29.01.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 5,1-20.

En ce temps-là, Jésus et ses disciples arrivèrent sur l’autre rive, de l’autre côté de la mer de Galilée, dans le pays des Géraséniens.
Comme Jésus sortait de la barque, aussitôt un homme possédé d’un esprit impur s’avança depuis les tombes à sa rencontre ;
il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l’attacher, même avec une chaîne ;
en effet on l’avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser.
Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres.
Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui
et cria d’une voix forte : « Que me veux-tu, Jésus, fils du Dieu Très-Haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas ! »


Jésus lui disait en effet : « Esprit impur, sors de cet homme ! »
Et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » L’homme lui dit : « Mon nom est Légion, car nous sommes beaucoup. »
Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays.
Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture.
Alors, les esprits impurs supplièrent Jésus : « Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux. »
Il le leur permit. Ils sortirent alors de l’homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils se noyaient dans la mer.


Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s’était passé.
Ils arrivent auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et revenu à la raison, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte.
Ceux qui avaient vu tout cela leur racontèrent l’histoire du possédé et ce qui était arrivé aux porcs.
Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire.
Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui.
Il n’y consentit pas, mais il lui dit : « Rentre à la maison, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. »
Alors l’homme s’en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapole ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l’admiration.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

LECTURES :

Saint Charles de Foucauld (1858-1916)

ermite et missionnaire au Sahara

Méditations sur les évangiles, n°194 (Œuvres Spirituelles, Seuil 1958, p. 214)

« Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n’y consentit pas »

La vraie, la seule perfection, ce n’est pas de mener tel ou tel genre de vie, c’est de faire la volonté de Dieu ; c’est de mener le genre de vie que Dieu veut, où il veut, et de le mener comme il l’aurait mené lui-même. Lorsqu’il nous laisse le choix à nous-mêmes, alors oui, cherchons à le suivre pas à pas le plus exactement possible, à partager sa vie telle qu’elle a été, comme l’ont fait ses apôtres pendant sa vie et après sa mort : l’amour nous pousse à cette imitation. Si Dieu nous laisse ce choix, cette liberté, c’est précisément parce qu’il veut que nous tendions nos voiles au vent du pur amour et que, poussés par lui, nous « courions à sa suite à l’odeur de ses parfums » (Ct 1,4 LXX) dans une exacte imitation, comme saint Pierre et saint Paul… Et si un jour Dieu veut nous tirer, ou pour un temps ou pour toujours, de cette voie si belle et si parfaite, ne nous troublons ni ne nous étonnons pas. Ses desseins sont impénétrables : il peut faire pour nous, au milieu ou à la fin de la carrière, ce qu’il a fait pour le Gérasénien aux débuts. Obéissons, faisons sa volonté…, allons où il voudra, menons le genre de vie que sa volonté nous désignera. Mais partout rapprochons-nous de lui de toutes nos forces et soyons dans tous les états, dans toutes les conditions, comme lui-même y aurait été, s’y serait conduit, si la volonté de son Père l’y avait mis comme elle nous y met.

LECTURES :

Deuxième livre de Samuel 15,13-14.30.16,5-13a.

En ces jours-là, un messager vint annoncer à David : « Le cœur des hommes d’Israël a pris parti pour Absalom. »
Alors David dit à tous ses serviteurs, qui étaient avec lui à Jérusalem : « Debout, fuyons ! Autrement nous n’échapperons pas à Absalom. Vite, partez ! Sans quoi, il nous gagnera de vitesse, il nous précipitera dans le malheur et passera la ville au fil de l’épée. »
David montait par la montée des Oliviers ; il montait en pleurant, la tête voilée ; il marchait pieds nus. Tous ceux qui l’accompagnaient avaient la tête voilée ; et ils montaient en pleurant.
Comme le roi David atteignait Bahourim, il en sortit un homme du même clan que la maison de Saül. Il s’appelait Shiméï, fils de Guéra. Tout en sortant, il proférait des malédictions.
Il lançait des pierres à David et à tous les serviteurs du roi, tandis que la foule et les guerriers entouraient le roi à droite et à gauche.
Shiméï maudissait le roi en lui criant : « Va-t’en, va-t’en, homme de sang, vaurien !
Le Seigneur a fait retomber sur toi tout le sang de la maison de Saül dont tu as usurpé la royauté ; c’est pourquoi le Seigneur a remis la royauté entre les mains de ton fils Absalom. Et te voilà dans le malheur, car tu es un homme de sang. »
Abishaï, fils de Cerouya, dit au roi : « Comment ce chien crevé peut-il maudire mon seigneur le roi ? Laisse-moi passer, que je lui tranche la tête. »
Mais le roi répondit : « Que me voulez-vous, fils de Cerouya ? S’il maudit, c’est peut-être parce que le Seigneur lui a ordonné de maudire David. Alors, qui donc pourrait le lui reprocher ? »
David dit à Abishaï et à tous ses serviteurs : « Même celui qui est mon propre fils s’attaque à ma vie : à plus forte raison ce descendant de Benjamin ! Laissez-le maudire, si le Seigneur le lui a ordonné.
Peut-être que le Seigneur considérera ma misère et me rendra le bonheur au lieu de sa malédiction d’aujourd’hui. »
David et ses hommes continuèrent leur chemin.

