Je n’ai jamais vu Marie, mais il y a 13 ans, j’ai senti sa présence

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Je n’ai jamais vu Marie, mais il y a 13 ans, j’ai senti sa présence

J’ai passé près de trois ans à discerner ma vocation dans un monastère bénédictin des Etats-Unis. Cette période a été l’une des plus belles de ma vie, mais aussi l’une des plus douloureuses.

En 2002, alors que j’étais en dernière année de lycée, le scandale des abus sexuels commis par des membres du clergé faisait la une des journaux. Six ans plus tard, lorsque j’ai intégré une abbaye bénédictine, je pensais que ce scandale était passé. Je me trompais. Malheureusement, de nombreux hommes avaient embrassé la vie religieuse non pas pour chercher le Seigneur, mais pour chercher d’autres hommes. Dans l’année qui a suivi mon entrée, j’ai été confronté à deux reprises aux avances non désirées d’un supérieur.

Grâce à Dieu et à Notre-Dame, j’ai été protégé « physiquement », mais émotionnellement, j’étais blessé.

Après avoir demandé à ce supérieur de me laisser tranquille, j’ai compris que je devais quitter mon monastère immédiatement. Je serais parti plus tôt, mais je ne voulais pas décevoir Dieu puisque j’avais fait des vœux simples. Pendant presque trois ans, depuis mon entrée à l’abbaye, j’ai été rongé par l’anxiété, principalement à cause des machinations de ce supérieur.

Finalement, j’en ai eu assez et j’ai téléphoné à mon frère pour lui faire part de ma situation. Il a immédiatement appelé ma mère et lui a dit d’aller me chercher. J’ai prévenu mon supérieur immédiat et le prieur que je partais. Pendant que les moines faisaient leurs prières du soir, j’ai rassemblé mes quelques affaires.
J’ai regardé autour de ma cellule désormais vide et, pour la première fois depuis près de trois ans, j’ai ressenti la plus grande paix que j’ai jamais connue dans ma vie ! Je n’ai pas vu Notre Dame, mais je sentais sa présence. Et dans mon cœur, j’ai entendu sa voix qui me disait : « Mon fils, il est temps de partir ». Oui, Marie se trouvait dans ma cellule de moine ce 4 octobre 2010 et m’a accompagné jusqu’à ma mère de la terre qui m’attendait à la porte du monastère.

Patrick O’Hearn, 5 janvier 2024

National Catholic Register

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

23.03.2024 – SAINTS ET MARTYR DU JOUR

Sts Victorien et compagnons

MARTYRS EN TUNISIE († 434)

Huneric, roi des Vandales d’Afrique, demanda à Victorien le gouverneur de Carthage d’emprisonner les chrétiens qui n’embrasseraient pas l’arianisme (hérésie), à commencer par Victorien lui-même. Il refusa.

La réponse de Huneric fut de le mettre à mort.

Alors qu’il en avait fait le proconsul de Carthage, le roi vandale Huméric n’a qu’une idée en tête, amener Victorien à renier sa foi catholique pour adhérer à l’arianisme, religion chrétienne du roi, mais qui ne croit pas à la divinité de Jésus, et emprisonner les chrétiens qui n’embrasseraient pas. 

Victorien n’a aucune intention de renier son Église. 

Au contraire, il soutient ses frères persécutés. 

Plus de 5000 seront déportés dans les déserts et mis à mort. L’Afrique chrétienne est ensanglantée.

« Qu’on emploie les flammes, qu’on excite les bêtes contre moi, qu’on use contre mon corps des supplices les plus variés, jamais ne consentirais à ce que le roi demande. »

A cette réponse claire, Hunéric enrage. 

Tous les supplices seront employés contre Victorien, Frumence et leurs compagnons. 

On les traîne à l’extérieur de la ville et on les martyrise. 

Victorien les endure avec joie et constance et va recevoir au Ciel la couronne conquise au prix de son sang.

Plusieurs autres chrétiens furent aussi les victimes de ce tyran cruel : parmi eux, deux frères qui s’étaient promis par serment de mourir l’un avec l’autre et d’un même supplice. 

Dieu permit en effet qu’ils obtinssent de leurs bourreaux la grâce touchante qu’ils avaient désirée.

Sts Victorien et compagnons priez pour nous !

23.03.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 11,45-57. 

En ce temps-là, quand Lazare fut sorti du tombeau, beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.
Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait.


Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême ; ils disaient : « Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes.
Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. »
Alors, l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n’y comprenez rien ;
vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. »


Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ;
et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés.


