La douloureuse épreuve des Palestiniens chrétiens et musulmans

L’intérieur de l’église orthodoxe à Beit Sahour. Shutterstock/Dmitriy Feldman svarshik

La douloureuse épreuve des Palestiniens chrétiens et musulmans

Dans les collines de Cisjordanie vivent quelque 14 000 Palestiniens de confession chrétienne, au sud-est de Bethléem, dans la petite cité de Beit Sahour ; ils résident sur ces terres depuis des siècles. Impossible d’y accéder en voiture : d’énormes tas de gravats ont été déposés par l’armée israélienne aux entrées de la ville, depuis l’attaque du Hamas, le 7 octobre dernier. Il faut continuer à pied ; les rues sont vides, la ville est une cité fantôme. Les Palestiniens, quelle que soit leur confession, sont plus ostracisés que jamais depuis le début de la guerre.

Pourtant, dans cette ville gérée par l’Autorité palestinienne, les chrétiens ont toujours vécu plus ou moins dans la quiétude. Au milieu d’une place trône la chapelle de la Fontaine-de-Marie. Selon la tradition, la Vierge s’y est abreuvée pendant sa fuite en Égypte. Et si Beit Sahour fait partie des territoires occupés par Israël depuis 1967, la ville est connue pour sa résistance non violente durant les dernières intifadas.

Joseph tient l’épicerie de son père en son absence. À 23 ans, ce natif de Beit Sahour est un fervent chrétien orthodoxe. Il ne quitte jamais son poste sans embrasser une statuette de la Vierge Marie. Depuis le 7 octobre, il est sur le qui-vive, notamment vis-à-vis des soldats israéliens, qui patrouillent nuit et jour. « Avant, il était facile pour nous de se rendre en Israël du fait de notre confession, mais Tsahal ne fait plus de différence entre les Palestiniens désormais ». Depuis l’attaque du Hamas, chrétiens et musulmans se regroupent autour de leur identité palestinienne. Ils ne font qu’un. Les habitants de Beit Sahour restent cloîtrés chez eux. Firas Ibrahim, 33 ans, arbore une imposante couronne d’épines du Christ, tatouée sur son avant-bras. « Je suis chrétien et fier (…) Nous n’avons plus le droit d’entrer en Israël. »

À quelques centaines de mètres de Beit Sahour, la cité de Bethléem veille religieusement sur ses fidèles. Les hôtels de la cité sont vidés de leurs touristes et environ 3 000 et 4 000 Palestiniens travaillant en Israël sont désœuvrés, faute de pouvoir se rendre sur le territoire. « Cela a un impact sur toute notre économie, puisqu’ils n’ont plus de pouvoir d’achat et ne peuvent plus rien acheter dans nos magasins ici », déplore le père Issa Hijazeen, prêtre de l’église Notre-Dame-de-Fatima, à Bethléem. Sans pèlerins ni fidèles étrangers, c’est toute l’âme de Bethléem qui se vide progressivement.

Adapté de : www.lavie.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

30.01.2024 – SAINTE DU JOUR

Bse Marie Bolognesi

Bse Marie Bolognesi

LAÏQUE ET MYSTIQUE († 1980)

Maria Bolognesi naît le 21 octobre 1924 à Bosaro (province de Rovigo dans la région Vénétie en Italie), fille illégitime de Amedeo Gozzati et de Giuseppa Samiolo ; le père naturel se refusant de la reconnaître, elle fut enregistrée sous le nom de sa mère. Mais, en 1930, sa mère épousa Giuseppe Bolognesi qui donna à la petite son propre nom.

Dès sa plus tendre enfance, la piété rythme sa vie.

Ayant une santé fragile, sa vie fut toujours marquée par la souffrance et la maladie, mais elle unissait ses douleurs à Jésus crucifié et souffrant. Elle fut également favorisée d’expériences mystiques. Cette femme resta toujours un modèle pour tous ceux qui l’ont rencontrée.

Elle mourut à l’âge de 56 ans à Rovigo, avec une grande réputation de sainteté, le 30 janvier 1980.

Son procès en béatification est ouvert en 1992. Elle est déclarée vénérable le 10 mai 2012 par le pape Benoît XVI ; le 2 mai 2013, le pape François reconnait officiellement un miracle réalisé par son intercession.

