Pourquoi les catholiques prient-ils Marie et l’honorent-ils ?

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Pourquoi les catholiques prient-ils Marie et l’honorent-ils ?

De l’autre côté du fleuve Potomac, à Washington (États-Unis), se trouvent deux grands temples remplis de statues d’hommes célèbres représentés un peu comme des dieux. Toutefois, les mémoriaux de Jefferson et de Lincoln ne sont pas des symboles de la vénération des Américains pour ces anciens présidents, explique le père Hanley du Séminaire Mount St. Mary à Emmitsburg, dans l’État de Maryland. « Nous les honorons parce qu’ils ont fait de grandes choses pour notre pays. C’est un peu la même chose avec Marie, sauf que nous avons une vision plus surnaturelle parce que nous honorons Marie comme quelqu’un dont nous savons qu’elle est toujours vivante et qu’elle nous écoute ».

« Notre Dame est l’œuvre suprême de Dieu », affirme le père Hathaway, recteur de la Basilique St. Mary à Alexandria en Virginie « à cause de son absence de péché, du rôle qu’elle joue dans le mystère du salut – en apportant le Christ sur terre, en le nourrissant et en continuant à être la mère de l’Église. L’honorer est donc une démarche très agréable pour Dieu ».

Dieu le Père aime inclure ceux qu’il aime dans ses œuvres, dit le père Rampino, étudiant à l’Université Catholique de Washington. « Lorsque nous demandons quelque chose au Seigneur par l’intermédiaire des saints, ce n’est pas comme si nous rassemblions une équipe d’avocats célestes pour plaider notre cause devant Dieu qui préférerait ne pas nous donner ce que nous voulons, mais s’il est convaincu par ses personnes préférées, il le fera probablement », a-t-il déclaré. « Il se passe quelque chose de semblable à propos de la Vierge qui a été associée aux plus grands projets de Dieu ! En l’honorant, nous honorons l’œuvre de Dieu, nous honorons la beauté de son plan ».

Mgr Burbidge du diocèse d’Arlington en Virginie a demandé aux catholiques du diocèse d’avoir une statue de Marie dans leur maison. « Nous sommes des êtres humains – nous avons besoin de signes, de rappels », a-t-il déclaré. « Bien sûr, nous pouvons nous adresser directement à Dieu (dans la prière), nous le savons tous. Mais c’est toujours mieux d’avoir Marie comme amie au Ciel ».

Zoey Maraist, 16 novembre 2023

Source (extrait) : www.catholicherald.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

22.02.2024 – SAINT DU JOUR

Bse Isabelle de France

Bse Isabelle de France

VIERGE ET FONDATRICE († 1270)

Bse Isabelle de France

Vierge et fondatrice des

« Clarisses urbanistes » 
(1225-1270)

Isabelle de France, fille du roi de France Louis VIII, le Lion, et de Blanche de Castille, est morte sans alliance ni postérité. 

Sœur cadette de saint Louis IX, Isabelle reçut, comme son frère, une éducation chrétienne très forte : dès son plus jeune âge elle se fit remarquer par sa piété et sa tempérance.

Pour des raisons politiques, son père voulait la marier au comte Hugues de la Marche qui préféra épouser Yolande, la fille du comte de Bretagne. Le pape Innocent IV (Sinibaldo Fieschi, 1243-1254) souhaitait la voir épouser le fils de Frédéric II de Hohenstaufen, empereur du Saint Empire. Ce prince Conrad était en titre mais non en fait, roi de Jérusalem, et devait hériter de l’Empire. Isabelle refusa ce parti et fit connaître à sa famille et au Pape qu’elle souhaitait garder la virginité. Le Pape comprit son dessein, et lui accorda, par bulle (26 mai 1254) l’autorisation de se mettre sous la tutelle spirituelle de religieux franciscains.

Un an plus tard, elle entreprit la construction d’un monastère, dans la forêt de Rouvray (le bois de Boulogne), proche de Paris, sur un terrain concédé par son frère, le roi Louis IX. 

