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11.01.2024 – MESSE À LOURDES
11.01.2024 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Miracles au Sanctuaire de Lourdes à Euclid, aux Etats-Unis (II)

Miracles au Sanctuaire de Lourdes à Euclid, aux Etats-Unis (II)
Sœur Phyllis Ann, aujourd’hui administratrice du sanctuaire d’Euclid (Ohio), raconte comment une « famille de passage est venue ici et a fait une neuvaine » pour avoir un autre enfant. Lorsque la maman est allée chez le médecin, il lui a dit : « Je suis désolé, mais votre fils ne vivra pas ». Son cœur se trouvait sur le côté droit de son corps, et non sur le côté gauche, et aucune des artères n’était connectée correctement. Sœur Phyllis Ann ne sait pas quelles options ont été proposées à la femme, mais celle-ci a insisté : « Non, je vais amener cet enfant à terme. » Lorsque l’enfant est né, le cœur se trouvait du côté gauche et toutes les artères et les veines étaient correctement reliées.
Les témoignages de guérisons attribuées à l’eau de Lourdes du sanctuaire d’Euclid sont innombrables. Au fil des années passées au sanctuaire, Sœur Phyllis Ann a remarqué un léger changement dans ces grâces obtenues. À la fin des années 1970, « la plupart de ces grâces étaient d’ordre physique », explique-t-elle. « Aujourd’hui, au XXIe siècle, la plupart des gens viennent ici et laissent de petits objets provenant de AA (Alcooliques anonymes) ou de Narcotiques Anonymes, s’ils ont arrêté la drogue depuis un an. Ils déposent ces petits symboles dans les rochers. En plus de la guérison physique, il y a le plus souvent une guérison spirituelle. »
Il y a un petit bâtiment « où nous gardons les objets que les gens laissent ici en remerciement des grâces et des bénédictions qu’ils ont reçues », indique-t-elle. Elle raconte qu’une personne du Honduras a laissé un petit t-shirt « parce que son enfant était atteint de leucémie, qu’il allait à la clinique de Cleveland et que, lorsqu’il est rentré chez lui, il n’avait plus aucune trace de la maladie ».
Accueillant des pèlerins du monde entier, des messes sont célébrées en plein air à la grotte jusqu’en octobre, où se trouve une statue de Bernadette agenouillée regardant la Vierge. Depuis 1926, on y voit aussi une statue de la Vierge en marbre blanc de Carrare portant l’inscription « Je suis l’Immaculée Conception ».
Sœur Phyllis Ann souligne le grand nombre d’âmes qui sont bénies dans ce lieu. « Les gens viennent ici pour s’éloigner du bruit, des distractions et des dépendances du monde d’aujourd’hui. Certaines personnes qui ne font que passer sur la propriété se disent : « Je ne sais pas pourquoi je suis ici, mais c’est un endroit magnifique. Et je me sens chez moi ici ».
Adapté de : Joseph Pronechen, 22 octobre 2023, pour le National Catholic Register
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
11.01.2024 – SAINT DU JOUR

St Thomas de Cori
PRÊTRE O.F.M. († 1729)
Saint Tommaso (Thomas) de Cori
Prêtre o.f.m.
Tommaso Placidi naît le 4 juin 1655 à Cori dans la Province de Latina (Région du Latium). Orphelin de mère puis de père à l’âge de 14 ans, il s’occupe de ses frères et sœurs; après quoi il songe à réaliser son secret dessein de Vie Religieuse.
Il entre chez les Frères Mineurs de Cori, sa ville natale. Il fait son noviciat à Orvieto. C’est là qu’il est ordonné Prêtre en 1683 et on le nomme immédiatement vice-maître des novices.
Entendant parler des ‘Retraites‘ (ou Ermitages) qui commencent à fleurir dans l’Ordre, il demande d’aller à Civitella (aujourd’hui Bellegra, près de Subiaco) où l’on projette d’en établir une.
En 1684, il frappe à la porte du Couvent en disant: « Je suis Frère Tomaso de Cori et je viens pour devenir Saint« .
C’est là qu’il demeure jusqu’à sa mort le 11 janvier 1729, avec une interruption de 6 ans pour fonder une Retraite au Couvent de Palombara, où il est Frère Tourier.
Pour ces deux Ermitages il écrit une Règle et il est le premier à la suivre scrupuleusement. Il a bien compris en effet que chaque véritable réforme commence par soi-même et c’est pour cela que, dans son humilité, il compte parmi les grands réformateurs de l’Ordre des Frères Mineurs.
Sa vie est toute consacrée à la prière, à l’évangélisation et à la charité.
Suivant l’idéal franciscain, il veut suivre l’Évangile à la lettre, dans la pauvreté et le don de soi à Dieu et au prochain.
De l’intensité de sa relation avec Dieu, en particulier de sa profonde dévotion à l’Eucharistie, jaillit la fécondité de son action pastorale qui lui mérite le titre ‘d’apôtre de Subiaco’.
Il brille surtout par sa capacité à réconcilier les personnes en désaccord.
Tommaso Placidi de Cori a été béatifié par Pie VI (Giovanni Angelo Braschi, 1755-1799) le 3 septembre 1786 et canonisée par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) le 21 novembre 1999.
Saint Tommaso de Cori priez pour nous !

11.01.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,40-45.

En ce temps-là, un lépreux vint auprès de Jésus ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. »

Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. »
À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié.

Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt
en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. »
Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)
prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église
Homélie 25 sur St Matthieu, 1-2 ; PG 57, 328-330 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche I85 ; trad. Orval ; © 1973 Abbaye d’Orval)
Le Christ est venu nous guérir de la lèpre du péché
« Jésus descendit de la montagne et de grandes foules se mirent à le suivre. Un lépreux s’approcha de lui en disant « Seigneur, si tu veux, tu peux me purifier » (Mt 8, 1-2). Grandes étaient la discrétion et la foi de celui qui s’approchait ainsi. Il se garda d’interrompre l’enseignement de Jésus, il ne traversa pas la foule qui écoutait ; mais il attendit le moment opportun et s’approcha du Seigneur lorsque celui-ci fut descendu. Il ne s’adresse pas à lui de façon banale, mais avec une grande ferveur, en tombant à ses genoux, comme le dit un autre évangéliste, avec une profonde foi et une idée exacte concernant le Christ. Il ne dit pas : « Si tu demandes à Dieu », ni : « Si tu pries » mais : « Si tu veux, tu peux me purifier », Il ne dit pas non plus : « Seigneur, purifie-moi », mais il s’en remet entièrement à lui, il le rend maître de sa guérison et témoigne de sa toute puissance. Jésus ne répond pas : « Sois purifié », mais : « Je le veux, sois purifié » (Mt 8,3). Il désirait par ces mots affermir tout le peuple ainsi que le lépreux dans la conviction qu’ils avaient de sa puissance ; voilà pourquoi il dit : « Je le veux ». (…) Pourquoi lorsqu’il lui suffisait de vouloir et de parler pour purifier, touche-t-il de la main ? Il me semble qu’il n’avait d’autre raison que de montrer par là qu’il se situait non pas sous la Loi mais au-dessus, et que devenue impure au contact de la lèpre ; au contraire, le corps du lépreux fut purifié par cette main très sainte. C’est que le Christ n’est pas venu seulement pour guérir les corps, mais pour élever les âmes à la sainteté et nous apprendre que la seule lèpre à craindre est celle du péché.

LECTURES :
Premier livre de Samuel 4,1b-11.
En ces jours-là, Israël sortit pour aller combattre les Philistins. Israël campa près d’Ébène-Ézèr, tandis que les Philistins étaient campés à Apheq.
Les Philistins se déployèrent contre Israël, et le combat s’engagea. Dans cette bataille rangée en rase campagne, Israël fut battu par les Philistins, qui tuèrent environ quatre mille hommes,

et le peuple revint au camp. Les anciens d’Israël dirent alors : « Pourquoi le Seigneur nous a-t-il fait battre aujourd’hui par les Philistins ? Allons prendre à Silo l’arche de l’Alliance du Seigneur ; qu’elle vienne au milieu de nous, et qu’elle nous sauve de la main de nos ennemis. »
Le peuple envoya des gens à Silo ; ils en rapportèrent l’arche de l’Alliance du Seigneur des armées qui siège sur les Kéroubim. Les deux fils du prêtre Éli, Hofni et Pinhas, étaient là auprès de l’arche de Dieu.

