17.03.2024 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: donner et pardonner, faire briller la gloire de Dieu

Lors de la prière mariale de l’Angélus de ce dimanche 17 mars, le Pape a axé sa méditation sur la Croix, comme manifestation suprême de la gloire de Dieu. Une gloire qui ne correspond pas à celle que le monde offre, axé sur le succès éphémère mais, plutôt, une révélation du vrai visage de la miséricorde de Dieu à travers le don et le pardon du Christ.

Marie José Muando Buabualo – Cité du Vatican

En ce 5ème dimanche du temps de Carême, le Saint Père a centré sa méditation sur l’Évangile du jour, tiré au chapitre 12 de Saint Jean (Jn 12, 20-33), où Jésus qualifie sa passion et sa mort comme l’accomplissement de sa mission, l’avènement de sa glorification. En la comparant à la résurrection, le Saint-Père s’est demandé pourquoi Jésus indique la Croix comme lieu de la gloire de Dieu. François a expliqué la Passion et la Croix comme moment de la manifestation de la gloire de Dieu à travers le don et le pardon du Christ. L’Évangile du jour, a poursuivi le Saint-Père indique combien le don et le pardon du Christ correspondent à l’attente de Dieu pour qui la gloire, c’est aimer jusqu’à donner la vie. «Se glorifier, pour lui, c’est se donner, se rendre accessible, offrir son amour. Et cela a culminé sur la Croix, où Jésus a déployé au maximum l’amour de Dieu, en révélant pleinement le visage de la miséricorde, en nous donnant sa vie et en pardonnant à ceux qui l’ont crucifié» a indiqué le Saint-Père.

L’enseignement à tirer de la miséricorde de Dieu à travers le don et pardon

Le Saint-Père a tenu à rappeler combien était éloignée la gloire divine du succès humain, lié à la célébrité ou à la popularité. Il l’a distinguée également de la démonstration grandiose de puissance. Cette gloire mondaine passe et ne laisse pas de joie dans le cœur; elle ne conduit pas non plus au bien de tous, mais à la division, à la discorde, à l’envie, a-t-il remarqué. En revanche, le point culminant de la gloire de Dieu est la Croix qui révèle pleinement le visage de la miséricorde de Dieu. Sur la Croix, a poursuivi François, «le don et le pardon, essence de la gloire de Dieu, sont pour nous le chemin de la vie». Ces critères sont très différents de ce que nous voyons autour de nous, et en nous aussi, lorsque nous considérons la gloire comme la recherche de la réussite mondaine.

Comment cheminer vers la gloire de Dieu?

Le Pape a ainsi invité les pèlerins réunis Place Saint Pierre à choisir quel chemin suivre pour atteindre la gloire de Dieu: «Nous pouvons alors nous demander: quelle est la gloire que je désire pour moi-même, pour ma vie, que je rêve pour mon avenir? Celle d’impressionner les autres par mes prouesses, mes capacités ou les choses que je possède? Ou la voie du don et du pardon, la voie de Jésus crucifié, la voie de celui qui ne se lasse pas d’aimer, confiant qu’il témoigne de Dieu dans le monde et fait resplendir la beauté de la vie?». «Rappelons-nous bien, a-t-il encore dit, que lorsque nous donnons et pardonnons, la gloire de Dieu brille en nous». Le Pape a terminé la prière mariale de l’Angélus en invoquant la Vierge Marie qui a suivi Jésus avec foi à l’heure de sa Passion: Qu’elle puisse «nous aider à être des reflets vivants de l’amour de Jésus».

Source : VATICANNEWS, le 17 mars 2024

En 1697, la Vierge Marie a versé des larmes de sang le jour de la Saint-Patrick

Intérieur de la cathédrale de Györ, Hongrie. © Shutterstock/Kurka Geza Corey

En 1697, la Vierge Marie a versé des larmes de sang le jour de la Saint-Patrick

Le 17 mars 1697, le jour de la fête de Saint Patrick et la même année où des lois pénales furent promulguées en Irlande pour proscrire les évêques et les prêtres catholiques du pays, une image de la Vierge Marie, connue sous le nom de Weeping Irish Madonna (la madone irlandaise en pleurs), a versé des larmes de sang pendant trois heures.