À partir de ce jour-là, ils décidèrent de le tuer.
C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples.
Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque.
Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu’en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! »
Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres : quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu’on puisse l’arrêter.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Robert Bellarmin (1542-1621)

jésuite, évêque et docteur de l’Église

La Montée de l’âme vers Dieu (trad. rev. Tournay)

« À partir de ce jour-là, le grand conseil fut décidé à le faire mourir »

Ô Seigneur, tout ce que tu nous enseignes pourrait sembler trop difficile, trop lourd, si tu parlais d’une autre tribune ; mais puisque tu nous instruis plus par l’exemple que par la parole, toi qui es « Seigneur et Maître » (Jn 13,14), comment oserons-nous dire le contraire, nous qui sommes les serviteurs et les élèves ? Ce que tu dis est parfaitement vrai, ce que tu ordonnes parfaitement juste ; cette croix d’où tu parles l’atteste. Ce sang qui coule à flots témoigne aussi ; il crie de toutes ses forces (Gn 4,10). Et enfin, cette mort même : si elle a pu déchirer à distance le voile du Temple et fendre les pierres les plus dures (Mt 27,51), comment ne ferait-elle pas de même, et plus encore, pour le cœur des croyants ; comment ne les amènerait-elle pas à se soumettre ? Seigneur, nous voulons te rendre amour pour amour ; et si le désir de te suivre ne procède pas encore de notre amour pour toi, car il est bien faible, qu’il vienne du moins de notre amour de ton amour. Si tu nous attires après toi, « nous courrons à l’odeur de tes parfums » (Ct 1,4 LXX) : nous ne désirons pas seulement t’aimer, te suivre, mais nous sommes résolus à mépriser ce monde… lorsque nous voyons que toi, notre chef, tu n’as pas accaparé les joies de cette vie. Nous te voyons affronter la mort, non dans un lit, mais sur le bois qui rend la justice ; bien que roi, tu ne veux pas avoir d’autre trône que ce gibet… Entraînés par ton exemple de roi plein de sagesse, nous repoussons l’appel de ce monde et de son luxe, et prenant ta croix sur nos épaules, nous nous proposons de te suivre, toi seul… Accorde-nous seulement l’aide nécessaire ; rends-nous assez forts pour te suivre.

LECTURES :

Livre d’Ézéchiel 37,21-28. 

Ainsi parle le Seigneur Dieu : « Je vais prendre les fils d’Israël parmi les nations où ils sont allés. Je les rassemblerai de partout et les ramènerai sur leur terre.
J’en ferai une seule nation dans le pays, sur les montagnes d’Israël. Ils n’auront tous qu’un seul roi ; ils ne formeront plus deux nations ; ils ne seront plus divisés en deux royaumes.
Ils ne se rendront plus impurs avec leurs idoles immondes et leurs horreurs, avec toutes leurs révoltes. Je les sauverai en les retirant de tous les lieux où ils habitent et où ils ont péché, je les purifierai. Alors ils seront mon peuple, et moi je serai leur Dieu.
Mon serviteur David régnera sur eux ; ils n’auront tous qu’un seul berger ; ils marcheront selon mes ordonnances, ils garderont mes décrets et les mettront en pratique.
Ils habiteront le pays que j’ai donné à mon serviteur Jacob, le pays que leurs pères ont habité. Ils l’habiteront, eux-mêmes et leurs fils, et les fils de leurs fils pour toujours. David, mon serviteur, sera leur prince pour toujours.
Je conclurai avec eux une alliance de paix, une alliance éternelle. Je les rétablirai, je les multiplierai, je mettrai mon sanctuaire au milieu d’eux pour toujours.
Ma demeure sera chez eux, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.
Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur, celui qui sanctifie Israël, lorsque mon sanctuaire sera au milieu d’eux pour toujours. »

Livre de Jérémie 31,10.11-12ab.13. 

Écoutez, nations, la parole du Seigneur ! 
Annoncez dans les îles lointaines : 
« Celui qui dispersa Israël le rassemble, 
il le garde, comme un berger son troupeau.

Le Seigneur a libéré Jacob, 
l’a racheté des mains d’un plus fort.
Ils viennent, criant de joie, sur les hauteurs de Sion :
ils affluent vers les biens du Seigneur.

La jeune fille se réjouit, elle danse ; 
jeunes gens, vieilles gens, tous ensemble ! 
Je change leur deuil en joie, 
les réjouis, les console après la peine. »