27.05.2024 – SAINT DU JOUR

St Augustin de Cantorbéry

ARCHEVÊQUE († 605)

Saint Augustin de Cantorbéry
Moine bénédictin et archevêque 

Aux Ve et VIe siècles, l’île de la Grande-Bretagne évangélisée dès les premiers siècles du christianisme, était retombée dans le paganisme à la suite de l’invasion des Saxons. Le jeune roi de ce temps, Ethelbert, épousa Berthe, princesse chrétienne, fille de Caribert Ier, roi de Paris et petit-fils de Clovis. Berthe consentit à ce mariage à la condition d’avoir sa chapelle et de pouvoir observer librement les préceptes et les pratiques de sa foi avec l’aide et l’appui d’un évêque gallo-franc. L’âme du roi de Kent subissait la salutaire influence de sa pieuse épouse qui le préparait sans le savoir à recevoir le don de la foi.

Le pape Grégoire le Grand jugea le moment opportun pour tenter l’évangélisation de l’Angleterre qu’il souhaitait depuis longtemps. Pour réaliser cet important projet, le souverain pontife choisit le moine Augustin alors prieur du monastère de St-André à Rome. On ne sait absolument rien de la vie de saint Augustin de Cantorbéry avant le jour solennel du printemps 596, où pour obéir aux ordres du pape saint Grégoire le Grand qui avait été son abbé dans le passé, il dut s’arracher à la vie paisible de son abbaye avec quarante de ses moines pour devenir missionnaire.

À Lérins, première étape des moines missionnaires, ce qu’on leur rapporta de la cruauté des Saxons effraya tellement les compagnons d’Augustin, qu’ils le prièrent de solliciter leur rappel du pape. Augustin dut retourner à Rome pour supplier saint Grégoire de dispenser ses moines d’un voyage si pénible, si périlleux et si inutile. Le souverain pontife renvoya Augustin avec une lettre où il prescrivait aux missionnaires de reconnaître désormais le prieur de St-André pour leur abbé et de lui obéir en tout. Il leur recommanda surtout de ne pas se laisser terrifier par tous les racontars et les encouragea à souffrir généreusement pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Ainsi stimulés, les religieux reprirent courage, se remirent en route et débarquèrent sur la plage méridionale de la Grande-Bretagne. Le roi Ethelbert n’autorisa pas les moines romains à venir le rencontrer dans la cité de Cantorbéry qui lui servait de résidence, mais au bout de quelques jours, il s’en alla lui-même visiter les nouveaux venus. Au bruit de son approche, les missionnaires, avec saint Augustin à leur tête, s’avancèrent processionnellement au-devant du roi, en chantant des litanies.

Ethelbert n’abandonna pas tout de suite les croyances de ses ancêtres. Cependant, il établit libéralement les missionnaires à Cantorbéry, capitale de son royaume, leur assignant une demeure qui s’appelle encore Stable Gate : la porte de l’Hôtellerie, et ordonna qu’on leur fournit toutes les choses nécessaires à la vie.

Vivant de la vie des Apôtres dans la primitive Église, saint Augustin et ses compagnons étaient assidus à l’oraison, aux vigiles et aux jeûnes. Ils prêchaient la parole de vie à tous ceux qu’ils abordaient, se comportant en tout selon la sainte doctrine qu’ils propageaient, prêts à tout souffrir et à mourir pour la vérité. L’innocence et la simplicité de leur vie, la céleste douceur de leur enseignement, parurent des arguments invincibles aux Saxons qui embrassèrent le christianisme en grand nombre.

Charmé comme tant d’autres par la pureté de la vie de ces hommes, séduit par les promesses dont plus d’un miracle attestait la vérité, le noble et vaillant Ethelbert demanda lui aussi le baptême qu’il reçut des mains de saint Augustin. Sa conversion amena celle d’une grande partie de ses sujets. Comme le saint pape Grégoire le Grand lui recommanda de le faire, le roi proscrivit le culte des idoles, renversa leurs temples et établit de bonnes mœurs par ses exhortations, mais encore plus par son propre exemple.

En 597, étant désormais à la tête d’une chrétienté florissante, saint Augustin de Cantorbéry se rendit à Arles, afin d’y recevoir la consécration épiscopale, selon le désir du pape saint Grégoire. De retour parmi ses ouailles, à la Noël de la même année, il vit dix mille Saxons se présenter pour recevoir le baptême.

De plus en plus pénétré de respect et de dévouement pour la sainte foi, le roi abandonna son propre palais de Cantorbéry au nouvel archevêque. À côté de cette royale demeure, on construisit une basilique destinée à devenir la métropole de l’Angleterre. Saint Augustin en devint le premier archevêque et le premier abbé.

