04.04.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 24,35-48. 

En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.
Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! »


Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit.
Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?


Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. »
Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
Ils lui présentèrent une part de poisson grillé
qu’il prit et mangea devant eux.
Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »


Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures.
Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,
et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.
À vous d’en être les témoins. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Livre XIV, SC 212 (Morales sur Job, trad. A. Bocognano, éd. du Cerf, 1974 ; p. 433-435 ; rev.)

Ressusciter dans la chair

Voici que j’entends parler de la résurrection et je m’interroge sur le devenir de cette résurrection. Je crois, en effet, que je suis destiné à ressusciter, mais je veux qu’on me dise quel être je serai. Il faut que je sache si je ressusciterai en un autre corps, subtil peut-être, je veux dire aérien, ou bien en celui dans lequel je mourrai. Or si je ressuscite en un corps aérien, ce ne sera plus moi qui ressusciterai. Comment peut-il y avoir véritable résurrection, si ma chair ne peut pas être une vraie chair ? La raison nous suggère donc clairement que, s’il n’y a pas chair véritable, il n’y aura évidemment pas résurrection véritable. Non, on n’est pas en droit de parler de résurrection du moment que ne ressuscite pas ce qui a succombé. Eh bien, dissipe, bienheureux Job, les brouillards de notre doute, et puisque, par la grâce qui t’est venue du Saint-Esprit, tu as commencé à nous parler de l’espérance en notre résurrection, montre-nous clairement si c’est notre chair qui doit véritablement ressusciter. Le texte dit : « Je serai de nouveau revêtu de ma peau. » (Jb 19,26 Vg) De ma peau, le mot nous ôte tout doute sur une résurrection véritable, car il n’est pas vrai que, (…) dans la gloire de la résurrection, notre corps doive être impalpable, plus subtil que le vent et que l’air. Dans cette gloire de la résurrection, en effet, sans doute notre corps sera-t-il subtil par la manifestation de son pouvoir spirituel, mais il sera palpable par la vérité de sa nature. Voilà pourquoi notre Rédempteur aussi a montré à ses disciples, qui doutaient de sa résurrection, ses mains et son côté, et leur a offert de palper ses os et sa chair : « Palpez et voyez, leur dit-il, car un esprit n’a ni chair, ni os, comme vous voyez que j’en ai. » (Lc 24,39)

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 3,11-26. 

En ces jours-là, l’infirme que Pierre et Jean venaient de guérir ne les lâchait plus. Tout le peuple accourut vers eux au Portique dit de Salomon. Les gens étaient stupéfaits.
Voyant cela, Pierre interpella le peuple : « Hommes d’Israël, pourquoi vous étonner ? Pourquoi fixer les yeux sur nous, comme si c’était en vertu de notre puissance personnelle ou de notre piété que nous lui avons donné de marcher ?
Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, alors que vous, vous l’aviez livré, vous l’aviez renié en présence de Pilate qui était décidé à le relâcher.
Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accorde la grâce d’un meurtrier.
Vous avez tué le Prince de la vie, lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts, nous en sommes témoins.
Tout repose sur la foi dans le nom de Jésus Christ : c’est ce nom lui-même qui vient d’affermir cet homme que vous regardez et connaissez ; oui, la foi qui vient par Jésus l’a rétabli dans son intégrité physique, en votre présence à tous.
D’ailleurs, frères, je sais bien que vous avez agi dans l’ignorance, vous et vos chefs.
Mais Dieu a ainsi accompli ce qu’il avait d’avance annoncé par la bouche de tous les prophètes : que le Christ, son Messie, souffrirait.
Convertissez-vous donc et tournez-vous vers Dieu pour que vos péchés soient effacés.
Ainsi viendront les temps de la fraîcheur de la part du Seigneur, et il enverra le Christ Jésus qui vous est destiné.
Il faut en effet que le ciel l’accueille jusqu’à l’époque où tout sera rétabli, comme Dieu l’avait dit par la bouche des saints, ceux d’autrefois, ses prophètes.
Moïse a déclaré : ‘Le Seigneur votre Dieu suscitera pour vous, du milieu de vos frères, un prophète comme moi : vous l’écouterez en tout ce qu’il vous dira.
Quiconque n’écoutera pas ce prophète sera retranché du peuple.’
Ensuite, tous les prophètes qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs, aussi nombreux furent-ils, ont annoncé les jours où nous sommes.
C’est vous qui êtes les fils des prophètes et de l’Alliance que Dieu a conclue avec vos pères, quand il disait à Abraham : ‘En ta descendance seront bénies toutes les familles de la terre.’
C’est pour vous d’abord que Dieu a suscité son Serviteur, et il l’a envoyé vous bénir, pourvu que chacun de vous se détourne de sa méchanceté. »

Psaume 8,4-5.6-7.8-9. 

À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, 
la lune et les étoiles que tu fixas,
Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, 
le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?

Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu, 
le couronnant de gloire et d’honneur ;
tu l’établis sur les œuvres de tes mains, 
tu mets toute chose à ses pieds.

Les troupeaux de bœufs et de brebis, 
et même les bêtes sauvages,
les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, 
tout ce qui va son chemin dans les eaux.

En avril, François demande de prier pour la dignité des femmes

Le Pape François a choisi de confier à la prière de l’Église le rôle des femmes dans le monde pour le mois d’avril 2024. «Respectons les femmes! Respectons-les dans leur dignité, dans leurs droits fondamentaux! Si nous ne le faisons pas, notre société n’avancera pas», assure le Saint-Père dans son message adressé à travers le Réseau Mondial de Prière du Pape.

Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican

Juste après le dimanche de Pâques, le Pape François encourage l’Église universelle à prier pour les femmes. Il demande aux catholiques de se joindre à sa prière en ce mois d’avril «afin que la dignité et la richesse des femmes soient reconnues dans toutes les cultures, et que cessent les discriminations dont elles sont victimes dans diverses parties du monde». 

De nombreuses discriminations

Dans la vidéo mensuelle, le Pape s’insurge contre les discriminations dont sont victimes les femmes. D’abord concernant des règles concernant les codes vestimentaires, les difficultés pour étudier et pour ouvrir librement une activité professionnelle. Mais le Souverain pontife cible aussi les atteintes physiques faites aux femmes à travers le monde: il rappelle par exemple que «les mutilations génitales sont encore pratiquées dans de nombreux pays». 

Les images de la vidéo sont fortes: une femme asiatique les larmes aux yeux, une autre derrière une grille, le regard triste, un groupe de victimes de viols chassées de leur village, une rangée d’adolescentes attendant une mutilation génitale.

Le Pape demande aux fidèles catholiques d'entendre les voix des femmes.

Le Pape demande aux fidèles catholiques d’entendre les voix des femmes.

Garantir le droit des femmes

Face à ces situations dramatiques, François demande aux gouvernements de «s’engager à éliminer» ces discriminations et «à veiller à ce que les droits humains des femmes soient garantis». Il incite tous les êtres humains à respecter les femmes qui sont encore, malheureusement, traitées «comme si elles étaient le premier déchet» dans différentes parties du monde, se désole-t-il. «Si nous ne le faisons pas, ajoute-t-il, notre société n’avancera pas».

Les discriminations dont sont victimes les femmes font l’objet de nombreuses études, et sont signalées dans toutes les parties du monde. Un exemple avec le marché du travail: moins d’une femme sur deux dans le monde travaille, et les femmes gagnent 23 % de moins que les hommes selon l’ONU.

François et les femmes

«Ne privons pas les femmes de leur voix», supplie François dans la vidéo. Depuis le début du pontificat, le rôle des femmes est un sujet essentiel pour l’évêque de Rome, et il insiste régulièrement sur l’importance de la place des femmes dans le monde mais également dans l’Église. «La femme est celle qui rend le monde beau, qui le protège et le maintient en vie» avait-il dit dans un discours en 2019. 

Le thème du rôle des femmes a également été repris dans le Rapport de synthèse de la XVIème Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, qui s’est tenue au mois d’octobre 2023. «Ensemble, nous demandons à l’Église de grandir dans son engagement à comprendre et à accompagner les femmes sur le plan pastoral et sacramentel», ont ainsi déclaré les participants au Synode dans le document.

Enfin, rappelant la place de grandes saintes reconnues docteur de l’Église, comme Thérèse d’Avila, Catherine de Sienne, ou encore Thérèse de Lisieux, le père Frédéric Fornos, directeur international du Réseau Mondial de Prière du Pape, assure que «sans la participation active des femmes, la communauté chrétienne, si elle était une entreprise, serait en faillite».

Source : VATICANNEWS, le 2 avril 2024

03.04.2024 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME

Audience générale: «les hommes justes attirent la grâce et la bénédiction» 

Poursuivant sa catéchèse sur les vertus, le Pape François est revenu sur la vertu cardinale de la justice, qui, a t-il expliqué ne concerne pas seulement «les salles d’audience» mais aussi l’éthique qui caractérise notre vie quotidienne. Les justes sont «des rêveurs qui gardent dans leur cœur le désir d’une fraternité universelle» a aussi souligné le Saint-Père. 

