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Quand arrive l’Ascension, Marie voudrait bien rejoindre son Fils…

Quand arrive l’Ascension, Marie voudrait bien rejoindre son Fils…
Quand arrive l’Ascension, Marie voudrait bien rejoindre son Fils…
Pour comprendre les sentiments de Marie à l’Ascension, nous devons comprendre les liens qui l’unissaient à son Fils : ce sont les liens charnels d’une mère pour celui qu’elle a porté, mis au monde, nourri, élevé et qu’elle a vu grandir. Mais pour cette Mère-là s’ajoute le fait qu’elle est restée vierge par amour pour Lui, qu’elle l’a soutenu de ses prières dans sa mission et de sa présence à Capharnaüm, et qu’elle a continué cela dans sa Passion jusqu’au pied de la Croix.
Dans cet esprit, le Père d’Elbée (1892-1982) dit, dans son petit livre « Croire à l’Amour », à recommander à tous, qu’à l’Ascension, la Mère de Dieu voudrait bien partir pour être avec Jésus pour toujours, mais se dit que si sa présence dans l’Église naissante est nécessaire, alors elle consent à rester sur terre ; on peut bien le penser de la Sainte Vierge, puisque nous voyons que ces sentiments seront ensuite ceux de Saint Paul, et encore de Saint Martin. Et de fait la Mère de Jésus guide les disciples de son Fils dans leur prière pour que l’Esprit-Saint promis soit envoyé : c’est le rôle d’une mère que d’apprendre à prier à ses enfants.
Voilà donc l’état d’esprit de Marie le jour où la victoire de son Fils est manifeste aux yeux de ses disciples. (…) Une chose me paraît certaine, c’est qu’il faut prier comme jamais nous ne l’avons fait – et faire pénitence !
En Notre Dame, Père Bernard Pellabeuf
Ancien missionnaire Fidei Donum au Zaire et au Bénin
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
08.05.2024 – SAINT DU JOUR

St Boniface IV
PAPE (67E) DE 608 À 615
Boniface IV est né dans le territoire dit ‘dei Marsi’ (aujourd’hui province de L’Aquila) au sein d’une famille riche ; fils de médecin.
Disciple de Grégoire 1er, comme le souligne son épitaphe, il l’imita allant jusqu’à faire de sa propre maison familiale un monastère.
Devenu pape, il favorisa la vie monastique. Famine, peste et calamités naturelles ont marqué la période de son pontificat. Il entretint de bonnes relations avec les autorités de Constantinople, l’empereur Phokas (602-610) et, ensuite, avec son successeur Héraclius (610-641).
L’empereur Phokas l’autorisa à convertir le Panthéon romain en temple consacré à la Vierge Marie et à tous les martyrs. Boniface le remplit de reliques provenant des catacombes. C’était la première fois qu’on franchissait le pas de transformer un temple païen en église chrétienne à Rome.
Par l’entremise de Mellitus († 624), évêque de Londres, qui se trouvait à Rome au moment du synode romain de 610, Boniface envoya des lettres à Laurent, archevêque de Cantorbéry, au roi Ethelbert de Kent et au peuple anglais.
Saint Colomban (543-615), apôtre d’Irlande, lui écrivit au sujet des célèbres ‘Trois chapitres’ (qui résumaient les thèses monophysites condamnées au concile de Chalcédoine). Cette hérésie continuait à envenimer les rapports entre Églises.
Boniface fut inhumé à Saint-Pierre.
Saint Boniface IV priez pour nous !

08.05.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,12-15.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.
Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)
abbesse bénédictine et docteur de l’Église
Le Livre des Œuvres divines, chap. 6 (in “Hildegarde de Bingen, Prophète et docteur pour le troisième millénaire” ; trad. P. Dumoulin ; Éditions des Béatitudes ; 2012 ; p. 208-209)
L’Esprit conduira nos pas
La puissance divine contient l’intégralité de la sainteté. Elle conforte de tous côtés l’esprit intérieur de l’homme qui s’unit à Dieu. C’est elle qui fait goûter les dons mystiques de l’Esprit Saint à celui qui est sur le point de sombrer dans la torpeur. L’homme s’arrache alors à cette torpeur, se réveille et tend de toutes ses forces vers la justice. Souvent cette opération est un combat pénible pour l’esprit car le corps, même contraint à l’obéissance par la volonté divine, est à peine capable de mener le bien. Trop souvent, il cède aux désirs de la chair, cette chair qui est sa demeure : ainsi l’exhalaison des dons de Dieu se heurte à la résistance de la volonté humaine. Dieu qui m’a créé, qui est Seigneur et qui a tout pouvoir sur moi, est ma force. Sans lui, je suis incapable de quelque bien que ce soit, car c’est lui qui me communique l’esprit de vie, source de ma propre vie, du mouvement qui m’anime, et c’est lui qui m’oriente sur les chemins que je prends : lorsque je l’invoque en vérité, tel un cerf qui désire l’eau vive, lui, Dieu et Seigneur, conduit mes pas avec hâte dans ses commandements. Il me conduira vers les sommets que ses préceptes m’enseignent, il soumettra mes désirs terrestres par sa force victorieuse et, dans la béatitude céleste, je chanterai sans fin ses louanges.