Quand l’Arche arriva au camp, tout Israël poussa une grande ovation qui fit résonner la terre.
Les Philistins entendirent le bruit et dirent : « Que signifie cette grande ovation dans le camp des Hébreux ? » Ils comprirent alors que l’arche du Seigneur était arrivée dans le camp.
Alors ils eurent peur, car ils se disaient : « Dieu est arrivé au camp des Hébreux. » Puis ils dirent : « Malheur à nous ! Les choses ont bien changé depuis hier.
Malheur à nous ! Qui nous délivrera de la main de ces dieux puissants ? Ce sont eux qui ont frappé les Égyptiens de toutes sortes de calamités dans le désert.
Soyez forts, Philistins, soyez des hommes courageux, pour ne pas être asservis aux Hébreux comme ils vous ont été asservis : soyez courageux et combattez ! »

Les Philistins livrèrent bataille, Israël fut battu et chacun s’enfuit à ses tentes. Ce fut un très grand désastre : en Israël trente mille soldats tombèrent.
L’arche de Dieu fut prise, et les deux fils d’Éli, Hofni et Pinhas, moururent.

Psaume 44(43),10-11.14-15.24-25.

Maintenant, tu nous humilies, tu nous rejettes,
tu ne sors plus avec nos armées.
Tu nous fais plier devant l’adversaire,
et nos ennemis emportent le butin.
Tu nous exposes aux sarcasmes des voisins,
aux rires, aux moqueries de l’entourage.
Tu fais de nous la fable des nations ;
les étrangers haussent les épaules.
Réveille-toi ! Pourquoi dors-tu, Seigneur ?
Lève-toi ! Ne nous rejette pas pour toujours.
Pourquoi détourner ta face,
oublier notre malheur, notre misère ?

Dans un monde de guerres, le Pape prévient contre la perte de la capacité de rêver

Dans un monde de guerres, le Pape prévient contre la perte de la capacité de rêver
Dans la matinée du mercredi 10 janvier, avant l’audience générale en Salle Paul VI, le Saint-Père a reçu les représentants du DIALOP, engagée depuis de nombreuses années dans la promotion du bien commun, à travers le dialogue entre socialistes-marxistes et chrétiens. Face aux conflits et guerres dans le monde, le Pape a exhorté la délégation venue à Rome à «ne pas perdre de vue ce qui peut encore être fait, pour inverser le cours des choses».
Christian Losambe – Cité du Vatican
«Les hommes ont deux yeux, mais l’un de chair et l’autre de verre. Avec le premier, ils voient ce qu’ils regardent, avec l’autre, ce qu’ils rêvent». Tels sont les mots du Pape François, inspirés d’un écrivain latino-américain, saluant les représentants du DIALOP, qu’il a reçus avant l’audience générale de ce 10 janvier.
Aujourd’hui, dans un monde divisé par les guerres et les polarisations, a souligné François, «nous courons le risque de perdre la capacité de rêver». Toutefois, les a-t-il invités, «ne reculez pas, n’abandonnez pas, ne cessez pas de rêver d’un monde meilleur», précisant que «c’est dans l’imagination que l’intelligence, l’intuition, l’expérience et la mémoire historique s’unissent pour créer, pour oser et pour risquer». Dans cette perspective, trois attitudes valables leur ont été recommandées pour leur engagement: le courage de la rupture, l’attention aux plus faibles et la promotion de la légalité.
Inverser le cours des choses
Dans une période marquée à différents niveaux par des conflits et des fractures, le Pape a exhorté la délégation du DIALOP à «ne pas perdre de vue ce qui peut encore être fait pour inverser le cours des choses». Contre les approches rigides qui séparent, «cultivons la confrontation et l’écoute à cœur ouvert, sans exclure personne, aux niveaux politique, social et religieux, afin que la contribution de chacun puisse, dans sa particularité concrète, être accueillie positivement dans le processus de changement auxquels notre avenir est lié», a-t-il invité.
Ne pas se laisser dicter par la finance et les mécanismes du marché
La deuxième attitude recommandée par le Saint-Père plaide en faveur de l’attention portée aux plus faibles, «puisqu’une civilisation se mesure à la manière dont sont traités les plus vulnérables». Cette invitation vaut son pesant d’or au regard des grandes dictatures, en l’occurrence le nazisme, «qui les ont tués, les ont rejetés: « les pauvres, les chômeurs, les sans-abris, les immigrés, les exploités », tous ceux que la culture du rejet transforme en déchets». «Et c’est là l’une des choses les plus laides», a déploré François, soulignant «qu’une politique réellement au service de l’homme ne peut se laisser dicter par la finance et les mécanismes du marché».
«La solidarité, en plus d’être une vertu morale, est une exigence de justice, qui nécessite de corriger les distorsions et de purifier les intentions des systèmes injustes, y compris par des changements radicaux de perspective dans le partage des défis et des ressources entre les hommes et entre les peuples», a-t-il expliqué. Puis d’appeler «poètes sociaux», ceux qui s’engagent dans ce domaine car «la poésie est créativité, et il s’agit ici de mettre la créativité au service de la société, pour qu’elle soit plus humaine et plus fraternelle. «N’ayez pas peur de la poésie, la poésie c’est la créativité. N’oublions pas cette capacité à rêver», a rappelé l’évêque de Rome.
Non à la corruption et à l’illégalité
La promotion de la légalité a été la dernière attitude que le Pape a recommandée aux représentants du DIALOP. La légalité, a-t-il dit, «implique un engagement à lutter contre le fléau de la corruption, de l’abus de pouvoir et de l’illégalité». «Ce n’est que dans l’honnêteté, que des relations saines peuvent être établies et que nous pouvons coopérer avec confiance et efficacité à la construction d’un avenir meilleur», a-t-il laissé entendre.
Au terme de son discours, le Saint-Père a remercié les membres présents en faveur de leur engagement et du dialogue, qui est toujours nécessaire. «Je prie pour vous et vous souhaite sagesse et courage dans votre travail pour un monde plus juste et plus pacifique. Que l’Évangile de Jésus-Christ inspire et éclaire toujours vos recherches et vos actions», a-t-il conclu.
Dix ans de travail
Le DIALOP est un projet de dialogue entre socialistes/marxistes, communistes et chrétiens, visant à formuler une éthique sociale commune ,qui puisse être proposée comme un nouveau récit pour une Europe en quête d’identité, avec à sa base une écologie intégrale entre la Doctrine sociale de l’Église et la critique sociale marxiste. L’initiative est née en 2014 après une rencontre entre François lui-même, Alexis Tsipras, alors président du parti Syriza, puis premier ministre grec depuis 2015, Walter Baier, président du Parti de la gauche européenne et Franz Kronreif du mouvement des Focolari (tous deux étaient présents à l’audience d’aujourd’hui).
Il sied de noter, par ailleurs, qu’au cours de l’audience avec le Pape François, la délégation a voulu présenter au Souverain pontife, les résultats du travail de ces dix dernières années, réalisé également avec le soutien du dicastère pour la Culture et l’éducation catholique. Au-delà des limites religieuses et idéologiques, explique l’association dans une note, «les chrétiens et les marxistes, ainsi que les personnes de bonne volonté, se reconnaissent aujourd’hui unis dans l’engagement pour la fin des conflits armés dans le monde et la sécurité des droits humains les plus fondamentaux, afin de garantir l’équilibre social et la paix à l’humanité».
Source : VATICANNEWS, le 10 janvier 2024
Dans un monde de guerres, le Pape prévient contre la perte de la capacité de rêver

