Que Marie ait donné le rosaire à saint Dominique est-ce une légende ?

Saint Dominique par Fra Angelico. CC0/wikimedia

Que Marie ait donné le rosaire à saint Dominique est-ce une légende ?

Certains prétendent que le fait que Marie ait donné le rosaire à saint Dominique est une légende pieuse sans fondement historique.

Selon les théologiens, cette « légende » est si bien étayée par l’histoire de l’Église catholique et la tradition documentée par au moins une douzaine de Papes, que l’on ne peut raisonnablement douter de son authenticité en tant que don de la Vierge à l’Église, par les mains de saint Dominique.

Une encyclique papale déclare : « Notre Dieu miséricordieux, comme vous le savez, a élevé contre ses ennemis les plus terribles un homme très saint, l’illustre parent et fondateur de l’Ordre dominicain.

Grand par l’intégrité de sa doctrine, par son exemple de vertu et par ses travaux apostoliques, il s’est attaqué sans hésitation aux ennemis de l’Église catholique, non par la force des armes, mais en se fiant entièrement à la dévotion qu’il a été le premier à instituer sous le nom de Saint Rosaire, et qui a été diffusée par lui et ses disciples dans toute l’étendue de la terre.

Guidé, en effet, par l’inspiration et la grâce divines, il prévoyait que cette dévotion, comme une arme guerrière des plus puissantes, serait le moyen de mettre en fuite l’ennemi, et de confondre son audace et sa folle impiété. Tel fut en effet son résultat. Grâce à cette nouvelle méthode de prière, adoptée et mise en œuvre de façon appropriée, telle qu’elle avait été instituée par Saint Dominique, la piété, la foi et l’union commencèrent à revenir, et les projets et les machinations des hérétiques s’écroulèrent.

De nombreux vagabonds revinrent également sur le chemin du salut, et la colère des impies fut contenue par les armes des catholiques qui avaient décidé de repousser leur violence ». (Supremi Apostolatus Officio, Encyclique du Pape Léon XIII sur la dévotion du Rosaire).

Les Dominicains, le premier ordre religieux de l’Église consacré à la prédication itinérante, ont reçu de Notre Dame la mission spéciale de prêcher son Saint Rosaire à travers l’Europe, et l’ordre dans lequel l’Église universelle prie le rosaire aujourd’hui est tiré de la forme dominicaine d’origine.

Honor Blanco Cabie, 23 septembre 2023

www.manilastandard.net

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

27.01.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Angèle Merici

FONDATRICE DES « URSULINES » († 1540)

 

Angèle (Angela) Merici naît le 21 mars 1474 à Desenzano, sur le lac de Garde. Ses parents, profondément chrétiens, désiraient que leurs enfants trouvent leur bonheur dans la gloire de Dieu. Pour réaliser cet idéal, ils avaient fait un vrai sanctuaire de la maison paternelle où chacun travaillait sous le regard de Dieu et récitait la prière en commun. Une lecture dans un livre de piété ou dans la Vie des saints terminait la journée.

À ces pieuses pratiques, Angèle ajoutait les rigueurs de la pénitence. Elle voua sa virginité au Seigneur à l’âge de neuf ans et renonça le jour même à toute parure. Elle perdit son père vers l’âge de treize ans ; sa mère mourut deux ans plus tard. Un oncle nommé Barthélémy la prit alors chez lui et s’attacha à favoriser ses pratiques de dévotion. Six ans s’écoulèrent avant que Dieu vienne lui ravir son unique sœur de sang et de sentiments ; le décès de l’oncle Barthélémy suivit de près cette perte vivement ressentie.

Doublement orpheline, Angèle rentra à la maison paternelle, acheva de se dépouiller de tout ce qu’elle possédait et se livra aux plus grandes austérités. Elle était alors âgée de vingt-deux ans. Afin de se sanctifier plus sûrement, elle s’affilia au Tiers-Ordre de Saint-François d’Assise.

En 1506, un jour qu’elle travaillait aux champs, une lumière éclatante l’environna soudain. Angèle vit une échelle s’élever du sol jusqu’au ciel et une troupe innombrable de vierges qui en parcouraient les échelons, soutenues par des anges. Une des vierges se tourna vers elle et lui dit : « Angèle, sache que Dieu t’a ménagé cette vision pour te révéler qu’avant de mourir tu fonderas, à Brescia, une société de vierges semblable à celles-ci. »

Dieu fournit à sa servante les moyens de réaliser cet oracle, seulement vingt ans après la mémorable vision.

La réputation de sainteté d’Angèle Merici s’était répandue jusque dans la ville de Brescia. Les Patengoli, riche famille et grands bienfaiteurs des œuvres pies, habitaient cette cité. En 1516, ayant perdu coup sur coup leurs deux fils, ils invitèrent Angèle à venir habiter avec eux pour les consoler dans leur peine. À partir de ce moment, Angèle se fixa à Brescia, édifiant la ville par ses vertus. Chaque jour, on la voyait en compagnie de jeunes filles de son âge, rassembler les fillettes et leur enseigner la doctrine chrétienne, visiter les pauvres et les malades, instruire les grandes personnes qui venaient, en foule, écouter leurs conférences. Ces pieuses filles s’ingéniaient à rechercher les pécheurs jusque dans leur lieu de travail.

Suivant une pratique très usitée à cette époque, Angèle entreprit plusieurs pèlerinages. Comme elle se rendait un jour à Jérusalem avec un groupe de pèlerins, une mystérieuse cécité se déclara dans la ville de Candie, l’affligeant tout le reste du parcours, pour ne cesser qu’à son retour exactement au même endroit où elle avait perdu l’usage de la vue. Dans cette pénible circonstance, Angèle vit comme un symbole du renoncement qui devait être à la base de tous ses projets. En 1525, le pape Clément VII (Giulio de’ Medici, 1523-1534), instruit des vertus et des miracles d’Angèle, lui réserva un accueil des plus bienveillants.

Le souvenir de la merveilleuse vision demeurait toujours au fond de son cœur. Un jour, Angèle réunit douze jeunes filles qui désiraient tendre à la vie parfaite. Elle leur proposa de mener une vie retirée dans leurs demeures et les rassemblaient fréquemment pour les former à la pratique des vertus chrétiennes. En 1533, ce noviciat achevé, Angèle Merici leur révéla son plan, leur démontrant que l’ignorance religieuse était la cause des ravages exercés par le protestantisme et que la fondation d’une société de religieuses d’une forme nouvelle pour l’époque, unissant la vie contemplative à l’instruction des enfants, constituerait un remède efficace à l’état déplorable qui régnait dans l’Église.

Afin de mieux atteindre toutes les âmes dans le besoin, la fondatrice implanta les bases d’un Ordre sans clôture. Ses sœurs parcouraient les prisons et les hôpitaux, recherchaient les pauvres pour les instruire et rompaient généreusement leur pain avec eux. Remontant le cours du mal jusqu’à sa source, Angèle Merici pensait qu’on ne pouvait réformer les mœurs que par la famille, laquelle dépendait surtout de la mère. Elle réalisait que la mauvaise éducation des jeunes filles provenait de la carence de mères chrétiennes. Dans les desseins de Dieu, la Congrégation des Ursulinesdevait rayonner à travers le monde par l’éducation des jeunes filles.

Le 25 novembre 1535, à Brescia, les premières religieuses du nouvel institut prononcèrent les trois vœux traditionnels de pauvreté, chasteté et obéissance, ajoutant celui de se consacrer exclusivement à l’enseignement. Mère Angèle Merici plaça sa congrégation sous le patronage de sainte Ursule.

Dieu l’avait gratifiée des dons éminents de science infuse et de prophétie. Elle parlait latin sans l’avoir étudié, expliquait les passages les plus difficiles des Livres Saints et traitait les questions théologiques avec une si admirable fermeté et précision, que les plus doctes personnages recouraient volontiers à ses lumières. Ses dernières années furent marquées par de fréquentes extases.

Elle meurt le 27 janvier 1540. Pendant trois nuits, toute la ville de Brescia contempla une lumière extraordinaire au-dessus de la chapelle où reposait son corps qui s’est conservé intact de toute corruption.

Angela Merici a été béatifiée, le 30 avril 1768, par Clément XIII (Carlo Rezzonico, 1758-1769), et canonisée, le 24 mai 1807, par Pie VII (Barnaba Chiaramonti, 1800-1823) dans la Basilique de saint Pierre.

Pour un approfondissement :

>>> Figlie di S. Angela Merici

Ste Angèle Merici priez pour nous !

