14.05.2024 – SAINT DU JOUR

St Matthias

APÔTRE ET MARTYR

Saint Matthias
Apôtre à la place de Judas

On ne peut guère douter que saint Matthias a été un des soixante-douze disciples de Jésus-Christ ; du moins est-il certain qu’il s’attacha de bonne heure à la personne du Sauveur, et qu’il ne s’en sépara point depuis son baptême jusqu’à son ascension.

Les fidèles étant assemblés pour attendre la descente du Saint-Esprit, saint Pierre leur dit que, pour accomplir l’Écriture, il fallait choisir un douzième apôtre à la place de Judas. 

« Dans l’Église de Jérusalem deux personnes furent proposées par la communauté et ensuite tirées au sort : “ Joseph Barsabbas, surnommé Justus, et Matthias ” (Ac 1, 23). Ce dernier fut élu et ainsi “ associé aux onze Apôtres ” (Ac 1, 26). 

Nous ne savons rien de lui, si ce n’est qu’il avait été lui aussi témoin de toute la vie terrestre de Jésus (cf. Ac 1, 21-22), lui demeurant fidèle jusqu’au bout. À la grandeur de sa fidélité s’ajouta ensuite l’appel divin à prendre la place de Judas, comme pour compenser sa trahison. 

Nous pouvons en tirer une dernière leçon : même si dans l’Église ne manquent pas les chrétiens indignes et traîtres, il revient à chacun de nous de contrebalancer le mal qu’ils ont accompli par notre témoignage limpide à Jésus Christ, notre Seigneur et Sauveur. » (cf. catéchèse de Benoît XVI du 18/10/2006) 

De saint Matthias on sait qu’après avoir reçu le Saint-Esprit, le jour de la Pentecôte, il alla prêcher l’Évangile de Jésus-Christ, et qu’il consacra le reste de sa vie aux travaux de l’apostolat.

Clément d’Alexandrie rapporte que, dans ses instructions, il insistait principalement sur la nécessité de mortifier la chair en réprimant les désirs de la sensualité ; leçon importante qu’il tenait de Jésus-Christ, et qu’il mettait lui-même en pratique.

Les Grecs prétendent, d’après une ancienne tradition exprimée dans leurs ménologes, que saint Matthias prêcha la foi vers la Cappadoce et les côtes de la mer Caspienne ; ils ajoutent qu’il fut martyrisé dans la Colchide, à laquelle ils donnent le nom d’Éthiopie. Les Latins célèbrent sa fête le 14 mai (9 août pour les Églises d’Orient). 

On garde une partie de ses reliques à l’abbaye de Saint-Matthias de Trèves, et à Sainte-Marie-Majeure de Rome. Mais les Bollandistes disent que les reliques de Sainte-Marie-Majeure qui portent le nom de saint Matthias, pourraient ne point être de l’Apôtre, mais d’un autre saint Matthias, évêque de Jérusalem vers l’an 120.

 Pour approfondissements, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI
>>> Judas Iscariote et Matthias

Saint Matthias priez pour nous !

14.05.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,9-17. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »
Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.


Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.


Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.


Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.
Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Bienheureux Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus (1894-1967)

carme, fondateur de Notre Dame de Vie

La sagesse d’amour (Je veux voir Dieu, éd. du Carmel, 1949 ; p. 301)

