07.05.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,5-11. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?”
Mais, parce que je vous dis cela, la tristesse remplit votre cœur.


Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai.


Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement.
En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi.
En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus.
En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968)

capucin

Chapitre X, n° 319-325 (Paroles de Padre Pio, trad. F. Leroy; Éd. Salvator, 2019; p. 212-214; rev.)

Ne craignez-pas et croyez !

Je vous en prie, restez tranquille et soyez résignés en tout. Jésus est avec vous et il est content de vous. Je ne cesse jamais d’importuner le divin cœur en votre faveur, afin qu’il vous comble d’encore plus de grâces pour soutenir et combattre le bon combat. N’en doutez pas, la victoire viendra et sera vôtre sans aucun doute. Ne vous évertuez pas à chercher Dieu hors de vous, il est avec vous, il est dans vos recherches. Je vous exhorte, pendant la durée de cette épreuve, à agir en conformité à la volonté divine et à imiter Isaac entre les mains d’Abraham, à espérer avec eux contre toute espérance. Ne craignez pas, mon cher père, et croyez-moi, moi qui vous ai parlé de la part de Jésus. Courage, donc, mon cher père. Jésus est avec vous et la victoire vous reviendra en toute certitude. (…) Le printemps n’est-il pas plus beau et plus surprenant, quand l’hiver est rude et tumultueux ? De grâce ! mon bon père, oubliez vos peurs et laissez le médecin divin agir aussi comme un chirurgien. Vivez tranquille pour ce qui concerne votre esprit. Continuez à offrir au Seigneur le sacrifice de votre vie et de tout ce que vous supportez, et Jésus continuera à régner sur votre cœur, en véritable souverain qu’il est. Et pour vous rendre toujours plus digne de la gloire des bienheureux, offrez à Dieu tout que vous supportez cent fois et plus par jour. Tenez-vous lié à lui par une volonté amoureuse.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 16,22-34. 

En ces jours-là, dans la ville de Philippes, la foule se déchaîna contre Paul et Silas. Les magistrats ordonnèrent de leur arracher les vêtements pour leur donner la bastonnade.
Après les avoir roués de coups, on les jeta en prison, en donnant au geôlier la consigne de les surveiller de près.
Pour appliquer cette consigne, il les mit tout au fond de la prison, avec les pieds coincés dans des blocs de bois.
Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les autres détenus les écoutaient.
Tout à coup, il y eut un violent tremblement de terre, qui secoua les fondations de la prison : à l’instant même, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les détenus se détachèrent.
Le geôlier, tiré de son sommeil, vit que les portes de la prison étaient ouvertes ; croyant que les détenus s’étaient évadés, il dégaina son épée et il était sur le point de se donner la mort.
Mais Paul se mit à crier d’une voix forte : « Ne va pas te faire de mal, nous sommes tous là. »
Ayant réclamé de la lumière, le geôlier se précipita et, tout tremblant, se jeta aux pieds de Paul et de Silas.
Puis il les emmena dehors et leur demanda : « Que dois-je faire pour être sauvé, mes seigneurs ? »
Ils lui répondirent : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et toute ta maison. »
Ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui vivaient dans sa maison.
À l’heure même, en pleine nuit, le geôlier les emmena pour laver leurs plaies. Aussitôt, il reçut le baptême avec tous les siens.
Puis il fit monter chez lui Paul et Silas, il fit préparer la table et, avec toute sa maison, il laissa déborder sa joie de croire en Dieu.

Psaume 138(137),1-2a.2bc-3.7c-8. 

De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce : 
tu as entendu les paroles de ma bouche. 
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel, 
tu fis grandir en mon âme la force.

Ta droite me rend vainqueur.
Le Seigneur fait tout pour moi ! 
Seigneur, éternel est ton amour : 
n’arrête pas l’œuvre de tes mains.

En Turquie, le sanctuaire de la Mère de Dieu, Source de vie

Statue de la Vierge Marie au bout du chemin des oliviers, Istanbul. © CC BY-SA 2.0/Dennis Jarvis

En Turquie, le sanctuaire de la Mère de Dieu, Source de vie

Ce sanctuaire marial d’Istanbul (ex Constantinople) remonte au Ve siècle, quand le futur empereur Léon Ier (†474) guida un aveugle égaré et assoiffé. Sur les indications d’une voix céleste, il lui donna à boire une eau boueuse et lui en lava les yeux. Plus tard, une fois devenu empereur, Léon Ier fit construire une église en l’honneur de la Mère de Dieu et voulut l’appeler : « Source de vie »

Au VIe siècle, l’empereur Justinien agrandit cette église, et beaucoup de miracles continuèrent à se produire. Après la chute de Constantinople (1453), le sanctuaire fut saccagé. Il fut reconstruit en 1834 avec une solennelle dédicace. Actuellement, le sanctuaire est fréquenté toute l’année.

L’icône de la fête représente la Vierge Marie dans la position de l’Orante. Elle apparaît avec l’enfant Jésus et une cruche d’eau miraculeuse que les fidèles lui suppliaient de donner.

Les hymnes chantés au sanctuaire établissent le lien entre l’abondance des guérisons physiques et spirituelles et le fait que la Vierge Marie soit la mère de Dieu (la guérison vient de Jésus, qui est de nature divine, Créateur et Rédempteur).

Synthèse F. Breynaert

Encyclopédie Mariale

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

06.05.2024 – SAINT DU JOUR

La Vision de la Vierge Marie (par Zurbaran)

St Pierre Nolasque

PRÊTRE ET FOND. († 1256)

Saint Pierre Nolasque
Prêtre et fondateur de l’Ordre :

« Notre-Dame de la Merci »

Pierre Nolasque naquit d’une illustre famille, près de Carcassonne, en France, à la fin du XIIe siècle (± 1189). Il excella, toute sa vie, dans la pratique de la charité à l’égard du prochain. À peine adolescent il perdit ses parents.

L’hérésie des Albigeois ravageait alors le Midi de la France. Pour s’y soustraire, il vendit son patrimoine, et se retira en Espagne, où il était appelé par le roi Jacques d’Aragon. Il se rendit ensuite à Barcelone, et y consacra toute sa fortune au rachat des captifs enlevés sur mer par les Sarrasins. Mais le sacrifice de ses biens ne suffisait pas à sa charité. Il voulait encore se vendre lui-même pour délivrer ses frères et se charger de leurs chaînes. Une nuit qu’il priait en songeant à la délivrance des captifs, la Sainte Vierge lui apparut et lui recommanda d’établir, en son honneur, un Ordre religieux consacré à cette œuvre de charité. Il s’empressa d’obéir à cet avertissement céleste, d’autant plus que le roi et Raymond de Pennafort avaient reçu en même temps la même révélation. 

Il fonda l’ordre de « Notre-Dame de la Merci » pour la rédemption des captifs. Le caractère particulier de cet ordre, consiste en ce qu’il joignait aux trois vœux ordinaires de religion un quatrième vœu : celui de se livrer en gage aux païens, s’il en était besoin, pour la délivrance des chrétiens.

À cet exemple héroïque de charité il joignait celui de toutes les vertus. Favorisé du don de prophétie, il prédit au roi d’Aragon la conquête du royaume de Valence sur les Maures. Il était soutenu par de fréquentes apparitions de son ange gardien et de la Vierge Mère de Dieu. 

Enfin, accablé par l’âge, le travail et la pénitence, il reçut l’avertissement de sa mort prochaine. Lorsqu’on lui eut administré les derniers sacrements, il exhorta encore ses frères à la charité envers les captifs. Puis, en disant ces paroles : « Le Seigneur a envoyé la rédemption à son peuple », il rendit son âme à Dieu, au milieu de la nuit de Noël, l’an 1256.

Saint Pierre Nolasque priez pour nous !

06.05.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,26-27.16,1-4a. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur.
Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement.
Je vous parle ainsi, pour que vous ne soyez pas scandalisés.
On vous exclura des assemblées. Bien plus, l’heure vient où tous ceux qui vous tueront s’imagineront qu’ils rendent un culte à Dieu.