LECTURES :
Livre des Actes des Apôtres 17,15.22-34.18,1.
En ces jours-là, ceux qui escortaient Paul le conduisirent jusqu’à Athènes. Puis ils s’en retournèrent, porteurs d’un message, avec l’ordre, pour Silas et Timothée, de rejoindre Paul le plus tôt possible.
Alors Paul, debout au milieu de l’Aréopage, fit ce discours : « Athéniens, je peux observer que vous êtes, en toutes choses, des hommes particulièrement religieux.
En effet, en me promenant et en observant vos monuments sacrés, j’ai même trouvé un autel avec cette inscription : “Au dieu inconnu.” Or, ce que vous vénérez sans le connaître, voilà ce que, moi, je viens vous annoncer.
Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qu’il contient, lui qui est Seigneur du ciel et de la terre, n’habite pas des sanctuaires faits de main d’homme ;
il n’est pas non plus servi par des mains humaines, comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, le souffle et tout le nécessaire.
À partir d’un seul homme, il a fait tous les peuples pour qu’ils habitent sur toute la surface de la terre, fixant les moments de leur histoire et les limites de leur habitat ;
Dieu les a faits pour qu’ils le cherchent et, si possible, l’atteignent et le trouvent, lui qui, en fait, n’est pas loin de chacun de nous.
Car c’est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l’être. Ainsi l’ont également dit certains de vos poètes : ‘Nous sommes de sa descendance.’
Si donc nous sommes de la descendance de Dieu, nous ne devons pas penser que la divinité est pareille à une statue d’or, d’argent ou de pierre sculptée par l’art et l’imagination de l’homme.
Et voici que Dieu, sans tenir compte des temps où les hommes l’ont ignoré, leur enjoint maintenant de se convertir, tous et partout.
En effet, il a fixé le jour où il va juger la terre avec justice, par un homme qu’il a établi pour cela, quand il l’a accrédité auprès de tous en le ressuscitant d’entre les morts. »
Quand ils entendirent parler de résurrection des morts, les uns se moquaient, et les autres déclarèrent : « Là-dessus nous t’écouterons une autre fois. »
C’est ainsi que Paul, se retirant du milieu d’eux, s’en alla.
Cependant quelques hommes s’attachèrent à lui et devinrent croyants. Parmi eux, il y avait Denys, membre de l’Aréopage, et une femme nommée Damaris, ainsi que d’autres avec eux.
Après cela, Paul s’éloigna d’Athènes et se rendit à Corinthe.

Psaume 148(147),1-2.11-12.13.14b.
Louez le Seigneur du haut des cieux,
louez-le dans les hauteurs.
Vous, tous ses anges, louez-le,
louez-le, tous les univers.
Les rois de la terre et tous les peuples,
les princes et tous les juges de la terre ;
tous les jeunes gens et jeunes filles,
les vieillards comme les enfants.
Qu’ils louent le nom du Seigneur,
le seul au-dessus de tout nom ;
sur le ciel et sur la terre, sa splendeur :
louange de tous ses fidèles !

07.05.2024 – MESSE À SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS
07.05.2024 – CHAPELET À LOURDES
07.05.2024 – MESSE À LOURDES
07.05.2024 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Marathonien, il court pour Marie

