Y a-t-il quelque chose de bon qui puisse venir d’Hollywood ?

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Y a-t-il quelque chose de bon qui puisse venir d’Hollywood ?

Michael Forbes, un ancien séminariste qui a grandi à deux pas d’Hollywood et qui a été le cerveau créatif de la plateforme de vente en ligne shopping.com (le précurseur d’Amazon), s’est souvent posé la question, faisant écho à l’apôtre Barthélemy : « Est-ce que quelque chose de bon peut venir d’Hollywood ? »

La vie de Michael est un scénario de film en soi. Après avoir quitté le séminaire et s’être marié, lui et sa défunte épouse Mary Jane, décédée subitement d’un accident vasculaire cérébral en 2018 à l’âge de 53 ans, ont eu six enfants au cours de leurs 25 années de mariage. Et cinq de leurs enfants étaient atteints d’hémophilie, une grave maladie de la coagulation sanguine. « Il m’a fallu beaucoup de temps pour faire mon deuil. Dans ce contexte, je me suis dit que si je n’arrivais plus à prier pour moi-même, je pourrais me forcer à le faire pour les autres. J’ai décidé alors de faire les choses en grand ».

Ayant grandi à proximité de nombreux studios hollywoodiens, Michael s’est senti poussé à lutter contre le dénigrement ostensible de la famille par l’industrie du cinéma. « Je me suis dit : « Pourquoi ne pas prier pour que tous les chefs d’entreprise d’Hollywood changent de vision ? Parce qu’il y a tellement de saletés qui se déversent depuis cette ville en particulier », at-il déclaré.

Chaque semaine, Forbes et quelques amis partageant ses idées se sont lancés dans des « safaris du rosaire », tentant de changer les cœurs en priant sur le trottoir devant l’entrée principale de chaque grand studio ainsi que devant les bureaux des plus grands producteurs de pornographie au monde.

« Juste en face de Family Theater Productions (un producteur confessionnel de films, d’émissions de télévision, de programmes radiophoniques et de médias sociaux) se trouve le plus célèbre club de gentlemen du monde », a déclaré M. Forbes. « Bien sûr, ils  sont tout sauf des gentlemen. Des femmes y entrent et en sortent, utilisées puis jetées. Il y a des cliniques d’avortement un peu partout, où on les amène ensuite », dit-il. « Nous prions devant toutes les cliniques d’avortement, alors que beaucoup de gens préfèrent détourner la tête. »

Michael a décidé de lancer sa propre croisade du rosaire sur Zoom, réunissant des centaines de personnes à travers le monde pour prier le rosaire deux fois par semaine.

Mary’s Town Productions(marystownproductions.com) (1), est un mouvement de prière pour convertir l’industrie du film. Le nom « Mary’s Town » est tiré du nom espagnol original de la ville de Los Angeles : El Pueblo de la Reyna de los Angeles (la ville de la Reine des Anges).

Y a-t-il quelque chose de bon qui puisse venir d’Hollywood ? Depuis 2019, des milliers de chapelets, et ce n’est qu’un début !

Peter Finney Jr, 16 février 2024

Clarion Herald

Le rosaire de Mary’s Town est récité les lundis à 21 heures et les jeudis à 11 heures CST sur Zoom. Pour y participer, envoyez un courriel à Michael Forbes à l’adresse ogdenmforbes@live.com, et il vous enverra un lien pour le prochain chapelet.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Ascension: l’Année Sainte 2025 proclamée par François

Ascension: l’Année Sainte 2025 proclamée par François

«Le Christ est monté au ciel et porte dans le cœur de Dieu notre humanité pleine d’attentes et de questions, pour nous donner la confiance sereine que là où il est, nous serons unis dans la même gloire». Le Pape François l’a souligné ce jeudi 9 mai qui marque la célébration de l’Ascension du Seigneur, qui «n’est pas un éloignement de nous, mais l’accomplissement de sa mission», a-t-il affirmé.

Myriam Sandouno – Cité du Vatican

À l’occasion de la solennité de l’Ascension du Seigneur, le Saint-Père a présidé jeudi 9 mai à 17h30, les secondes vêpres avec la remise et la lecture de Bulle d’indiction du Jubilé 2025. Dans la basilique Saint-Pierre de Rome, François a prononcé son homélie mettant l’accent sur l’espérance, dans un monde plein de désespoir, d’individualisme, d’injustice, et déchiré par les guerres faisant énormément de victimes.

