10.04.2024 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME

Audience générale: la force d’âme, une vertu qui prend au sérieux le défi du mal

Dans sa catéchèse sur les vices et les vertus lors de l’audience générale, le Pape s’est penché mercredi 10 avril sur «la force d’âme, une victoire contre nous-mêmes». Cette vertu fondamentale, selon lui, prend au sérieux le défi du mal dans le monde et «nous fait réagir» face aux guerres, violences, esclavages, oppressions des pauvres, et blessures qui saignent encore, a affirmé François.

Myriam Sandouno – Cité du Vatican

Sur la place Saint-Pierre, où étaient rassemblés ce 10 avril de nombreux fidèles pour l’audience générale, le Saint Père a prononcé sa catéchèse sur la «force d’âme», la troisième des vertus cardinales. Face aux tentations, a-t-il tout d’abord expliqué, la force affermit la résolution de résister et de surmonter les obstacles dans la vie morale. S’appuyant sur la description du Catéchisme de l’Église Catholique, le Pape a ensuite soutenu que «la vertu de force rend capable de vaincre la peur, même de la mort, d’affronter l’épreuve et les persécutions». (n. 1808).

En effet, dans la vertu de la force d’âme, les anciens -tant les philosophes grecs que les théologiens chrétiens- reconnaissaient «un double mouvement, l’un passif, l’autre actif».

«Le premier est orienté vers l’intérieur de nous-même» 

Dans le premier mouvement, «il y a des ennemis intérieurs que nous devons vaincre, qui ont pour nom anxiété, angoisse, peur, culpabilité». Ce sont autant de forces qui «s‘agitent au plus profond de nous-mêmes et qui, dans certaines situations, nous paralysent», a fait remarquer le Pape. Combien de combattants succombent avant même d’avoir commencé le défi? «La force d’âme est avant tout une victoire contre nous-mêmes», a-t-il déclaré. Devant la plupart des «peurs qui surgissent en nous, irréalistes et qui ne se réalisent pas du tout», François a conseillé d’«invoquer l’Esprit Saint et de tout affronter avec une patiente force d’âme». Puis de rassurer de la présence du Seigneur, invitant à lui faire confiance et à chercher sincèrement le bien. «Dans chaque situation, nous pouvons compter sur la providence de Dieu qui nous sert de bouclier et d’armure», a-t-il dit.

Un mouvement plus actif

Aux épreuves intérieures s’ajoutent les ennemis extérieurs, que sont les épreuves de la vie: les persécutions, les difficultés auxquelles l’on ne s’attendait pas et qui surprennent, a poursuivi le Pape. En effet, «nous pouvons essayer de prévoir ce qui va nous arriver, mais la réalité est en grande partie faite d’événements impondérables, et dans cette mer, notre bateau est parfois ballotté par les vagues».

La force d’âme, a-t-il ajouté «fait alors de nous des marins résistants, qui ne se découragent pas». Elle prend «au sérieux le défi du mal» dans le monde, qui pour certains, a fait remarquer le Pape, n’existent pas.

Les blessures du monde

Sur cet aspect, le Pape a invité à promener le regard dans le monde, pour «découvrir les actes néfastes dont nous sommes en partie victimes et en partie protagonistes»: guerres, violences, esclavages, oppression des pauvres, des blessures jamais guéries et qui saignent encore. Devant toutes ces situations tristes, «la vertu de la force nous fait réagir et crier un « non » catégorique à tout cela».

«Dans notre Occident confortable, qui a transformé le chemin de la perfection en un simple développement organique, qui n’a pas besoin de lutter parce que tout lui semble identique, nous ressentons parfois une saine nostalgie des prophètes». Mais, a-t-il indiqué, «Les personnes dérangeantes et visionnaires sont très rares».