Dans un monde de guerres, le Pape prévient contre la perte de la capacité de rêver
Dans la matinée du mercredi 10 janvier, avant l’audience générale en Salle Paul VI, le Saint-Père a reçu les représentants du DIALOP, engagée depuis de nombreuses années dans la promotion du bien commun, à travers le dialogue entre socialistes-marxistes et chrétiens. Face aux conflits et guerres dans le monde, le Pape a exhorté la délégation venue à Rome à «ne pas perdre de vue ce qui peut encore être fait, pour inverser le cours des choses».
Christian Losambe – Cité du Vatican
«Les hommes ont deux yeux, mais l’un de chair et l’autre de verre. Avec le premier, ils voient ce qu’ils regardent, avec l’autre, ce qu’ils rêvent». Tels sont les mots du Pape François, inspirés d’un écrivain latino-américain, saluant les représentants du DIALOP, qu’il a reçus avant l’audience générale de ce 10 janvier.
Aujourd’hui, dans un monde divisé par les guerres et les polarisations, a souligné François, «nous courons le risque de perdre la capacité de rêver». Toutefois, les a-t-il invités, «ne reculez pas, n’abandonnez pas, ne cessez pas de rêver d’un monde meilleur», précisant que «c’est dans l’imagination que l’intelligence, l’intuition, l’expérience et la mémoire historique s’unissent pour créer, pour oser et pour risquer». Dans cette perspective, trois attitudes valables leur ont été recommandées pour leur engagement: le courage de la rupture, l’attention aux plus faibles et la promotion de la légalité.
Inverser le cours des choses
Dans une période marquée à différents niveaux par des conflits et des fractures, le Pape a exhorté la délégation du DIALOP à «ne pas perdre de vue ce qui peut encore être fait pour inverser le cours des choses». Contre les approches rigides qui séparent, «cultivons la confrontation et l’écoute à cœur ouvert, sans exclure personne, aux niveaux politique, social et religieux, afin que la contribution de chacun puisse, dans sa particularité concrète, être accueillie positivement dans le processus de changement auxquels notre avenir est lié», a-t-il invité.
Ne pas se laisser dicter par la finance et les mécanismes du marché
La deuxième attitude recommandée par le Saint-Père plaide en faveur de l’attention portée aux plus faibles, «puisqu’une civilisation se mesure à la manière dont sont traités les plus vulnérables». Cette invitation vaut son pesant d’or au regard des grandes dictatures, en l’occurrence le nazisme, «qui les ont tués, les ont rejetés: « les pauvres, les chômeurs, les sans-abris, les immigrés, les exploités », tous ceux que la culture du rejet transforme en déchets». «Et c’est là l’une des choses les plus laides», a déploré François, soulignant «qu’une politique réellement au service de l’homme ne peut se laisser dicter par la finance et les mécanismes du marché».
«La solidarité, en plus d’être une vertu morale, est une exigence de justice, qui nécessite de corriger les distorsions et de purifier les intentions des systèmes injustes, y compris par des changements radicaux de perspective dans le partage des défis et des ressources entre les hommes et entre les peuples», a-t-il expliqué. Puis d’appeler «poètes sociaux», ceux qui s’engagent dans ce domaine car «la poésie est créativité, et il s’agit ici de mettre la créativité au service de la société, pour qu’elle soit plus humaine et plus fraternelle. «N’ayez pas peur de la poésie, la poésie c’est la créativité. N’oublions pas cette capacité à rêver», a rappelé l’évêque de Rome.
Non à la corruption et à l’illégalité
La promotion de la légalité a été la dernière attitude que le Pape a recommandée aux représentants du DIALOP. La légalité, a-t-il dit, «implique un engagement à lutter contre le fléau de la corruption, de l’abus de pouvoir et de l’illégalité». «Ce n’est que dans l’honnêteté, que des relations saines peuvent être établies et que nous pouvons coopérer avec confiance et efficacité à la construction d’un avenir meilleur», a-t-il laissé entendre.
Au terme de son discours, le Saint-Père a remercié les membres présents en faveur de leur engagement et du dialogue, qui est toujours nécessaire. «Je prie pour vous et vous souhaite sagesse et courage dans votre travail pour un monde plus juste et plus pacifique. Que l’Évangile de Jésus-Christ inspire et éclaire toujours vos recherches et vos actions», a-t-il conclu.
Dix ans de travail
Le DIALOP est un projet de dialogue entre socialistes/marxistes, communistes et chrétiens, visant à formuler une éthique sociale commune ,qui puisse être proposée comme un nouveau récit pour une Europe en quête d’identité, avec à sa base une écologie intégrale entre la Doctrine sociale de l’Église et la critique sociale marxiste. L’initiative est née en 2014 après une rencontre entre François lui-même, Alexis Tsipras, alors président du parti Syriza, puis premier ministre grec depuis 2015, Walter Baier, président du Parti de la gauche européenne et Franz Kronreif du mouvement des Focolari (tous deux étaient présents à l’audience d’aujourd’hui).
Il sied de noter, par ailleurs, qu’au cours de l’audience avec le Pape François, la délégation a voulu présenter au Souverain pontife, les résultats du travail de ces dix dernières années, réalisé également avec le soutien du dicastère pour la Culture et l’éducation catholique. Au-delà des limites religieuses et idéologiques, explique l’association dans une note, «les chrétiens et les marxistes, ainsi que les personnes de bonne volonté, se reconnaissent aujourd’hui unis dans l’engagement pour la fin des conflits armés dans le monde et la sécurité des droits humains les plus fondamentaux, afin de garantir l’équilibre social et la paix à l’humanité».
Source : VATICANNEWS, le 10 janvier 2024