entre le modèle de Jean-Baptiste et le modèle de Jésus, entre donner la prééminence à la loi, ou la donner à la grâce et à la miséricorde», assure le cardinal Cantalamessa, considérant ensuite Jean-Baptiste comme prophète.
Le courage prophétique
«Il est facile de croire à quelque chose de grandiose, de divin, quand cela apparaît dans un futur indéfini – «en ces jours-là», «dans les derniers jours »… -, dans un décor cosmique, les cieux ruisselant de douceur et la terre s’ouvrant pour faire germer le Sauveur. C’est plus difficile quand il faut dire: «Maintenant ! Il est là ! C’est ça !» L’homme est immédiatement tenté de dire: « C’est tout?» «Est-ce que quelque chose de bon peut sortir de Nazareth?» disait-on autour de lui.»
Selon le prêtre capucin, c’est le scandale de l’humilité de Dieu qui se révèle «sous des apparences contraires», pour confondre l’orgueil des hommes et leur «volonté de puissance». Croire que l’homme qu’ils ont vu peu avant manger, dormir, peut-être même bâiller à son réveil, est le Messie, celui que tous attendent ; croire que l’on a atteint le point crucial de l’histoire, et cela exigeait un courage prophétique plus grand que celui d’Isaïe. «C’est une tâche surhumaine et on comprend la grandeur du précurseur et la raison pour laquelle il est défini comme étant ‘’plus qu’un prophète’’».
Et le cardinal italien d’ajouter: «En disant: « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas! » (Jn 1, 26), il a inauguré la nouvelle prophétie chrétienne qui ne consiste pas à annoncer un salut futur, mais à révéler une présence cachée, la présence du Christ dans le monde et dans l’histoire, à arracher le voile des yeux des hommes».
«Il est au milieu de nous; il est dans le monde et le monde aujourd’hui encore, après deux mille ans, ne le reconnaît pas. Il y a une phrase du Christ qui a toujours inquiété les croyants : «Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?» (Lc 18, 8)
Ainsi le prédicateur de la Maison pontificale rappelle que la tâche prophétique de l’Église sera la même que celle de Jean-Baptiste, jusqu’à la fin du monde: «Secouer chaque génération de la terrible distraction et de l’aveuglement qui l’empêche de reconnaître et de voir la lumière du monde». Et que Jean-Baptiste est maître en l’ardeur comme méthode d’évangélisation.
«L’Écriture grandit avec ceux qui la lisent»
«Il emploie des images très simples en disant: « Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales… » Mais malgré la pauvreté de sa théologie, comme il parvient à faire ressentir la grandeur et l’unicité du Christ ! Le monde et l’humanité apparaissent, à partir de ses paroles, tous contenus comme à l’intérieur d’un ventilateur ou d’un tamis que lui, le Messie, tient et secoue dans ses mains», a conclu le cardinal, exhortant chacun à être évangélisateur à la manière de Jean Baptiste, et précisant que s’il peut y avoir nouvelle évangélisation, il ne peut y avoir nouvel Évangile.
«La Révélation –Écriture et Tradition ensemble– grandit au gré des demandes et des provocations qui lui sont posées au fil de l’histoire. Jésus a promis aux apôtres que le Paraclet les guiderait « dans la vérité tout entière » (Jn 16, 13), mais il n’a pas précisé en combien de temps, c’est-à-dire dans une ou deux générations, ou bien pendant toute la durée du temps où l’Église est en pèlerinage sur la terre.»
Et le théologien italien d’évoquer enfin ce risque pris dans la spiritualité occidentale, de voir le christianisme, surtout de manière «négative», comme la solution au problème du péché originel; comme quelque chose donc de sombre et de déprimant. «Ceci explique, au moins en partie, son rejet par de larges secteurs de la culture, comme ceux représentés, en philosophie, par Nietzsche et, en littérature, par le dramaturge norvégien Ibsen. L’attention accrue portée depuis quelque temps à l’action de l’Esprit Saint et à ses charismes dans toutes les Églises chrétiennes est un exemple concret de l’Écriture qui ‘’grandit avec ceux qui la lisent’’».
Source : VATICANNEWS, le 15 décembre 2023