Le courage

Pour François, «un chrétien sans courage, qui ne plie pas ses propres forces au bien, qui ne dérange personne, est un chrétien inutile». «Jésus, a-t-il précisé, n’est pas un Dieu diaphane et aseptisé, qui ne connaît pas les émotions humaines». Au contraire, face à la mort de son ami Lazare, il fond en larmes. Le Pape, pour conclure, a ainsi exhorté à redécouvrir dans l’Évangile la force d’âme de Jésus; «apprenons-la du témoignage des saints et des saintes», a invité le Saint-Père.

Source : VATICANNEWS, le 10 avril 2024

La coopération privilégiée de Marie à la Rédemption

Vitrail de l’église Notre-Dame, Port-Sainte-Marie. © CC BY-SA 4.0 / Jacques Mossot

La coopération privilégiée de Marie à la Rédemption

La bienheureuse Vierge, prédestinée de toute éternité, à l’intérieur du dessein d’incarnation du Verbe, pour être la Mère de Dieu, fut sur la terre, en vertu d’une disposition de la Providence divine, la vénérable Mère du divin Rédempteur, généreusement associée à son œuvre à un titre absolument unique, humble servante du Seigneur.

En concevant le Christ, en le mettant au monde, en le nourrissant, en le présentant dans le Temple à son Père, en souffrant avec son Fils qui mourait sur la croix, elle apporta à l’œuvre du Sauveur une coopération absolument sans pareille par son obéissance, sa foi, son espérance, son ardente charité, pour que soit rendue aux âmes la vie surnaturelle.

C’est pourquoi elle est devenue pour nous, dans l’Ordre de la grâce, notre Mère.

Lumen Gentium, 21 novembre 1964, Chapitre VIII §61

Concile Vatican II

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

10.04.2024 – SAINT DU JOUR

St Michel des Saints

St Michel des Saints

TRINITAIRE (+ 1624)

Saint Michel des Saints
Trinitaire déchaussé

Miguel de los Santos naît à Vich, en Catalogne (Espagne), le 29 septembre 1591. Cet enfant de bénédiction méprisa le monde avant de le connaître et dès sa plus tendre jeunesse, il fait le vœu de chasteté perpétuelle.

À l’âge de six ans, pressé du désir de marcher sur les traces des Saints, il courut se cacher dans une caverne. Il s’y livrait à de pieuses méditations sur les souffrances de Notre-Seigneur, lorsqu’il fut découvert et obligé à revenir chez lui. En rentrant sous le toit paternel, Michel ne diminua en rien la sévérité du genre de vie qu’il s’était proposé de suivre. Il jeûnait trois fois la semaine, couchait sur des sarments, n’avait qu’une pierre pour oreiller et prenait fréquemment la discipline. Ses mortifications étaient si rigoureuses qu’on a peine à comprendre comment un âge aussi tendre a pu les supporter.

Michel n’avait que douze ans lorsqu’il prit la ferme résolution d’embrasser l’état religieux. Il se rendit à Barcelone et se présenta chez les Trinitaires qui l’admirent au noviciat. Dès qu’il eut atteint l’âge fixé par les canons de l’Église, il fit ses vœux, le 30 septembre 1607. 

Peu de mois après, il apprit que le bienheureux Jean-Baptiste de la Conception venait d’entreprendre la réforme de l’Ordre de la Sainte Trinité. Il se hâta d’aller se joindre aux fervents religieux qui secondaient le zélé réformateur. Il se distingua bientôt par son ardeur à pratiquer la Règle primitive de l’institut que les réformés observaient dans toute sa rigueur.

Sa fidélité aux moindres observances était si grande que jamais on ne put le trouver en défaut sur aucun point de la Règle. Il ne possédait qu’une seule tunique, ne buvait jamais de vin et passait quelquefois une semaine entière sans prendre aucune nourriture. Il donnait très peu de temps au sommeil, et passait le reste de la nuit dans la contemplation des choses célestes. 

On a écrit qu’il passait des heures et des heures agenouillé devant le Saint-Sacrement à la chapelle et qu’il fut souvent favorisé d’extases et de visions célestes pendant qu’il célébrait les saints mystères. Mais quelles que soient les consolations célestes que saint Michel des Saints goûta dans les exercices de piété, il savait s’en arracher pour remplir les devoirs imposés par la charité. Il passait un temps considérable au confessionnal, dévoué tout entier au service des âmes. 

Aux yeux de tous, de son vivant même, il a paru être un véritable Saint. On l’appelait : « la fleur des Saints », d’où provient sans doute le nom de Michel des Saints que lui connaît la postérité. Son mérite le fit choisir par deux fois pour gouverner des maisons de son Ordre. 

Il est mort âgé de trente-trois ans, le 10 avril 1625.

Miguel de los Santos a été canonisé le 8 juin 1862 par le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878).

Saint Michel des Saints priez pour nous !

10.04.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,16-21. 

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »


Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;
mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire de Nazianze (330-390)

évêque et docteur de l’Église

Hymne 32 ; PG 37, 511-512

Venir à la lumière

Nous te bénissons, Père des lumières, Christ, Verbe de Dieu, splendeur du Père, Lumière de lumière, et source de lumière, Esprit de feu, souffle du Fils comme du Père. Trinité Sainte, lumière indivisée, Tu dissipas les ténèbres pour créer Un monde lumineux, d’ordre et de beauté, Qui porterait ta ressemblance. De raison et sagesse tu éclairas l’homme, L’illuminas du sceau de ton Image, Pour que dans ta lumière, il voie la lumière (Ps 36,10), Et tout entier devienne lumière. Tu fis briller au ciel d’innombrables lumières, Ordonnas au jour et à la nuit De s’entendre à se partager le temps Tour à tour, paisiblement. La nuit met fin au travail du corps fatigué, Le jour appelle aux œuvres que tu aimes, Nous apprend à fuir les ténèbres, à nous hâter Vers ce jour qui n’aura plus de nuit.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 5,17-26. 

En ces jours-là, intervint le grand prêtre, ainsi que tout son entourage, c’est-à-dire le groupe des sadducéens, qui étaient remplis d’une ardeur jalouse pour la Loi.
Ils mirent la main sur les Apôtres et les placèrent publiquement sous bonne garde.
Mais, pendant la nuit, l’ange du Seigneur ouvrit les portes de la prison et les fit sortir. Il leur dit :
« Partez, tenez-vous dans le Temple et là, dites au peuple toutes ces paroles de vie. »
Ils l’écoutèrent ; dès l’aurore, ils entrèrent dans le Temple, et là, ils enseignaient. Alors arriva le grand prêtre, ainsi que son entourage. Ils convoquèrent le Conseil suprême, toute l’assemblée des anciens d’Israël, et ils envoyèrent chercher les Apôtres dans leur cachot.
En arrivant, les gardes ne les trouvèrent pas à la prison. Ils revinrent donc annoncer :
« Nous avons trouvé le cachot parfaitement verrouillé, et les gardes en faction devant les portes ; mais, quand nous avons ouvert, nous n’avons trouvé personne à l’intérieur. »
Ayant entendu ce rapport, le commandant du Temple et les grands prêtres, tout perplexes, se demandaient ce qu’il adviendrait de cette affaire.
Là-dessus, quelqu’un vient leur annoncer : « Les hommes que vous aviez mis en prison, voilà qu’ils se tiennent dans le Temple et enseignent le peuple ! »
Alors, le commandant partit avec son escorte pour les ramener, mais sans violence, parce qu’ils avaient peur d’être lapidés par le peuple.

Psaume 34(33),2-3.4-5.6-7.8-9. 

Je bénirai le Seigneur en tout temps, 
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur : 
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Magnifiez avec moi le Seigneur, 
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond : 
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira, 
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

L’ange du Seigneur campe à l’entour 
pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon ! 
Heureux qui trouve en lui son refuge !