En le nommant primat d’Angleterre, le pape saint Grégoire le Grand lui envoya douze nouveaux auxiliaires, porteurs de reliques et de vases sacrés, de vêtements sacerdotaux, de parements d’autels et de livres destinés à former une bibliothèque ecclésiastique. Le souverain pontife conféra aussi au nouveau prélat le droit de porter le pallium en célébrant la messe, pour le récompenser d’avoir formé la nouvelle Église d’Angleterre par ses inlassables travaux apostoliques. Cet honneur insigne devait passer à tous ses successeurs sur le siège archiépiscopal d’Angleterre. Le pape lui donna également le pouvoir d’ordonner d’autres évêques afin de constituer une hiérarchie régulière dans ce nouveau pays catholique. Il le constitua aussi métropolitain des douze évêchés qu’il lui ordonna d’ériger dans l’Angleterre méridionale.

Les sept dernières années de sa vie furent employées à parcourir le pays des Saxons de l’Ouest. Même après sa consécration archiépiscopale, saint Augustin voyageait en véritable missionnaire, toujours à pied et sans bagage, entremêlant les bienfaits et les prodiges à ses prédications. Rebelles à la grâce, les Saxons de l’Ouest refusèrent d’entendre Augustin et ses compagnons, les accablèrent d’avanies et d’outrages et allèrent jusqu’à attenter à leur vie afin de les éloigner.

Au début de l’an 605, deux mois après la mort de saint Grégoire le Grand, son ami et son père, saint Augustin, fondateur de l’Église anglo-saxonne, alla recueillir le fruit de ses multiples travaux. Avant de mourir, il nomma son successeur sur le siège de Cantorbéry.

Selon la coutume de Rome, le grand missionnaire fut enterré sur le bord de la voie publique, près du grand chemin romain qui conduisait de Cantorbéry à la mer, dans l’église inachevée du célèbre monastère qui allait prendre et garder son nom.

Saint Augustin de Cantorbéry priez pour nous !

Comment nous en savons plus sur la Vierge Marie

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Comment nous en savons plus sur la Vierge Marie

De tous les récits, témoignages ou visions qui nous ont fourni des détails sur la Vierge Marie et sur la Sainte Famille à propos desquels les quatre Évangiles sont silencieux, les textes apocryphes sont incontestablement les plus évocateurs. Balayons ici une idée parfois reçue : bien qu’ils ne fassent pas partie de la Bible, à la différence des livres dits canoniques, ces écrits ne sont pas des légendes dorées, imagées mais peu vraisemblables qui viendraient mettre de la couleur sur les textes évangéliques plus austères.

Au contraire, ils sont considérés avec le plus grand sérieux depuis les premiers temps de l’Église. Certains, de fait, furent condamnés ou invalidés ; d’autres, au contraire, ont alimenté la méditation de certains des plus grands esprits chrétiens. C’est le cas en particulier du Protévangile de Jacques, qui aurait été rédigé au IIe siècle, et que l’on connaît aussi sous le nom de sa version réécrite : l’Évangile du Pseudo-Matthieu.

Or, c’est précisément dans ces textes que l’on trouve une foule d’informations sur Marie, à tel point qu’une nouvelle réécriture, datant de l’époque carolingienne, sera même intitulée Livre de la Nativité de Marie.

C’est par lui que nous connaissons en particulier l’identité des parents de la Vierge, Anne – qui était stérile – et Joachim, que nous savons qu’elle fut consacrée à Dieu dès son enfance, ou encore qu’on localise souvent la naissance du Christ dans une grotte, quand saint Luc se contente d’évoquer une crèche, c’est-à-dire une mangeoire.

Signe que l’Église est loin de considérer ces textes comme fantaisistes, c’est sur eux qu’elle se fondera pour instituer la Présentation de Marie au Temple –  le 21 novembre –, dont le message spirituel est essentiel : le don complet du cœur de Marie à Dieu. Elle les exploitera aussi pour établir la virginité perpétuelle de Marie, puisque le Protévangile de Jacques insiste sur la conservation de sa virginité après la naissance du Christ.

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

26.05.2024 – SAINT DU JOUR

St Philippe Néri

PRÊTRE ET FOND. († 1595)

Saint Philippe Néri
Prêtre et fondateur de
l’« Oratoire »

Filippo Neri naît à Florence le 22 juillet 1515. Dès son enfance, on l’appelait le bon petit Philippe, tant il était bon, doux et aimable. Vers l’âge de dix-huit ans, il renonça à la fortune d’un de ses oncles pour aller à Rome étudier les sciences ecclésiastiques. Rien de plus édifiant que sa vie d’étudiant : pauvreté, mortification, prière, travail, silence, vie cachée, habitaient sa modeste cellule.

