Étiquette : apostolat Fatima
18.12.2023 – SAINTE DU JOUR

Bse Giulia Nemesia Valle
SŒUR DE LA CHARITÉ († 1916)
Bienheureuse Némésie (Julie) Valle
Nemesia (Giulia) Valle
Sœur de la Charité de Ste Jeanne-Antide Thouret
Fille d’Anselmo Valle et de Maria Cristina Dalbar, Giulia est le prénom qu’elle reçoit de ses parents le 26 juin 1847, jour de sa naissance à Aoste et de son baptême dans l’église collégiale S. Orso.
Les premières années de sa vie se passent dans la sérénité d’une famille qui se réjouit de la naissance d’un autre enfant : Vincenzo. Le travail des parents : un atelier de mode tenu par la maman et les activités commerciales du père assurent à tous un réel bien-être. Mais quand elle a quatre ans, Giulia connaît l’épreuve de la mort de sa maman.
Quand elle a onze ans, pour compléter son instruction, Giulia est envoyée en France, à Besançon dans un pensionnat tenu par les Sœurs de la Charité. La séparation de la famille est une nouvelle souffrance pour elle, une nouvelle expérience de solitude qui l’oriente vers une profonde amitié avec « le Seigneur qui tient la place de la maman ».
Le 8 septembre 1866 son père l’accompagne à Vercelli, au monastère S. Margherita où se trouve un noviciat des sœurs de la Charité. Commence alors pour elle une nouvelle vie dans la paix, dans la joie malgré les larmes d’une séparation pas facile.
A la fin du noviciat, elle reçoit l’habit religieux et un nom nouveau : Nemesia. C’est le nom d’un martyr des premiers siècles. Elle en est contente et de ce nom, elle fait un programme de vie : témoigner de son amour pour Jésus jusqu’au bout, à n’importe quel prix, pour toujours.
Quand elle a quarante ans, elle est nommée supérieure de la communauté ; Sœur Nemesia est déconcertée mais une pensée l’encourage : être supérieure signifie servir ; elle pourra donc se dépenser sans mesure et, humblement, elle se met en route. Les lignes de son programme sont tracées :
« Presser le pas sans regarder en arrière, en fixant son regard sur l’essentiel : Dieu Seul ! A lui la gloire, aux autres la joie, à moi le prix à payer, souffrir mais ne jamais faire souffrir. Être exigeante pour moi-même et toute charitable pour les sœurs : l’amour qui se donne est l’unique chose qui demeure. »
En effet, sa charité n’aura pas de limites. A Tortona on l’appelle notre ange.
Elle meurt, à l’âge de 69 ans, le 18 décembre 1916.
Sœur Nemesia Giulia Valle a été béatifiée le 25 avril 2004, par Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).
Pour un approfondissement biographique, lire :
Bienheureuse Némésie Valle priez pour nous !

18.12.2023 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1,18-24.
Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.

Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :

‘Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel’, qui se traduit : « Dieu-avec-nous »
Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse,
Accclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Charles de Foucauld (1858-1916)
ermite et missionnaire au Sahara
Sur l’Évangile (Œuvre spirituelle, anthologie ; Éd. du Seuil, 1958 ; p. 154-155)
L’espérance de la grâce
« Un ange apparut à Joseph durant son sommeil. » (Mt 2,19) Espérons, espérons… Vous ne nous laisserez pas dans l’obscurité quand nous aurons besoin de lumière… Nous pourrons être dans l’obscurité, nous pourrons y être longtemps et parfois douloureusement, mais c’est qu’alors l’obscurité sera utile à nos âmes et que, dans cette obscurité, Vous veillerez sur nous et nous conduirez par la main, sans que nous le sentions, et lorsqu’il faudra à nos âmes la lumière, Vous la donnerez toujours… Vous pouviez, mon Dieu, conduire saint Joseph par bien d’autres moyens que des apparitions : il semble que c’est pour rendre, dès les premières pages de l’Évangile, évidente à nos yeux cette vérité de l’espérance qu’il faut avoir en votre grâce (que Vous nous donnez pour nous conduire à la gloire), que Vous nous montrez ainsi, dès l’ouverture du Nouveau Testament, ces anges, ces étoiles se levant à votre appel, pour guider les hommes… C’est comme un éclair qui illumine un moment la nuit de la terre et y fait voir, à nos yeux étonnés, votre manière de conduire les âmes. C’est un rideau qui se soulève un instant et nous laisse voir quelque chose de votre éternelle et infiniment bienfaisante Providence.

LECTURES :
Livre de Jérémie 23,5-8.
Voici venir des jours – oracle du Seigneur–, où je susciterai pour David un Germe juste : il régnera en vrai roi, il agira avec intelligence, il exercera dans le pays le droit et la justice.
En ces jours-là, Juda sera sauvé, et Israël habitera en sécurité. Voici le nom qu’on lui donnera : « Le-Seigneur-est-notre-justice. »
C’est pourquoi, voici venir des jours – oracle du Seigneur – où, pour prêter serment, on ne dira plus : « Par le Seigneur vivant, qui a fait monter du pays d’Égypte les fils d’Israël »,
mais : « Par le Seigneur vivant, qui a fait monter du pays du nord les gens de la maison d’Israël, qui les a ramenés de tous les pays où il les avait chassés. » Car ils demeureront sur leur sol.

Psaume 72(71),1-2.12-13.18-19.
Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
à ce fils de roi ta justice.
Qu’il gouverne ton peuple avec justice,
qu’il fasse droit aux malheureux !
Il délivrera le pauvre qui appelle
et le malheureux sans recours.
Il aura souci du faible et du pauvre,
du pauvre dont il sauve la vie.
Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël,
lui seul fait des merveilles !
Béni soit à jamais son nom glorieux,
toute la terre soit remplie de sa gloire ! Amen ! Amen !

17.12.2023 – MESSE À SAINT GERMAIN L’AUXERROIS
17.12.2023 – CHAPELET À LOURDES
17.12.2023 – ANGÉLUS À ROME
Développement suit.
17.12.2023 – MESSE À LOURDES
17.12.2023 – 3ÈME DIMANCHE DE L’AVENT B – INTÉGRALE DES LECTURES
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’intégralité des lectures du 3e dimanche de l’Avent, année B.
La véritable mission de la femme : apprendre à l’Église à être Mère

La véritable mission de la femme : apprendre à l’Église à être Mère
Sans s’en douter, toute femme baptisée a une vraie mission dans l’Église. Laquelle ? Elle a comme mission de donner la vie ! Elle n’en sait rien, mais l’enfant qu’elle a mis au monde pourra un jour porter la mitre et tenir la crosse. A qui l’enfant devra-t-il cette mission ? N’est-ce pas à celle qui l’a mis au monde ? Qui l’a porté, nourri, soigné, formé, qui lui a appris, dans le silence de son cœur, à faire de l’Église qui lui lance un appel, une véritable « mère ». Demandez-lui !
Le Fondateur de l’Église, c’est Jésus Christ ! Pour fonder l’Église, il a choisi ses apôtres et les a envoyés en mission. Mais à qui a-t-il confié cette Église ? À la seule femme en qui il avait pleine confiance. À sa propre Mère. Elle était vaillante et forte au pied de la croix, soutenue par le disciple bien aimé. Les autres s’étaient tous enfuis tremblant de peur !
Et l’on viendra nous dire que la femme n’a pas sa place dans l’Église ? Que faisait-elle au pied de la croix ? Uniquement clamer sa douleur ? Quelle est donc la place de la femme dans l’Église ? Celle que le Seigneur lui-même lui a donnée, au pied de la croix !
Elle a affermi Pierre ! Adouci Paul ! Et, glorifiée dans son corps et dans son âme, celle que le péché n’a jamais touchée. Pour continuer sa véritable mission : apprendre à l’Église à être Mère. C’est la mission de toute femme, en tant que femme, qu’elle soit mariée ou consacrée. C’est la mission de l’Église, qu’elle soit « communion » ou « institution ».
Aline Lizotte
Prions :
Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen
Source : une minute avec Marie
17.12.2023 – SAINT DU JOUR

St Jean de Matha
PRÊTRE ET FONDATEUR († 1213)
Saint Jean De Matha
Prêtre et fondateur des Trinitaires
(1160-1213)
Jean de Matha, originaire d’une illustre famille, en Provence, fut consacré au Seigneur par un vœu, dès sa naissance. Il brilla, tout jeune encore, par le divin instinct de la charité. On le voyait distribuer aux pauvres l’argent que ses parents lui donnaient pour ses menus plaisirs, et tous les vendredis il allait servir les malades dans les hôpitaux ; là, il pansait leurs plaies et leur procurait tous les secours qui étaient en son pouvoir. C’est par cette conduite admirable, il y a lieu de le croire, que le pieux jeune homme mérita de devenir le père d’un grand ordre de charité.
Le jour où il fut élevé au sacerdoce, une colonne de feu reposa sur la tête du nouveau prêtre et manifesta l’onction du Saint-Esprit qui opérait dans son âme. Le bruit de ce prodige s’étant répandu, une nombreuse assemblée assista à sa première messe. Au moment de la consécration, lorsque Jean élevait l’hostie, on vit le visage du saint resplendir d’une lumière surnaturelle et ses yeux se fixer au dessus de l’autel sur un spectacle invisible aux assistants. « J’ai vu, dit-il plus tard, un ange tout blanc, avec un vêtement brillant, portant sur la poitrine une croix de couleur rouge et bleue ; ses bras se croisaient, et il présentait les mains à deux captifs, l’un chrétien et l’autre maure ; ils étaient à ses pieds dans la posture de suppliants. »
C’était l’annonce claire de l’œuvre qu’il devait établir ; il fut, en effet, le fondateur de l’Ordre de la Sainte-Trinité pour la rédemption des captifs, dont les religieux portèrent le costume indiqué par la vision.
Qui dira tout ce que le saint eut à souffrir dans son pénible apostolat ? « Si je n’ai pas le bonheur d’être martyr, disait-il souvent, puissé-je au moins rester chez les barbares, comme esclave, pour mes frères ! »
Dieu seconda plus d’une fois son zèle par des miracles. Un jour que les habitants de Tunis voulaient l’empêcher de ramener en Europe les nombreux captifs qu’il avait rachetés, il se prosterna et invoqua Marie ; puis, à la grande stupéfaction des infidèles, étendit son manteau en guise de voile sur le navire. Celui-ci, sans rames, sans voiles, sans gouvernail, vogua bientôt en pleine mer et aborda en moins de deux jours à Ostie.
Jean de Matha mourut à Rome, usé de fatigues, dans la pauvreté et la pénitence, mais chargé d’œuvres et de mérites. La pauvre petite cellule qu’il sanctifia par ses dernières années et par sa mort a été conservée jusqu’à ce jour.
Saint Jean De Matha priez pour nous !
