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29.03.2024 – CHEMIN DE CROIX AU COLISÉE À ROME
Au Colisée, le Chemin de Croix unit 25 000 fidèles à la souffrance du Christ
Tout près du célèbre amphithéâtre romain, lieu de martyr pour des milliers de chrétiens dans les premiers siècles après Jésus-Christ, 25 000 personnes ont participé au traditionnel Chemin de Croix. Comme en 2023, le Pape François a suivi depuis le Vatican cette célébration qui constitue un des moments les plus intenses de la vie spirituelle de la ville de Rome.
Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican
Après l’office de la Passion du Seigneur célébrée à 17h dans la basilique Saint-Pierre, le Pape qui était attendu au Colisée, a suivi le Chemin de Croix à la télévision depuis la résidence Sainte-Marthe au Vatican, «afin de préserver sa santé en vue de la Vigile de demain et de la messe du dimanche de Pâques», a communiqué la Salle de presse du Saint-Siège peu avant que ne commence la cérémonie. Toutefois, le Saint-Père était présent à travers les méditations des quatorze stations qu’il a écrites lui-même pour la première fois.
Chemin de la Croix
La Croix a commencé son parcours dans les bras d’un ermite à l’intérieur de l’arène romaine par la première station qui voit Jésus être condamné à mort. La foule s’est recueillie en demandant une relation personnelle avec le condamné à mort: «Parle à mon cœur Jésus».
Confiée ensuite à des personnes en famille d’accueil, la Croix a poursuivi sa progression à l’intérieur du Colisée, foulant le sable du sang des martyrs. Jésus condamné à mort nous demande de lui confier nos croix souligne la méditation papale, en lui apportant nos misères.
Sous une immense Croix métallique, illuminée de flambeaux, les porteurs de la Croix arrivent à la troisième station pour commémorer la première chute de Jésus. Jésus est tombé «de Dieu à l’homme, de l’homme au serviteur, du serviteur au crucifié, jusqu’au tombeau», récite le lecteur des méditations de François. Comme un symbole de cette chute et de ce relèvement, la Croix est portée par des personnes en réinsertion qui la transmettent à une famille. Car, sous les arcanes du Colisée, le Chemin de Croix s’arrête pour contempler la rencontre de Jésus avec Marie. Jésus, sachant que sa fin approche, donne sa mère comme ultime don après l’Eucharistie, remarque le Pape.

Les porteurs de croix.
«Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons»
La cinquième station, après la lecture de l’Évangile, s’intéresse à l’aide de Simon de Cyrène. Jésus «ne dédaigne pas l’aide du Cyrénéen» qui montre le chemin pour accepter l’aide des autres dans nos vies. «Aide moi à me laisser aimer par toi, là où j’ai le plus honte de toi» ont ensuite imploré les croyants réunis autour du Colisée. Illustration de cette aide, la Croix est tenue par des personnes en situation de handicap.
Au sortir du Colisée, la station consacrée à l’acte courageux de Véronique voit des femmes de groupes de prières se réunir auprès de la Croix. Elles consolent Jésus et répondent au besoin du Christ: avoir de véritables adorateurs qui, en esprit et en vérité, restent avec lui. La Croix poursuit son chemin autour de l’amphithéâtre millénaire lorsque retentit l’Évangile du Fils Prodigue. Le Christ tombe une seconde fois. La Croix est portée par des prêtres qui donnent le sacrement de la confession dans les basiliques romaines, symbole du pardon et du relèvement. Dans sa méditation, le Pape insiste sur l’importance de garder espoir, de se relever, et de repartir fortifié du pardon de Jésus. La foule reprend en chœur: «Jésus, relève-moi».
Le pardon de Jésus
Pour la huitième station, Jésus rencontre les femmes de Jérusalem. La Croix est soutenue par des femmes engagées dans la pastorale des malades. La méditation du Pape invite à la prière: «secoue-moi à l’intérieur, donne-moi la grâce de pleurer en priant et de prier en pleurant». Pour la neuvième station, dans laquelle Jésus est dépouillé de ses vêtements, c’est un groupe de migrants qui se charge de transporter la Croix, originaires d’Haïti notamment. François écrit alors: «Je te regarde, Jésus, dépouillé de tes vêtements, et je comprends que tu m’invites à me dépouiller de nombre d’extériorités».
