Étiquette : apostolat Fatima
30.03.2024 – MESSE À LOURDES
30.03.2024 – OFFICE DU SAMEDI SAINT AU SACRÉ-CŒUR DE MONTMARTRE
30.03.2024 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
« Contempler la croix n’est pas – ne peut pas être – un exercice stérile »

« Contempler la croix n’est pas – ne peut pas être – un exercice stérile »
Ce Vendredi saint, la célébration de la Passion du Seigneur comprenait l’adoration de la Croix, dans un geste individuel et un moment de contemplation collective.
Lors de la célébration de la Passion du Seigneur, cet après-midi, dans la basilique de la Sainte Trinité, les fidèles ont entendu résonner, à plusieurs reprises, les mots mort et vie, croix et salut, service et amour.
Ce Vendredi saint, « contempler la croix n’est pas – ne peut pas être – un exercice stérile », a souligné le recteur du Sanctuaire de Fatima, le père Carlos Cabecinhas, dans l’homélie.
« Contempler la croix nous empêche de tomber dans l’indifférence devant les crucifiés de ce monde, face à la souffrance de ceux qui nous entourent, devant ceux qui, à nos côtés, portent péniblement la croix elle-même », a-t-il déclaré.
Dans son homélie, le recteur a souligné que « la vie de Jésus-Christ donnée par amour, sur la croix, nous montre que notre propre vie n’a de sens que si elle est vécue comme un don et un service ».
Il a également exhorté l’assemblée à se laisser défier par l’exemple de Jésus, transformant la vie en une « offre à Dieu et aux autres, car seule une vie donnée par amour est une vie significative ».
La célébration de la Passion du Seigneur comprenait l’Adoration de la Croix, dans un geste individuel et un moment de contemplation collective.
Source : SANCTUAIRE DE FATIMA, le 29 mars 2024
« Ce que fit le Fils pour sa Mère en ce jour saint précédant l’aurore »

« Marie,
Ton Samedi Saint comment le penser autrement que dans un silence parfait ? Une fois le tombeau fermé, saint Jean t’a conduite dans la maison où lui-même trouvait l’hospitalité à Jérusalem. Cela s’est passé probablement dans le silence.
Le respect devant Ta souffrance a dû les garder tous muets. Tu leur as seulement fait comprendre que tu voulais être seule. Il était bien sûr impossible d’aller comme d’habitude au Sabbat et à la fête dans le Temple, parmi les gens qui L’avaient crucifié et qui Te montreraient maintenant du doigt.
Être seule était l’unique soulagement. Il fallait qu’une fois les larmes trouvent leur compte. Si le Seigneur avait pleuré sur la mort de Lazare, ne devais-Tu pas Toi aussi pleurer après tout ce qui était arrivé ?
Sa vie toute entière qui était Ta vie est apparue encore une fois devant ton âme ; toutes les allusions sur la souffrance, tous les passages des prophètes. Et avec cela aussi l’annonce de la Résurrection.
Ce que le Sauveur expliquait aux disciples sur le chemin d’Emmaüs, Tu Te l’es dit Toi-même : ne fallait-il pas que le Christ souffrît tout cela pour entrer dans Sa gloire ?
Ainsi Ta souffrance se change en action de grâce pour le « Consummatum est » et en attente silencieuse, croyante, du matin de Pâques : le troisième jour Il ressuscitera.
Je ne peux pas le penser autrement qu’en Ta présence.
Ce que fit le Fils pour sa Mère en ce jour saint précédant l’aurore de la Résurrection, il n’est possible que de le pressentir…
Est-ce qu’avant le lever du jour, l’ange de l’Annonciation ne T’a pas guidée sans bruit depuis la maison de Tes hôtes et conduite jusqu’au tombeau? Est-ce qu’au tombeau l’Alléluia ne résonnait pas de la bouche des anges comme le Gloria dans la campagne de Bethléem ? Dans l’aurore rougeoyante, ne s’est-Il pas avancé hors du tombeau enveloppé de lumière resplendissante dans le jardin en pleine floraison comme au paradis ?
Personne ne nous a rapporté cette rencontre. Aucun œil humain n’a vu, aucune oreille n’a perçu, il n’est monté au cœur d’aucun homme ce que le Seigneur préparait à sa Mère qui L’aimait plus que tout ce que l’on ne pourra jamais concevoir. »
Sainte Edith Stein
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
« Ce que fit le Fils pour sa Mère en ce jour saint précédant l’aurore »