Psaume 3,2-3.4-5.6-7.

Seigneur, qu’ils sont nombreux mes adversaires,
nombreux à se lever contre moi,
nombreux à déclarer à mon sujet :
« Pour lui, pas de salut auprès de Dieu ! »

Mais toi, Seigneur, mon bouclier,
ma gloire, tu tiens haute ma tête.
À pleine voix je crie vers le Seigneur ;
il me répond de sa montagne sainte.

Et moi, je me couche et je dors ;
je m’éveille : le Seigneur est mon soutien.
Je ne crains pas ce peuple nombreux
qui me cerne et s’avance contre moi.

28.01.2024 – SAINT THOMAS D’AQUIN, LA SAINTETÉ DE L’INTELLIGENCE

En 1244, Thomas entrait, contre l’avis de sa famille, dans l’ordre des prêcheurs de Saint Dominique. Entre Naples, Bologne, Paris, par obéissance pour ses supérieurs, il enseigne dans différentes chairs d’Universités. Son oeuvre majeure, la Somme Théologique qu’il commence en 1268, servira à fonder la pensée théologique de la seconde partie du Moyen Age et lui vaudra le titre de Docteur Commun de l’Eglise. S’il est surtout connu pour ses écrits notamment sur les anges ou l’eucharistie, le documentaire s’intéresse à d’avantage à l’homme et à sa recherche personnelle de Dieu. Qui était-il ? Quelle était son aspiration ultime ? « Grâce à la sagesse de Thomas, j’apprends à aimer Dieu », par petites touches, le réalisateur montre un saint Thomas très personnel, celui qui lui a permis « de passer de l’athéisme à la foi chrétienne. » Saint Thomas d’Aquin – La Sainteté de l’intelligence – UNE COPRODUCTION KTO/CERIGO FILMS 2023 – Réalisée par Jean-Yves Fischbach

28.01.2024 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: apprendre à vivre libéré de ses chaînes 

Pour ce dernier angélus de janvier, François est revenu sur les différentes chaînes qui briment et oppressent l’homme, et sur le rôle de Jésus pour l’en libérer et vivre de manière plus sereine. Dans la foule place Saint-Pierre, la caravane de la paix des enfants de l’action catholique italienne, qui ont ensuite pris la parole. 

Vatican News

Sous le soleil de la place Saint-Pierre, remplie de pèlerins dont plusieurs centaines d’enfants de l’Action catholique italienne, venus avec banderoles, tambours et énergie, François a d’abord détaillé quelles «chaînes» pouvaient «entraver» les cœurs.

Il y a d’abord dans l’esprit du Pape, les addictions «qui nous rendent esclaves», les «modes dominantes, qui nous poussent à un perfectionnisme impossible, au consumérisme et à l’hédonisme, qui mercantilisent les personnes et gâchent leurs relations», mais aussi, a-t-il égrené depuis la fenêtre des appartements pontificaux, «les tentations et les conditionnements qui minent l’estime de soi», la peur et l’intolérance, «l’idolâtrie du pouvoir, qui génère des conflits».

Comment se libérer de ces chaînes?

En libérant une personne possédée par un esprit impur, comme le raconte l’Évangile selon saint Marc, Jésus lance un défi au diable et nous libère de ces chaines, a continué l’évêque de Rome, «Jésus libère du pouvoir du mal et – notons-le bien – ne dialogue jamais avec le diable !» .

“Attention: il n’y a pas de dialogue avec le diable, parce que si vous entrez en dialogue avec lui, c’est lui qui gagne, toujours. Soyez vigilants.”

Ainsi, a expliqué François, quand nous nous sentons tentés et opprimés, il faut invoquer Jésus, «l’invoquer là où nous sentons que les chaînes du mal et de la peur se resserrent plus fortement», précise-t-il.

