05.05.2024 – REGINA CAELI

Regina Cæli: Jésus veut que nous soyons ses amis 

Lors de la prière du Regina Cæli ce dimanche 5 mai, le Pape François a médité sur l’amitié à partir de l’Évangile de Jean. Il a expliqué la «beauté de cette expérience», et a demandé aux fidèles de s’interroger sur leur réponse à la demande d’amitié infaillible du Christ. 

Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican

«Je ne vous appelle plus serviteurs, […] je vous appelle mes amis». Cet extrait de l’Évangile de Jean (15, 15), que propose la liturgie de ce dimanche 5 mai, a été la point de départ de la réflexion du Pape sur l’amitié, devant des milliers de fidèles réunis place Saint-Pierre.

D’abord, François a expliqué que les serviteurs de Dieu sont «des personnes particulières, auxquelles il confie des missions importantes, comme Moïse, le roi David, le prophète Élie, jusqu’à la Vierge Marie».

Mais, ce rôle de serviteurs, de «personnes entre les mains desquelles Dieu dépose ses trésors», n’est pas suffisant pour décrire la relation que Jésus veut avoir chaque personne, a expliqué le Saint-Père. «Il faut plus, quelque chose de plus grand, qui va au-delà des biens et des projets eux-mêmes: il faut l’amitié», a-t-il poursuivi.

«Un véritable ami ne t’abandonne pas»

Le Saint-Père a demandé aux pélerins sur la place Saint-Pierre de prendre un instant pour penser à leurs amis et remercier le Seigneur. Il s’émerveille de la «beauté de cette expérience» aux différentes étapes de la vie. 

“Aux amis, dès l’enfance nous offrons nos jouets et les plus beaux cadeaux; puis, en grandissant, à l’adolescence, nous leur confions nos premiers secrets; jeunes, nous offrons la fidélité; adultes, nous partageons les satisfactions et les inquiétudes; âgés, les souvenirs, les considérations et les silences des longues journées.”

Pour le Pape, l’amitié n’est pas le résultat d’un calcul, ni d’une contrainte mais «elle naît spontanément lorsque nous reconnaissons quelque chose de nous dans l’autre». A l’image de Jésus qui appelle Judas «mon ami», même lorsque celui-ci le trahit dans le jardin des Oliviers, juste avant la Passion, un ami aime toujours. «Un véritable ami ne t’abandonne pas, même lorsque tu commets une erreur: il te corrige, il peut te réprimander, mais il te pardonne et ne t’abandonne pas», a continué François.

La foule place Saint-Pierre pour la prière du Regina Caeli.

La foule place Saint-Pierre pour la prière du Regina Caeli. 

L’amitié de Jésus

Du haut de la fenêtre du Palais apostolique, François a assuré que Jésus nous dit dans l’Évangile, que pour Lui nous sommes des amis: «des personnes chères, au-delà de tout mérite et de toute attente, à qui il tend la main et offre son amour, sa grâce, sa parole; avec qui il partage ce qui lui est le plus cher, tout ce qu’il a entendu du Père».

Pour conclure, il a invité chaque personne à s’interroger sur sa relation avec Jésus: «a-t-il le visage d’un ami ou d’un inconnu? Est-ce que je me sens aimé par Lui comme un être cher? Et quel est le visage de Jésus dont je témoigne aux autres, en particulier à ceux qui font le mal et qui ont besoin de pardon?».

Source : VATICANNEWS, le 5 mai 2024

« Je n’avais jamais rien demandé directement à la Vierge »

© Unsplash/Danny Howe

« Je n’avais jamais rien demandé directement à la Vierge »

À l’âge de 14 ans, Irasema Angel, jeune américaine de Californie, adopte un style de vie rebelle, marqué par le féminisme, l’hédonisme et l’autosuffisance. Cette superficialité l’a conduite à s’éloigner de tous, y compris de sa famille, mais surtout de Dieu et des sacrements.

« Je pensais que j’étais maîtresse de ma vie et que je n’avais de comptes à rendre à personne », dit-elle.