Le tableau, aujourd’hui conservé dans la cathédrale de Gyor, en Hongrie, avait été emporté par l’évêque de Clonfert, Mgr Walter Lynch, lorsqu’il s’enfuit d’Irlande en raison des persécutions anglaises contre l’Église catholique menées par Oliver Cromwell (1649-1653)

Le titre original du tableau était celui de Notre-Dame Consolatrice des Affligés ; il montre la Mère de Dieu, les mains croisées en prière, veillant l’Enfant Jésus couché dans un petit lit.

(…) Plus de 30 ans après la mort de Mgr Lynch, le 17 mars 1697, l’image, qui se trouvait dans la cathédrale de Gyor, s’est mise à pleurer du sang pendant la messe de 6 heures du matin, phénomène qui fut attesté par de nombreuses personnes. Malgré les tentatives d’essuyer le visage de la Vierge avec un morceau de lin, les larmes et le sang continuèrent à couler pendant environ trois heures.

L’image fut retirée de son cadre et examinée, mais aucune explication ne put être trouvée. Le morceau de lin est conservé dans un coffret de verre et d’argent dans la cathédrale de Gyor, où elle peut être vue et vénérée jusqu’à aujourd’hui. La cathédrale abrite également un parchemin signé par les prêtres et les fidèles présents ce jour-là, ainsi que par des protestants luthériens, des calvinistes et un rabbin d’une synagogue juive, qui ont attesté le miracle.

De grandes célébrations commémorant l’événement miraculeux ont eu lieu en 1797, à l’occasion du 100e anniversaire, et à nouveau en 1897. En 1947, à l’occasion du 250e anniversaire du prodige, environ 100 000 pèlerins sont venus vénérer l’image. En 1913, l’évêque de Toledo (Ohio, Etats-Unis), Mgr Joseph Schrembs, s’est rendu à Gyor et a fait faire une copie de l’image pour les catholiques irlandais de son diocèse. Cette année, le diocèse de Gyor a organisé une série de célébrations et de pèlerinages du 17 au 19 mars 2024.

Walter Sanchez Silva

www.catholicnewsagency.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

17.03.2024 – SAINT DU JOUR

St Patrick

St Patrick

PATRON DE L’IRLANDE († 461)

Saint Patrick
Évêque
« Apôtre de l’Irlande » 
(385-461)

Patrick, jeune gallois d’une famille chrétienne, à 16 ans est enlevé par des pirates et vendu comme esclave en Irlande. Il y passe six ans puis s’enfuit et retrouve ses parents.

Après un séjour en France où il est consacré évêque, il se sent appelé à revenir dans cette Irlande de sa servitude pour l’évangéliser. Il y débarque en 432 et multiplie prédications et conversions dans une population dont, par force, il connaît bien les coutumes et la langue.

Au Rock de Cashel, lors d’un sermon demeuré célèbre, il montra une feuille de trèfle : « Voilà la figure de la Sainte Trinité ». Les figures de triades étaient familières à la religion celtique : le trèfle deviendra le symbole de l’Irlande. On pense que la plupart des druides devinrent moines, adoptant la religion chrétienne présentée avec tant de finesse et de conviction.

Lorsque meurt Patrick, à Armagh, l’Irlande est chrétienne sans avoir compté un seul martyr et les monastères y sont très nombreux.

« Saint Patrick fut le premier Primat d’Irlande. Mais il fut surtout celui qui sut mettre dans l’âme irlandaise une tradition religieuse si profonde que chaque chrétien en Irlande peut à juste titre se dire l’héritier de saint Patrick. C’était un Irlandais authentique, c’était un chrétien authentique: le peuple irlandais a su garder intact cet héritage à travers des siècles de défis, de souffrances et de bouleversements sociaux et politiques, devenant ainsi un exemple pour tous ceux qui croient que le Message du Christ développe et renforce les aspirations les plus profondes des peuples à la dignité, à l’union fraternelle et à la vérité. »  (discours au Corps diplomatique – saint Jean-Paul II – 29 septembre 1979)

Saint Patrick priez pour nous !