Le continent européen demeure le premier continent marial au monde

Statue de la Vierge Marie, Grande Rue, Reyrieux. © CC BY-SA 4.0 /Chabe01

Le continent européen demeure le premier continent marial au monde

Le continent européen, dont les racines chrétiennes plongent dans les tous premiers siècles de l’Histoire depuis l’Incarnation du Christ, a été le premier continent façonné par l’Évangile. On y trouve le plus grand nombre des premiers sanctuaires dédiés à la Vierge Marie, dans le monde. Il n’y a pas une région d’Europe qui ne comporte ses dizaines (ou parfois bien plus) de sanctuaires voués à la Vierge : il est difficile de les dénombrer : chaque nation en possède des milliers, certains très connus, d’autres de renommée simplement locale…

C’est l’Europe qui, au cours de sa longue histoire a fait rayonner la civilisation chrétienne sur la terre entière ; ce sont en effet, jusqu’en l’aube du XXIe siècle, les missionnaires européens qui furent les plus nombreux à s’élancer pour évangéliser l’univers. C’est aussi l’Europe qui a donné à l’Eglise la plupart de ses grands Docteurs marials (notamment St Alphonse de Liguori, St Bernard de Clairvaux et St Louis-Marie Grignion de Montfort).

Bien que tout au long de sa longue histoire l’Europe ait été visitée à bien des reprises par la Vierge Marie, à partir du XVIIIe siècle, ce continent a été le théâtre de très grandes apparitions de la Vierge, de portée mondiale : à Fatima, à Lourdes, à la Chapelle de la Médaille Miraculeuse à Paris, ou à Banneux en Belgique, pour n’en citer que quelques-unes.

Au début du XXe siècle tout particulièrement, ce continent de « vieille chrétienté » a connu l’ère des philosophes du soupçon et de graves guerres fratricides qui ont largement contribué à déchristianiser nombre de ses populations. Mais dès la fin du XXe siècle, un grand renouveau spirituel a été amorcé dans les jeunes générations, notamment sous le pontificat du pape polonais Jean-Paul II, l’un des très grands papes marials de l’histoire de l’Église, qui a confié non seulement son règne, mais toute l’humanité du IIIe millénaire dans lequel nous sommes entrés, à la Vierge Marie, avec cette devise :

« Totus Tuus », c’est-à-dire « Tout à Toi » !

Encyclopédie Mariale

Prions :


Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

09.04.2024 – SAINT DU JOUR

Bx Antoine Pavoni

Bx Antoine Pavoni

PRÊTRE O.P. ET MARTYR († 1374)

Bx Antonio (Antoine) Pavoni
Prêtre o.p. et martyr († 1374)

Antonio Pavoni naît a Savigliano (province de Coni dans la région Piémont, en Italie) en 1325, d’une noble famille.
 Enfant pieux et intelligent, il entre à quinze ans chez les dominicains de Savigliano où il continue ses études. 

Il est ordonné prêtre en 1351 et aussitôt s’engage dans le combat contre l’hérésie des Lombards (Vaudois). En 1364, le Bx Urbain V (Guillaume de Grimoald, 1362-1370) le nomme inquisiteur général pour la Lombardie, la Ligurie et le Piémont (il succède à Pierre Cambiani). Il exerce ce travail difficile et dangereux pour un jeune prêtre, c’est même quasiment une sentence de mort. Sur un territoire comme le Piémont cette charge était très importante : dans les vallées alpines vivaient de nombreuses communautés hérétiques, et leurs rapports avec l’Église catholique étaient assez tendus. Pavoni pense pouvoir résoudre ces luttes avec seulement la parole et le zèle apostolique. 

Il est nécessaire d’argumenter avec des hommes très instruits dans une hérésie subtile. Sa pauvreté de vie était un reproche aux hérétiques. Il vint parmi les pauvres et leur fit voir qu’il était l’un d’eux, ce qui déconfit tant les hérétiques, furieux du succès de sa prédication, qu’ils décidèrent de le tuer. Il le sait, mais continue son œuvre. 

En 1368 il est élu prieur du couvent de Savigliano et fait construire un nouveau couvent, ce qu’il accomplit sans qu’on critique son luxe, critique que les hérétiques sont toujours soucieux de faire contre les constructions catholiques.

Le samedi après Pâques, veille de sa mort, il dit au barbier du village : « Fais-moi beau, car je dois sous peu aller à la noce ». Étonnement du barbier qui n’avait entendu parler d’aucun mariage dans les environs. Il passe la nuit en prière, le matin du 9 avril 1374 il célèbre la messe à Bricherasio, un village près de Turin, et prêche avec vigueur contre l’hérésie. À la sortie, sept hérétiques le poignardent. Sa sépulture à Savigliano fut un lieu de pèlerinage jusqu’en 1827 (divers miracles). Son corps est conservé dans l’église dominicaine de Racconigi (province de Coni).

Antonio Pavoni été béatifié le 4 décembre 1856 par le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878).

Bx Antoine Pavoni priez pour nous !

09.04.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,7b-15. 

Évangile de Jésus-Christ +commentaire : Jean 3,7b-15 - ils vous faut  naître d’en haut. #evangile111

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut.
Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »
Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? »
Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ?
Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage.
Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ?


Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme.


De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942)

carmélite, martyre, copatronne de l’Europe

Poésie Pentecôte 1942 (trad. Malgré la nuit, Ad solem 2002, p. 121)

« Tu ne sais pas d’où il vient ni où il va »

Qui es-tu, douce lumière qui me combles et illumines les ténèbres de mon cœur ? Tu me guides comme la main d’une mère, et si tu me lâchais, je ne pourrais plus faire un seul pas. Tu es l’espace qui enveloppe mon être et l’abrite en toi. Abandonné de toi, il sombrerait dans le gouffre du néant d’où tu l’as tiré pour l’élever vers la lumière. Toi, plus proche de moi que je ne le suis de moi-même, plus intime que le tréfonds de mon âme, et cependant insaisissable et ineffable, au-delà de tout nom, Esprit Saint, Amour éternel ! N’es-tu pas la douce manne qui du cœur du Fils déborde dans le mien, la nourriture des anges et des bienheureux ? Lui qui s’est relevé de la mort à la vie m’a éveillée moi aussi du sommeil de la mort à une vie nouvelle. Et jour après jour il continue de me donner une nouvelle vie, dont un jour la plénitude m’inondera tout entière, vie issue de ta vie, oui, toi-même, Esprit Saint, Vie éternelle !

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 4,32-37. 

La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun.
C’est avec une grande puissance que les Apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et une grâce abondante reposait sur eux tous.
Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence, car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons les vendaient,
et ils apportaient le montant de la vente pour le déposer aux pieds des Apôtres ; puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.
Il y avait un lévite originaire de Chypre, Joseph, surnommé Barnabé par les Apôtres, ce qui se traduit : « homme du réconfort ».
Il vendit un champ qu’il possédait et en apporta l’argent qu’il déposa aux pieds des Apôtres.

Psaume 93(92),1abc.1d-2.5. 

Le Seigneur est roi ;
il s’est vêtu de magnificence
le Seigneur a revêtu sa force.

Et la terre tient bon, inébranlable ;
dès l’origine ton trône tient bon, 
depuis toujours, tu es.

Tes volontés sont vraiment immuables : 
la sainteté emplit ta maison, 
Seigneur, pour la suite des temps.