Les jeunes de l'Action catholique italienne, place Saint-Pierre.

Les jeunes de l’Action catholique italienne, place Saint-Pierre.

Est-ce que je veux être libéré?

Avec la «force de son Esprit», poursuit la catéchèse, le Seigneur fait fuir le «malin», «C’est ce que veut Jésus, et c’est à nous, à notre vigilance – ne pas converser avec le diable – et à notre prière, qu’il confie ce rêve de liberté, qui lui permet de nous guérir».

Comme à son habitude, François a terminé sa catéchèse avec une interrogation: «est-ce que je veux vraiment être libéré de ces chaînes qui serrent mon cœur ? Ensuite, est-ce que je sais dire « non » aux tentations du mal, avant qu’elles ne s’insinuent dans mon âme ? et enfin, est-ce que j’invoque Jésus, est-ce que je lui permets d’agir en moi, de me guérir intérieurement ?».  

Le Pape, entouré des enfants de l'Action catholique italienne.

Le Pape, entouré des enfants de l’Action catholique italienne. 

La caravane de la paix

Comme chaque année, plusieurs centaines de jeunes de l’Action catholique italienne, rassemblés dans «la caravane de la paix» se sont rendus place Saint-Pierre. Aux cotés du Pape, depuis la fenêtre des appartements pontificaux, une jeune fille a délivré un message sur les espoirs de paix des enfants de l’association. «Le monde est un don de dieu, nous ne devons pas le détruire par la haine mais faire fleurir le message d’amour de Jésus. Il ne peut pas y avoir d’amour sans paix.»dit notamment le message des enfants, «Nous avons compris que notre maison est notre planète et que nous devons en prendre soin.»

Source. : VATICANNEWS, le 28 janvier 2024

François dénonce l’attaque dans une église catholique d’Istanbul

Après la prière de l’Angélus, François est revenu sur l’attaque, dans la matinée du dimanche 28 janvier, contre l’église Sainte Marie dans le quartier de Sarıyer Büyükdere d’Istanbul en Turquie. Une personne a été tuée.

Antonella Palermo – Cité du Vatican

«J’exprime ma sympathie à la communauté de l’église Sainte-Marie à Istanbul, qui a subi une attaque armée pendant la messe, faisant un mort et plusieurs blessés.», a déclaré gravement François après la prière de l’angélus.  

Dans la matinée du dimanche 28 janvier à Istanbul, vers 11h40 heures locales, deux assaillants masqués ont attaqué une église catholique italienne, l’église Sainte-Marie dans le quartier de Sarıyer Büyükdere, en pleine messe, faisant un mort.

Une enquête a été ouverte. Des images télévisées montraient des policiers et une ambulance devant le portail de l’église.

Témoignage du vicaire

Du micro de Radio Vatican – Vatican News, Mgr Massimiliano Palinuro, vicaire apostolique d’Istanbul et administrateur apostolique de Constantinople fait part de son effroi et revient sur le déroulé du drame.

Peu après l’offertoire, «deux personnes armées sont entrées en tirant de nombreux coups de feu en l’air». Puis il y a eu «la réaction d’un fidèle, qui avait aussi des problèmes de santé mentale et qui a eu le courage de protester contre cette attitude, probablement en réponse à cet acte, ils ont réagi en tuant cette personne».

Les motivations, souligne-t-il, «ne sont pas connues concrètement, elles doivent encore être vérifiées, mais les éléments qui semblent avoir émergé jusqu’à présent suggèrent une attaque à motivation religieuse, une motivation d’intolérance religieuse».

Justice et sécurité pour les chrétiens

«Notre communauté est littéralement choquée», a dénoncé l’évêque. «Bien sûr, c’est un moment de prière, de solidarité avec la communauté catholique de Büyükdere, et c’est un moment de prière pour la personne qui est morte.», avant d’ajouter demander aux autorités que justice soit faite, «Et en même temps, nous demandons plus de sécurité pour que la sécurité des fidèles des communautés chrétiennes qui persévèrent dans la foi, qui avec courage parcourent parfois de très longues distances pour participer à la célébration eucharistique, soit garantie».

Des témoins confus et choqués

Mgr Palinuro ajoute qu’il ne connaissait pas la victime mais qu’«il était bien connu du curé de l’église et de la communauté». Il confirme que «c’était aussi une personne qui avait des problèmes psychologiques, mais, dit-il, c’est peut-être pour cette raison qu’il a été le seul à avoir le courage d’affronter ces terroristes qui avaient envahi l’église; et c’est probablement pour ce geste de courage qu’il a été tué».