Ce monde a encore besoin aujourd’hui de mettre Jésus au centre de tout, qui, monté au ciel, a englouti la mort pour que «nous devenions héritiers de la vie éternelle» (cf. 1 P 3, 22). Le Christ dans son amour et sa bonté est descendu jusqu’aux profondeurs de la terre «pour que le Ciel s’ouvre au-dessus de nous, pour nous faire monter jusqu’au Père, et nous élever».

«Notre humanité dans le cœur de Dieu»

 L’Ascension du Seigneur fait ainsi comprendre que Jésus monté au ciel, «porte dans le cœur de Dieu notre humanité pleine d’attentes et de questions», a déclaré le Pape, «pour nous donner la confiance sereine que là où il est, tête et premier-né, nous aussi, ses membres, nous serons unis dans la même gloire». «C’est le fondement de notre espérance», a-t-il souligné, enracinée dans le «Christ mort et ressuscité, que nous voulons célébrer, accueillir et annoncer au monde entier au cours du prochain Jubilé» 2025, avec pour thème «Pèlerins de l’espérance».

Le pouvoir de l’espérance  

En cette fête de l’Ascension du Seigneur, célébrée quarante jours après Pâques, François fait émerger la force de l’espérance qui «soutient le chemin de notre vie même quand il est éprouvant; ouvre devant nous les voies de l’avenir quand la résignation et le pessimisme voudraient nous retenir prisonniers»; fait voir le bien possible quand le mal semble l’emporter; insuffle la sérénité quand le cœur est alourdi par l’échec et le péché; fait rêver d’une humanité nouvelle et, a-t-il ajouté, «nous rend courageux dans la construction d’un monde fraternel et pacifique quand cela ne semble pas valoir la peine de s’y engager».

Chanter l’espérance dans une société souffrante

En préparation du Jubilé à venir avec l’Année de la prière, l’évêque de Rome a invité les fidèles catholiques en cette solennité de l’Ascension à «élever nos cœurs vers le Christ, pour devenir des chanteurs d’espérance dans un monde marqué par trop de désespoir».

“Avec nos gestes, avec nos paroles, avec la patience de semer un peu de beauté et de bonté partout où nous sommes, nous voulons chanter l’espérance, pour que sa mélodie fasse vibrer les cordes de l’humanité. ”

Observant la société actuelle, le Pape a fait remarquer un besoin pressant d’espérance. «Incapable de regarder vers l’avenir, notre époque qui se traîne parfois avec lassitude dans la grisaille de l’individualisme et de la facilité en a besoin», a lancé le Pape, égrenant une liste de maux qui affecte le monde d’aujourd’hui: une création gravement blessée et défigurée par les égoïsmes humains; les peuples et les nations face à des lendemains remplis de craintes et de peurs, alors que les injustices se poursuivent avec arrogance, que les pauvres sont rejetés, que les guerres sèment la mort, que les derniers restent encore à la traîne et que le rêve d’un monde fraternel risque d’apparaître comme un mirage. Les jeunes souvent désorientés mais désireux de vivre pleinement ont aussi besoin d’espérance, ainsi que les personnes âgées que la culture de l’efficacité et du rejet ne sait plus respecter et écouter. François a également eu une pensée pour les malades et tous ceux qui sont blessés dans leur corps et dans leur esprit, «qui peuvent être soulagés par notre proximité et notre attention».

La grâce de redécouvrir l’espérance avec Jésus monté au ciel

Parlant de l’Église ayant également besoin de l’espérance, François a invité à «ne jamais oublier qu’elle est l’Épouse du Christ», aimée d’un «amour éternel et fidèle», appelée à «garder la lumière de l’Évangile», envoyée pour «transmettre à tous le feu que Jésus a apporté» et allumé dans le monde une fois pour toutes. «Chacun de nous a besoin d’espérance», a insisté François.

Et si «tout, à l’intérieur et à l’extérieur de nous, implore l’espérance et cherche, même sans le savoir, la proximité de Dieu», le Pape, pour conclure, a prié pour que le Seigneur ressuscité et monté au ciel «nous donne la grâce de redécouvrir l’espérance, d’annoncer l’espérance, de construire l’espérance».

Source : VATICANNEWS, le 9 mai 2024

10.05.2024 – SAINT DU JOUR

St Jean d'Avila

St Jean d’Avila

PRÊTRE ET DOCTEUR DE L’ÉGLISE († 1569)

Jean d’Avila naît le 6 janvier 1499 à Almodóvar del Campo, près de Tolède, dans une noble famille. 