Jésus cloué sur la Croix, demande à son Père de pardonner ses bourreaux. Les fidèles sont invités à prier non pas seulement pour eux et leurs proches, mais pour toutes les personnes leur faisant du mal. Poursuivant son chemin, la Croix est ensuite transmise d’un groupe de catéchistes à des paroissiens du diocèse de Rome, pendant que des milliers de bougies éclairent le parvis du Colisée.
Pour la onzième station, François a choisi de méditer sur l’abandon de Jésus à son Père, et non la traditionnelle troisième chute du Christ. «Voilà ce qu’il faut faire dans les tempêtes de la vie: au lieu de se taire et de garder en soi, il faut crier vers toi», incite François.

La lumière des bougies éclaire le parvis du Colisée.
Jésus meurt
Dans le silence de la prière, la Croix se dirige vers le temple de Vénus, emmenée par des jeunes. Jésus meurt. La foule ressent la douleur du Christ. François choisit de parler du bon larron, qui reçoit le Paradis juste avant la mort du Christ.
Portée par des prêtres et des frères et sœurs consacrés, la Croix continue son ascension. Elle commémore le moment où Jésus est descendu de la Croix et remis entre les mains de Marie. Les 25 000 voix de l’assemblée reprennent alors les prières du Pape «Prends-moi par la main, Marie» puis récitent un Ave Maria.
Pour la dernière station, qui voit Jésus être déposé au tombeau, des personnes engagées dans l’action caritative incarnent la charité de Joseph d’Arimatie qui offre son tombeau au Christ. Le Chemin de Croix se termine par l’invocation conclusive écrite par François qui adresse un ultime mot au Christ en forme de dernière prière: «merci».
En conclusion, et en l’absence du Pape François, le cardinal de Donatis, vicaire du Pape pour le diocèse de Rome a donné la bénédiction finale.
Déjà en 2023, pour la première fois de son pontificat, le Pape François ne s’était pas rendu Colisée, à cause du froid et alors qu’il sortait d’une bronchite qui avait nécessité une hospitalisation quelques jours plus tôt. Le Chemin de Croix avait été présidé par le cardinal Angelo de Donatis. Avant cela, le dernier Chemin de Croix sans la présence du Pape remonte au 25 mars 2005, lorsque Jean-Paul II était très malade. Le cardinal Joseph Ratzinger, futur Benoit XVI avait présidé la Via Crucis. Jean-Paul II décéda huit jours plus tard, le 2 avril 2005.
Source : VATICANNEWS, le 29 mars 2024
29.03.2024 – CHAPELET DU JOUR
29.03.2024 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR SU SACRÉ-CŒUR DE MONTMARTRE
29.03.2024 – MESSE À LOURDES
29.03.2024 – OFFICE DU VENDREDI SAINT AU SACRÉ-CŒUR DE MONTMARTRE
29.03.2024 – MESSE DU VENDREDI SAINT À NOTRE- DAME DE LA GARDE
29.03.2024 – HOMÉLIE DU VENDREDI SAINT – JEAN 18, 1 – 19, 42

Au plus bas de l’humanité
Évangile selon saint Jean 18, 1 – 19, 42
La porte en bois de cyprès de la basilique Sainte-Sabine à Rome, qui est la maison-mère de l’Ordre des Dominicains, date du Vesiècle, vers l’an 430. Elle a conservé dix-huit bas-reliefs originaux, représentant des scènes de la Bible. Parmi ceux-ci, dans l’angle supérieur gauche, figure la plus ancienne représentation connue de la crucifixion du Christ. Et encore, les croix ne sont pas représentées. Seul Jésus, entouré des deux larrons, montre les paumes de ses mains et la tête arrondie des clous. Ainsi, la première représentation connue du Christ en croix est un crucifié sans croix. Au-delà, une question se pose : pourquoi, dans les premiers siècles de l’Histoire chrétienne, ne trouve-t-on aucune représentation du crucifix, mais seulement celles du Bon Pasteur ou du Christ ressuscité ?