Le prélat fournit ces éléments quelques heures seulement après l’événement, soulignant qu’à l’heure actuelle, la dynamique semble être la suivante, «même si les enquêtes sont en cours et que, par conséquent, tout ce que nous recueillons provient de témoins qui étaient présents mais qui, par moments, semblent également un peu confus et choqués».

Source : VATICANNEWS, le 28 janvier 2024

« Ô Jésus, vivant en Marie, venez et vivez en vos serviteurs »

L’église Saint-Sulpice, Paris. CC BY 2.0/bslax28

« Ô Jésus, vivant en Marie, venez et vivez en vos serviteurs »

Né en 1973, le père Emmanuel Goulard a été ordonné prêtre pour le diocèse d’Albi (sud-ouest de la France) en 2001. Entré dans la Compagnie des Prêtres de Saint Sulpice en 2013, il est actuellement recteur du séminaire d’Issy-les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine, à proximité de Paris.

La Compagnie des Prêtres de Saint Sulpice a été fondée au XVIIe siècle par le père Jean Jacques Olier, alors curé de la paroisse Saint-Sulpice à Paris, à une époque où il n’y avait quasiment pas de formation solide pour les jeunes prêtres diocésains en France. Monsieur Olier ouvrit alors le premier séminaire de France pour améliorer la formation des futurs prêtres. Aujourd’hui les Sulpiciens sont des prêtres qui choisissent de se consacrer au discernement des vocations et à l’accompagnement des prêtres dans leur ministère.

Pour le père Goulard, c’est la prière, rédigée par Jean-Jacques Olier, dans laquelle il demande à Jésus de venir vivre en nous comme il a vécu en sa Mère, la Vierge Marie, qui l’inspire particulièrement :

« Ô Jésus, vivant en Marie, venez et vivez en vos serviteurs dans votre esprit de sainteté, dans la plénitude de votre force, dans la perfection de vos voies, dans  la vérité de vos vertus, dans la communion à vos divins mystères. Dominez sur toute puissance ennemie, dans votre Esprit, à la gloire du Père. Amen »

Adapté du témoignage du père Emmanuel Goulard, paru dans la revue Avec Marie Prier pour les prêtres, n°9, Noël 2021

Revue Avec Marie prier pour les prêtres, 7 Faubourg Saint Maurice 16220 Montbron

Contact : revue.prier pour les pretres@gmail.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

28.01.2024 – SAINT DU JOUR

St Thomas d'Aquin

St Thomas d’Aquin

PRÊTRE O.P., DOCTEUR DE L’ÉGLISE († 1274)

Tommaso d’Aquino naît en 1225 dans une noble famille napolitaine.

Élevé à l’abbaye bénédictine du Mont-Cassin, Thomas choisit, cependant, à 19 ans, d’entrer chez les Frères prêcheurs. Ce n’est guère du goût de sa famille, qui le fait enlever et enfermer. L’ordre dominicain est un ordre mendiant, fondé quelques années plus tôt, et il n’avait pas bonne presse dans l’aristocratie.

Au bout d’un an, Thomas peut enfin suivre sa vocation. On l’envoie à Paris pour y suivre les cours de la bouillonnante Université. Il a comme professeur saint Albert le Grand. Pour ce dernier, il faut faire confiance à la raison et à l’intelligence de l’homme pour chercher Dieu. Le philosophe le plus approprié à cette recherche est Aristote. Thomas retient la leçon.

Devenu professeur, il s’attelle à un gigantesque travail pour la mettre en œuvre. Connaissant très bien Aristote et ses commentateurs, mais aussi la Bible et la tradition patristique chrétienne, il élabore une pensée originale, qu’il expose dans de multiples ouvrages, dont le plus connu est la « Summa Theologiae» (Somme Théologique).

Comme professeur, il doit aussi soutenir de véhémentes controverses avec des intellectuels chevronnés. Il voyage aussi à la demande des papes. Mais c’est l’étude qui a toute sa faveur : à la possession de « Paris la grande ville », il dit préférer « le texte correct des homélies de saint Jean Chrysostome sur l’évangile de saint Matthieu ».

Il meurt sur la route qui le conduisait au Concile de Lyon, le 7 mars 1274, dans l’abbaye cistercienne de Fossanova (dans la région du Latium).

On célèbre sa mémoire au jour anniversaire du transfert de son corps au couvent des dominicains de Toulouse, les Jacobins, en 1369.

