SAINTES ET JOYEUSES PÂQUES 2024

Sharm el-Sheikh, église catholique

Mot de l’aumônier :

Chers Amis de Notre Dame de Fatima.

La fête de Pâques, nous rappelle que Jésus a vaincu la mort, qu’il nous a offert la miséricorde du Père. Il nous a donné la clef du Paradis. << Seigneur souvient-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton règne. >> Jésus répondit << Amen, je te le déclare, aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. >> Luc 23, 42-43.

Merveilleux, oui nous sommes heureux d’avoir la foi en Jésus ressuscité. Mais il reste en nos cœurs bien des questions ! La plus grande est le pourquoi de tant de souffrance dans le monde. Pourquoi toutes ces guerres ?

Le mal existe. Que faire, comment se situer face à ce mystère ? Dieu nous a créé pour être heureux. Le mal, la violence, la souffrance ne font absolument pas partie du dessein d’amour de Dieu. Il y a donc un conflit terrible entre notre orientation au bonheur et la présence de la souffrance dans notre vie.

Le carême nous a invité à porter notre croix à la suite de Jésus. En chemin en ce monde il est important de prendre sa croix et de suivre le Christ. Soyons sûr, que lorsque nous appuyons notre visage sur la croisée de la Croix, son visage est là. Il nous réconforte et nous invite à ne pas nous replier sur nous-même. Par la prière du chapelet, confions-lui notre souffrance, nos malades, ceux qui nous ont dit : << Priez pour nous ! >> et surtout intercédons pour la paix. Osons demander que se lève de nombreux artisans de réconciliation. Lacordoire a eu ces deux belles maximes : << Tu veux être heureux un jour, venge-toi. Tu veux être heureux toujours pardonne. >> Que cela soit réalisé dans notre vie.

A toutes et tous joyeuses et saintes fêtes de PÂQUES. N’oublions pas que le Ressuscité a besoin de chacun de nous, que notre sourire, notre gratitude, nos petites attentions, apportent à tous cette joie.

Oui, il est vraiment ressuscité ! Par lui je vous bénis tous, particulièrement les malades. Union de prière et amitié.     

Abbé Bernard Allaz                         

Vœux de printemps du Président Bruno Marchello


Chers membres du comité, chers Amis de l’Apostolat mondial de Fatima.

Le temps du carême est un de ces cheminements qui nous aide à prendre conscience de nos besoins spirituels et à nous libérer de ce qui nous enchaîne. La montée vers la belle fête de Pâques est propice à la réflexion, au regard vers les Autres, à l’empathie, au non jugement.

Profitons aussi de nous arrêter pour contempler la nature qui s’éveille, en oubliant l’hiver. Le printemps pointe le bout de son nez, avec les arbres qui bourgeonnent, promesse d’une belle récolte. Ecouter le chant des oiseaux, admirer le lever ou le coucher du soleil, toutes ces merveilles qui nous font aussi lever la tête vers le ciel.

Chers Amis de notre Dame de Fatima, prenons le temps de nous émerveiller, de remercier le Seigneur, de s’unir à Lui en partageant et l’Aidant à porter la croix de nos imperfections. Ceci en participant aux cérémonies de la Semaine Sainte, qui nous conduisent à cette merveilleuse Fête Pascale.

Chers membres du comité et Amis de N. D. de Fatima, je vous souhaite de belles rencontres familiales et amicales, sous les regards de Jésus et de Marie.

Que le pèlerinage en octobre 2024 à Fatima sous la conduite Spirituelle de l’Abbé Bernard Alassani produise un grand bien moral et spirituel.

Ce sont là mes vœux et je joins également les membres de mon comité.

                                                         

Bruno Marchello, Président

 

Marie est celle qui a adhéré totalement à la volonté de Dieu

© Unsplash/Gianna B

Marie est celle qui a adhéré totalement à la volonté de Dieu

La Vierge Marie a toujours été proposée par l’Eglise à l’imitation des fidèles, non point précisément pour le genre de vie qu’elle a expérimenté, d’autant moins que le milieu socio-culturel dans lequel elle s’est déroulée est aujourd’hui presque partout dépassé, mais parce que, dans les conditions concrètes de sa vie, elle a adhéré totalement à la volonté de Dieu (cf. Lc l, 38).

Elle a accueilli la parole et l’a mise en pratique, elle a été inspirée dans son action par la charité et l’esprit de service : en résumé, elle fut la première et la plus parfaite disciple du Christ. Tout cela a une valeur exemplaire universelle et permanente.
 

Pape Paul VI

Exhortation apostolique  Marialis Cultus n°35 – 22 mars 1974

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

22.03.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Léa

Sainte Léa
(† v. 383)

Elle faisait partie de ces nobles dames admiratrices de saint Jérôme. À la mort de son mari, elle se retira dans un monastère de Rome.

Devenue, par la suite, mère supérieure de son couvent, elle passait ses nuits en oraisons et tous l’admiraient pour sa foi et son humilité.

Saint Jérôme lui consacrera une lettre dithyrambique.

Sainte Léa priez pour nous !

22.03.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,31-42. 

En ce temps-là, de nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus.


Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? »
Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. »
Jésus leur répliqua : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : ‘J’ai dit : Vous êtes des dieux ?’
Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie.
Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”.


Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire.
Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. »


Eux cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains.
Il repartit de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où, au début, Jean baptisait ; et il y demeura.
Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. »
Et là, beaucoup crurent en lui.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Thomas More (1478-1535)

homme d’État anglais, martyr

Traité sur la Passion, Le Christ les aima jusqu’au bout, homélie 1 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 218)

Le Christ donne sa vie pour ses ennemis

      Méditons profondément sur l’amour du Christ notre Sauveur, qui « a aimé les siens jusqu’au bout » (Jn 13,1), à tel point que pour leur bien, volontairement, il a souffert une mort douloureuse et a manifesté le plus haut degré d’amour qui puisse exister. Car il a dit lui-même : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15,13). Oui, c’est bien là le plus grand amour qu’on ait jamais montré. Et pourtant notre Sauveur en donna un plus grand encore, car il donna cette preuve d’amour à la fois pour ses amis et pour ses ennemis.       Quelle différence entre cet amour fidèle et les autres formes d’amour faux et inconstant que l’on trouve dans notre pauvre monde !… Qui peut être sûr, dans l’adversité, de garder beaucoup de ses amis, quand notre Sauveur lui-même, lorsqu’il a été arrêté, est resté seul, abandonné des siens? Quand vous partez, qui voudra partir avec vous? Seriez-vous roi, votre royaume ne vous laisserait-il pas partir seul pour vous oublier aussitôt? Même votre famille ne vous laisserait-elle pas partir, comme une pauvre âme abandonnée qui ne sait où aller?       Alors, apprenons à aimer en tout temps, comme nous devrions aimer : Dieu par-dessus toute chose, et toutes les autres choses à cause de lui. Car tout amour qui ne se rapporte pas à cette fin, c’est-à-dire à la volonté de Dieu, est un amour tout à fait vain et stérile. Tout amour que nous portons à un être créé quelconque et qui affaiblit notre amour envers Dieu est un amour détestable et un obstacle à notre marche vers le ciel… Donc, puisque notre Seigneur nous a tant aimés pour notre salut, implorons assidûment sa grâce, de crainte qu’en comparaison de son grand amour, nous soyons trouvés remplis d’ingratitude.

LECTURES :

Livre de Jérémie 20,10-13. 

Moi, Jérémie, j’entends les calomnies de la foule : « Dénoncez-le ! Allons le dénoncer, celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. » Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent : « Peut-être se laissera-t-il séduire… Nous réussirons, et nous prendrons sur lui notre revanche ! »
Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas. Leur défaite les couvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable.
Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause.
Chantez le Seigneur, louez le Seigneur : il a délivré le malheureux de la main des méchants.

Psaume 18(17),2-3.4.5-6.7. 

Je t’aime, Seigneur, ma force : 
Seigneur, mon roc, ma forteresse,
Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite, 
mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !

Louange à Dieu ! 
Quand je fais appel au Seigneur, 
je suis sauvé de tous mes ennemis.

Les liens de la mort m’entouraient, 
le torrent fatal m’épouvantait ;
des liens infernaux m’étreignaient : 
j’étais pris aux pièges de la mort.

Dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur ; 
vers mon Dieu, je lançai un cri ; 
de son temple il entend ma voix : 
mon cri parvient à ses oreilles.

24.03.2024 – HOMÉLIE DU DIMANCHE DES RAMEAUX – MARC 14,1-72.15,1-47

Un brin d’espérance

Par le Fr. Laurent Mathelot

Combien de fois avons-nous renié ce que nous avons adoré ? Combien de fois avons-nous rejeté quelqu’un que nous avons aimé ? Combien de fois sommes-nous passés de l’admiration à la déception, voire de l’amour à la détestation ?

C’est ce chemin-là que nous proposent les lectures d’Évangile : de l’entrée triomphale de Jésus dans Jérusalem, acclamé de tous comme leur nouveau roi, à ce “crucifie-le !” crié à Pilate qui le mettra à mort.

Que s’est-il donc passé ?