Maria Bolognesi a été béatifiée le 7 septembre 2013 à Rovigo – Piazza XX Settembre – par le card. Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le pape François (Jorge Mario Bergoglio, 2013-). Celui-ci, à l’Angelus du dimanche 8 septembre déclara :
« Je rappelle avec joie qu’hier, à Rovigo, a été proclamée bienheureuse Maria Bolognesi, une fidèle laïque de cette terre, née en 1924 et morte en 1980. Elle a passé toute sa vie au service des autres, spécialement des pauvres et des malades, en supportant de grandes souffrances en union profonde avec la passion du Christ. Rendons grâce à Dieu pour ce témoin de l’Évangile ! »

Bse Marie Bolognesi priez pour nous !

30.01.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 5,21-43.

Jaïre

Gabriel Max, La Résurrection de la fille de Jaïre, 1878

En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer.
Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait.
Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… –
elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré –…
cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.
Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. »
À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? »
Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »
Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela.
Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.


Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? »
Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant.


Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur.
Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)

prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église

Homélies sur l’évangile de Matthieu n°31, 1-3 (trad. Véricel, L’Évangile commenté, p. 155-156)

« Pourquoi ces pleurs ? … Elle dort »

« Parvenu à la maison du chef et voyant les joueurs de flûte et la foule en tumulte, Jésus dit : ‘ Retirez-vous, la fillette n’est pas morte : elle dort. ‘ Et ils se moquaient de lui. » Jésus nous apprend ainsi à ne pas craindre la mort, car la mort n’est plus la mort : elle n’est plus désormais qu’un sommeil. Et comme il allait mourir lui-même, il prépare ses disciples, en ressuscitant les autres, à lui faire confiance et à ne pas s’alarmer de sa mort. Car depuis la venue du Christ, la mort n’est plus qu’un sommeil. Cependant, ils se moquaient de lui ; mais il ne s’est pas indigné de ce refus de confiance au miracle qu’il allait opérer ; il n’a pas blâmé ces sourires, afin que ces sourires mêmes, avec les flûtes et le reste des préparatifs, rendent bien certaine la mort de la fillette. Apercevant donc les musiciens et la foule, Jésus les a fait tous sortir ; il a accompli le miracle en présence des parents…comme s’il la réveillait de son sommeil… Il est évident que maintenant la mort n’est plus qu’un sommeil ; c’est une vérité aujourd’hui plus éclatante que le soleil. « Mais, dis-tu, le Christ n’a pas ressuscité mon enfant ! » Oui, mais il le ressuscitera, et avec beaucoup plus de gloire. Car cette fillette, qu’il a rendue à la vie, est morte de nouveau, alors que ton enfant, quand il le ressuscitera, restera immortel. Que personne donc ne pleure plus, que personne ne gémisse, que personne ne critique l’œuvre du Christ. Car il a vaincu la mort. Pourquoi verses-tu des larmes inutiles ? La mort est devenue un sommeil : pourquoi gémir et pleurer ?

LECTURES :

Deuxième livre de Samuel 18,9-10.14b.24-25a.30-32.19,1-3.

Absalom se retrouva par hasard en face des serviteurs de David. Il montait un mulet, et le mulet s’engagea sous la ramure d’un grand térébinthe. La tête d’Absalom se prit dans les branches, et il resta entre ciel et terre, tandis que le mulet qui était sous lui continuait d’avancer.
Quelqu’un l’aperçut et avertit Joab : « Je viens de voir Absalom suspendu dans un térébinthe. »
Joab lui dit : « Je ne vais pas perdre mon temps avec toi ! » Et il se saisit de trois épieux qu’il planta dans le cœur d’Absalom, encore vivant au milieu du térébinthe.
David était assis à l’intérieur de la double porte de la ville. Un guetteur allait et venait sur la terrasse de la porte, au-dessus du rempart ; comme il regardait au loin, il aperçut un homme seul qui courait.
Le guetteur cria pour avertir le roi, et le roi dit : « S’il est seul, c’est qu’il a une bonne nouvelle à nous annoncer. » Tandis que l’homme continuait d’approcher,
Le roi lui dit : « Écarte-toi et tiens-toi là. » Il s’écarta et attendit.
Alors arriva l’Éthiopien, qui déclara : « Bonne nouvelle pour mon seigneur le roi ! Le Seigneur t’a rendu justice aujourd’hui, en t’arrachant aux mains de tous ceux qui se dressaient contre toi. »
Le roi demanda : « Le jeune Absalom est-il en bonne santé ? » Et l’Éthiopien répondit : « Qu’ils aient le sort de ce jeune homme, les ennemis de mon seigneur le roi, et tous ceux qui se sont dressés contre toi pour le mal ! »
Alors le roi fut bouleversé, il monta dans la salle au-dessus de la porte, et il se mit à pleurer. Tout en marchant, il disait : « Mon fils Absalom ! mon fils ! mon fils Absalom ! Pourquoi ne suis-je pas mort à ta place ? Absalom, mon fils ! mon fils ! »
On alla prévenir Joab : « Voici que le roi pleure : il est en deuil d’Absalom. »
La victoire, ce jour-là, se changea en deuil pour toute l’armée, car elle apprit ce jour-là que le roi était dans l’affliction à cause de son fils.

