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12.05.2024 – CHAPELET À LOURDES
12.05.2024 -ANGÉLUS À ROME
Regina Cæli: l’Ascension, une anticipation de notre destination
En ce septième dimanche de Pâques, où dans plusieurs pays du monde a été célébrée la solennité de l’Ascension du Seigneur, le Saint-Père a souligné dans son exhortation, lors de la prière du Regina Caeli, que «le retour de Jésus auprès du Père nous apparaît non pas comme un départ de nous-mêmes, mais plutôt comme une anticipation de notre destination». Et puisque le Christ nous montre le chemin, François a invité les fidèles à «accomplir les œuvres de l’amour».
Christian Losambe, SJ – Cité du Vatican
Si l’Ascension du Seigneur a été célébrée au Vatican et dans certains pays jeudi 9 mai, c’est en ce dimanche que cette solennité se fête en Italie et dans plusieurs autres parties du monde. Le Pape François a délivré son exhortation devant des milliers de fidèles et pèlerins rassemblés place Saint-Pierre, sous un sublime soleil printanier, avant la prière du Regina Caeli. S’appuyant sur l’Évangile qui raconte que Jésus, après avoir confié aux Apôtres le soin de poursuivre son œuvre, «fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu» (Mc 16, 19), l’évêque de Rome a invité à «nous considérer précisément, en tant qu’Église, comme ce corps que le Christ, monté au ciel, entraîne avec lui comme dans une « cordée »».
Jésus, monté au ciel, nous entraîne avec lui
D’emblée, le Pape a voulu expliquer le sens que revêt l’Ascension du Seigneur dans la vie du chrétien. Le retour de Jésus auprès du Père, a-t-il fait savoir, «nous apparaît non pas comme un départ de nous-mêmes, mais plutôt comme une anticipation de notre destination». Cette réalité s’apparente à la montée vers le sommet d’une montagne, a renchéri François, «où l’on marche, difficilement, et finalement, à un tournant du chemin, l’horizon s’ouvre et l’on voit le panorama». «C’est alors que tout le corps trouve la force d’affronter l’ascension finale. Tout le corps -les bras, les jambes et tous les muscles- se tend et se concentre pour atteindre le sommet», a-t-il souligné.
Poursuivant, le Pape a fait comprendre aux fidèles et pèlerins rassemblés place Saint-Pierre que «nous, l’Église, nous sommes précisément ce corps que Jésus, monté au ciel, entraîne avec lui comme dans une « cordée »». En effet, a-t-il expliqué, «c’est Lui qui nous dévoile et nous communique, par sa Parole et par la grâce des Sacrements, la beauté de la Patrie vers laquelle nous sommes en chemin». Ainsi, nous aussi, ses membres, a ajouté le Saint-Père, «nous montons joyeusement avec lui, notre chef, sachant que le pas d’un seul est un pas pour tous, et que personne ne doit se perdre ni rester derrière, parce que nous sommes un seul corps (cf. Col 1,18 ; 1 Co 12,12-27)».
Accomplir les œuvres de l’amour
Toutefois, a indiqué François, c’est par étapes que Jésus nous montre le chemin, lesquelles étapes nous sont présentées dans l’Évangile d’aujourd’hui: «proclamez l’Évangile, baptisez, chassez les démons, affrontez les serpents, guérissez les malades (cf. Mc 16,16-18)». En bref, a-t-il expliqué, il s’agit d’accomplir les œuvres de l’amour: «donnez la vie, apportez l’espérance, éloignez-vous de toute méchanceté et de toute mesquinerie, répondez au mal par le bien, soyez proches de ceux qui souffrent».
Et plus nous agissons ainsi, a confié l’évêque de Rome, «plus nous nous laissons transformer par son Esprit, plus nous suivons son exemple, et plus, comme en montagne, nous sentons l’air autour de nous devenir léger et pur, l’horizon large et le but proche, les paroles et les gestes devenir bons, l’esprit et le cœur se dilater et respirer».
Au terme de son exhortation, le Pape a encouragé les fidèles à rendre vivant en eux «le désir de Dieu, de son amour infini et de sa vie qui est la vie éternelle», plutôt que d’être aplatis et ancrés aux choses passagères, à l’argent, au succès, aux plaisirs, afin que «mon désir du Ciel me conduise à aimer mes frères et sœurs d’un cœur grand et désintéressé, et à sentir qu’ils sont mes compagnons de route vers le Paradis». «Que Marie nous aide, elle qui est déjà arrivée au but, à marcher ensemble avec joie vers la gloire du Ciel», a conclu le Saint-Père.
Source : VATICANNEWS, le 12 mai 2024
12.05.2024 – MESSE À LOURDES
12.05.2024 – 7ÈME DIMANCHE DE PÂQUES – INTÉGRALE DES LECTURES
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’intégralité des lectures du 7e dimanche de Pâques, année B.
Aux États-Unis, une neuvaine de neuf mois pour demander l’aide de Marie en ces heures graves