Il commença à étudier le droit à Salamanque, mais il passa rapidement à l’université d’Alcala de Henares où il obtint des diplômes en théologie et philosophie. Il demeura orphelin quand il était encore étudiant. Ordonné prêtre, il célébra en 1525 sa première messe dans l’église où étaient enterrés ses parents et il distribua sa part d’héritage aux pauvres.

En 1527 il projeta de partir pour le Mexique comme missionnaire, mais son zèle et son habilité d’orateur furent signalés à l’évêque de Séville qui le chargea d’organiser des missions populaires dans toute l’Andalousie pour raviver la foi sur ses terres. Sa notoriété d’orateur s’étendit rapidement auprès de toutes les couches sociales de la population jusqu’à devenir légendaire. Il fut également chargé de prononcer le sermon à l’occasion des funérailles de la reine Isabelle de Portugal, femme de Charles Quint, empereur du Saint-Empire romain germanique, qui eurent lieu le 17 mai 1538. C’est son homélie, prononcée pour les obsèques d’Isabelle de Portugal, qui a provoqué la conversion de saint François Borgia ; celui-ci abandonna la charge de vice-roi de Catalogne pour devenir membre de la Compagnie de Jésus. 

Ami de saint Ignace de Loyola, il favorisa le développement et la diffusion des Jésuites en Espagne ; il soutint sainte Thérèse d’Avila dans son œuvre de réforme de l’ordre des carmélites et saint Jean de Dieu pour la fondation de l’ordre hospitalier. 

Il a été l’auteur de nombreuses œuvres à caractère de dévotion parmi lesquelles L’Épistolaire spirituelle et Audi filia, qui eurent un succès extraordinaire dans la seconde moitié du XVIIe siècle et qui furent traduits et diffusés dans toute l’Europe.

Il meurt le 10 mai 1569 à Montilla, dans la province de Cordoue. 

Jean d’Avila a été béatifié, le 4 avril 1894, par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) et canonisé, le 31 mai 1970, par saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978). 

Le pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013) a proclamé, dimanche 7 octobre 2012, saint Jean d’Avila et sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179) docteurs de l’Église. 

Pour un approfondissement :

>>> Vie et œuvres de saint Jean d’Avila

Saint Jean d’Avila priez pour nous !

10.05.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,20-23a. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie.

La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde.
Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera.
En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Maxime le Confesseur (v. 580-662)

moine et théologien

Centurie sur la théologie VI, n° 7-8 (Philocalie des Pères neptiques ; trad. J. Touraille, éd. DDB-Lattès)

« Votre peine se changera en joie » (Gv 16,20)

Dès lors que le plaisir des sens suscite l’affliction, c’est-à-dire la peine de l’âme (car les deux sont l’un pour l’autre la même chose), le plaisir de l’âme engendre naturellement l’affliction, c’est-à-dire la peine des sens. Celui qui recherche la vie qu’il espère, la vie de notre Dieu et Sauveur Jésus Christ, par la résurrection des morts, dans l’héritage gardé aux cieux hors de toute corruption, de toute souillure et de toute flétrissure ( cf. 1 P 1,4), a dans l’âme une réjouissance et une joie ineffable : il est continuellement radieux, illuminé par l’espérance des biens à venir, mais il a dans la chair et dans les sens une affliction, les peines qui lui viennent des tentations de toutes sortes et les souffrances qu’elle lui infligent. Car le plaisir et la peine accompagnent toute vertu. La peine de la chair, quand celle-ci est privée des sens agréables et lisses. Et le plaisir de l’âme, quand celle-ci se réjouit dans les délices des raisons en esprit, pures de toute chose sensible. Il faut que durant la vie présente l’intelligence, maintenant affligée dans la chair – c’est ce que je pense – à cause des nombreuses peines des épreuves qui lui arrivent pour la vertu, se réjouisse toujours dans l’âme et soit comblée de plaisir à cause de l’espérance des biens éternels, quand bien même en elle les sens seraient accablés. « Car les souffrances du temps présent ne peuvent se comparer à la gloire à venir, qui doit se révéler en nous » (Rm 8,18), dit l’Apôtre divin.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 18,9-18. 