Les années passent ainsi : entre bars et boîtes de nuit, du jeudi au dimanche sans discontinuer. Bientôt, les fêtes deviennent l’occasion de se droguer et de s’adonner à la luxure. « Personne ne m’a éduquée et il était très facile de ne pas me contrôler. Cela m’a rendue esclave de mes passions », dit-elle. « Dans mon cas, je ne savais pas faire la différence entre l’amour et la luxure. Je n’avais ni honte ni pudeur. »

Cette façon de vivre imprégnait de frivolité tous les aspects de sa vie, mais cela a radicalement changé lorsque la Vierge Marie est intervenue dans sa vie !

Durant un long processus personnel au cours duquel Irasema a renoncé à sa vie passée et s’est formée à la foi, elle a commencé à assister à la messe dans une paroisse de San Diego (États-Unis). Là, elle « s’efforce d’accomplir la volonté de Dieu », mais il lui est encore difficile de surmonter certaines situations qui sont enracinées en elle depuis longtemps.

Au moment où sa foi commence à vaciller, une amie l’invite à participer à une danse traditionnelle en l’honneur de Notre Dame de Guadalupe. À chaque réunion, le groupe de danse prie le rosaire avant et après chaque répétition pour se préparer au pèlerinage du 12 décembre, jour de la fête de Notre-Dame de Guadalupe.

Ce jour-là, Irasema fait partie des pèlerins qui vénèrent la Vierge. Elle raconte que pendant le voyage, elle n’a rien ressenti de particulier, mais que lorsqu’elle est entrée dans l’église à la fin de la procession, elle a été submergée de larmes, ce qu’elle ne parvient toujours pas à expliquer. « Je ne savais pas ce qui se passait. Je n’avais jamais rien demandé directement à la Vierge, mais je demandais chaque jour à Dieu ma conversion. C’est alors que la Vierge est venue me délivrer des griffes de Satan », raconte-t-elle. « C’est ainsi que Marie est entrée dans ma vie et que j’ai rompu avec le péché mortel », dit-elle, ajoutant « j’ai commencé à guérir mes blessures. Dieu m’a donné une nouvelle chance. »

Andrés Henríquez, 23 février 2024

Adapté de www.catholicnewsagency.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

05.05.2024 – SAINT DU JOUR

St Nunzio Sulprizio

St Nunzio Sulprizio

ORPHELIN « LE PETIT SAINT BOITEUX »

St Nunzio Sulprizio

 « Le petit saint boiteux »

 (1817-1836)

 

Nunzio Sulprizio naît à Pescosansonesco (Pescara, Italie) le 13 avril 1817, dimanche “in albis”, de Domenico, un pauvre cordonnier, et Rosa Luciani, fileuse ; il est baptisé le jour même. 

Domenico meurt en août 1820, à 26 ans, et Nunzio se retrouve orphelin à l’âge de 3 ans. 

Ouvrier à Naples, et battu par son oncle, il portait une plaie infectée à la jambe. Mais, par sa patience, sa douceur joyeuse, sa présence aux autres, on l’appelait « le petit saint boiteux ».

Il a à peine 19 ans quand, le 5 mai 1836, Nunzio va voir Dieu pour toujours. 

Autour de lui se répand un parfum de roses. Son corps, défait par la maladie, devient singulièrement beau et frais, on l’expose pendant cinq jours.

Dès le 9 juillet 1859, le Bx Pie IX (Giovanni Mastai Ferretti, 1846-1878) reconnaît l’héroïcité de ses vertus et le proclame vénérable.

Le 1er décembre 1963, devant tous les évêques du monde réunis au Concile Vatican II, saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) éleva Nunzio Sulprizio à la gloire des autels, le proposant comme modèle des ouvriers, de tous les jeunes, même ceux d’aujourd’hui :

« Il vous dira que vous, jeunes, pouvez régénérer en vous-mêmes le monde dans lequel la Providence vous a appelés à vivre et qu’il vous appartient à vous, les premiers, de vous consacrer au salut d’une société qui a précisément besoin d’âmes fortes et intrépides. » 

« À vous, travailleurs, disait encore saint Paul VI, ce collègue pauvre et souffrant apporte un message aux nombreux chapitres. Il dit avant tout que l’Église pense à vous, qu’elle vous estime et a confiance en vous, qu’elle voit dans votre condition la dignité de l’homme et du chrétien. Il dit encore combien le travail a souffert et qu’il a encore besoin de protection, d’assistance et d’aide pour être libre et humain et pour permettre à la vie son expansion légitime. […] Nunzio Sulprizio vous dira combien il est injuste de priver la vie du travailleur de son aliment supérieur et de son expression spirituelle qu’est la prière. »

Nunzio a été canonisé le 14 octobre 2018 par le pape François, à Rome.