Il est le saint patron de l’Enseignement catholique.

Pour approfondir, lire les Catéchèses du pape Benoît XVI :

>>> 02 juin 2010, Saint Thomas d’Aquin (1)

>>> 16 juin 2010, Saint Thomas d’Aquin (2)


>>> 23 juin 2010, Saint Thomas d’Aquin (3)

St Thomas d’Aquin priez pour nous !

28.01.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,21-28.

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.


Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »


Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. »
L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui.
Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. »
Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jérôme (347-420)

prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l’Église

Commentaire sur l’évangile de Marc, 2 ; PLS 2, 125s (Marc commenté par Jérôme et Jean Chrysostome, coll. Les Pères dans la Foi n° 32; trad. M.-H. Stébé; Éd. DDB 1986, p. 47, rev.)

« Es-tu venu pour nous perdre ? »

« Il y avait dans leur synagogue un homme, tourmenté par un esprit mauvais ». Cet esprit ne pouvait pas supporter la présence du Seigneur ; il s’agissait de cet esprit impur qui avait conduit tous les hommes à l’idolâtrie (…) « Quelle entente entre le Christ et Satan ? » (2Co 6,15) ; le Christ et Satan ne pouvaient pas être associés l’un à l’autre. « Il cria en disant : ‘Que nous veux-tu ?’ » Celui qui s’exclame ainsi est un individu qui s’exprime au nom de plusieurs personnes ; cela prouve qu’il a conscience d’avoir été vaincu, lui et les siens. « Il cria en disant (…) : ‘Que nous veux-tu, Jésus le Nazaréen ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : le Saint de Dieu’ ». En plein tourment et malgré l’intensité des souffrances qui le font crier, il n’a pas abandonné son hypocrisie. Il est contraint de dire la vérité, la souffrance le presse, mais la malice l’empêche de dire toute la vérité : « Que nous veux-tu, Jésus le Nazaréen ? » Pourquoi ne reconnais-tu pas le Fils de Dieu ? Est-ce le Nazaréen qui te torture, et non pas le Fils de Dieu ? (…) Moïse n’était-il pas Saint de Dieu ? Et Isaïe et Jérémie n’ont-ils pas été des Saints de Dieu ? (…) Pourquoi ne leur dis-tu pas : « Je sais qui tu es, Saint de Dieu » ? (…) Ne dis pas « Saint de Dieu » mais « Dieu Saint ». Tu t’imagines que tu sais, mais tu ne sais pas ; ou si tu sais, tu te tais par duplicité. Car il n’est pas seulement le Saint de Dieu, mais Dieu Saint.

LECTURES :

Livre du Deutéronome 18,15-20.

Moïse disait au peuple : « Au milieu de vous, parmi vos frères, le Seigneur votre Dieu fera se lever un prophète comme moi, et vous l’écouterez.
C’est bien ce que vous avez demandé au Seigneur votre Dieu, au mont Horeb, le jour de l’assemblée, quand vous disiez : « Je ne veux plus entendre la voix du Seigneur mon Dieu, je ne veux plus voir cette grande flamme, je ne veux pas mourir ! »
Et le Seigneur me dit alors : « Ils ont bien fait de dire cela.
Je ferai se lever au milieu de leurs frères un prophète comme toi ; je mettrai dans sa bouche mes paroles, et il leur dira tout ce que je lui prescrirai.
Si quelqu’un n’écoute pas les paroles que ce prophète prononcera en mon nom, moi-même je lui en demanderai compte.
Mais un prophète qui aurait la présomption de dire en mon nom une parole que je ne lui aurais pas prescrite, ou qui parlerait au nom d’autres dieux, ce prophète-là mourra. »

Psaume 95(94),1-2.6-7abc.7d-9.

Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit.
le troupeau guidé par sa main.

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
où vos pères m’ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 7,32-35.

Frères, j’aimerais vous voir libres de tout souci. Celui qui n’est pas marié a le souci des affaires du Seigneur, il cherche comment plaire au Seigneur.
Celui qui est marié a le souci des affaires de ce monde, il cherche comment plaire à sa femme, et il se trouve divisé.
La femme sans mari, ou celle qui reste vierge, a le souci des affaires du Seigneur, afin d’être sanctifiée dans son corps et son esprit. Celle qui est mariée a le souci des affaires de ce monde, elle cherche comment plaire à son mari.
C’est dans votre intérêt que je dis cela ; ce n’est pas pour vous tendre un piège, mais pour vous proposer ce qui est bien, afin que vous soyez attachés au Seigneur sans partage.