À Corinthe, une nuit, le Seigneur dit à Paul dans une vision : « Sois sans crainte : parle, ne garde pas le silence.
Je suis avec toi, et personne ne s’en prendra à toi pour te maltraiter, car dans cette ville j’ai pour moi un peuple nombreux. »
Paul y séjourna un an et demi et il leur enseignait la parole de Dieu.
Sous le proconsulat de Gallion en Grèce, les Juifs, unanimes, se dressèrent contre Paul et l’amenèrent devant le tribunal,
en disant : « La manière dont cet individu incite les gens à adorer le Dieu unique est contraire à la loi. »
Au moment où Paul allait ouvrir la bouche, Gallion déclara aux Juifs : « S’il s’agissait d’un délit ou d’un méfait grave, je recevrais votre plainte à vous, Juifs, comme il se doit.
Mais s’il s’agit de débats sur des mots, sur des noms et sur la Loi qui vous est propre, cela vous regarde. Être juge en ces affaires, moi je m’y refuse. »
Et il les chassa du tribunal.
Tous alors se saisirent de Sosthène, chef de synagogue, et se mirent à le frapper devant le tribunal, tandis que Gallion restait complètement indifférent.
Paul demeura encore assez longtemps à Corinthe. Puis il fit ses adieux aux frères et s’embarqua pour la Syrie, accompagné de Priscille et d’Aquila. À Cencrées, il s’était fait raser la tête, car le vœu qui le liait avait pris fin.

Psaume 47(46),2-3.4-5.6-7. 

Tous les peuples, battez des mains, 
acclamez Dieu par vos cris de joie !
Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable, 
le grand roi sur toute la terre.

Celui qui nous soumet des nations, 
qui tient des peuples sous nos pieds ;
il choisit pour nous l’héritage, 
fierté de Jacob, son bien-aimé.

Dieu s’élève parmi les ovations,
le Seigneur, aux éclats du cor.
Sonnez pour notre Dieu, 
sonnez, sonnez pour notre roi, sonnez !

09.05.2024 – Jubile2025 Remise et lecture de la Bulle d’indiction et vêpres avec le Pape – Ascension 2024

Spes non confundit: la bulle d’indiction du Jubilé exhorte à l’espérance

Dans la bulle d’indiction pour l’Année Sainte 2025, le Pape lance un appel en faveur des prisonniers, des migrants, des malades, des personnes âgées et des jeunes sous l’emprise de la drogue et de la transgression. Le Souverain pontife annonce qu’il ouvrira une Porte Sainte dans les prisons, demande la remise de la dette des pays pauvres, une relance de la natalité, l’accueil des migrants et le respect de la Création. Il espère la création d’un fonds pour l’abolition de la faim dans le monde.

Salvatore Cernuzio – Cité du Vatican

Le Pape invoque l’espérance comme don pour le Jubilé 2025 dans un monde marqué par le fracas des armes, la mort, la destruction, la haine du prochain, la faim, la «dette écologique» et la dénatalité. L’espérance est le baume que François veut répandre sur les plaies d’une humanité opprimée par la «brutalité de la violence» ou en proie à une croissance exponentielle de la pauvreté.

Spes non confundit, l’espérance ne déçoit pas, est le titre de la Bulle d’indiction du Jubilé ordinaire délivrée ce jeudi 9 mai par le Pape aux Églises des cinq continents lors des deuxièmes vêpres de la solennité de l’Ascension. La bulle, divisée en 25 points, contient des supplications, des propositions, des appels pour les prisonniers, les malades, les personnes âgées, les pauvres, les jeunes, et annonce les nouveautés d’une Année Sainte qui aura pour thème «Pèlerins de l’espérance».

Une date commune pour Pâques

Dans sa bulle, le Pape rappelle deux anniversaires importants: la célébration en 2033 du bimillénaire de la Rédemption et le 1700e anniversaire du premier grand concile œcuménique de Nicée, qui, entre autres thèmes à son ordre du jour, a également traité de la date de Pâques. Aujourd’hui encore, des «positions divergentes» empêchent de célébrer le même jour «l’événement fondateur de la foi»,souligne-t-il, rappelant que toutefois, «par un concours de circonstances providentiel, cela aura précisément lieu en 2025» (17).

«Cela doit être un appel à tous les chrétiens d’Orient et d’Occident pour qu’ils fassent un pas décisif vers l’unité autour d’une date commune de Pâques»

L’ouverture de la Porte Sainte

Au milieu de ces «grandes étapes»,le Pape décrète que la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre sera ouverte le 24 décembre 2024. Le dimanche suivant, le 29 décembre, le Souverain pontife ouvrira la Porte Sainte de la basilique Saint-Jean-de-Latran, cathédrale de Rome, avant, le 1er janvier 2025, solennité de Marie Mère de Dieu, d’ouvrir celle de Sainte-Marie-Majeure et le 5 janvier la Porte Sainte de Saint-Paul-hors-les-Murs. Les trois portes seront fermées le dimanche 28 décembre 2025 et le Jubilé se terminera par la fermeture de la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre le 6 janvier 2026 (6).