« Marie,
Ton Samedi Saint comment le penser autrement que dans un silence parfait ? Une fois le tombeau fermé, saint Jean t’a conduite dans la maison où lui-même trouvait l’hospitalité à Jérusalem. Cela s’est passé probablement dans le silence.
Le respect devant Ta souffrance a dû les garder tous muets. Tu leur as seulement fait comprendre que tu voulais être seule. Il était bien sûr impossible d’aller comme d’habitude au Sabbat et à la fête dans le Temple, parmi les gens qui L’avaient crucifié et qui Te montreraient maintenant du doigt.
Être seule était l’unique soulagement. Il fallait qu’une fois les larmes trouvent leur compte. Si le Seigneur avait pleuré sur la mort de Lazare, ne devais-Tu pas Toi aussi pleurer après tout ce qui était arrivé ?
Sa vie toute entière qui était Ta vie est apparue encore une fois devant ton âme ; toutes les allusions sur la souffrance, tous les passages des prophètes. Et avec cela aussi l’annonce de la Résurrection.
Ce que le Sauveur expliquait aux disciples sur le chemin d’Emmaüs, Tu Te l’es dit Toi-même : ne fallait-il pas que le Christ souffrît tout cela pour entrer dans Sa gloire ?
Ainsi Ta souffrance se change en action de grâce pour le « Consummatum est » et en attente silencieuse, croyante, du matin de Pâques : le troisième jour Il ressuscitera.
Je ne peux pas le penser autrement qu’en Ta présence.
Ce que fit le Fils pour sa Mère en ce jour saint précédant l’aurore de la Résurrection, il n’est possible que de le pressentir…
Est-ce qu’avant le lever du jour, l’ange de l’Annonciation ne T’a pas guidée sans bruit depuis la maison de Tes hôtes et conduite jusqu’au tombeau? Est-ce qu’au tombeau l’Alléluia ne résonnait pas de la bouche des anges comme le Gloria dans la campagne de Bethléem ? Dans l’aurore rougeoyante, ne s’est-Il pas avancé hors du tombeau enveloppé de lumière resplendissante dans le jardin en pleine floraison comme au paradis ?
Personne ne nous a rapporté cette rencontre. Aucun œil humain n’a vu, aucune oreille n’a perçu, il n’est monté au cœur d’aucun homme ce que le Seigneur préparait à sa Mère qui L’aimait plus que tout ce que l’on ne pourra jamais concevoir. »
Sainte Edith Stein
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
30.03.2024 – SAINT DU JOUR
Bx Amédée († 1472)
Bx Amédée IX de Savoie
3e duc
(1435-1472)
Amédée IX de Savoie, fils de Louis I et d’Anne de Lusignan, fille du roi de Chypre, naît à Thonon-les-Bains le 14 février 1435.
Il épouse, en 1452, Yolande de France (1434-1478), fille du roi Charles VII et de Marie d’Anjou, dont il a :
1°/ Louis, 1453, mort né
2°/ Anne, (1455-1480) épouse de Frédéric d’Aragon, roi de Naples
3°/ Charles, (1456-1471), seigneur de Piémont
4°/ Maria (morte en 1511), elle épouse en 1476 de Philippe de Hochberg, comte de Neûchatel
5°/ Louise ou Loyse (1461-1503) épouse d’Hugues de Chalons, de Bourgogne-Ivré, prince d’Orange, une fois veuve elle entre chez les Clarisses, elle est béatifiée en 1839.
6°/ Philibert I, (1465-1482), 4e duc, époux de Bianca-Maria Sforza
7°/ Bernard (1467)
8°/ Charles I, (1468-1490), 5e duc, époux de Blanche de Montferrat
9°/ Jacques -Louis, (1470-1485), comte de Genevois, marquis de Gex
10°/ Claude, mort à deux mois en 1472
Chétif et épileptique, le faible et indécis Amédée IX n’était guère disposé à régner, d’autant que sa piété lui eût fait préférer entrer au monastère. Il laissa l’initiative à sa femme, aussi vive que gracieuse et énergique qui assura une régence effective dès 1466. Ensemble, ils évitèrent les guerres et essayèrent de toujours faire preuve d’une grande justice avec leurs sujets.
Il meurt le 30 mars 1472 à Verceil (Piémont) où il est inhumé (avec sa femme).
Amédée IX de Savoie a été déclaré bienheureux, en 1677, par le Pape Innocent XI (Benedetto Odelscalchi).
Bx Amédée IX de Savoie priez pour nous !

30.03.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 16,1-7.

Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus.
De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au tombeau dès le lever du soleil.
Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre pour dégager l’entrée du tombeau ? »
Levant les yeux, elles s’aperçoivent qu’on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande.
En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de frayeur.

Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n’est pas ici. Voici l’endroit où on l’avait déposé.
Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : “Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l’a dit.” »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Livre d’heures du Sinaï (9e siècle)
Stichères de la mise au tombeau, SC 486 (Sinaiticus graecus 864; trad. Sr Maxime Ajjoub, éd. du Cerf, 2004, p. 413-415)
Voici qu’éclate la bonne nouvelle : le Christ est ressuscité !
« Prodige effrayant, comment la tombe te retient-elle, mon enfant, toi que les limites du monde ne contiennent pas ? », demandait la Vierge, « la lumière de mes yeux s’obscurcit, je ne comprends pas comment, Soleil sans couchant, je peux te voir disparaître sous la terre ! » (…) Le soleil se revêtait de ténèbres en te voyant, toi l’Un de la Trinité, cacher tes rayons sous la terre et dépouiller les cavernes de l’Enfer, rachetant de vive force le condamné aux fers et lui remettant sa peine. Accourez toutes, âmes des fidèles qui vous hâtez vers le tombeau avec des parfums, car voici qu’éclate la bonne nouvelle de la joie et de l’allégresse : le Christ Sauveur est ressuscité avec puissance, délivrant de la corruption tous les enchaînés. Rejetant toute la tristesse qui nous étreint, allons résolument former des chœurs pour la résurrection du Christ, clamons nous aussi à pleine voix son salut « Réjouissez-vous ! » et prenons-le pour nous-mêmes dans une pensée de foi, car voici qu’il est ressuscité, emplissant l’univers de joie.

LECTURES :
Livre de l’Exode 14,15-31.15,1a.

En ces jours-là, le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi crier vers moi ? Ordonne aux fils d’Israël de se mettre en route !
Toi, lève ton bâton, étends le bras sur la mer, fends-la en deux, et que les fils d’Israël entrent au milieu de la mer à pied sec.
Et moi, je ferai en sorte que les Égyptiens s’obstinent : ils y entreront derrière eux ; je me glorifierai aux dépens de Pharaon et de toute son armée, de ses chars et de ses guerriers.
Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur, quand je me serai glorifié aux dépens de Pharaon, de ses chars et de ses guerriers. »
L’ange de Dieu, qui marchait en avant d’Israël, se déplaça et marcha à l’arrière. La colonne de nuée se déplaça depuis l’avant-garde et vint se tenir à l’arrière,
entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël. Cette nuée était à la fois ténèbres et lumière dans la nuit, si bien que, de toute la nuit, ils ne purent se rencontrer.
Moïse étendit le bras sur la mer. Le Seigneur chassa la mer toute la nuit par un fort vent d’est ; il mit la mer à sec, et les eaux se fendirent.
Les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à pied sec, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche.
Les Égyptiens les poursuivirent ; tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers entrèrent derrière eux jusqu’au milieu de la mer.
Aux dernières heures de la nuit, le Seigneur observa, depuis la colonne de feu et de nuée, l’armée des Égyptiens, et il la frappa de panique.
Il faussa les roues de leurs chars, et ils eurent beaucoup de peine à les conduire. Les Égyptiens s’écrièrent : « Fuyons devant Israël, car c’est le Seigneur qui combat pour eux contre nous ! »
Le Seigneur dit à Moïse : « Étends le bras sur la mer : que les eaux reviennent sur les Égyptiens, leurs chars et leurs guerriers ! »
Moïse étendit le bras sur la mer. Au point du jour, la mer reprit sa place ; dans leur fuite, les Égyptiens s’y heurtèrent, et le Seigneur les précipita au milieu de la mer.
Les eaux refluèrent et recouvrirent les chars et les guerriers, toute l’armée de Pharaon qui était entrée dans la mer à la poursuite d’Israël. Il n’en resta pas un seul.
Mais les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche.
Ce jour-là, le Seigneur sauva Israël de la main de l’Égypte, et Israël vit les Égyptiens morts sur le bord de la mer.
Israël vit avec quelle main puissante le Seigneur avait agi contre l’Égypte. Le peuple craignit le Seigneur, il mit sa foi dans le Seigneur et dans son serviteur Moïse.
Alors Moïse et les fils d’Israël chantèrent ce cantique au Seigneur :

Livre de l’Exode 15,1b.2.3-4.5-6.17-18.