Psaume 86(85),1-2.3-4.5-6.

Écoute, Seigneur, réponds-moi,
car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, ô mon Dieu,
sauve ton serviteur qui s’appuie sur toi.

Prends pitié de moi, Seigneur,
toi que j’appelle chaque jour.
Seigneur, réjouis ton serviteur :
vers toi, j’élève mon âme !

Toi qui es bon et qui pardonnes,
plein d’amour pour tous ceux qui t’appellent,
écoute ma prière, Seigneur,
entends ma voix qui te supplie.

Avec Marie, Mgr Van Thuân vécut une profonde expérience mystique

CC BY 4.0/tgpsaigon.net

Avec Marie, Mgr Van Thuân vécut une profonde expérience mystique

Le vénérable François-Xavier Nguyên Van Thuân (1928-2002) offre à toute l’Église une splendide spiritualité eucharistique et mariale, fruit de sa profonde expérience mystique vécue en prison. Arrêté  le 15 août 1975, il devait rester plus de 13 ans en prison, dont 9 ans en isolement, jusqu’à sa libération le 21 novembre 1988. Pour lui, ces deux fêtes de l’Assomption et de la Présentation de Marie avaient une grande signification pour éclairer toute cette période si dramatique de sa vie.  En effet, avec Marie, Van Thuân vit une profonde expérience mystique qui a comme centre l’eucharistie, en toutes ses dimensions de sacrifice, présence réelle, communion et adoration.

Issu d’une famille mandarinale catholique qui a tenu un rôle déterminant dans l’indépendance vietnamienne, François-Xavier Nguyen Van Thuan, né à Hué le 27 avril 1928 est ordonné prêtre en juin 1953. Peu après, il est miraculeusement guéri d’une tuberculose qui lui laissait peu d’espoir de survie et, s’il n’en mourait pas, le vouait à une vie d’infirme.

Lors d’un pèlerinage à Lourdes, il a le pressentiment d’aller au-devant de grandes épreuves, voire du martyre, comme plusieurs de ses ancêtres, et l’accepte. Remarqué par le Vatican, il est nommé évêque de Nha Trang en 1967 et, s’il fait preuve de grandes capacités d’organisation dans son rôle de pasteur, il attire surtout l’attention des communistes, dont il sait la victoire inévitable.

Après l’effondrement du Sud-Vietnam, en avril 1975, le pape Paul VI le fait coadjuteur de l’archevêque de Saïgon – choix que le pouvoir juge inacceptable et qui justifie son arrestation le 15 août. Suivent douze années de captivité, durant lesquelles Mgr Van Thuan est transféré d’une prison ou d’un camp à un autre, soumis à un isolement parfois total et à des privations sensorielles comparables à de la torture. Drogué, il résiste, soutenu par sa foi et par des locutions du Christ qui lui indiquent la route à suivre pour faire de ce cauchemar une grâce pour l’Église et lui-même.

Le 21 novembre 1988, à l’improviste, Mgr Thuan est conduit chez le ministre de l’Intérieur qui ordonne sa libération immédiate, à la stupeur de son entourage. Il a l’intime conviction qu’il devra sa libération à Notre Dame, qui lui donnera la preuve de son intervention. Il n’en reste pas moins soumis à une surveillance, ce qui finit par convaincre Jean-Paul II, inquiet pour la vie de son évêque, qui l’appelle à Rome et le nomme vice-président, puis président du conseil pontifical Justice et Paix. Il devient cardinal en 2001 ; il meurt d’un cancer à Rome le 16 septembre 2002. Il est aujourd’hui vénérable.