Signes des temps

Le souhait de François est que «le premier signe d’espérance» du Jubilé puisse se «traduire par la paix pour le monde plongé, une fois encore, dans la tragédie de la guerre».

«Oublieuse des drames du passé, l’humanité est soumise à une nouvelle et difficile épreuve qui voit nombre de populations opprimées par la brutalité de la violence. Que ces peuples n’ont-ils pas enduré? Comment est-il possible que leur appel désespéré à l’aide ne pousse pas les responsables des nations à vouloir mettre fin aux trop nombreux conflits régionaux, conscients des conséquences qui peuvent en découler au niveau mondial? Est-ce trop rêver que les armes se taisent et cessent d’apporter mort et destruction?» (8).

Les Vêpres et la Bulle d’indiction du Jubilé – les temps forts

Relance de la natalité

Le Pape observe avec inquiétude la «baisse préoccupante de la natalité»dans différents pays et pour diverses raisons: «rythmes de vie frénétiques», «craintes concernant l’avenir», «manque de garanties professionnelles et de protections sociales adéquates», «modèles sociaux» dans lesquels prévaut la recherche du profit et non de la relation. Pour le Pape, il est «urgent»que les croyants et la société civile apportent un «soutien convaincu»,le «désir des jeunes d’engendrer de nouveaux enfants» afin que l’avenir soit «marqué par le sourire de nombre d’enfants qui viendront remplir de trop nombreux berceaux vides» (9).

Pour les prisonniers: respect, dignité, abolition de la peine capitale

François demande ensuite des «signes tangibles d’espérance» pour les prisonniers. Il propose aux gouvernements des «formes d’amnistie ou de remise de peine», ainsi que des «parcours de réinsertion dans la communauté». Surtout, le Pape appelle à «des conditions dignes pour ceux qui sont emprisonnés», au «respect des droits humains» et à «l’abolition de la peine de mort» (10). Pour offrir aux détenus un signe concret de proximité, le Souverain pontife ouvrira lui-même une Porte Sainte dans une prison.

Ne décevoir ni les malades, ni les jeunes

Des signes d’espérance seront également offerts aux malades, à domicile ou à l’hôpital: «Le soin envers eux est un hymne à la dignité humaine» (11). L’espérance est également nécessaire aux jeunes qui voient si souvent «leurs rêves s’effondrer».

«L’illusion des drogues, le risque de la transgression et la recherche de l’éphémère créent, plus en eux que chez d’autres, des confusions et cachent la beauté et le sens de la vie, les faisant glisser dans des abîmes obscurs et les poussent à accomplir des gestes autodestructeurs» (12). «Nous ne pouvons pas décevoir», déclare François.

Non aux préjugés et aux fermetures à l’égard des migrants

Le Pape demande à nouveau que les attentes des migrants «ne soient pas contrariées par des préjugés et des fermetures». «De nombreuses personnes exilées, déplacées et réfugiées sont obligées de fuir en raison d’événements internationaux controversés pour éviter les guerres, les violences et les discriminations. La sécurité ainsi que l’accès au travail et à l’instruction doivent leur être garantis, éléments nécessaires à leur insertion dans leur nouveau contexte social» (13).

Le scandale de la pauvreté

Le Pape n’oublie pas, dans la Bulle, les nombreuses personnes âgées qui connaissent la solitude et l’abandon. Il n’oublie pas non plus les «milliards» de pauvres qui «manquent souvent du nécessaire pour vivre». Ils «souffrent de l’exclusion et de l’indifférence de beaucoup». «Il est scandaleux»,selon François, que les pauvres constituent la majorité de la population d’un monde «doté d’énormes ressources largement consacrées aux armements» (15). Il appelle ensuite à un élan de générosité de la part des riches et renouvelle son appel à la création d’un «Fonds mondial […] en vue d’éradiquer une bonne fois pour toutes la faim» avec l’argent des dépenses militaires (16).

