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10.01.2024 – MESSE À LOURDES
10.01.2024 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME
Audience générale: la voracité compromet l’avenir de tous
«Le péché de ceux qui cèdent devant une part de gâteau ne fait pas grand mal, mais la voracité avec laquelle nous nous déchaînons sur les biens de la planète, compromet l’avenir de tous». Le Pape l’a affirmé au cours de son cycle de catéchèse mercredi sur les vices et les vertus, s’attaquant à la gourmandise, le vice le plus dangereux qui est en train de faire périr la planète. Il exhorte à se «laisser guérir de la gloutonnerie personnelle et sociale par l’Évangile».
Jacques Ngol, SJ – Cité du Vatican
Dans la poursuite de sa catéchèse sur les vices et les vertus, le Pape François a abordé, lors de l’audience générale mercredi la gourmandise, l’un des vices le plus «dangereux» qui est «en train de faire périr notre planète».
«Ce n’est pas ce qui entre dans l’homme qui le souille, mais ce qui sort de son cœur»
De prime abord, le Pape François invite à observer ce que fait Jésus, «son premier miracle, aux noces de Cana, révèle sa sympathie pour les joies humaines». Ceci se concrétise par le fait qu’il «veille à ce que la fête se termine bien et donne aux mariés une grande quantité de très bon vin». Ce qui fait comprendre que contrairement à Jean qui «mangeait ce qu’il trouvait dans le désert», Jésus est «au contraire le Messie que l’on voit souvent à table», mangeant avec les pécheurs. «Non seulement il est bienveillant à l’égard des pécheurs, mais il mange avec eux», relève le Saint Père. Ce comportement «suscite le scandale» pour les pharisiens. Ce geste de Jésus, poursuit le Pape, «démontre sa volonté de communier avec des personnes que tout le monde rejetait».
Pour le Souverain pontife, si «l’attitude de Jésus à l’égard des préceptes juifs révèle de sa pleine soumission à la Loi, il fait cependant preuve de compréhension à l’égard de ses disciples». Il défend les disciples lorsqu’ils «sont pris en flagrant délit de faim et qu’ils ramassent des épis le jour du sabbat», s’appuyant sur l’exemple du «roi David et ses compagnons, se trouvant dans le besoin, [qui] avaient eux aussi transgressé un précepte».
Un aspect important est ensuite soulever par François: «Jésusabandonne la distinction entre aliments purs et impurs». Pour Jésus, «ce n’est pas ce qui entre dans l’homme qui le souille, mais ce qui sort de son cœur». C’est pourquoi, explique le Pape, le «christianisme ne considère pas les aliments impurs». Dans ce sens, l’attention que nous devons avoir ne porte pas sur l’alimentation, mais plutôt «sur la relation que nous entretenons avec elle». Pour l’évêque de Rome, la relation «établie avec la nourriture doit être redécouverte et valorisée, surtout dans les sociétés dites de l’abondance, où se manifestent tant de déséquilibres et de pathologies». Le Pape déplore en dans ce sens à ces pathologies, «anorexie, boulimie, obésité», un ensemble de «troubles des comportements alimentaires» et le mauvais rapport à la nourriture auquel «la médecine et la psychologie tentent de s’attaquer».
Une maladie très douloureuse liées à des tourments de la psyché et de l’âme
En poursuivant, le Pape François condamne ces maladies qui sont «principalement liées à des tourments de la psyché et de l’âme». Le Saint Père, en mettant en parallèle «la prédisposition à l’équilibre ou à la démesure; la capacité de rendre grâce ou la prétention arrogante à l’autonomie; l’empathie de ceux qui savent partager la nourriture avec les nécessiteux ou l’égoïsme de ceux qui accumulent tout pour eux-mêmes», rappelle les «anciens Pères qui donnaient au vice de la gourmandise le nom de « gastrimargie », terme que l’on peut traduire par « folie du ventre». C’est un vice qui se greffe sur l’un de nos besoins vitaux, l’alimentation.
Pour le Pape François, «la gourmandise est peut-être le vice le plus dangereux qui est en train de faire périr la planète». Le péché de ceux qui cèdent devant une part de gâteau, ne fait pas grand mal mais le Pape condamne «la voracité avec laquelle nous nous déchaînons sur les biens de la planète, qui compromet l’avenir de tous».
Il exhorte à suivre les traces de Jésus en étant «des hommes et des femmes « eucharistiques », capables d’action de grâce, discrets dans l’utilisation de la terre», et de nous laisser guérir par l’Évangile «de la gloutonnerie personnelle et de la gloutonnerie sociale».
Source : VATICANNEWS, le 10 janvier 2024
10.01.2024 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Miracles au Sanctuaire de Lourdes à Euclid, aux États- Unis (I)