Après plusieurs années d’étude opiniâtre dans les universités, il travailla seul, quelques années encore, dans le silence et la solitude, et quand, devenu prêtre par obéissance, il commença à se livrer au ministère des âmes, son esprit facile et profond avait acquis une science fort remarquable. Son angélique pureté eut à subir les plus rudes assauts ; mais il sortit toujours vainqueur de tous les pièges, et reçut comme récompense la grâce de ne jamais ressentir, le reste de sa vie, aucun mouvement, même involontaire, de la concupiscence charnelle. 

Un jour, Philippe fut tellement embrasé de l’amour de Dieu, que deux de ses côtes se rompirent pour donner plus de liberté à ses élans séraphiques. Souvent ses entretiens avec Notre-Seigneur étaient si suaves, qu’il n’y pouvait tenir et se mourait de joie, ce qui lui faisait pousser ce cri : « Assez, Seigneur, assez ! » 

Philippe visitait les hôpitaux, soignait les malades, assistait et instruisait les pauvres, passait de longues nuits dans la prière, aux catacombes, sur les tombeaux des martyrs. Partout et à toute occasion, il cherchait à gagner des âmes à Dieu. Il aimait surtout les jeunes gens ; il les attendait à la sortie des écoles, se mêlait à leurs rangs et conversait avec eux ; il les abordait sur les places publiques, les cherchait jusque dans les ateliers et les magasins, en confessait une multitude, en retirait un grand nombre du vice. « Amusez-vous bien, leur disait-il souvent ; mais n’offensez pas le bon Dieu ! » Aussi Philippe exerçait-il sur l’enfance et la jeunesse un ascendant irrésistible, et nul mieux que lui ne mérite d’être regardé comme le Patron des Œuvres de jeunesse. Le Saint fonda la Société des Prêtres de l’Oratoire.

Philippe jouait pour ainsi dire avec les miracles, et les résurrections de morts ne coûtaient rien à cet homme extraordinaire. Il se regardait, malgré tout, comme le plus grand des pécheurs, et disait souvent à Dieu : « Seigneur, défiez-vous de moi, car j’ai peur de vous trahir ! »

Philippe mourut à l’âge de quatre-vingts ans, le 26 mai 1595.

Filippo Neri a été béatifié, le 11 mai 1615, par Paul V (Camillo Borghese 1605-1622) et canonisé, le 12 mars 1622, par Grégoire XV (Alessandro Ludovisi, 1621-1623).

Saint Philippe Néri priez pour nous !

26.05.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 28,16-20. 

En ce temps-là, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre.


Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes.
Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.


Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,
apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)

abbé

Le sacerdoce du Christ (Le Christ idéal du prêtre, Éd. de Maredsous, 1951, p. 13-14 ; rev.)

L’éternelle louange au sein de la Trinité

Qu’est cette gloire que se rendent entre elles les personnes divines ? En son essence, Dieu n’est pas seulement « grand » mais encore « objet de toute louange » (Ps 47,1). Il est d’une souveraine convenance qu’il reçoive la gloire qui répond à sa majesté, il sied qu’il soit glorifié en lui-même par une louange égale aux abîmes de puissance, de sagesse, d’amour qui sont en lui. (…) Le Père engendre le Fils ; éternellement, il lui fait part du don suprême : la vie et les perfections de la divinité ; il lui communique tout ce qu’il est lui-même, à l’exception de sa « propriété » d’être Père. Parfaite image substantielle, le Verbe est « la splendeur de la gloire du Père » (He 1,3). Né du foyer de toute lumière, il est lui-même lumière ; il rejaillit, comme un cantique ininterrompu, vers Celui dont il émane : « Tout ce qui est à moi est à vous, et tout ce qui est à vous est à moi » (Jn 17,10). Ainsi, par le mouvement naturel de sa filiation, le Fils fait refluer vers le Père tout ce qu’il tient de lui. Dans cette donation mutuelle, l’Esprit Saint qui est charité, procède de l’amour du Père et du Fils comme de son unique principe d’origine. Cet embrasement, d’une dilection infinie, entre les trois Personnes achève l’éternelle communication de vie au sein de la Trinité. Telle est la gloire que Dieu se rend à lui-même dans l’intimité sacrée de son éternelle vie.

LECTURES :

Livre du Deutéronome 4,32-34.39-40. 