La réponse est toute simple : parce que la crucifixion a été pratiquée par l’Empire romain, jusqu’à ce que Constantin, le premier empereur chrétien, ne l’interdise au IVe siècle. Ce n’est qu’en 313, avec l’édit de Milan, que les persécutions de Chrétiens ont cessé. Ainsi aura-t-il fallu attendre que plus aucun chrétien n’ait été témoin de l’horreur d’une crucifixion pour que l’Église ose enfin la représenter. Il aura fallu quatre siècles pour que l’image ne soit plus insupportable aux yeux des Chrétiens. Et encore, ici, n’est-elle que suggérée, par des clous.
La crucifixion romaine était un supplice infamant et servile – le châtiment des plus vils criminels et des esclaves en fuite. Le procédé était volontairement dégradant, où le condamné est exposé nu au regard de tous, pour une agonie qui pouvait durer des jours, jusqu’à la suffocation totale, à bout de forces.
Le Christ a dû endosser le supplice plus ignoble, pour montrer, à la face du monde, que Dieu veut sauver le plus misérable des hommes : le juste qu’on met à mort cruellement, l’innocent qu’on crucifie, le pur amour qu’on exécute. Ainsi, en assumant le plus injuste des abaissements, Dieu montre sa paradoxale toute-puissance : jusqu’au bout de l’impuissance et du désespoir, il peut nous sauver.
Pour nous, et heureusement, la crucifixion n’est plus qu’un symbole, celui de toutes les injustices qui nous crucifient. Lorsque nous regardons la Croix, plus personne n’en a le cœur soulevé jusqu’à la nausée. C’est pourtant un instrument de torture immonde que toutes nos églises exhibent. La Croix a pour beaucoup perdu son caractère dégoûtant. Nous n’y voyons bien souvent plus que les prémices de la Résurrection. Un détail cependant, dans le récit de la Passion que nous venons de lire, nous ramène à l’immonde réalité de ce que le Christ a dû endurer : l’éponge trempée de vinaigre.
Pour beaucoup c’est anodin. Certains ont même interprété ce geste comme un geste de miséricorde : la posca, ce vinaigre coupé d’eau, était en effet la boisson désaltérante des légionnaires. Mais, l’éponge aussi était celle des légionnaires : elle faisait partie de leur équipement. Placée sur bâton, elle devient un tersorium romain, un ustensile utilisé pour s’essuyer les fesses, après défécation – éponge qu’on nettoyait ensuite, précisément avec du vinaigre. C’est avec une éponge à excréments que ses bourreaux prétendent désaltérer le Christ. Derrière ce détail de l’éponge vinaigrée, la symbolique est forte qui ramène au dégoût, derrière lequel nous pouvons placer toutes nos haines subies, nos violences endurées, nos humiliations injustes, tous le mépris qu’il nous a fallu affronter.
C’est d’ailleurs au moment où, au lieu d’étancher sa soif, l’on porte à sa bouche les excréments du monde que le Christ expire en disant « Tout est accompli ». Était-il possible en effet d’aller plus bas dans l’humanité ?
Il était venu parmi les hommes avec, au cœur, le seul désir d’aimer. Ils l’ont humilié de la pire des façons et crucifié. Cependant Dieu l’a ressuscité. Pour toutes les victimes de la méchanceté humaine c’est un prodigieux espoir : quelle que soit la violence du mépris que l’on endure, le Christ est passé par là. Et Dieu lui a rendu vie.
Ainsi, au plus bas de l’humanité, il est possible de trouver Dieu qui vient nous sauver.

