05.02.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Agathe

Ste Agathe

VIERGE ET MARTYRE († 251)

Deux villes de Sicile, Palerme et Catane, se disputent l’honneur d’avoir donné naissance à sainte Agathe ; ce qui est certain, c’est qu’elle fut martyrisée à Catane, sous l’empereur Dèce.

Dénoncée au préteur Quintianus, comme chrétienne, Agathe lui fut amenée. La beauté de la jeune fille le séduisit ; il conçut pour elle une passion criminelle et crut venir à bout de son dessein en la remettant aux mains d’une femme débauchée, nommée Aphrodisia. Celle-ci employa son art et son artifice afin de séduire Agathe, sans pouvoir y réussir ; et après un mois de tentatives, elle s’en fut trouver le préfet pour lui annoncer l’inutilité de ses efforts.

Le juge alors fit comparaître la servante du Seigneur devant son tribunal.

« Qui es-tu ?

– Je suis noble et d’une illustre famille, toute ma parenté le fait assez connaître.

– Pourquoi donc suis-tu la chétive condition des chrétiens ?

– Parce que la véritable noblesse s’acquiert avec Jésus-Christ dont je me dis la servante.

– Quoi donc ! Sommes-nous dégradés de noblesse pour mépriser ton Crucifié ?

– Oui, tu perds la véritable liberté en te faisant esclave du démon jusqu’au point d’adorer des pierres pour lui faire honneur. »

Afin d’apprendre à la jeune fille à mieux parler, Quintianus la fit frapper sur la joue, et commanda qu’on la conduisît en prison, lui disant qu’elle eut à se préparer à renier Jésus-Christ ou à mourir dans les tourments. Le lendemain, le juge essaya de gagner Agathe par des promesses, mais il la trouva inébranlable, et ses réponses excitèrent tellement la rage du persécuteur, que, sur son ordre, on lui arracha un sein. Elle dit à Quintianus : « N’as-tu pas honte, ô cruel tyran, de me faire souffrir de cette façon, toi qui as sucé ta première nourriture du sein d’une femme ? »

Quand elle fut rentrée dans la prison, où le préfet avait défendu de lui rien donner, saint Pierre lui apparut et la guérit au nom du Sauveur ; la Sainte s’écria : « Je vous rends grâces, ô mon Seigneur Jésus-Christ, de ce qu’il vous a plu de m’envoyer votre Apôtre afin de guérir mes plaies et de me rendre ce que le bourreau m’avait arraché» et la prison fut remplie d’une si éclatante lumière que les gardiens s’enfuirent épouvantés, laissant les portes ouvertes.

Les autres prisonniers conseillaient à Agathe de prendre la fuite, mais elle répondit : « Dieu me garde de quitter le champ de bataille et de m’enfuir en voyant une si belle occasion de remporter la victoire sur mes ennemis. »

Quatre jours après, Agathe fut ramenée devant le juge qui, la voyant saine et sauve, fut rempli d’étonnement ; sa rage n’en devint que plus grande. Par son ordre, on roula Agathe sur des têts de pots cassés et sur des charbons, en même temps que l’on perçait son corps de pointes aiguës. Pendant ce supplice, un tremblement de terre survint, et les principaux ministres de la cruauté de Quintianus furent écrasés. La ville, épouvantée, vit là un châtiment du Ciel, et le persécuteur, craignant qu’on ne lui enlevât sa victime, se hâta de la renvoyer en prison. Quand elle y fut rentrée, Agathe dit : « Ouvrez, Seigneur, les bras de votre miséricorde, et recevez mon esprit qui désire vous posséder avec tous les transports d’amour dont il est capable » et en achevant ces mots elle expira.

Aussitôt que la nouvelle de cette mort se fut répandue, toute la ville accourut pour honorer les restes de sainte Agathe, et au moment où on voulut la mettre dans le tombeau, cent Anges, sous la figure de jeunes hommes, apparurent, et au front d’Agathe inscrivirent ces mots : « C’est une âme sainte ; elle a rendu un honneur volontaire à Dieu et elle est la rédemption de sa patrie. » Quintianus, de son côté, était parti pour se mettre en possession des biens de la servante de Dieu, mais au passage d’une rivière, un cheval le mordit au visage et un autre, à coups de pieds, le précipita dans l’eau où il se noya.