Miracles au Sanctuaire de Lourdes à Euclid, aux États- Unis (I)
Soixante-quatre ans après la première apparition de Notre Dame à Sainte Bernadette à Lourdes (France), le sanctuaire national et la grotte de Notre-Dame de Lourdes à Euclid, dans l’Ohio, ont vu le jour. En 1922, lors d’un pèlerinage à Lourdes, la mère supérieure des Sœurs du Bon-Pasteur avait eu l’idée de construire une réplique de la grotte sur un terrain donné à la congrégation, à Euclid, à 16 kilomètres à l’est de Cleveland.
Quatre ans plus tard, en 1926, le dimanche de la Trinité, l’archevêque de Cleveland a consacré le sanctuaire d’Euclid. Deux ans plus tard, la grotte a été érigée sanctuaire national américain. En 1952, le sanctuaire a été repris par les Sœurs de la Très Sainte Trinité – les Trinitaires.
En France, à Lourdes, un prêtre dominicain a demandé aux sœurs anglophones pèlerines si elles pouvaient aider les pèlerins anglophones. « Pour les remercier, il leur a donné des reliques, qu’elles ont rapportées », se souvient Sœur Phyllis Ann, aujourd’hui administratrice du sanctuaire d’Euclid. L’une d’entre elles est un morceau du rocher sur lequel se tenait la Vierge lorsqu’elle est apparue à Sainte Bernadette. « Nous sommes considérés comme un satellite du Sanctuaire de Lourdes en France », explique Sœur Phyllis Ann.
En fait, explique la sœur, « Il y a eu une apparition de Marie ici au sanctuaire dans un passé ancien mais au fil des ans cela a été oublié ! » Le lieu était alors une exploitation viticole appartenant à la famille Harms. Julia Harms était mariée et se rendait tous les jours avec ses amies à l’endroit où se trouve la grotte (aujourd’hui), pour réciter le chapelet pendant qu’elle était enceinte. Un jour, Marie lui est apparue et lui a dit qu’elle accoucherait, que l’enfant vivrait, mais qu’elle mourrait. Elle donna naissance à une petite fille. Avant d’accoucher, elle fit promettre à son mari que si la famille devait un jour céder cette propriété, ce serait dans un lieu dédié à Marie. Deux semaines après son accouchement, Mme Harms est décédée.
En 1919, lorsque les Sœurs du Bon Pasteur ont acheté la propriété de la famille Harms, elles l’ont dédiée à Notre-Dame de Lourdes. Ensuite les Trinitaires sont arrivés aux États-Unis et administrent le sanctuaire depuis 1952.
Au fil des ans, le morceau de roche de Lourdes enchâssé dans le marbre aux pieds de Notre-Dame dans la grotte, est devenu, comme à la grotte de Massabielle (1), source de nombreuses guérisons.
Adapté de : Joseph Pronechen, 22 octobre 2023, pour le National Catholic Register
(1) Massabielle est le nom de la grotte de Lourdes en France.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
10.01.2024 – SAINTE DU JOUR
Ste Françoise de Sales Aviat
FONDATRICE († 1914)
Sainte Françoise De Sales (Léonie Aviat)
Fondatrice des Sœurs
« Oblates de Saint-François de Sales »
Léonie Aviat naît à Sézanne, en Champagne (F), le 16 septembre 1844.
Elle est baptisée dès le lendemain. Toute jeune, elle entre comme pensionnaire à la Visitation de Troyes, gouvernée alors par la Vénérable Mère Marie de Sales Chappuis.
L’aumônier du Monastère, l’Abbé Louis Brisson, la prépare à sa Première Communion qu’elle fait avec ferveur, le 2 juillet 1856.
Léonie devient une élève qui se distingue non seulement par ses qualités naturelles, mais aussi par une foi ardente et une solide piété. Elle connaît de bonne heure le secret de l’abandon à la Volonté divine, secret que le Sauveur lui révèle plus intimement encore par l’entremise de la Vénérable Mère Marie de Sales Chappuis qui lui dit à sa sortie du pensionnat : « Dieu sait arranger toutes choses ; laissez-Le agir ; mettez-Le dans vos intérêts et faites toujours sa divine Volonté. » Profondément touchée par ces paroles, elle y conformera sa vie tout entière avec une inébranlable fidélité.
Léonie désire vivement être religieuse. Pour mieux étudier sa vocation, elle revient au Monastère de Troyes faire une retraite sous la direction de la Vénérable Mère Chappuis. Pendant ces jours de grâces, elle comprend que Dieu l’a choisie pour être le premier plant de vigne que le Père Brisson est appelé à enraciner dans le champ du Père de famille, pour répandre l’esprit de saint François de Sales dans le monde, par l’éducation et la protection de la jeunesse. Léonie répond aussitôt à l’appel divin, sans considérer les incertitudes et les difficultés de ce chemin inconnu. Dès lors, elle se donne généreusement à la mission d’apostolat qui va lui être confiée.
Le 30 octobre 1868, elle reçoit l’habit de la nouvelle Congrégation des « Oblates de Saint-François de Sales », des mains de Monseigneur Mermillod, évêque de Genève, et le 11 octobre 1871, elle fait sa Profession religieuse en présence de Monseigneur de Ségur, qui préside la cérémonie.
Nommée Supérieure Générale de l’Institut naissant, elle exerce cette charge pendant six ans ; puis elle est nommée supérieure du Pensionnat, à Paris, et est réélue Supérieure Générale, en 1893. Elle gouverne alors la Congrégation sans interruption jusqu’à sa mort avec une sagesse et une prudence remarquables. Elle donne en même temps les plus beaux exemples d’humilité, de charité et d’oubli total d’elle-même. Toujours docile à suivre les indications de la Providence, par sa fidélité au mouvement de la grâce, elle coopère au rapide développement de l’Institut qui étend ses rameaux d’abord dans plusieurs villes de France par l’établissement d’œuvres ouvrières et de maisons d’éducation, puis en Suisse, en Italie, en Autriche, en Angleterre, en Amérique, et jusque dans l’Afrique australe, dans les Missions du Fleuve Orange.
La persécution religieuse qui frappe les Communautés en France est une douloureuse épreuve qu’elle accepte avec la force d’âme et la générosité qui la caractérisent.
D’Italie où elle a dû s’exiler, Mère Françoise de Sales continue à répandre par sa douceur, sa mansuétude, la paix dans tous les cœurs, et à les gagner à la confiance en Dieu. Attentive à se perfectionner chaque jour selon l’esprit de son Institut, elle adhère de plus en plus aux Vouloirs divins. Une courte maladie, dont elle supporte les vives souffrances avec une admirable patience, la conduit bientôt aux portes du tombeau.
Elle reçoit les derniers sacrements avec une piété et une foi ardente, et retourne paisiblement à Dieu, le 10 janvier 1914, à Pérouse (Italie), dans la sérénité et l’abandon à Dieu, fidèle jusqu’à son dernier souffle à sa résolution de profession : « M’oublier entièrement ».
Elle laisse à ses filles cette consigne très salésienne : « Travaillons à faire le bonheur des autres ».
Françoise De Sales (Léonie Aviat) a été béatifiée le 27 septembre 1992 et canonisée le 25 novembre 2001, à Rome, par saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).
Sainte Françoise De Sales priez pour nous !