Source : RÉSURGENCE.BE, le 27 mars 2024
Judas aurait encore pu être sauvé s’il s’était repenti

Judas aurait encore pu être sauvé s’il s’était repenti
Dans le tome 9 de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé (1), le Vendredi Saint, après l’arrestation et la condamnation de Jésus, Judas, affolé et horrifié par ce qu’il a fait, retourne chez le grand prêtre :
Il « jette la bourse à la figure de Caïphe et s’en va en poussant un cri alors que les pièces résonnent en s’éparpillant sur le sol après avoir frappé, en faisant saigner, la bouche de Caïphe.
Il sort. Il se trouve en face de Marie, debout à la porte de la pièce où Jésus l’a quittée. Elle, entendant du bruit, s’est montrée espérant peut-être voir Jean qui est absent depuis tant d’heures. Elle est pâle comme si elle avait perdu son sang. Elle a des yeux que la douleur rend encore plus semblables à ceux de son Fils. Judas rencontre ce regard qui le regarde avec la même connaissance affligée et consciente dont Jésus l’a regardé en route, et avec un « Oh ! » effrayé il s’adosse au mur.
« Judas ! dit Marie, Judas, qu’es-tu venu faire ? »
Les paroles mêmes de Jésus, et dites avec un amour douloureux. Judas s’en souvient et pousse un cri.
« Judas », répète Marie, « qu’as-tu fait ? À tant d’amour tu as répondu en trahissant ? »
La voix de Marie est une caresse tremblante.
Judas va s’échapper. Marie l’appelle d’une voix qui aurait dû convertir un démon.
« Judas ! Judas ! Arrête-toi ! Arrête-toi ! Écoute ! Je te le dis en son nom : repens-toi, Judas. Lui pardonne.. »
Judas s’est enfui.
La voix de Marie, son aspect ont été le coup de grâce, ou plutôt de disgrâce car il résiste. Il s’en va précipitamment. » (§605.10)
Extrait de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé, Tome 9 (Ancienne édition : Tome 9, chapitre 24.
Nouvelle édition : Tome 10, chapitre 605).
(1) Maria Valtorta (1897 – 1961) est une visionnaire et mystique italienne, membre du Tiers-ordre catholique des Servites de Marie et auteur d’écrits spirituels dont principalement les 10 tomes de l’Evangile tel qu’il m’a été révélé.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
29.03.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Gladys
PRINCESSE, VEUVE, ERMITE († VE S.)
Gladys, prénom toujours apprécié dans le monde anglo-saxon, était princesse du Pays de Galles.
Elle et son mari Gondlée étaient devenus des saints, non sans peine. Gondlée, chef de clan, avait enlevé sa future épouse, dont la fidélité conjugale fut loin d’être exemplaire.
Or le fils de tels parents, Cadoc, se manifesta très vite, au contraire, comme un saint authentique. Il eut assez d’influence pour amener ses parents à quitter leur existence brutale.
Devenue veuve, Gladys se convertit et se fit ermite, vivant dans la prière et la pénitence au bord de la rivière Ebbwé, dans l’Ouest de l’Angleterre. Elle termina sa vie dans la paix de la conversion du cœur.
Quant à son fils, devenu moine, il fonda un monastère dans la région de Cardiff, puis se réfugia avec ses moines en Armorique, notre Bretagne, lors de l’invasion des tribus saxonnes. Ayant rencontré saint Gildas, le moine Cadoc porta l’Évangile dans la région de Vannes en Morbihan.
Ainsi, le fils et la mère se sont retrouvés par la miséricorde du Seigneur qui « écrit droit avec les lignes courbes de nos vies ».
De retour en Angleterre, Cadoc prend soin de ses compatriotes, les Celtes des comtés orientaux combattant les conquérants saxons, qui le livrent au martyre à Weedon. Il avait mené jusqu’au bout le beau combat de la foi. Le prénom Cadoc, ou encore Kadeg, a d’ailleurs le sens, en celtique, de « combattant valeureux ».
Cette notice fait référence au dictionnaire hagiographique intitulé Dix mille saints et rédigé par les bénédictins de Ramsgate en Angleterre (Éditions Brépols).
Sainte Gladys priez pour nous !