La dévotion à sainte Agathe ne tarda pas à se répandre partout, mais nulle part elle ne fut plus honorée qu’à Catane. Plusieurs fois sa protection a sauvé cette ville des éruptions de l’Etna, et pour cela il suffisait aux habitants de donner, comme barrière aux torrents de lave qui descendaient de la montagne, un objet qui avait touché le corps de la Sainte.

Ste Agathe priez pour nous !

05.02.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,53-56.

En ce temps-là, après la traversée, abordant à Génésareth, ils accostèrent.
Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus :
ils parcoururent toute la région, et se mirent à apporter les malades sur des brancards là où l’on apprenait que Jésus se trouvait.
Et dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582)

carmélite, docteur de l’Église

Exclamation 16 (trad. cf Auclair,Œuvres 1964, p. 534 et OC, Cerf 1995, p. 892)

« Tous ceux qui touchèrent la frange de son manteau étaient sauvés »

Ô vrai Dieu et mon Seigneur ! Pour l’âme affligée de la solitude où elle vit en ton absence, c’est une grande consolation que de savoir que tu es partout. Mais à quoi bon, Seigneur, quand la force de l’amour et l’impétuosité de cette peine augmentent, et le cœur se trouble, si bien que nous ne pouvons plus comprendre ni connaître cette vérité ? L’âme sait seulement qu’elle est séparée de toi, et elle n’admet aucun remède. En effet, le cœur qui aime beaucoup ne supporte pas d’autres conseils ni consolations que Celui-là même qui l’a blessé ; c’est de lui seul qu’il attend la guérison de sa peine. Quand tu le veux, Seigneur, tu guéris à l’instant la blessure que tu as faite. Ô Bien-Aimé véritable, avec quelle compassion, quelle douceur, quelles bonté et tendresse, avec quelles marques d’amour, tu guéris les plaies des flèches de ton amour ! Ô mon Dieu, tu es le repos de toute peine. Quelle folie que de chercher des moyens humains pour guérir ceux qui sont malades du feu divin ? Qui peut savoir jusqu’où va cette blessure, d’où elle vient, et comment apaiser un tel tourment ? Comme l’épouse du Cantique des cantiques a raison de dire : « Mon Bien-Aimé est à moi, et je suis à lui ! » (11,6) En effet, l’amour que je ressens ne peut pas avoir son origine dans la bassesse de mon amour. Et pourtant, ô mon Époux, si bas que soit mon amour, comment se fait-il qu’il dépasse toute chose créée pour atteindre son créateur ?

LECTURES :

Premier livre des Rois 8,1-7.9-13.

En ces jours-là, Salomon rassembla auprès de lui à Jérusalem les anciens d’Israël et tous les chefs des tribus, les chefs de famille des fils d’Israël, pour aller chercher l’arche de l’Alliance du Seigneur dans la Cité de David, c’est-à-dire à Sion.
Tous les hommes d’Israël se rassemblèrent auprès du roi Salomon au septième mois, durant la fête des Tentes.


Quand tous les anciens d’Israël furent arrivés, les prêtres se chargèrent de l’Arche.
Ils emportèrent l’arche du Seigneur et la tente de la Rencontre avec tous les objets sacrés qui s’y trouvaient ; ce sont les prêtres et les lévites qui les transportèrent.
Le roi Salomon et, avec lui, toute la communauté d’Israël qu’il avait convoquée auprès de lui devant l’Arche offrirent en sacrifice des moutons et des bœufs : il y en avait un si grand nombre qu’on ne pouvait ni le compter ni l’évaluer.


Puis les prêtres transportèrent l’Arche à sa place, dans la Chambre sainte que l’on appelle le Saint des saints, sous les ailes des kéroubim.
Ceux-ci, en effet, étendaient leurs ailes au-dessus de l’emplacement de l’Arche : ils protégeaient l’Arche et ses barres.


Dans l’Arche, il n’y avait rien, sinon les deux tables de pierre que Moïse y avait placées au mont Horeb, quand le Seigneur avait conclu alliance avec les fils d’Israël, à leur sortie du pays d’Égypte.
Quand les prêtres sortirent du sanctuaire, la nuée remplit la maison du Seigneur,
et, à cause d’elle, les prêtres durent interrompre le service divin : la gloire du Seigneur remplissait la maison du Seigneur !
Alors Salomon s’écria : « Le Seigneur déclare demeurer dans la nuée obscure.
Et maintenant, je t’ai construit, Seigneur, une maison somptueuse, un lieu où tu habiteras éternellement. »

Psaume 132(131),1a.2b.4a.5a.6-7.9-10.