La Sagesse nous emporte dans ses desseins d’amour

La Sagesse est Sagesse d’amour. Elle est au service de Dieu qui est amour. Or l’amour est le bien diffusif de soi. Il a besoin de se répandre et trouve sa joie à se donner. Sa joie est à la mesure du don qu’il fait et de sa qualité. Parce qu’elle est tout entière au service de Dieu, la Sagesse va utiliser toutes ses ressources pour diffuser l’amour. Il n’est donc pas étonnant que cette Sagesse d’amour trouve sa joie auprès des enfants des hommes, parce que dans leur âme elle peut répandre le meilleur de ses dons créés, la grâce, qui est une participation à la nature et à la vie de Dieu. (…) La Sagesse d’amour est essentiellement active. Le mouvement ne lui est pas un état passager : il est constant. Si le bien diffusif de soi qu’est l’amour cessait un instant de se répandre, il ne serait plus amour. L’amour qui s’arrête se transforme en égoïsme. Dieu engendre sans cesse son Fils, du Père et du Fils procède constamment le Saint-Esprit ; c’est pourquoi Dieu est éternel Amour. L’amour qui nous est donné ne saurait s’arrêter en nos âmes. Il a besoin de remonter vers sa source et il veut par nous continuer son mouvement de diffusion de lui-même. En nous conquérant, la Sagesse d’amour nous fait entrer dans l’intimité divine, mais elle nous emporte vers son but dans la réalisation de ses desseins d’amour. Elle nous transforme immédiatement en canaux de sa grâce et en instruments de ses œuvres. L’amour est essentiellement dynamique et dynamogène. (…) La Sagesse d’amour conquiert les âmes moins pour elles-mêmes que pour son œuvre. Elle n’a qu’un but qui est l’Église. Elle nous choisit comme membres de l’Église, pour que nous y tenions une place et y remplissions une mission.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 1,15-17.20-26. 

En ces jours-là, Pierre se leva au milieu des frères qui étaient réunis au nombre d’environ cent vingt personnes, et il déclara :
« Frères, il fallait que l’Écriture s’accomplisse. En effet, par la bouche de David, l’Esprit Saint avait d’avance parlé de Judas, qui en est venu à servir de guide aux gens qui ont arrêté Jésus :
ce Judas était l’un de nous et avait reçu sa part de notre ministère.
Car il est écrit au livre des Psaumes : Que son domaine devienne un désert, et que personne n’y habite, et encore : Qu’un autre prenne sa charge.
Or, il y a des hommes qui nous ont accompagnés durant tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu parmi nous,
depuis le commencement, lors du baptême donné par Jean, jusqu’au jour où il fut enlevé d’auprès de nous. Il faut donc que l’un d’entre eux devienne, avec nous, témoin de sa résurrection. »
On en présenta deux : Joseph appelé Barsabbas, puis surnommé Justus, et Matthias.
Ensuite, on fit cette prière : « Toi, Seigneur, qui connais tous les cœurs, désigne lequel des deux tu as choisi
pour qu’il prenne, dans le ministère apostolique, la place que Judas a désertée en allant à la place qui est désormais la sienne. »
On tira au sort entre eux, et le sort tomba sur Matthias, qui fut donc associé par suffrage aux onze Apôtres.

Psaume 113(112),1-2.3-4.5-6.7-8. 

Louez, serviteurs du Seigneur, 
louez le nom du Seigneur !
Béni soit le nom du Seigneur, 
maintenant et pour les siècles des siècles !

Du levant au couchant du soleil, 
loué soit le nom du Seigneur !
Le Seigneur domine tous les peuples, 
sa gloire domine les cieux.

Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ? 
Lui, il siège là-haut.
Il abaisse son regard vers le ciel et vers la terre.
De la poussière il relève le faible, 

il retire le pauvre de la cendre
pour qu’il siège parmi les princes, 
parmi les princes de son peuple.

« La main de Notre Dame a dévié la trajectoire de la balle » (Jean-Paul II)

© Shutterstock/JoostP

« La main de Notre Dame a dévié la trajectoire de la balle » (Jean-Paul II)

Le 13 mai 1981, sur la Place Saint-Pierre à Rome, plusieurs coups de feu atteignent le Souverain Pontife polonais, Jean Paul II, alors que celui-ci circule parmi la foule des pèlerins venus pour l’audience générale.

Le journaliste Benedetto Nardacci témoigne : « Pour la première fois on peut parler de terrorisme au Vatican, là où ont toujours été diffusés des messages d’amour, des messages de concorde et de paix ». Celui-ci suivait en direct l’audience générale pour le programme italien de Radio Vatican, et ce 13 mai 1981, à 17h17, il a assisté à l’imprévisible : une tentative d’assassinat contre Jean-Paul II, alors âgé de 60 ans. Son agresseur, Mehmet Ali Agca, 23 ans, est un militant turc. Une religieuse franciscaine, sœur Letizia Giudici, parvient à le plaquer au sol alors qu’il vient de trébucher, faisant tomber son pistolet.