Adapté de : www.fr.zenit.org et de : 1000 raisons de croire

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

29.01.2024 – SAINTE DU JOUR

Bse Boleslava-Marie Lament

Bse Boleslava-Marie Lament

VIERGE ET FONDATRICE († 1946)

Bienheureuse Bolesława Maria Lament
Vierge et fondatrice :
« Sœurs missionnaires de la Sainte-Famille »

Bolesława Maria Lament naît à Łowicz (Pologne) le 3 juillet 1862, première de huit enfants. Son père s’appelait Marcin Lament, sa mère Łucja Cyganowska.

Encore petite, elle eut la douleur d’assister à la mort de deux petites sœurs, Elena et Léocadia, ainsi que du petit frère. Après avoir fréquenté l’école primaire et le collège, elle alla à Varsovie dans une école d’arts et métiers, où elle obtint le diplôme de tailleur. De retour à Łowicz elle ouvrit un atelier de couture avec sa sœur Stanisława. Pendant tout ce temps, elle vivait une vie intérieure intense, profondément marquée de spiritualité.

En 1884, elle décida d’entrer dans la Congrégation de la Famille de Marie, qui était en train de s’organiser à Varsovie, clandestinement à cause des persécutions tsaristes. C’était une sœur pleine de zèle ; elle se distinguait particulièrement dans la prière, le recueillement, le sérieux et la fidélité avec laquelle elle remplissait toutes ses tâches. Après le noviciat et les vœux simples, elle travailla comme maîtresse de couture, enseignante et éducatrice en différentes maisons de la Congrégation, disséminées dans l’empire russe.

Après neuf années, juste avant de prononcer les vœux solennels, elle eut une crise profonde : elle n’avait plus la certitude de sa vocation dans cette Congrégation, au point qu’elle la quitta pour rentrer chez elle à Łowicz, dans l’intention de rejoindre un monastère cloîtré, dès que possible ; mais sur le conseil de son confesseur, elle choisit plutôt les œuvres d’assistance auprès des sans-logis, activité qu’elle poursuivit à Varsovie, quand sa famille s’y transféra ; là, pour vivre, elle ouvrit avec sa petite sœur Maria un atelier de couture.

En 1894, une énième épidémie de choléra lui enleva son père, en lui ajoutant de nouvelles charges et responsabilités familiales ; elle prit chez elle sa mère et son frère Stephan âgé de treize ans, qui fréquentait le collège à Varsovie et désirait être prêtre. Mais en 1900, le jeune Stephan mourait à son tour ; devant son cercueil, Bolesława promit de revenir à la vie religieuse.

En octobre 1905, avec Leokodia Górczyńska et Łucja Czechowska, avec l’aide du père jésuite Félix Wierciński, Bolesława donna naissance à la Congrégation appelée « Société de la Sainte Famille », qui ensuite prit le nom de « Sœurs Missionnaires de la Sainte Famille », dont la première supérieure fut Bolesława.

À l’automne 1907, en compagnie des six sœurs de la communauté d’alors, Bolesława se déplaça à Saint-Pétersbourg, où elle déploya une large activité d’instruction et d’éducation, dédiée surtout aux jeunes, et dès 1913 elle pouvait étendre cette activité en Finlande, en ouvrant à Wyborg un collège pour jeunes filles.

Il y eut ensuite d’autres maisons dans l’archidiocèse de Vilnius et le diocèse de Pinsk ; en 1935, il y avait jusqu’à 33 maisons un peu partout en Pologne, et même une à Rome.

En 1935, mère Bolesława Maria Lament décida de renoncer à la charge de Supérieure Générale pour de graves motifs de santé et, en accord avec la nouvelle Supérieure, elle se retira à Białystok ; là, malgré son âge et sa pénible maladie, elle s’employa à ouvrir des écoles, des asiles, un hospice pour dames seules et une cantine pour les chômeurs.

En 1941, ce fut la paralysie complète : sa vie devint plus ascétique encore, tandis qu’elle communiquait de précieux conseils aux consœurs.

Elle mourut saintement à Białystok le 29 janvier 1946 à 84 ans ; sa dépouille fut transférée au couvent de Ratowo, et ensevelie dans la crypte de l’église Saint-Antoine.

La Congrégation des Sœurs Missionnaires de la Sainte Famillese répandit largement en Pologne, en Russie, en Zambie, en Lybie, aux Etats-Unis, à Rome.

Bolesława Maria Lament a été proclamée Bienheureuse le 5 juin 1991, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), durant son voyage apostolique en Pologne.

Bse Boleslava-Marie Lament priez pour nous!