Celui-ci, très attaché à sa sœur, l’avait autorisée à consacrer une somme de trente mille livres, soit la somme qu’elle aurait eue comme dot, pour la construction du monastère. Le monastère de Longchamp fut achevé en 1259, et accueillit les premières clarisses (de l’obédience de Saint-Damien), venues du monastère de Reims, le 23 juin 1260. En s’inspirant de la Règle écrite par Claire d’Assise, elle avait composé elle-même une règle, un peu moins sévère, qui fut approuvée par Alexandre IV (2 février 1259). Saint Bonaventure, ministre général des Franciscains et d’autres frères l’avaient conseillée ; il prêcha plusieurs fois à Longchamp et rédigea un traité de vie spirituelle dédié à Isabelle : de Perfectione vitae ad sorores (La vie parfaite, pour les sœurs). Le monastère fut consacré à l’humilité de la Bienheureuse Vierge Marie.

À partir de 1260, Isabelle vint s’installer dans une petite maison, construite pour elle dans l’enclos du monastère, pour partager la vie et la prière des sœurs, mais elle ne fit jamais profession religieuse. En 1263, elle obtint du pape Urbain IV, un remaniement de la Règle. Cette dernière rédaction fut adoptée par plusieurs monastères, en France et en Italie (clarisses urbanistes).

Isabelle mourut le 22 février 1270 et fut enterrée dans l’église du monastère. Après la mort de saint Louis (à Tunis, la même année), Charles d’Anjou, frère du roi et d’Isabelle, demanda à une dame de compagnie d’Isabelle d’écrire sa vie, en vue de sa canonisation. 

Agnès d’Harcourt publia ce récit hagiographique, vers 1280, mais Isabelle ne fut béatifiée qu’en 1521, par le pape Léon X (bulle Piis omnium).  

Bse Isabelle de France priez pour nous !

22.02.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 16,13-19. 

En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »
Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »


Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Vénérable Pie XII

pape de 1939 à 1958

Audience du 17 Janvier 1940 (Discours aux jeunes époux, t. 1, 1re et 2me année de pontificat, 2 mars 1939-1er mars 1941; trad. G. Huber; éd. de l’Œuvre St-Augustin; 1945; p. 65; rev.)

La chaire de vérité

Vous êtes venus ici à la veille même du jour où l’Église célèbre la fête de la Chaire de saint Pierre à Rome. (…) Regardez la chaire d’où le premier pape adressait la parole aux premiers chrétiens, comme moi-même en ce moment. C’est là qu’il les excitait à la vigilance contre le diable qui, tel un lion rugissant, rôde autour de nous et cherche qui dévorer (1P 5,8-9) ; c’est là qu’il les exhortait à garder la fermeté dans la foi, pour ne pas être entraînés par les erreurs des faux prophètes (2P 2,1 ; 3,17). Cet enseignement de Pierre continue dans ses successeurs, et il continuera, immuable, à travers les temps, parce que telle est la mission que le Christ lui-même a donnée au chef de l’Église. Pour relever le caractère universel et indéfectible de cet enseignement, le siège de la primauté spirituelle a été, après une providentielle préparation, fixé dans la ville de Rome. Dieu, selon la remarque de notre prédécesseur Saint Léon le Grand, amena par sa Providence les peuples à se réunir en un seul empire, dont Rome était la capitale, afin que d’elle la lumière de la vérité, révélée pour le salut de tous les peuples, se répandit plus efficacement dans tous ses membres (sermon LXXXII c,3-5). Les successeurs de Pierre, mortels comme tous les hommes, passent eux aussi, plus ou moins rapidement. Mais la primauté de Pierre subsistera toujours, grâce à l’assistance spéciale qui lui fut promise quand Jésus le chargea de confirmer ses frères dans la foi (Lc 22,32). Qu’importe le nom, le visage, les origines humaines de chaque pape ; c’est toujours Pierre qui vit en lui, c’est Pierre qui dirige et gouverne, c’est Pierre surtout qui enseigne et qui répand sur le monde la lumière de la vérité libératrice. Cela faisait dire à un grand orateur sacré que Dieu a établi à Rome une chaire éternelle : « Pierre vivra dans ses successeurs ; Pierre parlera toujours dans sa chaire. » (Bossuet, sermon sur l’unité de l’Église, 1).

LECTURES :

Première lettre de saint Pierre Apôtre 5,1-4. 

Bien-aimés, les anciens en fonction parmi vous, je les exhorte, moi qui suis ancien comme eux et témoin des souffrances du Christ, communiant à la gloire qui va se révéler :
soyez les pasteurs du troupeau de Dieu qui se trouve chez vous ; veillez sur lui, non par contrainte mais de plein gré, selon Dieu ; non par cupidité mais par dévouement ;
non pas en commandant en maîtres à ceux qui vous sont confiés, mais en devenant les modèles du troupeau.
Et, quand se manifestera le Chef des pasteurs, vous recevrez la couronne de gloire qui ne se flétrit pas.