Remise de la dette des pays pauvres

Une autre invitation sincère est adressée aux nations les plus riches pour qu’elles «se décident à remettre les dettes des pays qui ne pourront jamais les rembourser».«C’est plus une question de justice»,écrit le Pape François, «aggravée aujourd’hui par une nouvelle forme d’iniquité», comme la «dette écologique», en particulier entre le Nord et le Sud (16).

Le témoignage des martyrs

Dans la bulle du Jubilé, le Pape invite à regarder le témoignage des martyrs, appartenant aux différentes traditions chrétiennes, et exprime le désir qu’au cours de l’Année Sainte «une célébration œcuménique […] soit mise en évidence» (20).

L’importance de la confession et des Missionnaires de la Miséricorde

François parle ensuite du sacrement de la pénitence et annonce la poursuite du service des Missionnaires de la Miséricorde, mis en place lors du Jubilé extraordinaire. Il demande aux évêques de les envoyer là où «l’espérance est mise à rude épreuve» ou là où «la dignité de la personne est bafouée» (23).

L’invitation aux Églises orientales et orthodoxes

L’évêque de Rome adresse «une invitation particulière» aux fidèles des Églises orientales qui «ont tant souffert -souvent jusqu’à la mort- en raison de leur fidélité au Christ et à l’Église». Ces frères «doivent se sentir particulièrement les bienvenus dans cette Rome qui est aussi leur Mère». Une pensée va également aux frères et sœurs orthodoxes qui vivent déjà «le pèlerinage de la Via Crucis», contraints de quitter leur pays à cause de la violence et de l’instabilité.

Halte de prière dans les sanctuaires mariaux

François invite également les pèlerins qui viendront à Rome à prier dans les sanctuaires mariaux pour invoquer la protection de Marie, afin de «faire l’expérience de la proximité de la plus affectueuse des mamans qui n’abandonne jamais ses enfants»(24).

Source : VATICANNEWS, le 9 mai 2024

12.05.2024 – HOMÉLIE DU 7ÈME DIMANCHE DE PÂQUES – JEAN 17,11b-19

La prière du Seigneur

Par le Fr. Laurent Mathelot

Je vous invite à relire souvent cette page : le chapitre 17 de l’Évangile de Jean. C’est une des plus belles pages de la littérature antique ; c’est surtout une des plus belles prières jamais retranscrite, celle de Jésus pour ses disciples, au moment de sa mort. C’est la prière que nous avons dite le jeudi saint au reposoir.

C’est un beau texte, qui exprime sans doute mieux que tout ce qu’est la prière d’un prêtre pour sa communauté. On appelle d’ailleurs tout le chapitre 17 de Jean la Prière sacerdotale de Jésus. C’est en effet le Christ-prêtre qui prie là pour ses disciples. Et puisque nous sommes tous prêtres quand nous prions, c’est une prière que chacun peut adapter à sa situation : un père, une mère pour ses enfants, chacun pour sa famille, tous pour ceux que nous aimons.

On est la veille de la Pâque, le Christ vient de laver les pieds de ses disciples. Après un long discours d’adieu, toujours en leur présence, il lève les yeux vers le ciel et prie pour eux. Il vient de leur annoncer des choses graves : qu’il allait mourir ; que tous seraient dispersés et persécutés. Il faut s’imaginer dans quel état d’esprit se trouve le Christ quand il prie Dieu de garder ses disciples dans l’unité, de les protéger du Mauvais. A y regarder très étroitement, on pourrait penser qu’il en est réduit à constater l’échec de sa mission. On est au moment où tout va devenir tragique pour eux tous. Pourtant il prie «  qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés. » Quelle joie ? Celle des persécutions ?

La prière sacerdotale de Jésus est un superbe texte, et des siècles de théologiens ont produit quantité d’ouvrages à son propos. L’analyse de ce texte se révèle très profonde et très riche. C’est un bel exercice à faire. Je ne relève que quelques intuitions : le verbe « connaître » apparaît sept fois, ce qui traduit une plénitude de la connaissance dans la prière. Le thème de l’unité qui est central : unité du Père et du Fils, unité des disciples en Dieu et entre eux, unité des disciples comme témoignage de la présence de Dieu parmi les hommes. Enfin, autre mot important, le verbe « donner » qui revient 10 fois. La prière est un don, une offrande de soi autant qu’un don de Dieu.