Aux États-Unis, une neuvaine de neuf mois pour demander l’aide de Marie en ces heures graves
Le 28 février 2024, le cardinal américain Raymond Burke a lancé une neuvaine de neuf mois à la Vierge Marie pour intercéder « contre les crises urgentes de notre époque » – et il appelle les catholiques du monde entier, et « en particulier des Amériques », à se joindre à lui. La neuvaine a commencé à la mi-mars 2024 et se terminera fin décembre de la même année.
Il a annoncé sur X, anciennement connu sous le nom de Twitter, son intention de demander « l’intercession de Notre Dame» et, s’adressant à ses « frères et sœurs dans le Christ », le cardinal dit qu’il appelle « tous les catholiques » du monde entier à se joindre à lui.
Citant « les crises urgentes de notre époque », le cardinal a souligné les parallèles entre les tensions et les conflits armés dans le monde d’aujourd’hui et les temps troublés d’il y a 500 ans, lorsque la Vierge est apparue pour la première fois à Saint Juan Diego à Guadalupe. « Il y a près de 500 ans, l’apparition de Notre Dame de Guadalupe a changé le cours de l’histoire », déclare le cardinal dans une vidéo expliquant l’initiative. « Aujourd’hui, les cœurs des catholiques du monde entier ressentent les mêmes angoisses qu’en 1531 »
Alors que le monde est à nouveau « aux prises avec la maladie, la guerre et une profonde confusion spirituelle », et que « beaucoup de pauvres âmes » sont tentées de craindre que tout espoir est perdu, le cardinal affirme qu’« une fois de plus, la réponse à cette angoisse n’est pas temporelle, mais spirituelle ».
Il ajoute : « Aujourd’hui plus que jamais, nous devons nous réfugier sous la protection de la Vierge pour obtenir son intercession. Poussée par l’amour maternel indéfectible qu’elle a pour ses enfants, la Vierge a pris le Nouveau Monde sous la protection de son manteau et a amené des millions d’âmes au Christ. C’est de cet amour maternel et de cette protection dont nous avons besoin aujourd’hui. Un amour et une protection qu’elle nous accordera si nous le demandons sincèrement ».
Les personnes qui s’inscrivent pour accompagner le cardinal « dans cet effort urgent » recevront chaque mois de brèves réflexions vidéo de Son Éminence, en plus des réflexions et prières écrites régulières, jusqu’à la fête de Notre-Dame de Guadalupe, le 12 décembre 2024.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
12.05.2024 – SAINTE DU JOUR

Bse Jeanne du Portugal
VIERGE O.P. († 1490)
Bse Joana du Portugal
Vierge dominicaine
Jeanne du Portugal naît le 16 février 1452 à Aveiro (Portugal). Fille du roi du Portugal Alfonso V et de la reine Isabel de Coimbra, qui mourut à la naissance de son fils Joao, quand Joana avait 3 ans, elle fut alors confiée aux bons soins de (Ste) Beatriz Meneses (1424-1492).
La santé délicate de son frère et la mort de sa mère faisaient d’elle l’héritière probable du trône, et elle fut éduquée dans cette perspective. Pourtant, depuis l’enfance elle ne s’intéressait qu’au service de Dieu. Elle fut maintes fois demandée en mariage (le Dauphin de France, Maximilien d’Autriche, Richard III d’Angleterre).
Quand elle eut 16 ans, elle demanda à son père la permission d’entrer en religion. Il refusa, mais renonça provisoirement à la marier et l’autorisa à mener au palais une vie retirée. En 1471, Alfonso et Joao entreprirent une expédition contre les Maures. Joana, qui avait 19 ans, assura la régence du royaume avec grande compétence. La guerre terminée, la princesse demanda encore à entrer au couvent, son père accepta.
Elle distribua ses biens personnels et partit au couvent des Bernardines d’Ordivellas, pour attendre l’autorisation d’entrer chez les Dominicaines d’Aveiro, où la règle était sévère. Son père et son frère ne voyaient pas d’un bon œil cette retraite, aussi ils la harcelèrent pendant longtemps, allant jusqu’aux menaces et à l’enlèvement pour qu’elle revienne.
Finalement, le 4 août 1472, elle entra chez les dominicaines, prit l’habit en 1475, mais ne put prononcer ses vœux que lorsque la succession au trône fut assurée, en 1485.
Cependant, la princesse fit tout son possible pour mener la vie d’une simple religieuse, se réservant les travaux les plus humbles. Elle consacra tous ses revenus à la charité, spécialement au rachat des captifs. Elle fut le refuge des pauvres, des orphelins et des veuves. Sa famille s’inquiétait pour sa santé, et pendant une épidémie de fièvre ils insistèrent pour qu’elle quitte Aveiro, dont le climat était insalubre.
Elle mourut le 12 mai 1490, à 38 ans, d’une fièvre contractée en buvant de l’eau contaminée, ou peut-être empoisonnée par une femme qui avait des griefs contre elle. Elle mourut à l’heure qu’elle avait elle-même prédite, pendant que ses sœurs récitaient la litanie des saints. Arrivées à l’invocation : « Tous les saints innocents, priez pour nous », elle leva les yeux au ciel et expira doucement dans le Seigneur. Les miracles signalés sur sa tombe sont nombreux.
Son culte fut confirmé par le pape Innocent XII (Antonio Pignatelli, 1691-1700) en 1692.
Bse Jeanne du Portugal priez pour nous !