Psaume 23(22),1-2ab.2c-3.4.5.6. 

Le Seigneur est mon berger : 
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ; 
il me conduit par le juste chemin 
pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort, 
je ne crains aucun mal, 
car tu es avec moi : 
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi 
devant mes ennemis ; 
tu répands le parfum sur ma tête, 
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent 
tous les jours de ma vie ; 
j’habiterai la maison du Seigneur 
pour la durée de mes jours.

Quel est le rapport entre Ève et Marie ?

Adam, Ève et le serpent aux pieds de Marie, Notre-Dame, Paris. CC BY 2.0/Sharon Mollerus

Quel est le rapport entre Ève et Marie ?

Tout au long de l’Ancienne Alliance, la mission de Marie est préparée par celle de certaines femmes (Sarah, qui conçoit un fils malgré son âge avancé, Anne, mère de Samuel, Déborah, Ruth, Judith). Au commencement, il y a Ève : malgré sa désobéissance, elle reçoit la promesse d’une descendance qui sera victorieuse du Malin, comme le raconte le livre de la Genèse.

Avec Marie, la Fille de Sion élue, après la longue attente de la promesse, se réalise l’échéance et s’inaugure l’économie nouvelle. Marie « occupe la première place parmi ces humbles et les pauvres du Seigneur, qui espèrent et reçoivent de Lui le salut avec confiance et l’accueillent avec joie » affirme le Catéchisme de l’Église Catholique au paragraphe 489.

Si vous et moi avions eu le pouvoir, nous l’aurions aussi faite Reine et souveraine de toute la création. « Un grand signe apparut dans le ciel : une femme avec une couronne de douze étoiles sur la tête. Vêtue du soleil. » (Apoc., XII, 1)

Marie, Vierge sans tache, a réparé la chute d’Eve : et elle écrase de son talon immaculé, la tête du serpent infernal. Fille de Dieu, Mère de Dieu, Épouse de Dieu.

Saint  Josémaria

www.opusdei.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

21.02.2024 – SAINT DU JOUR

St Pierre Damien

St Pierre Damien

DOCTEUR DE L’ÉGLISE († 1072)

Saint Pierre Damien
Évêque et docteur de l’Église 

Pierre Damien (en italien Pier Damiani) est né à Ravenne (Italie) en 1007 dans une famille noble, mais pauvre. Devenu orphelin de ses deux parents, il vécut une enfance marquée par les privations et les souffrances, même si sa sœur Roselinda s’engagea à lui servir de mère et son grand frère Damien l’adopta comme son enfant. C’est précisément pour cela qu’il sera appelé par la suite Pierre de Damien, Pierre Damien.

Grâce à son frère, Damien, il put faire des études. Il choisit ensuite d’être moine et fut admis au monastère de Fonte Avellana (Marches, Italie) dont il devint abbé.

Sa réputation s’amplifiant, il fut sollicité par plusieurs papes pour réformer l’Église et voyagea pendant six ans comme légat du pape. 

Il fut promu, malgré lui, cardinal évêque d’Ostie mais abandonna ses titres dès qu’il put pour retourner à Fonte Avellana.

C’est sur le trajet du retour qu’il mourut, à Faenza, la nuit entre le 22 et le 23 février 1072.

Grace à ses nombreux écrits à caractère théologique, Pierre Damien fut proclamé Docteur de l’Église le premier octobre 1828 par le pape Léon XII (Annibale Sermattei della Genga, 1823-1829).

Son œuvre consiste surtout en une imposante correspondance (158 lettres) et des sermons (75). Il est également l’auteur d’hagiographies et de traités, parmi lesquels :

  • De divina omnipotentia, sur la puissance de Dieu (Lettre sur la toute-puissance divine, Paris: Cerf, 1972 (texte avec traduction))
  • Une disputatio avec un Juif sur le problème de la Trinité et du Messie ;
  • Liber gratissimus, dédié à l’archevêque Henri de Ravenne, contre la simonie ; 
  • De brevitate vitæ pontificum romanorum, sur la courte vie accordée aux papes.

On le fête le 21 février. On l’invoque pour les migraines et tous les maux de tête, en rapport avec ses nombreuses études.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :

>>>Saint Pierre Damien

Saint Pierre Damien priez pour nous !