Je l’ai dit cette prière sacerdotale de Jésus définit essentiellement ce qu’est « être prêtre », à savoir prier pour sa communauté ; être en même temps celui qui présente le sacrifice et celui qui s’offre en sacrifice, qui s’offre en prières. Jésus est ici autant le prêtre que la victime, celui qui se sacrifie pour ceux qu’il aime. Et si vous êtes familiers de l’Évangile de Jean vous savez que c’en est le thème central : le Christ est l’Agneau de Dieu qui s’offre en sacrifice pour le salut du monde, au moment même où, au Temple, on égorge les agneaux pour la Pâque.

Nous sommes tous prêtres quand nous prions. Nous sommes tous les intendants de notre prière. Et quand nous prions, nous nous offrons nous-mêmes par amour. Les prêtres ordonnés sont là pour mener la prière communautaire et offrir les sacrements de l’Église, mais chaque baptisé est un prêtre dans le quotidien de sa foi. Chaque fois que vous vous sacrifiez par amour, chaque fois que vous priez par amour, que vous vous donnez par amour, vous êtes autant de prêtres qui offrent un sacrifice pour Dieu.

Après la prière comme connaissance de Dieu, comme facteur d’unité, comme don de soi, après avoir souligné que la prière faisait de nous tous des prêtres, je voudrais conclure en m’arrêtant sur un dernier verset de l’Évangile d’aujourd’hui. Jésus dit : « Et pour eux – c’est à dire nous, ses disciples – pour eux, je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. ». La prière en effet nous sanctifie, elle nous rend saints, parce qu’elle touche au sacré.

Nous l’avions remarqué au début, nous sommes au moment tragique où Jésus pressent sa mort et les persécutions de ses disciples, à un moment où il pourrait avoir le sentiment d’un échec total de sa mission. Face à lu,i il n’y a que souffrances et atrocités qui s’annoncent. Pourtant, il prie que ses disciples partagent sa joie.

Quand Jésus demande à son Père de nous sanctifier dans la vérité, sa prière est que Dieu nous rende saints face au monde tel qu’il est, en toutes circonstances. C’est évidemment facile de toucher à la sainteté quand notre cœur est inondé d’amour. Les couples qui se marient, les parents qui voient naître leur enfant, à ce moment de leur vie, ont naturellement l’impression de toucher au sacré au fond de leur cœur. Mais quand tout va mal, quand on nous agresse ou nous persécute ?

La joie parfaite, celle dont le Christ demande à son Père de nous combler, vient de cette sanctification de tous les instants, des joies comme des peines. On ne peut, en effet, être saints que dans l’authenticité de chaque situation. Ainsi, dans la prière, il s’agit de toujours faire face à la réalité des choses. Certes de ne plus être dans le monde – c’est à dire, ballotté au gré des maux – mais tout de même d’assumer l’authenticité du monde, de se placer dans la vérité, dans la réalité parfois tragique de ce que nous vivons et de demander à Dieu de venir tout rejoindre, tout sanctifier de cette vérité.

La joie parfaite vient de ce qu’en toute circonstance, nous voudrons malgré tout toucher au sacré, par la prière. Le Christ, en effet, nous dit que tout ce que nous demanderons authentiquement à Dieu, le Père l’exaucera. C’est la volonté de rejoindre toute vérité par la prière qui nous amènera à la joie de Dieu.

Sanctifie-nous dans la vérité de chaque instant, Seigneur. Donne-nous en toute circonstance de trouver un chemin de sainteté, un chemin vers ta joie, un chemin vers toi. Amen.

Fr. Laurent Mathelot OP

Source : RÉSURGENCE.BE, le 7 mai 2024

12.05.2024 – HOMÉLIE DU 7ÈME DIMANCHE DE PÂQUES – JEAN 17,11b-19

Sur les chemins de notre humanité sauvée,écoutons le ressuscité nous dire :« Je vous donne part à mon Esprit »

Pistes pour l’homélie par l’Abbé Jean Compazieu


Textes bibliques : lire


Nous avons fêté jeudi dernier l’Ascension de Jésus. Cette fête intimement liée à Pâques nous rappelle que le christ ressuscité est entré le premier dans son Royaume et qu’il donne aux membres de son corps l’espérance de le rejoindre un jour. Nous avons également vu que le retour du christ auprès de son Père a été le point de départ de la mission des apôtres. C’est Jésus lui-même qui les a envoyés pour annoncer la Bonne Nouvelle à toute la Création. Désormais, c’est le temps de l’Église qui commence. Les disciples qui ont suivi Jésus pendant trois ans sont appelés à devenir des apôtres. Ils seront envoyés dans le monde entier pour être les messagers de la bonne nouvelle. Nous sommes bénéficiaires de leur témoignage ; nous avons à transmettre le flambeau autour de nous. Le Seigneur compte sur nous dans nos familles, nos villages, nos quartiers. Rien ne doit arrêter la Parole de Dieu.