Marathonien, il court pour Marie
Il ne s’agit pas d’un coup d’essai pour ce marathonien de la foi. À 78 ans, Ulderico Lambertucci, Italien, se lance dans ce qu’il appelle son « merci à Marie ». Il veut dédier ce pèlerinage pas comme les autres à la Vierge Marie pour la remercier de l’« avoir toujours accompagné et soutenu ». Parti le 24 février de Lorette, il a rejoint Lourdes le 24 mars 2024, dimanche des rameaux, en courant, par des étapes d’environ 60 kilomètres par jour.
Un défi qui semble hors du commun mais qu’Ulderico Lambertucci a déjà réalisé en 2002. Soutenu par l’association sportive amateur ColleMar-athon de Fano, il a profité des différentes étapes pour apporter un message de foi et de paix, en visitant les principaux sanctuaires marials sur son chemin.
Ce passionné de course à pied découvre cette vocation sportive sur le tard. Ce n’est qu’en 1995 qu’il débute sa prolifique carrière de coureur. En 2000, il inscrit son nom dans le Guinness book en bouclant 46 marathons en une seule année !
Habitué aux longues courses, cet ancien maçon puis entrepreneur en bâtiment n’a pas froid aux yeux, et tient à associer sa foi à sa pratique sportive intense. En 2006, il relie Macerata en Italie à Pékin en Chine, en hommage au prêtre missionnaire du XVIe siècle Matteo Ricci. Un périple de plus de 12 000 kilomètres. En 2008, Ulderico Lambertucci réunit les deux villes saintes, Rome et Jérusalem, afin de délivrer un message de paix, encouragé par le Pape Benoît XVI. Quatre ans plus tard, l’insatiable coureur traverse les États-Unis et court plus de 4 600 kilomètres entre San Francisco et New York.
Sa dévotion à la Vierge Marie se révèle aussi par ces pèlerinages en course à pied. Après Lorette-Lourdes en 2002, il parcourt les quelque 3 000 kilomètres entre les sanctuaires de Fátima et de Lorette via Saint-Jacques-de-Compostelle l’année suivante. En 2004, il relie Rome et le sanctuaire de la Vierge noire de Czestochowa en Pologne, en plus 1900 kilomètres.
À bientôt 80 ans, Ulderico Lambertucci a rechaussé ses baskets pour vivre un chemin de Carême hors du commun.
Adapté de : www.vaticannews.va
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
07.05.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Rose Venerini
VIERGE ET FOND. († 1728)
Sainte Rosa Venerini
Vierge et fondatrice des
« Maestre Pie Venerini » ou Pieuses Maîtresses)
Rosa Venerini naît le 9 février 1656 à Viterbe (Latium, Italie). Ses parents, Goffredo Venerini et Marzia Zampechetti ont eu trois autres enfants, Domenico, Maria Maddalena et Orazio. Son père était médecin, originaire de Castelleone di Suasa dans la Province d’Ancône ; il exerça à Viterbe.
Petite fille, elle était déjà douée d’une grande sensibilité et d’une fine intelligence ; son éducation chrétienne développa en elle de grandes qualités de cœur et de fermes principes religieux. À l’âge de 7 ans, elle fit vœu de se consacrer à Dieu.
Durant son adolescence, elle fut en proie à de nombreux conflits intérieurs, entre les attractions du monde et sa promesse, mais elle dépassa ses crises par la prière et les mortifications.
Arrivée à l’âge de 20 ans, Rosa s’interrogeait : pour les femmes, à cette époque, il n’y avait que le mariage ou le couvent. Elle se sentait appelée au service de l’Église, mais ne parvenait pas encore clairement à déterminer sa vocation.
À la fin de 1676, en accord avec ses parents, elle rejoignit le monastère dominicain de Sainte-Catherine à Viterbe où elle espérait prononcer ses vœux. Mais la mort prématurée de son père l’obligea à retourner chez elle pour rester auprès de sa mère dont la santé était fragile. Après le décès prématuré de son frère Dominique, la mort de sa mère, et le mariage de sa sœur, en mai 1684 elle a commencé à rassembler des enfants et leurs mamans dans sa maison pour la récitation du Rosaire. C’est à cette époque qu’elle réalisa la pauvreté culturelle, morale et spirituelle des femmes de son temps, et qu’elle envisagea la création d’écoles qui offriraient une formation chrétienne satisfaisante à toutes ces personnes.
Le 30 août 1685, avec l’approbation de l’évêque de Viterbe, le card. Urbano Sacchetti, et avec la collaboration de deux compagnes, Gerolama Coluzzelli et Porzia Bacci, Rosa laissa la maison paternelle pour fonder une première école, projetée selon le plan original qu’elle avait mûri dans la prière et dans la recherche de la volonté de Dieu.
Sans grandes prétentions, Rosa avait ouvert la « première école publique féminine en Italie ». Les débuts étaient modestes et humbles, mais la portée était prophétique : la promotion humaine et l’élévation spirituelle des femmes étaient une réalité qui ne devait pas tarder à avoir l’approbation des Autorités religieuses et civiles.
Le cardinal Marc Antoine Barbarigo, évêque de Montefiascone, comprit le caractère génial du projet de Viterbe et appela Rose dans son Diocèse. La fondatrice, toujours prête à se sacrifier pour la gloire de Dieu, répondit positivement à l’invitation : de 1692 à 1694, elle ouvrit une dizaine d’écoles à Montefiascone et dans les zones qui sont aux alentours du lac de Bolsena.
Après l’ouverture des écoles de Viterbe et de Montefiascone, d’autres écoles furent créées dans la province du Latium.
Le 8 décembre 1713, avec l’aide de l’Abbé Degli Atti, grand ami de la famille Venerini, Rosa ouvrit une école au centre de Rome.
Le 24 octobre 1716, elle eut la visite du pape Clément XI (Giovanni Francesco Albani, 1700-1721) qui, accompagné par huit cardinaux, voulut assister aux leçons. Émerveillé et satisfait, il s’adressa en fin de matinée à la fondatrice : « Madame Rosa, vous faites ce que nous n’arrivons pas à faire, nous vous remercions, car avec ces écoles, vous sanctifierez Rome ».
Au soir du 7 mai 1728, Rosa Venerini mourut saintement dans la maison de Saint-Marc à Rome. Elle avait ouvert plus de 40 écoles.
Rosa Venerini a été béatifiée le 4 mai 1952 par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et canonisée, le 15 octobre 2006, par le pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013).
Pour un approfondissement biographique :
Ste Rose Venerini priez pour nous !