La foule des 20 000 pèlerins venus Place Saint-Pierre est saisie de stupeur mêlée de panique. Dans les rues du Borgo, voisines du lieu du drame, une clameur se répand : « Ils ont tué le Pape. Le Pape est mort ! » Et pourtant, le Successeur de Pierre vit encore. Sur le trajet vers l’hôpital Gemelli, il murmure dans sa langue natale le nom de Marie. L’Église fête ce jour-là Notre-Dame de Fatima.

Jean-Paul II, dans un état critique, est opéré pendant plus de quatre heures. À Rome et dans le monde entier, des millions de fidèles prient pour lui. Leur cri chargé de ferveur et d’espérance est écouté : quatre jours plus tard, le Saint-Père s’adresse à eux depuis son lit d’hôpital. Une prière du Regina Caeli d’où jaillit la force du pardon et une confiance filiale en la Mère du Sauveur :

« Loué soit Jésus-Christ ! Chers frères et sœurs, je sais qu’en ces jours et surtout en cette heure du Regina Coeli, vous êtes unis à moi. Je vous remercie profondément pour vos prières et je vous bénis tous. Je suis particulièrement proche des deux personnes blessées avec moi. Je prie pour le frère qui m’a frappé et à qui j’ai sincèrement pardonné. Uni au Christ, Prêtre et Victime, j’offre mes souffrances pour l’Église et pour le monde. À Toi, Marie, je répète : ‘Totus tuus ego sum’, je suis tout à toi ».

Un an plus tard, Jean-Paul II se rend à Fatima. Il en est convaincu : la main de Notre Dame, apparue 65 ans plus tôt aux trois petits bergers, a dévié la trajectoire de la balle. C’est à elle qu’il doit sa survie.

Vatican News

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source: une minute avec Marie

13.05.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Julienne de Norwich

Ste Julienne de Norwich

RECLUSE ET MYSTIQUE († 1430)

Ste Julienne de Norwich

Recluse et auteur mystique :

« Révélations de l’amour divin »

(1342-1430)

Julienne naît en 1342  à Norwich (Angleterre), où elle passe sa vie comme recluse. Les informations dont nous disposons sur sa vie – en petit nombre – sont tirées principalement du livre dans lequel cette femme noble et pieuse a recueilli le contenu de ses visions, intitulé « Révélations de l’amour divin ».

On sait qu’elle a vécu entre 1342 et 1430.

Julienne a une série de visions au cours d’une maladie grave (1373) et rédige deux récits qui traitent des mystères les plus profonds de la foi chrétienne (prédestination, connaissance de Dieu, problème du mal). 

La principale de ces 15 « révélations » porte sur l’amour divin, qui est compatible avec la crainte, mais une crainte filiale, agréable à Dieu. L’enseignement de Julienne est fait de confiance : « Chercher est aussi bon que contempler ». Dieu soutient ses élus, même quand ils ont péché. À la limite, Julienne voit une grande réparation finale, où l’univers, réconcilié avec Dieu, serait « tout bien ».

Julienne de Norwich a exercé de son vivant, un rôle considérable, assez comparable à celui de Catherine de Sienne ou Brigitte de Suède ; Norwich fut un centre de pèlerinage très actif.
Elle est célébrée le 13 ou le 14 mai.

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape émérite Benoît XVI :

>>> Julienne de Norwich
>>> Sainte Julienne de Norwich(PDF)

Ste Julienne de Norwich priez pour nous !

13.05.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,29-33. 

En ce temps-là, les disciples de Jésus lui dirent : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images.
Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. »
Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez !
Voici que l’heure vient – déjà elle est venue – où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi.
Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)

abbé

Notre foi, victoire sur le monde (Le Christ Idéal du Moine, éd. DDB, 1936 ; p. 120-121)