Ils feront cela, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi.
Eh bien, voici pourquoi je vous dis cela : quand l’heure sera venue, vous vous souviendrez que je vous l’avais dit. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Livre XIII, SC 212 (Morales sur Job, trad. A. Bocognano, éd. du Cerf, 1974 ; p. 261-263)

L’Église en butte aux persécutions

« Et voici que le menteur se lève en face de moi et parle contre moi. » (Jb 16,8 Vg) Aux heures mêmes de sa tranquillité, la sainte Église est en butte au mensonge, car nombreux sont en son sein les esprits qui ne sont plus fidèles à la promesse de l’éternité et qui mentent pourtant en se disant fidèles. Et comme il n’ont pas le courage de contredire ouvertement sa prédication, elle supporte le mensonge non pas face à face, mais, en quelque sorte, derrière son dos. Mais quand a grondé l’heure de la malignité, celui qui maintenant calomnie dans la crainte vient contredire en face : aux paroles de la vraie foi font barrage ses clameurs sans détour. Mais, il faut le savoir, quand nous sommes ainsi en butte aux coups des hommes charnels, c’est moins eux-mêmes qui s’acharnent à vouloir notre mort que l’esprit malin, le prince de leur âme, comme le dit Paul : « Nous avons à lutter corps à corps non pas contre la chair et le sang, mais contre les princes et les puissances, contre les régisseurs de ce monde de ténèbres. » (Ep 6,12) Voilà pourquoi, en parlant ici encore du mensonge, Job peut passer aussitôt au portrait du prince de ce mensonge en transformant ainsi sa phrase : « Il a concentré sa fureur contre moi et en me menaçant il a grincé des dents contre moi. Mon ennemi m’a regardé avec des yeux terribles. » (Jb 16,10 Vg) Que sont tous les injustes ? ne sont-ils pas les membres du diable ? C’est donc lui qui fait par eux tout ce qu’en leur cœur il leur inspire de faire. Or, si maintenant encore il n’a que fureur contre la Sainte Église, sa fureur est dispersée, parce que c’est dans les individus qu’il suscite contre elle des tentations secrètes. Mais le jour où il se déchaînera contre elle dans une persécution ouverte, il concentrera contre elle sa fureur, parce que, pour l’abattre, il bandera tous les efforts de sa volonté.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 16,11-15. 

Avec Paul, de Troas nous avons gagné le large et filé tout droit sur l’île de Samothrace, puis, le lendemain, sur Néapolis,
et ensuite sur Philippes, qui est une cité du premier district de Macédoine et une colonie romaine. Nous avons passé un certain temps dans cette ville
et, le jour du sabbat, nous en avons franchi la porte pour rejoindre le bord de la rivière, où nous pensions trouver un lieu de prière. Nous nous sommes assis, et nous avons parlé aux femmes qui s’étaient réunies.
L’une d’elles nommée Lydie, une négociante en étoffes de pourpre, originaire de la ville de Thyatire, et qui adorait le Dieu unique, écoutait. Le Seigneur lui ouvrit l’esprit pour la rendre attentive à ce que disait Paul.
Quand elle fut baptisée, elle et tous les gens de sa maison, elle nous adressa cette invitation : « Si vous avez reconnu ma foi au Seigneur, venez donc dans ma maison pour y demeurer. » C’est ainsi qu’elle nous a forcé la main.

Psaume 149(148),1-2.3-4.5-6a.9b. 

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
louez-le dans l’assemblée de ses fidèles !
En Israël, joie pour son créateur ; 
dans Sion, allégresse pour son Roi !

Dansez à la louange de son nom, 
jouez pour lui, tambourins et cithares !
Car le Seigneur aime son peuple, 
il donne aux humbles l’éclat de la victoire.

Que les fidèles exultent, glorieux,
criant leur joie à l’heure du triomphe.
Qu’ils proclament les éloges de Dieu,
c’est la fierté de ses fidèles.