La première lecture nous montre que ce témoignage a besoin d’une communauté organisée. Judas n’est plus là. Après avoir trahi Jésus, il a mis fin à ses jours. Lors d’un rassemblement de la communauté, Pierre se lève et prend la parole. Il explique ce qu’ils vont faire pour remplacer Judas. Il faut le remplacer par un témoin de la résurrection. Il n’est pas question de voter. On va simplement tirer au sort en demandant à Dieu de manifester ainsi sa volonté. C’est Mathias qui est choisi pour être associé aux onze apôtres. Ce passage du livre des Actes des Apôtres nous rappelle que l’Esprit Saint est très présent dans la vie de son Église. Il ne cesse d’éclairer sa route et il continue à agir pour faire de nous des hommes et des femmes de foi, témoins de Jésus.

Dans la seconde lecture, saint Jean nous rappelle que pour ce témoignage, il est indispensable d’être en communion avec Dieu. Il ne peut y avoir de vie chrétienne authentique sans amour. Cet amour nous vient de Dieu et s’enracine dans la foi au Fils de Dieu. Le vrai chrétien c’est celui qui est fidèle à la foi enseignée depuis le commencement et à la pratique de l’amour fraternel. C’est à cela que le monde peut le reconnaître. Et c’est l’Esprit Saint qui nous permet de donner ce témoignage. Personne n’a jamais vu Dieu. Mais la foi nous permet de le reconnaître dans l’amour que nous avons pour les autres.

L’Évangile de saint Jean nous rapporte la grande prière de Jésus au moment de passer de ce monde à son Père. Nous y entendons des paroles fortes : “Garde mes disciples dans la fidélité à ton nom !” La fidélité est au cœur de cette prière. Elle est demandée comme une grâce car elle est bien fragile. C’est important car il ne peut y avoir de véritable amour que dans la durée. La mission des disciples, notre mission à tous, c’est d’être des témoins authentiques de Dieu parmi les hommes. S’adressant à son Père, Jésus lui demande de protéger les siens dans cette mission difficile. Ils seront affrontés aux persécutions, à la dérision, à l’indifférence. Mais le Seigneur veille sur nous et rien ne peut nous séparer de son amour.

Autre préoccupation de Jésus : “qu’ils soient un comme nous-mêmes !” C’est absolument essentiel pour que la bonne nouvelle porte du fruit. Le message de l’évangile ne peut être transmis que par des croyants unis par les liens de l’amour. Nous pensons tous aux divisions entre religions catholiques, protestants, orthodoxes et autres. Mais nous ne devons pas oublier celles qui existent à l’intérieur de nos communautés paroissiales, nos familles, nos villages et nos quartiers. Toutes ces rivalités et ces rancunes sont on contre témoignage pour l’Église. Comment croire des chrétiens qui n’arrêtent pas de se critiquer les uns les autres. Toutes ces paroles méchantes qui détruisent l’autre sont un obstacle à l’annonce de la bonne nouvelle.

Mais n’attendons pas d’être parfaits pour nous tourner vers le Christ. Lui-même nous invite à nous associer à sa prière pour l’unité de ses disciples. Nous connaissons nos fragilités, notre péché. Nous vivons dans un monde qui nous regarde vivre et qui ne pardonne pas les scandales dans l’Église. Alors, plus que jamais, nous nous unissons à la prière du Christ pour l’unité et la fidélité des siens. C’est à travers nos gestes d’amour, de partage et de solidarité que nous serons reconnus comme disciples du Christ. C’est cela qui fait la valeur d’une vie.

C’est cet amour du Père que Jésus est venu nous révéler et nous communiquer. Il nous revient de le transmettre autour de nous à tous ceux et celles qui se trouvent sur notre route. Dans ce monde, nous rencontrons la violence, la haine, la rancune, la misère, la faim. En ce dimanche, nous unissons notre prière pour la réconciliation des peuples, la progression de la justice et la résolution des conflits. Que le Seigneur nous donne force et courage pour travailler ensemble à la construction d’un monde plus juste et plus fraternel, un monde rempli de l’amour qui est en Dieu.

“Toi qui es Lumière, Toi qui es l’Amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d’amour.” Amen

Abbé Jean Compazieu

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 5 mai 2024