12.05.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17,11b-19.

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes.
Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie.
Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés.

Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde.
Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais.
Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde.
Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité.
De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Pierre Damien (1007-1072)
ermite puis évêque, docteur de l’Église
Dominus Vobiscum ; 5, 6, 10 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche L2 ; trad. Orval ; © 1971 Abbaye d’Orval)
La communion dans l’unité de la foi
L’Église est unie par un lien de charité mutuelle si fort qu’elle est une dans la pluralité de ses membres et mystérieusement toute en chacun, à tel point que, si l’Église universelle tout entière est présentée avec raison comme la seule et unique Épouse du Christ, on croit aussi que, par le mystère du sacrement, chaque âme est l’Église en sa plénitude. Une en tous et toute en chacun, elle est simple dans la pluralité de ses membres grâce à l’unité de la foi, et multiple en chacun d’eux grâce à la diversité des charismes joints par le ciment de la charité, car tous viennent de l’Un. (…) Le secret de cette indivisible unité, le Verbe le dévoilait lorsqu’il disait au Père en parlant de ses disciples : « Ce n’est pas pour eux seuls que je prie, mais pour ceux-là aussi qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un. » (Jn 17, 20-21) Si donc ceux qui croient au Christ sont un, le corps tout entier est présent par le mystère du sacrement là où les yeux de la chair ne voient qu’un seul membre. (…) La nécessité de cette communion dans le Christ était considérée par nos Pères comme tellement certaine qu’ils l’ont insérée dans le symbole de la profession de foi catholique et qu’ils nous ont ordonné de la répéter souvent parmi les rudiments de la foi chrétienne. Car aussitôt après avoir dit : « Je crois en l’Esprit Saint, en la Sainte Église », nous ajoutons : « en la communion des saints », afin que dans l’acte même où nous rendons témoignage à Dieu de notre foi, nous affirmions aussi la communion de l’Église, qui est une avec lui. Cette communion des saints dans l’unité de la foi est telle que, croyant en un seul Esprit Saint, ils sont admis par la grâce de l’adoption à l’unique vie éternelle.

LECTURES :
Livre des Actes des Apôtres 1,15-17.20a.20c-26.
En ces jours-là, Pierre se leva au milieu des frères qui étaient réunis au nombre d’environ cent vingt personnes, et il déclara :
« Frères, il fallait que l’Écriture s’accomplisse. En effet, par la bouche de David, l’Esprit Saint avait d’avance parlé de Judas, qui en est venu à servir de guide aux gens qui ont arrêté Jésus :
ce Judas était l’un de nous et avait reçu sa part de notre ministère.
Il est écrit au livre des Psaumes :
Qu’un autre prenne sa charge.
Or, il y a des hommes qui nous ont accompagnés durant tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu parmi nous,
depuis le commencement, lors du baptême donné par Jean, jusqu’au jour où il fut enlevé d’auprès de nous. Il faut donc que l’un d’entre eux devienne, avec nous, témoin de sa résurrection. »
On en présenta deux : Joseph appelé Barsabbas, puis surnommé Justus, et Matthias.
Ensuite, on fit cette prière : « Toi, Seigneur, qui connais tous les cœurs, désigne lequel des deux tu as choisi
pour qu’il prenne, dans le ministère apostolique, la place que Judas a désertée en allant à la place qui est désormais la sienne. »
On tira au sort entre eux, et le sort tomba sur Matthias, qui fut donc associé par suffrage aux onze Apôtres.

Psaume 103(102),1-2.11-12.19-20ab.

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !
Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint ;
Aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
il met loin de nous nos péchés.
Le Seigneur a son trône dans les cieux :
sa royauté s’étend sur l’univers.
Messagers du Seigneur, bénissez-le,
invincibles porteurs de ses ordres !

Première lettre de saint Jean 4,11-16.

Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres.
Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection.
Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous : il nous a donné part à son Esprit.
Quant à nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde.
Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.
Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.