Moïse disait au peuple d’Israël : 
« Interroge donc les temps anciens qui t’ont précédé, depuis le jour où Dieu créa l’homme sur la terre : d’un bout du monde à l’autre, est-il arrivé quelque chose d’aussi grand, a-t-on jamais connu rien de pareil ?
Est-il un peuple qui ait entendu comme toi la voix de Dieu parlant du milieu du feu, et qui soit resté en vie ?
Est-il un dieu qui ait entrepris de se choisir une nation, de venir la prendre au milieu d’une autre, à travers des épreuves, des signes, des prodiges et des combats, à main forte et à bras étendu, et par des exploits terrifiants – comme tu as vu le Seigneur ton Dieu le faire pour toi en Égypte ?
Sache donc aujourd’hui, et médite cela en ton cœur : c’est le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ; il n’y en a pas d’autre.
Tu garderas les décrets et les commandements du Seigneur que je te donne aujourd’hui, afin d’avoir, toi et tes fils, bonheur et longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu, tous les jours. »

Psaume 33(32),4-5.6.9.18-19.20.22. 

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; 
il est fidèle en tout ce qu’il fait.
Il aime le bon droit et la justice ; 
la terre est remplie de son amour.

Le Seigneur a fait les cieux par sa parole, 
l’univers, par le souffle de sa bouche.
Il parla, et ce qu’il dit exista ;
il commanda, et ce qu’il dit survint.

Dieu veille sur ceux qui le craignent, 
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort, 
les garder en vie aux jours de famine.

Nous attendons notre vie du Seigneur : 
il est pour nous un appui, un bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous 
comme notre espoir est en toi !

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,14-17. 

Frères, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu.
Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père !
C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.
Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers : héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si du moins nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire.

25.05.2024 – RENCONTRE DU PAPE AVEC LES ENFANTS – JOURNÉE MONDIALE DES ENFANTS

Pour la première fois, une Journée mondiale des enfants est organisée à Rome les 25 et 26 mai 2024, en présence du Pape et d’enfants du monde entier. Ce samedi 25 mai à 17h, le Pape accueillera les enfants au stade olympique de Rome. Plus de 70 000 enfants de 101 nation différentes sont attendus.

« Marie m’aide à assembler les morceaux du puzzle de ma vie »

© Shutterstock/Drazen Zigic
© Shutterstock/Drazen Zigic

« Marie m’aide à assembler les morceaux du puzzle de ma vie »

Religieuse Dominicaine, sœur Catherine Aubin, auteur d’un livre récent sur la prière avec Marie et les saints, s’exprime, lors d’une entrevue, sur sa relation de foi avec la Vierge Marie :

« Je suis professeure de théologie, mais je n’ai jamais enseigné la théologie mariale. Cependant, le sanctuaire de Lourdes a été déterminant dans ma vocation religieuse. Entre 16 et 24 ans, j’y allais une semaine chaque année pour aider les pèlerins à se baigner dans les piscines. Marie, à Lourdes, est très présente dans le concret du quotidien. Ces séjours me réconfortaient, me sécurisaient. Je me disais que l’Eucharistie et le chapelet sont les deux choses les plus importantes au monde. Mais, une fois dans la vie religieuse, ma prière s’est tournée vers les trois personnes de la Trinité, et la présence de Marie s’est faite moins sensible.

J’enseigne à Montréal depuis 2020. Dès que je m’y suis installée, j’ai commencé à dire un Je Vous salue Marie en début de cours avec mes étudiants, alors qu’à Rome je débutais toujours par un Notre Père. Pourquoi ce changement ? J’ai appris que Montréal, au moment de sa fondation il y a trois cent cinquante ans, s’appelait Ville-Marie. Un signe ? J’ai le sentiment que Marie m’aide à assembler les morceaux du puzzle de ma vie, elle qui, nous disent les Évangiles, gardait et veillait ce qu’elle vivait dans son cœur. Elle nous invite à relier les événements de notre quotidien pour y discerner la trace de l’Esprit Saint et de la parole de Dieu.

Q : Pourquoi ce livre sur le thème « prier avec Marie » ?

Je voulais surtout transmettre une expérience de vie, et non un discours. À Lourdes, quand elle est apparue pour la neuvième fois à Bernadette, elle lui a demandé d’aller boire à la source. La jeune fille a dû gratter et creuser la boue à plusieurs reprises pour voir jaillir de l’eau claire. C’est un peu ce que j’ai vécu en écrivant ce livre : à force de creuser, la présence de Marie dans ma vie spirituelle s’est peu à peu révélée. Elle avait toujours été là, mais en arrière-plan, comme la source de Lourdes était cachée sous terre.

Prier avec Marie, c’est entrer dans un espace d’intelligence du cœur et de confiance radicale, comme elle et avec elle. Aux noces de Cana, c’est elle qui dit à Jésus que les invités vont manquer de vin et lui demande d’agir. Elle a une attitude de questionnement et de collaboration dans la foi et l’espérance, qui m’apprend à voir les besoins des autres et à me tourner vers Jésus. »

Extraits de l’entrevue de La Croixavec sœur Catherine Aubin

La Croix

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie