Le Rosaire, « une prière pour quand on ne trouve pas les mots »

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Le Rosaire, « une prière pour quand on ne trouve pas les mots »

Lorsque j’étais petite, ma famille se réunissait parfois le soir dans le salon pour prier le chapelet. Assis en cercle sur le canapé, les chaises et le sol, nous parcourions les mystères en priant un Je vous salue Marie après l’autre. À l’époque, je ne ressentais pas toujours un lien spirituel fort. Mais je sentais que ces moments étaient précieux. Mes parents semblaient profondément recueillis. J’étais intriguée – et un peu avide de ressentir moi aussi ce qu’ils puisaient dans cette prière.

Avec le temps, j’en suis venue à aimer le rosaire. À mesure des aléas de la vie, j’ai découvert qu’à certains moments, le rosaire est comme une bouée de sauvetage – un lien simple et beau avec notre Sainte Mère et avec Jésus. Parfois, lorsqu’un problème est lourd et important, le Rosaire est exactement la prière dont j’ai besoin. Lorsque je ne trouve pas les mots pour exprimer le poids d’une intention, le Rosaire m’offre un chemin et me donne des mots à dire.

Il y a plusieurs années, des membres de ma belle-famille ont eu un accident de voiture en dehors de la ville. Nous avons reçu un appel avec très peu de détails. Tout ce que nous savions, c’est que tout le monde se rendait à l’hôpital. Nous nous sommes sentis impuissants et effrayés. Je ne savais pas quoi faire. C’est alors que j’ai pensé au Rosaire.
Pendant que mon mari répondait aux appels téléphoniques, essayant d’obtenir des informations, je me suis tournée vers la prière du Rosaire. Je ne saurai jamais si c’est ce qui a changé le cours des choses. Mais finalement, nous avons appris que tout le monde allait bien. Prier le Rosaire m’a aidée, en me rappelant que nous n’étions pas seuls, que notre Sainte Mère était là pour nous réconforter et que Dieu était avec les personnes que nous aimions et qui se trouvaient à des heures de route.

Comme une chanson familière, le rythme de la prière du Rosaire  ouvre un chemin vers Dieu. Sa répétition simple et puissante peut offrir un vrai réconfort et une vraie paix.

Rita Buettner, Catholic Review, 14 octobre 2023

Adapté de : www.catholicreview.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

15.02.2024 – SAINT DU JOUR

St Claude La Colombière

St Claude La Colombière

PRÊTRE S.J. († 1682)

 

Claude La Colombière, troisième enfant du notaire Bertrand La Colombière et Marguerite Coindat, naît le 2 février 1641 à St. Symphorien d’Ozon dans le Dauphiné.

Quatre des six enfants de cette famille profondément chrétienne entrent dans la vie religieuse, dont Claude. Un de ses frères, Joseph La Colombière, fut vicaire général au Canada.

Après des études au collège de la Sainte Trinité de Lyon, Claude entra le 25 octobre 1658 au noviciat de la Compagnie de Jésus. Après quinze ans de vie religieuse, cherchant la plus haute perfection spirituelle, il fit le vœu d’observer fidèlement la règle et les constitutions de son ordre sous peine de péché. Ceux qui vécurent avec lui purent certifier que ce vœu fut observé avec la plus grande exactitude.

En 1675, Claude La Colombière, arrive à Paray comme supérieur de la communauté. Confesseur des religieuses du couvent de la Visitation, il rencontre alors Marguerite-Marie Alacoque : il prend nettement position en faveur de la voyante et la soutient dans sa mission.

« Mon fidèle serviteur et parfait ami» : c’est par ces mots étonnants que Notre-Seigneur lui-même avait désigné Claude La Colombière à Marguerite-Marie. Et il était en effet bien préparé à comprendre le message de l’amour de Dieu. Bien avant de venir à Paray, il avait écrit dans son journal : « Je veux que mon cœur ne soit désormais que dans celui de Jésus et de Marie, ou que celui de Jésus et de Marie soient dans le mien afin qu’ils lui communiquent leurs mouvements, et qu’il ne s’agite et qu’il ne s’émeuve que conformément à l’impression qu’il recevra de ces Cœurs ». Quand la sœur Marguerite-Marie Alacoque lui ouvre sa conscience, Claude voit en elle l’œuvre de Dieu, la rassure et l’encourage.

 

Mais dès l’année suivante, il part pour Londres en qualité de  prédicateur de Marie Beatrice de Modène, duchesse d’York. Bientôt éclate en Angleterre la « Terreur papiste » : Claude est calomnieusement accusé, jeté en prison pendant trois semaines, frôle le martyre et finalement est expulsé. Il revient en France phtisique et presque mourant. Il ne retournera à Paray que pour de brefs séjours qui lui permettront de réconforter Sœur Marguerite-Marie dont la vie mystique se heurte toujours au scepticisme de son entourage. 

Quand la tuberculose l’emporte, le 15 février 1682, il n’a que 41 ans mais la mission est accomplie.

Deux ans plus tard, paraît en librairie la Retraite spirituelle du Père Claude La Colombière : ce modeste opuscule va merveilleusement ouvrir les voies à la mission de Marguerite-Marie (canonisée le 13 mai 1920) et au message du Cœur de Jésus.

La « dévotion au Sacré-Cœur » va se répandre dans toute la chrétienté et en 1899, le Pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) instituera la fête du Sacré-Cœur. 

Claude La Colombière a laissé de très nombreux écrits :

  • Sermons (3 vol.), Lyon, 1684.
  • Réflexions chrétiennes, Lyon, 1684.
  • Retraite spirituelle, Lyon, 1684.
  • Lettres spirituelles, Lyon, 1715.

Des éditions complètes de ses œuvres ont été publiées plusieurs fois :

  • Œuvres du R. P. Claude de la Colombière, Avignon, 1832 ; Paris, 1864.
  • Œuvres complètes (6 vol.), Grenoble, 1900-1902.
  • Écrits spirituels (éd. par André Ravier), Collection ‘Christus’, Paris, 1962

Claude La Colombière a été béatifié, le 16 juin 1929, par le Pape Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939)  et canonisé, le 31 mai 1992, par Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Pour un approfondissement : 

>>>Claude La Colombière

St Claude La Colombière priez pour nous !

15.02.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,22-25. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »
Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive.


Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. »
Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ? »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

prêtre, curé d’Ars

Sermon pour le 9e dimanche après la Pentecôte (Sermons de Saint Jean Baptiste Marie Vianney, Curé d’Ars, t. 2 ; Éd. Ste Jeanne d’Arc, 1982 ; p. 359-360)

Qu’une âme est précieuse aux yeux de Dieu !

Pour connaître le prix de notre âme, nous n’avons qu’à considérer ce que Jésus-Christ a fait pour elle. Qui de nous, mes frères, pourra jamais comprendre combien le bon Dieu estime notre âme, puisqu’il a fait tout ce qu’il était possible à un Dieu de faire, pour rendre heureuse une créature. Pour se sentir plus porté à l’aimer, il a voulu la créer à son image et ressemblance ; afin qu’en la contemplant, il se contemplât lui-même. Aussi voyons-nous qu’il donne à notre âme les noms les plus tendres et les plus capables de montrer un amour jusqu’à l’excès. Il l’appelle son enfant, sa sœur, sa bien-aimée, son épouse, son unique, sa colombe. Mais ce n’est pas assez : l’amour se montre encore bien mieux par les actions que par paroles. Voyez son empressement à venir du ciel, pour prendre un corps semblable au nôtre ; et épousant notre nature, il a épousé toutes nos infirmités, sinon le péché : ou plutôt il a voulu se charger de la justice que son Père demandait de nous. Voyez son anéantissement dans le mystère de l’Incarnation. (…) Est-ce bien là, mes frères, un amour digne d’un Dieu qui est l’amour ? Est-ce bien là, mes frères, nous montrer l’estime qu’il fait d’une âme ? En est-ce assez pour nous faire comprendre ce qu’elle vaut et les soins que nous en devons prendre ? Ah ! Mes frères, si nous avions le bonheur, une fois dans notre vie, de bien comprendre la beauté et la valeur de notre âme, ne serions-nous pas prêts, comme Jésus-Christ, à faire tous les sacrifices pour la conserver ? Oh ! qu’une âme est belle, qu’elle est précieuse aux yeux de Dieu même ! Comment se peut-il faire que nous en fassions si peu de cas, et que nous la traitions plus durement que le plus vil de animaux ?

LECTURES :

Livre du Deutéronome 30,15-20. 

Moïse disait au peuple : « Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur.
Ce que je te commande aujourd’hui, c’est d’aimer le Seigneur ton Dieu, de marcher dans ses chemins, de garder ses commandements, ses décrets et ses ordonnances. Alors, tu vivras et te multiplieras ; le Seigneur ton Dieu te bénira dans le pays dont tu vas prendre possession.
Mais si tu détournes ton cœur, si tu n’obéis pas, si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d’autres dieux et à les servir,
je vous le déclare aujourd’hui : certainement vous périrez, vous ne vivrez pas de longs jours sur la terre dont vous allez prendre possession quand vous aurez passé le Jourdain.
Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance,
en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve ta vie, une longue vie sur la terre que le Seigneur a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob. »

Psaume 1,1-2.3.4.6. 

Heureux est l’homme 
qui n’entre pas au conseil des méchants, 
qui ne suit pas le chemin des pécheurs, 
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur 
et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre 
planté près d’un ruisseau, 
qui donne du fruit en son temps, 
et jamais son feuillage ne meurt ; 
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants. 

Mais ils sont comme la paille 
balayée par le vent :
Le Seigneur connaît le chemin des justes, 
mais le chemin des méchants se perdra.

14.02.2024 – MESSE DES CENDRES

François: le Carême nous invite à revenir à la vérité de ce que nous sommes 

En ce mercredi 14 février, comme le veut la tradition, le Souverain pontife a présidé la messe des cendres qui marque le début du Carême pour les fidèles catholiques du monde entier. En la basilique Sainte-Sabine à Rome, François, dans son homélie, est revenu sur le sens du «Carême qui nous plonge dans un bain de purification et de spoliation». Ce temps de conversion «veut nous aider à enlever tout “maquillage”, pour paraître adéquats», a soutenu le Pape. 

Myriam Sandouno – Cité du Vatican

Après une procession pénitentielle entamée dans la basilique Saint-Anselme-sur-l’Aventin, le Saint-Père a présidé la célébration eucharistique avec la bénédiction et le rite d’imposition des cendres sur le front de chaque fidèle, symbole de pénitence, de conversion et de renaissance. Dans l’enceinte de la basilique Sainte-Sabine sur la colline de l’Aventin, le Pape a rappelé dans son homélie que «les cendres déposées sur nos têtes nous invitent à redécouvrir le secret de la vie».

Le feu de l’amour de Dieu dans les cendres

Cette ancienne pratique pénitentielle qui remonte à la Bible, permet de réaliser et redécouvrir l’amour de Dieu, «un amour éternel». «Nous sommes des cendres sur lesquelles Dieu a insufflé son souffle de vie, une terre qu’Il a modelée de ses mains», mais aussi«une poussière de laquelle nous ressusciterons pour une vie sans fin, préparée depuis toujours pour nous», a déclaré l’évêque de Rome. Et si, dans «les cendres que nous sommes, brûle le feu de l’amour de Dieu», alors, pour François, «nous découvrons que de cet amour nous sommes pétris», appelés à aimer et être attentifs aux autres, «nos frères». La compassion, la miséricorde, traduisent également cet amour, qui invite à «partager ce que nous sommes et ce que nous avons avec ceux qui sont dans le besoin».

L’imposition des cendres

C’est un geste «qui veut nous ramener à notre réalité essentielle: nous sommes poussière, notre vie est comme un souffle (cf. Ps 39, 6 ; 144, 4)», mais le Seigneur – Lui et Lui seul – permet qu’elle ne disparaisse pas. Il recueille et façonne «la poussière que nous sommes», a rappelé le successeur de Pierre, afin qu’elle ne soit pas dispersée par les vents impétueux de la vie et qu’elle ne se dissolve pas dans l’abîme de la mort. «C’est pourquoi, ce soir, dans un esprit de prière et d’humilité, a-t-il déclaré, nous recevons la cendre sur nos têtes».

Un voyage de l’extérieur vers l’intérieur

En ce début de Carême, temps de conversion, de pénitence, et de préparation à la fête de Pâques, qui célèbre la résurrection du Christ, le Pape a invité à «écouter la voix du Seigneur, qui ne se lasse pas de nous répéter: entre dans le secret, reviens au cœur». Il s’agit d’un «voyage de l’extérieur vers l’intérieur», afin que le vécu, et «même notre relation avec Dieu», a-t-il expliqué, «ne se réduise pas à une extériorité, à un cadre sans image, à une couverture de l’âme».

Entrer dans le secret

Dans un monde où l’on vit de «manière superficielle», où l’on veut être remarqué, admiré ou apprécié, «le Seigneur nous dit: entre dans le secret, rentre au centre de toi-même». C’est précisément là, – où résident aussi tant de peurs, de sentiments de culpabilité et de péchés, – que «le Seigneur est descendu, pour te guérir et te purifier». «Entrons dans notre chambre intérieure, a-t-il insisté, c’est là que le Seigneur habite, que notre fragilité est accueillie et où nous sommes aimés sans condition». Se référant souvent aux Saintes Écritures pendant cette célébration eucharistique, l’évêque de Rome n’a pas manqué de rappeler: «Quand vous faites l’aumône, quand vous priez, quand vous jeûnez, veillez à ce que cela se fasse dans le secret: car votre Père voit dans le secret (cf. Mt 6, 4)». Entrer dans le secret: «c’est l’invitation que Jésus adresse à chacun de nous au début du chemin de Carême», a souligné le Saint-Père.

Se débarrasser des masques

La période du Carême «nous plonge dans un bain de purification et de spoliation, et veut nous aider à enlever tout “maquillage”, tout ce dont nous nous revêtons pour paraître adéquats». Ce cheminement permet de se dépouiller, de revenir au «vrai moi», en nous débarrassant des masques que nous portons souvent», en ralentissant «la course de nos frénésies, en étreignant notre propre vérité». «La vie n’est pas une pièce de théâtre, a affirmé François, puis d’ajouter que le Carême nous invite à descendre d’une scène fictive pour revenir au cœur, à la vérité de ce que nous sommes».

L’odoration silencieuse, une occasion de revenir à Dieu

François, dans son homélie, a également mis l’accent sur la prière d’adoration silencieuse, à privilégier en ce temps de carême. Car, elle permet de rester à l’écoute de la présence du Seigneur, comme Moïse, Élie, Marie, ou comme Jésus. Dans ce silence, le Dieu de miséricorde et de compassion, le Dieu du pardon et de l’amour, le Dieu de la tendresse et de la sollicitude, veut conduire chacun. «Ne te juge pas toi-même. Ne te condamne pas. Ne te refuse pas toi-même», voilà ce que «veut te dire ton Dieu, prêt à sécher tes larmes»; il veut également «te déclarer sa flamme d’amour infini et te dire à l’oreille: « Je t’aime, je t’aime, je t’aime »» (H. Nouwen, In cammino verso l’alba, Brescia 1997, 233).

Source : VATICANNEWS, le 14 février 2024

14.02.2024 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME

Audience générale: combattre la tristesse en s’en remettant à l’espérance

Au cours de l’audience générale, le Pape François a poursuivi son cycle de catéchèses sur les vices et les vertus, s’arrêtant ce mercredi 7 février sur la tristesse. Cette «maladie de l’âme», signe de l’absence d’espérance, doit être combattue, a-t-il expliqué, en rappelant que Jésus «apporte la joie de la résurrection». 

Vatican news

Depuis la salle Paul VI au Vatican, le Pape François a poursuivi son cycle de catéchèses sur le thème des vices et des vertus. La colère étudiée la semaine dernière laisse place ce mercredi 7 février à la tristesse, définie par le Saint-Père comme étant «une affliction constante qui empêche l’homme d’éprouver de la joie pour sa propre existence». Lorsque les fidèles sont touchés par cette tristesse, l’évêque de Rome les invite à penser à la joie de la résurrection du Christ.

Deux formes de tristesse

François a souhaité d’emblée distinguer deux formes de tristesse. «Il existe en effet, a déclaré le Souverain pontife, une tristesse propre à la vie chrétienne qui, avec la grâce de Dieu, se transforme en joie: celle-ci n’est évidemment pas à rejeter et fait partie du chemin de conversion». Cette tristesse est à différencier de la deuxième qui «s’insinue dans l’âme et la plonge dans l’abattement: c’est cette deuxième sorte de tristesse qu’il faut combattre».

Cette «maladie de l’âme» naît dans le cœur de l’homme «lorsqu’un désir ou une espérance s’évanouit». Le Pape a invité à se référer au récit des disciples d’Emmaüs, dans l’Évangile de Luc et à relater que ces deux disciples quittent Jérusalem le cœur déçu et confient à l’étranger qui les accompagne: «Nous, nous espérions que c’était lui -c’est-à-dire Jésus- qui allait délivrer Israël.» (Lc 24, 21). La dynamique de la tristesse, a poursuivi François, est liée à «l’expérience de la perte» à cause de laquelle les hommes ressentent «le découragement, la faiblesse d’esprit, la dépression, l’angoisse». Ces épreuves génèrent «de la tristesse, parce que la vie nous fait concevoir des rêves qui se brisent ensuite».

Le plaisir du non-plaisir

«Dans cette situation, certains, a déclaré François, s’en remettent à l’espérance; mais d’autres se complaisent dans la mélancolie, la laissant s’envenimer dans leur cœur». Le Souverain pontife a invité à considérer la tristesse comme «le plaisir du non-plaisir», en se réjouissant que ce que l’on souhaite ne soit pas arrivé, à l’image d’un bonbon très amer et sans sucre que l’on aurait dans la bouche.

«Certaines amertumes rancunières, a ajouté le Saint-Père, (…) ne produisent pas en nous une vie saine, et encore moins une vie chrétienne». La tristesse, qui est une émotion naturelle, peut alors se «transformer en un mauvais état d’esprit».

Jésus sauve de la tristesse

François a conclu avec cette image des pères du désert qui décrivaient la tristesse comme «un ver du cœur, qui ronge et vide ceux qui lui offrent l’hospitalité», soit «un ver qui érode et vide son hôte». Le Saint-Père a ainsi invité les fidèles à être attentifs à cette tristesse et à se rappeler que «Jésus nous apporte la joie de la résurrection», nous aidant à combattre ce «démon sournois».

Source : VATICANNEWS, le14 février 2024