Souviens-toi, Seigneur, de David,
de sa promesse au Puissant de Jacob :
«J’interdirai tout sommeil à mes yeux
avant d’avoir trouvé un lieu pour le Seigneur. »

Voici qu’on nous l’annonce à Éphrata,
nous l’avons trouvée près de Yagar.
Entrons dans la demeure de Dieu,
prosternons-nous aux pieds de son trône.

Que tes prêtres soient vêtus de justice,
que tes fidèles crient de joie !
Pour l’amour de David, ton serviteur,
ne repousse pas la face de ton messie.

04.02.2024 – ANGÉLUS À ROME

Le Saint-Père lors de l’Angélus du 4 février 2024 (VATICAN MEDIA Divisione Foto)

Angélus: se convertir pour ne pas être «des chrétiens de salon»

En ce premier Angélus de février, le Saint-Père s’est arrêté sur le mouvement continu de Jésus qui, en allant à la rencontre de l’humanité blessée, nous montre le visage du Père et, en même temps, «nous interpelle avec des questions sur notre foi». Ainsi, François a invité les fidèles de la place Saint-Pierre, «à abandonner le Dieu que nous croyons connaître et à nous convertir chaque jour au Dieu que Jésus nous présente dans l’Évangile, le Père de l’amour et de la compassion».

Christian Losambe, SJ – Cité du Vatican

C’est sous un ciel clair et un doux soleil d’hiver que le Pape a récité la prière de l’Angélus dimanche 4 février, depuis la fenêtre des appartements pontificaux. Avant cela, il est revenu sur le mouvement de Jésus, tel que décrit dans l’Évangile de la liturgie d’aujourd’hui. En effet, a détaillé François, «il vient de terminer sa prédication et, sorti de la synagogue, il se rend au domicile de Simon Pierre, où il guérit sa belle-mère de la fièvre; puis, vers le soir, il sort à nouveau vers la porte de la ville, où il rencontre de nombreux malades et possédés et les guérit; le lendemain matin, il se lève tôt et sort pour se retirer et prier; enfin, il se remet en chemin à travers la Galilée (cf. Mc 1, 29-39)».

Il s’agit d’un mouvement, a expliqué le Saint-Père aux fidèles rassemblés place Saint-Pierre, «qui nous dit quelque chose d’important sur Dieu et, en même temps, nous interpelle avec des questions sur notre foi».

Redécouvrir le visage de Dieu comme Père de la miséricorde

En dépit de l’idée d’un Dieu distant, froid et indifférent à notre sort qui pourrait subsister en nous, «Jésus, qui va à la rencontre de l’humanité blessée, nous montre le visage du Père», a souligné le Pape François. Cette réalité, a-t-il poursuivi, apparaît clairement dans l’Évangile, qui nous montre que le Christ, «après avoir enseigné dans la synagogue, sort pour que la Parole qu’il a prêchée puisse atteindre, toucher et guérir les gens».

En faisant cela, a ajouté le Saint-Père, «il nous révèle que Dieu n’est pas un maître détaché qui nous parle d’en haut; mais au contraire un Père plein d’amour qui se rend proche, qui visite nos maisons, qui veut sauver et délivrer, guérir de tous les maux du corps et de l’esprit».

Appelés à devenir porteurs de l’espérance et de la guérison de Dieu

S’arrêtant sur cette marche incessante de Jésus qui nous interpelle, l’évêque de Rome a invité les fidèles à revenir sur le fondement de leur foi en Dieu. «Avons-nous découvert le visage de Dieu comme Père de la miséricorde, ou croyons-nous et proclamons-nous un Dieu froid et distant? La foi nous rend-elle inquiets sur le chemin ou est-elle une consolation intimiste qui nous laisse tranquilles? Prions-nous seulement pour nous sentir en paix ou la Parole que nous entendons et prêchons, nous pousse-t-elle, comme Jésus, à aller vers les autres pour répandre la consolation de Dieu?», a interrogé François.