Olivier Bonnel – Cité du Vatican

Après la lecture d’un extrait du Livre des Proverbes:  « Accomplir la justice et le droit plaît au Seigneur plus que le sacrifice. […] Qui poursuit justice et fidélité trouvera la vie et la gloire ! » (Pr 21,3.7.21), le Pape François a poursuivi ce mercredi 3 avril son cycle de catéchèses sur les vertus, s’arrêtant sur la seconde vertu cardinale, celle de la justice, «la vertu sociale par excellence» a t-il expliqué. «Son but est que, dans une société, chacun soit traité selon sa dignité» a rappelé François en évoquant le symbole de la balance. «Les anciens maîtres enseignaient déjà que cela nécessite également d’autres attitudes vertueuses, telles que la bienveillance, le respect, la gratitude, l’affabilité, l’honnêteté: des vertus qui contribuent à une bonne coexistence entre les personnes».

Une éthique de la vie quotidienne

«Nous comprenons tous que la justice est fondamentale pour la coexistence pacifique dans la société: un monde sans lois qui respectent les droits serait un monde dans lequel il est impossible de vivre, il ressemblerait à une jungle. Sans justice, il n’y a pas de paix», a poursuivi le Souverain pontife devant les fidèles de la place Saint-Pierre. Pour François, «la justice est une vertu qui agit aussi bien dans le grand que dans le petit, elle ne concerne pas seulement les salles d’audience, mais aussi l’éthique qui caractérise notre vie quotidienne». La vertu de justice, a encore souligné l’évêque de Rome, «réalise le précepte de l’Évangile, selon lequel le discours chrétien doit être: “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais. » (Mt 5,37)».

La tradition décrit d’innombrables hommes incarnant la justice a encore rappelé le Saint-Père, s’arrêtant sur quelques caractéristiques: l’homme juste est celui qui vénère les lois et les respecte, il ne se préoccupe pas seulement de son propre bien-être individuel, mais il veut le bien de toute la société. «La vertu de justice fait comprendre – et met l’exigence dans le cœur – qu’il ne peut y avoir de vrai bien pour moi s’il n’y a pas aussi le bien de tous». 

Prévenir le « cancer de la corruption »

Dans certaines situations, l’homme juste «va jusqu’à sacrifier son bien personnel pour le mettre à la disposition de la communauté. Il souhaite une société ordonnée, où ce sont les personnes qui donnent du lustre à la fonction, et non l’inverse» a aussi expliqué le Pape, revenant sur son attachement à la responsabilité et à la promotion de la légalité. Par conséquent, a appuyé François, «il est très important d’éduquer les gens, surtout les jeunes, à la culture de la légalité !». C’est, pour le Pape, «le moyen de prévenir le cancer de la corruption et d’éradiquer la criminalité, en lui ôtant l’herbe sous ses pieds».

Nul ne sait si, dans notre monde, «les hommes justes sont aussi nombreux ou aussi rares que les perles précieuses» a-t-il encore souligné, souhaitant préciser que les justes «ne sont pas des moralistes qui portent la robe du censeur, mais des justes qui « ont faim et soif de justice »», «des rêveurs qui gardent dans leur cœur le désir d’une fraternité universelle». Un rêve, a conclu François, dont nous avons spécialement besoin aujourd’hui. 

Source: VATICANNEWS, le 3 avril 2023

Marie, comme Jésus est la source de l’humanisme chrétien

© Shutterstock/godongphoto

Marie, comme Jésus est la source de l’humanisme chrétien

L’humanisme chrétien part du Christ, qui révèle l’homme à l’homme.

L’humanisme chrétien part aussi de Marie, qui est un être uniquement humain. Quand nous pensons à Marie, il ne faut pas seulement penser à sa maternité virginale, mais à son engagement dans l’œuvre salvifique de Dieu : sa maternité virginale n’est qu’une forme particulière, éminente et propre à Marie, de l’engagement dans l’œuvre salvifique de Dieu dont elle est le modèle inspirateur pour tout homme.

À l’intérieur de l’humanisme chrétien, le cas particulier des femmes est lui aussi éclairé par la vision de Marie active, énergique et devancière.