Pour s’en rendre compte, il faut se pencher sur le contexte de l’époque. La Judée est sous occupation et l’occupant est violent. Le peuple juif est littéralement écrasé par les Romains, militairement, politiquement et économiquement. Les chefs du peuple et les grands-prêtres sont corrompus et collaborent avec l’ennemi pour s’enrichir. L’État et le Temple sont devenus des maisons de marchandages. Jérusalem est vue par la population comme une prostituée qui couche avec l’occupant. Pour les petites gens, il n’y a plus d’espoir. Ou plutôt, il n’y a plus que l’espoir d’une délivrance venant de Dieu : l’arrivée d’un nouveau roi, d’un Messie.

Des révoltes éclatent, des hommes se lèvent, certains prennent les armes – et sont violemment réprimés comme à Séphoris, la ville toute proche de Nazareth, quand Jésus était adolescent : 2000 révoltés ont été crucifiés par les Romains. Jésus et ses contemporains ont vu l’horreur, la violence extrême de l’occupant. Les temps sont apocalyptiques et messianiques. Tous les textes de l’époque montrent un désespoir profond et l’attente d’un libérateur.

On a plusieurs exemples de leaders charismatiques qui se lèvent : les uns prêchant la purification comme Jean le Baptiste, d’autres prêchant le replis sur soi, comme la communauté essénienne à Qu’mran, d’autres encore prêchant la lutte armée (aujourd’hui, on parlerait de terroristes ; à l’époque on les appelait les Zélotes) comme Judas le Galiléen ou Bar Korbah, Jésus prêchant quant à lui l’amour entre tous.

Et peut-être pouvons-nous faire un petit rapprochement avec les temps actuels où planent incertitude, sentiment de crise et d’impuissance, oppression économique et corruption des puissants. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’un sentiment de révolte gronde à travers le monde, aujourd’hui.

Beaucoup, lorsqu’ils sont désespérés sont prêts à suivre n’importe qui, qui leur donne un peu d’espoir ; qui prétend les sauver. Beaucoup, lorsqu’ils sont désemparés sont prêts à envisager des moyens radicaux ; et certains, la violence. D’autres, enfin, sont prêts à se sacrifier.

Parmi ceux qui acclament Jésus comme un libérateur et comme un roi, il doit y en avoir beaucoup qui ont perdu tout espoir ; beaucoup qui n’en peuvent plus. Certes son entrée triomphale acclamée par des rameaux est joyeuse – comme est heureux tout espoir de délivrance – mais elle est aussi dramatique : elle se passe au milieu d’un océan de souffrance, d’un pays en crise, d’une véritable poudrière.

Ils sont nombreux, qui sont là à l’acclamer, à mettre tout leur espoir en lui, prêts à le reconnaître comme Messie. Et ils seront nombreux, quelques jours plus tard, à demander sa mise à mort à Pilate. En pleine crise, le peuple est changeant ; l’opinion fluctue au gré des angoisses. N’est-ce pas aussi un peu la cas aujourd’hui ?

Pourquoi rejette-t-on, parfois violemment, ceux en qui nous mettons tant d’espérance ?

Nous le faisons à mesure de notre espoir déçu. Que quelqu’un en qui nous plaçons notre confiance ne comble plus nos espérances et nos attentes – surtout si ces attentes sont grandes – et c’est le désespoir qui nous gagne, qui peut aller jusqu’à se changer en haine et en révolte.

Aujourd’hui les temps sont incertains et c’est un peu partout la crise. Les temps ne sont pas encore apocalyptiques mais on sent un sentiment de révolte qui monte. Ils sont nombreux ceux qui pensent que les puissants sont aujourd’hui corrompus.

Ce ne sont pourtant pas nos révoltes qui nous sauveront. Mais comme le Christ, le fait de nous mettre, par amour, en tenue de service et d’endurer, s’il le faut, quelques crucifixions. Le monde est en crise ? Allons changer les choses !

N’oubliez jamais que ce sont celles et ceux qui sont prêts à se sacrifier qui vous sauveront, pas ceux qui prônent la violence ou le combat. Non ! Le salut ne vient que de ceux qui donnent leur vie pour les autres.

Quand nous glisserons nos brins de rameaux derrière nos crucifix, pensons au sens profond du geste que nous accomplissons. Ce n’est pas tant la présence de rameaux bénis qui protège nos maisons que l’intention dont ces branches témoignent. Poser un brin de buis sur un crucifix c’est dire : je veux être de ceux qui amènent leur brin d’espérance à ceux qui souffrent. Alors Dieu nous bénira.

Fr. Laurent Mathelot

Source : RÉSURGENCE.BE, le 20 mars 2024