En réponse à ces questions, le Pape a exhorté les fidèles à regarder donc le parcours de Jésus et à se rappeler leur première activité spirituelle qui est la suivante: «abandonner le Dieu que nous croyons connaître et nous convertir chaque jour au Dieu que Jésus nous présente dans l’Évangile, le Père de l’amour et de la compassion». Et en découvrant le vrai visage du Père, «notre foi mûrit: nous ne restons plus des « chrétiens de sacristie », ou des « chrétiens de salon », mais nous nous sentons appelés à devenir porteurs de l’espérance et de la guérison de Dieu», a conclu le Saint-Père en demandant à la très sainte Vierge Marie, femme en chemin, de nous aider à sortir de nous-mêmes pour annoncer et témoigner du Seigneur.

Source : VATICANNEWS, le 4 février 2024

Priez avec le Pape :

Angelus

Angelus Dómini nuntiávit Mariæ.
Et concépit de Spíritu Sancto.
Ave Maria…

Ecce ancílla Dómini.
Fiat mihi secúndum verbum tuum.
Ave Maria…

Et Verbum caro factum est.
Et habitávit in nobis.
Ave Maria…

Ora pro nobis, sancta Dei génetrix.
Ut digni efficiámur promissiónibus Christi.

Orémus.
Grátiam tuam, quǽsumus, Dómine,
méntibus nostris infunde;
ut qui, Ángelo nuntiánte, Christi Fílii tui incarnatiónem cognóvimus, per passiónem eius et crucem, ad resurrectiónis glóriam perducámur. Per eúndem Christum Dóminum nostrum.

Amen.

Gloria Patri… (ter)
Requiem aeternam…

Benedictio Apostolica seu Papalis

Dominus vobiscum.Et cum spiritu tuo.
Sit nomen Benedicat vos omnipotens Deus,
Pa ter, et Fi lius, et Spiritus Sanctus.

Amen.

Prière de l’Angélus

L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie
Et elle conçut du Saint-Esprit.
Je vous salue Marie, pleine de grâce, ….

Le Seigneur est avec vous
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, mère de Dieu

Priez pour nous, pauvres pécheurs

Maintenant, et à l’heure de notre mort.

Voici la Servante du Seigneur

Qu’il me soit fait selon votre parole.

Je vous salue Marie, pleine de grâce

Le Seigneur est avec vous

Vous êtes bénie entre toutes les femmes

Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, mère de Dieu

Priez pour nous, pauvres pécheurs

Maintenant, et à l’heure de notre mort.

Et le Verbe s’est fait chair

Et il a habité parmi nous.

Je vous salue Marie, pleine de grâce

Le Seigneur est avec vous

Vous êtes bénie entre toutes les femmes

Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, mère de Dieu

Priez pour nous, pauvres pécheurs

Maintenant, et à l’heure de notre mort.

Priez pour nous, sainte Mère de Dieu

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.

Prions.

Que ta grâce, Seigneur, se répande en nos cœurs. Par le message de l’ange, tu nous as fait connaître l’Incarnation de ton Fils bien aimé, conduis-nous, par sa passion et par sa croix jusqu’à la gloire de la résurrection. Par le Christ, notre Seigneur.

Amen.

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit. Comme Il était au commencement, Maintenant et Toujours dans les siècles des siècles. (3 fois)

Bénédiction apostolique ou papale

Le Seigneur soit avec vous. 

Et avec votre esprit.

Béni soit le Nom du Seigneur.

Maintenant et à jamais.

Notre aide est dans le nom du Seigneur qui a créé le ciel et la terre. 

Que Dieu tout-puissant vous bénisse. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit. 

Amen.

« Je vois le visage de Marie et ensuite c’est le mystère de la foi »

Shutterstock/KonstantinChristian

« Je vois le visage de Marie et ensuite c’est le mystère de la foi »

Claire Koç est née Çigdem, en Turquie, dans une famille alévie (1), la plus grande minorité religieuse du pays, avec environ 10 à 15 % de la population. « Le jeudi soir, ma mère allumait des cierges face au soleil, au moment de son coucher pour lui demander la protection de ses enfants et de sa famille » se souvient-elle. Mais la petite fille n’est pas vraiment élevée, ni dans l’éducation, ni dans la pratique, dans cette branche de l’Islam. La famille fuit les persécutions pour la France et Claire Koç rencontre la Vierge Marie.

À 6 ans, en rentrant de l’école, elle tombe sur une église portes ouvertes.J’entre, je fais quelques pas, je vois le visage de Marie et ensuite c’est le mystère de la foi, il s’est passé quelque chose raconte-t-elle. Elle continue d’entrer dans les églises pour « s’imprégner de cette atmosphère, voir ces bougies allumées et se fondre dans ce silence. »

J’ai mis trente ans à me convertir, car je ne me sentais pas légitime »explique Claire Koç. C’est finalement le fait d’avoir un enfant qui lui fait franchir le pas, à 36 ans. Un long cheminement selon celle qui se revendique comme « une autodidacte de la foi catholique ». Sauf que le Covid a bien failli empêcher son baptême. Elle passe à l’acte juste après l’arrivée de la pandémie et c’est au moment du déconfinement qu’elle se rend compte que sa conversion n’est pas toujours acceptée dans son cercle.

« Au mieux, je suis taxée d’illuminée, au pire d’intégriste parce que je ne corresponds pas aux nouvelles normes de croyance » regrette-t-elle. D’où ce sentiment qu’être catholique en France peut être vu comme une tare. Nous sommes dans une société qui se veut progressiste et ouverte, mais qui reste intolérante lorsqu’on ne correspond pas aux nouvelles normes de société », s’émeut-elle.

Le témoignage de Claire Koç

www.rcf.fr

(1) L’alévisme est une branche de l’Islam

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source: une minute avec Marie

04.02.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Jeanne de Valois

Ste Jeanne de Valois

REINE ET FONDATRICE († 1505)

Fête Le 4 Février

Sainte Jeanne de Valois
Reine de France 

Jeanne de Valois, fille du roi Louis XI, vint au monde, le 23 avril 1464 à Nogent-le-Roi, laide et contrefaite, mais, en revanche, le Ciel révéla en elle, dès ses plus tendres années, une âme d’élite. Sa piété envers la Sainte Vierge marquait son âme du sceau des prédestinés. Elle avait cinq ans lorsque la Mère de Dieu daigna lui apprendre qu’elle était appelée à fonder en son honneur un ordre dont le but principal serait l’imitation de ses vertus.

Jeanne fut mariée malgré elle à un prince qui l’avait en aversion et ne la regarda jamais comme son épouse. Après quelques années pleines d’épreuves pour elle, le roi Louis XI étant mort, ce mariage, contracté en des conditions déplorables, fut, à la demande du mari, déclaré nul par le souverain pontife : « Que Dieu soit glorifié, dit alors la sainte, mes chaînes sont brisées ; c’est Lui qui l’a voulu, afin que désormais je puisse mieux Le servir que je ne l’ai fait jusqu’ici. »

Ses adieux au prince furent touchants : « Je vous dois, dit-elle, une grande reconnaissance, puisque vous me retirez de la servitude du siècle. Pardonnez-moi mes torts ; désormais, ma vie se passera à prier pour vous et pour la France. »

Dès lors la prière devint la compagne inséparable de Jeanne. Son ardent amour pour Jésus-Christ lui fit embrasser les mortifications volontaires, et plus d’une fois on la vit, à genoux au pied d’une croix, se frapper la poitrine avec une pierre et répandre un torrent de larmes, à la pensée de ses péchés et des souffrances de Jésus-Christ.

Consoler les pauvres, les servir à table, laver et baiser leurs pieds, voilà quelles étaient les occupations chères à son cœur. Son humilité aurait voulu cacher à tous les yeux les prodiges de sa charité ; elle n’aurait désiré que Dieu seul pour témoin, car elle ne cherchait que Lui dans la pratique de toutes les vertus.

L’eucharistie était sa force mystérieuse ; elle ne la recevait jamais que toute baignée de larmes, et c’est au pied du tabernacle qu’elle trouvait tous les trésors de dévouement qu’elle prodiguait autour d’elle.

Elle put, avant sa mort, fonder, selon la promesse de la Sainte Vierge, l’ordre des Annonciades. Une clarté extraordinaire parut pendant plus d’une heure dans sa chambre, au moment de sa mort, le 4 février 1505 à Bourges. On trouva son corps couvert d’un cilice, avec une chaîne de fer.

Ste Jeanne de Valois priez pour nous !