Déjà Paul VI disait en 1967 aux femmes africaines (et à travers elles à toutes les femmes) : « À la femme africaine, aujourd’hui, on demande de prendre toujours conscience de sa dignité de personne, de sa mission de mère, de ses droits de participations à la vie sociale et au progrès de l’Afrique nouvelle (..)] L’Église invite les femmes d’Afrique, comme elle invite les femmes de partout et de tous les temps, à se regarder dans la Mère de Dieu, Marie, dont la vie, comme disait saint Ambroise, fut telle qu’elle peut être un modèle pour tous. »(1)

Jean Paul II développa encore bien davantage ce thème dans la lettre apostolique « Mulieris dignitatem » (sur la dignité de la femme) en 1988.

Encyclopédie Mariale

(1) Pape saint Paul VI, Message Africae Terrarum, 1967, § 36.

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

03.04.2024 – SAINT DU JOUR

St Louis Scrosoppi

St Louis Scrosoppi

PRÊTRE ET FONDATEUR († 1884)

Saint Luigi Scrosoppi
Prêtre et fondateur de la Congrégation 
“Sœurs de la Providence”

Luigi Scrosoppi naît le 04 août 1804 à Udine (ville italienne située dans la région Frioul-Vénétie julienne). Son père Domenico était orfèvre, sa mère Antonia était issue d’une famille aisée. Le foyer était très chrétien et très pieux, l’éducation religieuse y tenait une grande place, d’ailleurs, les deux frères, Carlo et Giovanni Battista, de Luigi devinrent prêtres comme lui.

Dans les années 1814-1816, la région du Frioul avait connu de grands désordres climatiques, fragilisant une population pauvre qui avait subi disettes et épidémies. De nombreux orphelins avaient été ainsi laissés à l’abandon après la mort de toute leur famille. Le petit Luigi, voyant la misère des gens qui l’entouraient, décida de consacrer toute sa vie à ces pauvres.

À l’âge de 12 ans il entra au petit séminaire. Et le 31 mars 1827 il reçut lui aussi l’ordination sacerdotale.
Il collabora à l’œuvre entreprise par son frère Carlo, qui venait en aide aux orphelines abandonnées, s’adonnant aux tâches les plus humbles, quêtant dans la rue pour l’éducation des petites filles qu’ils avaient rassemblées. Il consacra tous ses biens à son œuvre, ralliant aussi d’autres prêtres et des professeurs, afin d’éduquer ces enfants pour qu’ils aient une vie digne de ce nom.
C’est ainsi que naquit la Congrégation des “Sœurs de la Providence”, le 1er février 1837, placée sous la protection de saint Gaetano de Thiene (1480-1547), misant sur la tendre providence qui n’abandonne jamais ceux qui se confient à elle.

Tenté par la pauvreté et la fraternité universelle de saint François d’Assise, il suivra pourtant les pas de St Filippo Néri (1515-1595)et, en 1846, devint Oratorien.
Luigi Scrosoppi consacra toute sa vie à son œuvre, formant les jeunes maîtresses, fondant de nombreuses maisons, étant le guide spirituel de tous et de toutes dans la plus grande humilité et l’anonymat le plus total. Non content d’avoir fondé la congrégation des Sœurs de la Providence, Luigi participait à toutes les autres œuvres du diocèse, s’occupait des séminaristes pauvres, et créait un institut de sourds-muets.
Atteint d’une grave maladie de la peau, il mourut dans la nuit du 3 avril 1884, ses dernières paroles furent « Charité, charité ! ».

Quant aux Sœurs de la Providence, elles œuvrent encore aujourd’hui dans diverses parties du monde : au Brésil, en Uruguay, en Afrique, en Inde, en Bolivie, en Roumanie, en Birmanie et bien sûr en Italie.

Déclaré vénérable le 12 juin 1978, par saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978), Luigi Scrosoppi à été béatifié le 04 octobre 1981 et canonisé le 10 juin 2001, à Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005). 
Au cours de la même cérémonie ont été canonisés : Rafqa Pietra Choboq Ar-Rayès, première sainte du Liban ; Bernardo de Corleone (1605-1667), du Tiers-Ordre des capucins ; Agostino Roscelli (1818-1902), prêtre italien du diocèse de Gênes et Teresa Eustochio Verzeri (1801-1852), fondatrice de l’Institut des filles du Sacré-Cœur de Jésus (>>>Homélie du pape Jean-Paul II le 10 juin 2001).

Luigi Scrosoppi a été déclaré protecteur des malades atteints du SIDA.

St Louis Scrosoppi priez pour nous !