Vaincre le monde par notre foi

Ce qui rend notre victoire si précieuse, c’est qu’elle est, elle-même, un insigne don d’amour que le Christ nous fait : il l’a payé de son sang. Écoutez ce que disait Notre-Seigneur à ses disciples, à la fin de sa vie : « Ayez confiance, j’ai vaincu le monde » (cf. Jn 16,33). Et comment l’a-t-il vaincu, ce monde ? Est-ce par de l’or ? Est-ce par l’éclat des actions extérieures ? Non, pour le monde, le Christ n’était que « le fils d’un artisan » de Nazareth (cf. Mt 13,55). Il a été humble toute sa vie. Il est né dans une étable, il a vécu dans un atelier ; durant ses courses apostoliques, il n’avait pas toujours de gîte, de place même où reposer la tête. La sagesse du monde eût haussé les épaules à l’idée qu’on pût triompher d’elle par la pauvreté et le renoncement. Est-ce par le succès temporel, immédiat, de ses entreprises ou encore par d’autres avantages humains propres à s’imposer et à dominer ? Non encore : il a été bafoué, crucifié. Aux yeux des « sages » d’alors, sa mission échouait lamentablement sur la croix. Ses disciples sont dispersés, la foule hoche la tête ; les pharisiens ricanent : « Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même ; qu’il descende donc de la croix, et alors, ‒ mais alors seulement, ‒ nous croiront en lui ! » (Mt 27,42). Et pourtant, l’échec n’était qu’apparent ; c’est à ce moment précis que le Christ remportait en réalité la victoire ; aux yeux du monde, au point de vue naturel, le Christ était un vaincu ; mais aux yeux de Dieu, il était, à cet instant même, vainqueur du prince des ténèbres et vainqueur du monde : « Ayez confiance, j’ai vaincu le monde ». (…) Jésus donne à ses disciples de pouvoir également vaincre le monde. Mais comment les fait-il participer à sa victoire ? En leur conférant, par la foi qu’ils ont en lui, l’adoption divine qui les rend enfants de Dieu.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 19,1-8. 

Pendant qu’Apollos était à Corinthe, Paul traversait le haut pays ; il arriva à Éphèse, où il trouva quelques disciples.
Il leur demanda : « Lorsque vous êtes devenus croyants, avez-vous reçu l’Esprit Saint ? » Ils lui répondirent : « Nous n’avons même pas entendu dire qu’il y a un Esprit Saint. »
Paul reprit : « Quel baptême avez-vous donc reçu ? » Ils répondirent : « Celui de Jean le Baptiste. »
Paul dit alors : « Jean donnait un baptême de conversion : il disait au peuple de croire en celui qui devait venir après lui, c’est-à-dire en Jésus. »
Après l’avoir entendu, ils se firent baptiser au nom du Seigneur Jésus.
Et quand Paul leur eut imposé les mains, l’Esprit Saint vint sur eux, et ils se mirent à parler en langues mystérieuses et à prophétiser.
Ils étaient une douzaine d’hommes au total.
Paul se rendit à la synagogue où, pendant trois mois, il prit la parole avec assurance ; il discutait et usait d’arguments persuasifs à propos du royaume de Dieu.

Psaume 68(67),2-3.4-5.6-7ab. 

Dieu se lève et ses ennemis se dispersent, 
ses adversaires fuient devant sa face.
Comme on dissipe une fumée, tu les dissipes ; 
comme on voit fondre la cire en face du feu, 
les impies disparaissent devant la face de Dieu.

Mais les justes sont en fête, ils exultent ; 
devant la face de Dieu ils dansent de joie.
Chantez pour Dieu, jouez pour son nom, 
frayez la route à celui qui chevauche les nuées. 
Son nom est Le Seigneur ; dansez devant sa face.

Père des orphelins, défenseur des veuves, 
tel est Dieu dans sa sainte demeure.
À l’isolé, Dieu accorde une maison ;
aux captifs, il rend la liberté.

UN 13 MAI – 13.05.1917 – 1ÈRE APPARITION DE LA SAINTE VIERGE À FÁTIMA

Le 13 mai 1917, la Vierge apparaissait pour la première fois à Fatima

Marie est venue six fois, de mai à octobre 1917, à la rencontre des trois pastoureaux portugais, en pleine Première Guerre mondiale.

Le 13 mai 1917 au Portugal, la Vierge apparaît pour la première fois à trois enfants : Lucia (10 ans), qui deviendra plus tard religieuse du Carmel de Sainte-Thérèse à Coimbra, et ses cousins Francisco (9 ans) et Jacinta (7 ans), trois petits bergers qui s’occupent d’un troupeau de moutons à Cova da Iria, aujourd’hui diocèse de Leiria-Fatima.

Vers midi, ce 13 mai 1917, les trois pastoureaux voient une lumière brillante dans le ciel. Pensant qu’il s’agit là d’un éclair, ils décident de rentrer précipitamment chez eux. Mais en descendant de la montagne, un autre éclair de lumière traverse le ciel. En-dessous, ils découvrent un petit chêne, à l’emplacement duquel se situe désormais la chapelle des Apparitions. Ils voient alors une “Dame plus brillante que le soleil”, tout de blanc vêtue, qui tient dans ses mains un chapelet blanc.

Cette “Dame” demande alors aux petits bergers de prier le chapelet tous les jours. Elle les invite également à revenir à Cova da Iria le mois suivant, le même jour à la même heure, et ce pendant cinq mois consécutifs. Lors de la dernière apparition du 13 octobre 1917, 70.000 personnes sont présentes et assistent à la fameuse danse du soleil. La Vierge leur dévoile qu’elle est “Notre-Dame du Rosaire” et leur demande de construire là une chapelle en son honneur.

Avertissement pour l’humanité

Fatima est sans aucun doute “la plus prophétique des apparitions modernes”. Les différentes parties du “secret” concernent avant tout la vision épouvantable de l’enfer, la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, la Deuxième Guerre mondiale, ainsi que la prédiction des très graves dommages que la Russie, abandonnant la foi chrétienne et adhérant au totalitarisme communiste, devait apporter à l’humanité.

En accord avec la Congrégation pour la doctrine de la foi, sœur Lucie affirmait clairement que “l’objectif de toutes les apparitions était de grandir dans la foi, en espérance et en charité. Tout le reste était pour nous conduire à ceci”.

“La Vierge Marie apparue à Fatima nous rappelle ces valeurs oubliées, cet avenir de l’homme en Dieu, avenir dont nous sommes une part active et responsable”, estime la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Le 13 octobre 1930, l’évêque de Leiria déclare les apparitions de Fatima dignes de foi et autorise le culte à Notre-Dame de Fatima. La construction de la chapelle des Apparitions commence dès le 28 avril 1919. Depuis, le sanctuaire attire des fidèles de toutes les religions. La ville ne porte-t-elle pas en effet le nom d’une princesse locale arabe convertie au catholicisme ? Fatima n’est-il pas le nom de la première fille de Mahomet, née de sa première épouse Khadija, elle-même issue d’une lignée chrétienne de la péninsule arabique ? À son sujet, le prophète de l’islam disait avec affection : “Tu seras la plus bénie d’entre toutes les femmes du Paradis après Marie”.

Un certain 13 mai…

Un 13 mai 1981, Mehmet Ali Agca tenta d’assassiner Jean Paul II sur la place Saint-Pierre de Rome. Le Pape a ensuite offert la balle qui lui a transpercé le corps en signe de remerciement à la Vierge de Fatima pour lui avoir sauvé la vie.

La béatification des deux voyants, Francisco et Jacinta, a eu lieu le 13 mai 2000 à Fatima. Concernant la troisième voyante, Lucia qui devint Sœur Maria-Lucia du Cœur Immaculé, décédée en 2005, le pape Benoît XVI a autorisé de réduire le temps prévu par le droit canonique pour ouvrir les enquêtes du procès de béatification.

Acte de consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie

Composé par saint Jean Paul II, cet acte solennel devait être célébré en la basilique Sainte-Marie-Majeure, le 7 juin 1981, jour de la Pentecôte. Le Pape étant par force des choses absent, on transmit son allocution enregistrée.

Mère des hommes et des peuples, toi qui connais toutes leurs souffrances et leurs espérances, toi qui ressens d’une façon maternelle toutes les luttes entre le bien et le mal, entre la lumière et les ténèbres qui secouent le monde, accueille l’appel que, dans l’Esprit Saint, nous adressons directement à ton cœur, et embrasse dans ton amour de mère et de servante du Seigneur, ceux qui ont le plus besoin de ta tendresse et aussi ceux dont tu attends toi-même d’une façon particulière qu’ils s’en remettent à toi.

Prends sous ta protection maternelle toute la famille humaine que, dans un élan affectueux, nous remettons entre tes mains, ô notre Mère.

Que vienne pour tous le temps de la paix et de la liberté, le temps de la vérité, de la justice et de l’espérance.

Source : ALETEIA, le 12 mai 2022