27.01.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4,35-41.

Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. »
Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient.
Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait.
Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »
Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.

Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »
Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968)

capucin

Chapitre X, n° 316-323 (Paroles de Padre Pio, trad. F. Leroy ; Éd. Salvator, 2019 ; p. 211-213 ; rev.)

Ô Dieu, soyez mon guide et mon pilote !

Gardez-vous toujours de transformer vos occupations en troubles et en inquiétudes spirituelles ; et bien que vous soyez embarqué sur les flots, pris dans les tempêtes de nombreuses difficultés, levez toujours votre regard vers le haut et dites toujours à notre Seigneur : Ô Dieu, pour vous je vogue et voyage ; soyez mon guide et mon pilote ! Vous, pendant ce temps, employez-vous à expédier les affaires l’une après l’autre, du mieux que vous pourrez ; et appliquez-y fidèlement votre esprit, mais avec douceur et suavité. Si Dieu vous en accorde la réussite, bénissez-le ; s’il ne lui plaît pas de vous l’accorder, bénissez-le ; également. Qu’il vous suffise de vous employer à réussir de bon cœur : le Seigneur et la raison elle-même n’exigent pas de vous des résultats, mais l’application, l’engagement et la diligence nécessaires. Beaucoup de choses dépendent de nous, mais pas le succès. Vivez en paix et reposez-vous sur le divin cœur, sans aucune peur, car on est bien là à l’abri des tempêtes, et même la justice de Dieu ne peut arriver jusque-là. Efforcez-vous de bien dominer les angoisses de votre cœur. Confiance et calme dans la grande œuvre de votre sanctification et de celle d’autrui. À Jésus le reste.

LECTURES :

Deuxième livre de Samuel 12,1-7a.10-17.

En ces jours-là, le Seigneur envoya vers David le prophète Nathan qui alla le trouver et lui dit : « Dans une même ville, il y avait deux hommes ; l’un était riche, l’autre était pauvre.
Le riche avait des moutons et des bœufs en très grand nombre.
Le pauvre n’avait rien qu’une brebis, une toute petite, qu’il avait achetée. Il la nourrissait, et elle grandissait chez lui au milieu de ses fils ; elle mangeait de son pain, buvait de sa coupe, elle dormait dans ses bras : elle était comme sa fille.
Un voyageur arriva chez l’homme riche. Pour préparer le repas de son hôte, celui-ci épargna ses moutons et ses bœufs. Il alla prendre la brebis du pauvre, et la prépara pour l’homme qui était arrivé chez lui. »
Alors, David s’enflamma d’une grande colère contre cet homme, et dit à Nathan : « Par le Seigneur vivant, l’homme qui a fait cela mérite la mort !
Et il remboursera la brebis au quadruple, pour avoir commis une telle action et n’avoir pas épargné le pauvre. »
Alors Nathan dit à David : « Cet homme, c’est toi ! Ainsi parle le Seigneur Dieu d’Israël :
Désormais, l’épée ne s’écartera plus jamais de ta maison, parce que tu m’as méprisé et que tu as pris la femme d’Ourias le Hittite pour qu’elle devienne ta femme.
Ainsi parle le Seigneur : De ta propre maison, je ferai surgir contre toi le malheur. Je t’enlèverai tes femmes sous tes yeux et je les donnerai à l’un de tes proches, qui les prendra sous les yeux du soleil.
Toi, tu as agi en cachette, mais moi, j’agirai à la face de tout Israël, et à la face du soleil ! »
David dit à Nathan : « J’ai péché contre le Seigneur ! » Nathan lui répondit : « Le Seigneur a passé sur ton péché, tu ne mourras pas. »
Cependant, parce que tu as bafoué le Seigneur, le fils que tu viens d’avoir mourra. »
Et Nathan retourna chez lui. Le Seigneur frappa l’enfant que la femme d’Ourias avait donné à David, et il tomba gravement malade.
David implora Dieu pour le petit enfant : il jeûna strictement, et, quand il rentrait chez lui, il passait la nuit couché par terre.
Les anciens de sa maison insistaient auprès de lui pour qu’il se relève, mais il refusa, et ne prit avec eux aucune nourriture.

Psaume 51(50),12-13.14-15.16-17.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur,
et ma langue acclamera ta justice.
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.