Je chanterai pour le Seigneur !
Éclatante est sa gloire :
il a jeté dans la mer
cheval et cavalier !
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur :
il est pour moi le salut.
Il est mon Dieu, je le célèbre ;
j’exalte le Dieu de mon père.
Le Seigneur est le guerrier des combats ;
son nom est « Le Seigneur ».
Les chars du Pharaon et ses armées, il les lance dans la mer.
L’élite de leurs chefs a sombré dans la mer Rouge.
L’abîme les recouvre :
ils descendent, comme la pierre,
au fond des eaux.
Ta droite, Seigneur,
magnifique en sa force,
ta droite, Seigneur,
écrase l’ennemi.
Tu les amènes, tu les plantes sur la montagne, ton héritage,
le lieu que tu as fait, Seigneur, pour l’habiter,
le sanctuaire, Seigneur, fondé par tes mains.
Le Seigneur régnera pour les siècles des siècles.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 6,3b-11.

Frères, nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême.
Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts.
Car, si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne.
Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que le corps du péché soit réduit à rien, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché.
Car celui qui est mort est affranchi du péché.

Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui.
Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui.
Car lui qui est mort, c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c’est pour Dieu qu’il est vivant.
De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.

Devant des détenues, le Pape invite à ne pas se fatiguer de demander pardon
Devant des détenues, le Pape invite à ne pas se fatiguer de demander pardon
Le Pape François a présidé la messe du Jeudi Saint, appelée in Coena Domini dans la prison pour femmes de Rebibbia à Rome. Devant une assemblée composée des détenues et du personnel pénitentiaire, le Saint-Père a insisté sur la nécessité de demander pardon à Dieu et de l’imiter dans la vocation du service.
Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican
Comme en 2023, François a célébré la messe du Jeudi Saint dans une prison, celle de Rebibbia à Rome. Sous une grande tente, dans la cour centre pénitentaire, il a présidé la messe en présence de 200 personnes dont les femmes détenues, leurs proches, d’anciennes détenues et le personnel du centre carcéral. La prison pour femmes de Rebibbia compte 370 détenues, et est l’un des deux grands centres de la capitale italienne.
Jésus pardonne tout, pardonne toujours
Le Souverain pontife est arrivé dans l’après-midi à la prison et a salué les femmes dans l’assemblée, avant de prendre place près de l’autel dressé pour l’occasion. Après la lecture de l’Évangile de la Cène, le dernier repas du Christ, tiré du récit de saint Jean, François a voulu attirer l’attention sur deux moments particuliers.
D’abord, le lavement des pieds des disciples par Jésus avant le dernier repas. «Jésus s’humilie avec le geste du lavement des pieds», explique François. «Avec ce geste, il nous fait comprendre le sens de sa venue: il n’est pas venu pour être servi mais pour servir» a-t-il poursuivi.
Ensuite, François s’arrête sur l’épisode de la trahison de Judas. «C’est l’égoïsme et l’argent qui le poussent à faire ce geste malheureux» assure-t-il, mais c’est un geste qui a permis au Christ de montrer son amour absolu. «Jésus pardonne tout, pardonne toujours, insiste le Saint-Père, c’est à nous de demander pardon».

Le Pape a salué les femmes détenues avant la messe in Coeli Domini.
Ne pas se lasser de demander pardonner
Le Pape a évoqué une anecdote pour illustrer son propos. Il s’est souvenu avoir rencontré une femme très âgée et sage, qui lui avait dit: «Jésus ne se lasse jamais de se pardonner mais c’est nous qui nous fatiguons de demander pardon». Suivant cet exemple, il a demandé à chaque fidèle présent de demander au Seigneur «la grâce de ne pas nous fatiguer de demander pardon», peu importe les fautes et les péchés commis.
Aux femmes condamnées à une peine de prison devant lui, le Pape a conclu en insistant sur la vocation du service, à l’image du geste du lavement des pieds.
Lavements des pieds
Juste après une courte homélie, le Pape a procédé au lavement des pieds de douze femmes prisonnières, âgées de 40 à 50 ans de onze nationalités différentes. L’émotion se lisait alors sur les visages de ces femmes, dont certaines ont laissé couler des larmes. La messe a ensuite été dite par Mgr Diego Ravelli, maitre des célébrations liturgiques pontificales.
Elle s’est terminée par un mot de remerciement de la directrice du centre carcéral, prononcé au nom des femmes prisonnières et du personnel. Un panier de denrées cultivées dans le potager du centre par les détenues a ensuite été offert au Pape, de même qu’un chapelet aux couleurs de l’arc-en-ciel et deux étoles fabriquées dans l’atelier de couture. Pour sa part, le Saint-Père a offert une peinture représentant la Vierge Marie et l’enfant Jésus.
Source : VATICANNEWS, le 29 mars 2024