10.01.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,29-39.
En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André.

Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade.

Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons.

La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait.
Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.
Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. »
Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. »
Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Homélie du 5e siècle sur la prière
Attribué à tort à saint Jean Chrysostome ; PG 64, 461 (in Livre des jours – Office romain des lectures ; trad. A.-M. Roguet; Le Cerf – Desclée de Brouwer – Desclée – Mame; Paris 1976; Vendredi après les Cendres, p. 164-164; rév.)
« Il alla dans un endroit désert, et là il priait »
Le bien suprême, c’est la prière, l’entretien familier avec Dieu. (…) La prière est la lumière de l’âme, la vraie connaissance de Dieu, la médiatrice entre Dieu et les hommes. Par elle, l’âme s’élève vers le ciel et embrasse Dieu dans une étreinte inexprimable. Comme un enfant pleurant vers sa mère, elle exprime la profondeur de son désir. Elle exprime ses volontés profondes et elle reçoit des présents qui dépassent toute la nature visible. Car la prière se présente comme une puissante ambassadrice, elle réjouit, elle apaise l’âme. Lorsque je parle de prière, ne t’imagine pas qu’il s’agisse de paroles. Elle est un élan vers Dieu, un amour indicible qui ne vient pas des hommes et dont l’apôtre Paul parle ainsi : « Nous ne savons pas prier comme il faut, mais l’Esprit lui-même intervient pour nous par des cris inexprimables » (Rm 8,26). Une telle prière, si Dieu en fait la grâce à quelqu’un, est pour lui une richesse perpétuelle, un aliment céleste qui rassasie l’âme. Celui qui l’a goûté est saisi pour le Seigneur d’un désir éternel, comme d’un feu dévorant qui embrase son cœur.

LECTURES :
Premier livre de Samuel 3,1-10.19-20.

En ces jours-là, le jeune Samuel assurait le service du Seigneur en présence du prêtre Éli. La parole du Seigneur était rare en ces jours-là, et la vision, peu répandue.
Un jour, Éli était couché à sa place habituelle – sa vue avait baissé et il ne pouvait plus bien voir.
La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte. Samuel était couché dans le temple du Seigneur, où se trouvait l’arche de Dieu.
Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! »
Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher. » L’enfant alla se coucher.
De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. »
Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée.

De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant,
et il lui dit : « Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” » Samuel alla se recoucher à sa place habituelle.
Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » Et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »

Samuel grandit. Le Seigneur était avec lui, et il ne laissa aucune de ses paroles sans effet.
Tout Israël, depuis Dane jusqu’à Bershéba, reconnut que Samuel était vraiment un prophète du Seigneur.
Psaume 40(39),2ab.5ab.7-8a.8b-9.10.
D’un grand espoir
j’espérais le Seigneur :
Heureux est l’homme
qui met sa foi dans le Seigneur.
Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.
« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles. »
J’annonce la justice
dans la grande assemblée ;
vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.