Pour un approfondissement biographique :

>>> Bx Nunzio Sulprizio – orphelin –

St Nunzio Sulprizio priez pour nous !

05.05.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,9-17. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »
Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.


Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.
Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Cassien (v. 360-435)

fondateur de monastère à Marseille

De la perfection, chap. X ; SC 54 (Conférences VIII-XVII ; trad. E. Pichery, éd. du Cerf, 1958 ; p. 111-112)

La crainte d’amour

Fondé dans la perfection de la charité, on s’élèvera à un degré plus excellent encore et plus sublime, qui est la crainte d’amour. Celle-ci ne naît pas de la frayeur du châtiment ni du désir de la récompense, mais de la grandeur même de l’amour. C’est ce mélange de respect et d’affection attentive qu’un fils a pour un père plein d’indulgence, le frère pour son frère, l’ami pour son ami, l’épouse pour son époux. Elle n’appréhende ni coups ni reproches ; ce qu’elle redoute, c’est de blesser l’amour de la blessure même la plus légère. (…) Ainsi, la distance est considérable entre la crainte à quoi rien ne manque, trésor de la sagesse et de la science, et la crainte imparfaite. Celle-ci n’est que « le commencement de la sagesse » (Ps 110,10) et, impliquant un châtiment, se voit bannir du cœur des parfaits, lorsque survient la plénitude de la charité : car « il n’y a point de crainte dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte. » (1 Jn 4,18) De fait, si le commencement de la sagesse est dans la crainte, où sera sa perfection, si ce n’est dans la charité du Christ, laquelle comprend en soi la crainte de dilection parfaite, et mérite pour ce fait d’être appelée, non plus le commencement, mais le trésor de la sagesse et de la science ? (…) Telle est la crainte des parfaits dont il est dit que fut remplit l’Homme-Dieu, qui n’est pas venu seulement pour nous racheter, mais devait aussi nous donner dans sa personne le type de la perfection et l’exemple des vertus.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 10,25-26.34-35.44-48. 

Comme Pierre arrivait à Césarée chez Corneille, centurion de l’armée romaine, celui-ci vint à sa rencontre, et, tombant à ses pieds, il se prosterna.
Mais Pierre le releva en disant : « Lève-toi. Je ne suis qu’un homme, moi aussi. »
Alors Pierre prit la parole et dit : « En vérité, je le comprends, Dieu est impartial :
il accueille, quelle que soit la nation, celui qui le craint et dont les œuvres sont justes.
Pierre parlait encore quand l’Esprit Saint descendit sur tous ceux qui écoutaient la Parole.
Les croyants qui accompagnaient Pierre, et qui étaient juifs d’origine, furent stupéfaits de voir que, même sur les nations, le don de l’Esprit Saint avait été répandu.
En effet, on les entendait parler en langues et chanter la grandeur de Dieu. Pierre dit alors :
« Quelqu’un peut-il refuser l’eau du baptême à ces gens qui ont reçu l’Esprit Saint tout comme nous ? »
Et il donna l’ordre de les baptiser au nom de Jésus Christ. Alors ils lui demandèrent de rester quelques jours avec eux.

Pierre baptisant le centurion Corneille
Francesco Trevisani, 1709

Psaume 98(97),1.2-3ab.3cd-4. 

Chantez au Seigneur un chant nouveau, 
car il a fait des merveilles ; 
par son bras très saint, par sa main puissante, 
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire 
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière, 
sonnez, chantez, jouez !

Première lettre de saint Jean 4,7-10. 

Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu.
Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour.
Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui.
Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés.