25.05.2024 – SAINT DU JOUR

St Bède le Vénérable

St Bède le Vénérable

DOCTEUR DE L’ÉGLISE († 735)

Bède naît dans le Nord-est de l’Angleterre, plus exactement dans le Northumberland, en 672/673. À l’âge de sept ans, il fut donné au célèbre moine anglais saint Benoît Biscop, pour être élevé et instruit selon l’usage bénédictin. Bède, en anglo-saxon, signifie prière, et qualifie bien toute la vie de cet homme de Dieu, si vénéré de ses contemporains qu’il en reçut le surnom de Vénérable, que la postérité lui a conservé.

À sa grande piété s’ajouta une science extraordinaire. À dix-neuf ans, il avait parcouru le cercle de toutes les sciences religieuses et humaines : latin, grec, poésie, sciences exactes, mélodies grégoriennes, liturgie sacrée, Écriture Sainte surtout, rien ne lui fut étranger. Mais la pensée de Dieu présidait à tous ses travaux : « Ô bon Jésus, s’écriait-il, vous avez daigné m’abreuver des ondes suaves de la science, accordez-moi surtout d’atteindre jusqu’à Vous, source de toute sagesse. »

D’élève passé maître, il eut jusqu’à six cents disciples et plus à instruire ; ce n’est pas un petit éloge que de citer seulement saint Boniface, Alcuin, comme des élèves par lesquels sa science rayonna jusqu’en France et en Allemagne. Étudier, écrire était sa vie ; mais l’étude ne desséchait point son cœur tendre et pieux ; il rédigeait tous ses immenses écrits de sa propre main : les principaux monuments de sa science sont ses vastes commentaires sur l’Écriture Sainte et son Histoire ecclésiastique d’Angleterre.

Bède eut à porter longtemps la lourde Croix de la jalousie et fut même accusé d’hérésie : ainsi Dieu perfectionne ses Saints et les maintient dans l’humilité. 

Étant tombé malade, il ne cessa pas de travailler, conservant toujours une joie intérieure qui s’exprimait dans la prière et dans le chant. Il concluait son œuvre la plus importante, la Historia ecclesiastica gentis Anglorum, par cette invocation: « Je te prie, ô bon Jésus, qui avec bienveillance m’a permis de puiser aux douces paroles de ta sagesse, accorde-moi, dans ta bonté, de parvenir un jour à toi, source de toute sagesse, et de me trouver toujours face à ton visage ». 

Il n’avait que soixante-deux ans quand il se sentit pris d’une extrême faiblesse ; tourné vers le Lieu saint, il expira le 26 mai 735 (jour de l’Ascension) en chantant : « Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto ».

Il est à noter que la devise du pape François « miserando atque eligendo » est tirée des homélies de saint Bède (Homélie 21 ; CCL 122, 149-151).

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :

>>> Bède le vénérable

Saint Bède le Vénérable priez pour nous !

25.05.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10,13-16. 

En ce temps-là, des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement.
Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.
Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. »
Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

religieuse

Petit journal, § 1750 (Petit journal, la Miséricorde divine dans mon âme ; trad. Apostolat de la Miséricorde divine ; Parole et Dialogue, 2002, p. 582)

L’âme innocente et pleine d’enfantine confiance est une adoration agréable à Dieu

Sois adoré notre Créateur et Seigneur. Univers entier, loue humblement Ton Seigneur, Remercie ton Créateur autant que tes forces le permettent. Et loue Son inconcevable miséricorde divine. Viens toute la terre verdoyante, Viens aussi toi, mer insondable, Que ta gratitude se change en un chant agréable Et chante comme est grande la miséricorde divine. Viens beau et rayonnant soleil, Viens devant Lui, limpide aurore, Unissez-vous en un hymne, que vos voix pures Chantent harmonieusement la grande miséricorde divine. Venez, montagnes et plaines, bois bruyants et fourrés, Venez, ravissantes fleurs matinales, Que votre parfum unique Glorifie et adore la miséricorde divine. Venez, toutes les beautés de la terre, Dont l’homme ne s’étonnera jamais assez, Venez adorer Dieu en harmonie, Louez l’inconcevable miséricorde divine. Viens, beauté impérissable de toute la terre, Et adore très humblement ton Créateur, Car tout est contenu dans Sa miséricorde, Tout dit d’une voix puissante combien est grande la miséricorde de Dieu. Mais au-dessus de toutes ces beautés, Une âme innocente et pleine d’enfantine confiance, Qui par la grâce s’unit étroitement avec Lui, Est une adoration plus agréable à Dieu.

LECTURES :

Lettre de saint Jacques 5,13-20. 

Bien-aimés, l’un de vous se porte mal ? Qu’il prie. Un autre va bien ? Qu’il chante le Seigneur.
L’un de vous est malade ? Qu’il appelle les Anciens en fonction dans l’Église : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur.
Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon.
Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres afin d’être guéris. La supplication du juste agit avec beaucoup de force.
Le prophète Élie n’était qu’un homme pareil à nous ; pourtant, lorsqu’il a prié avec insistance pour qu’il ne pleuve pas, il n’est pas tombé de pluie sur la terre pendant trois ans et demi ;
puis il a prié de nouveau, et le ciel a donné la pluie, et la terre a fait germer son fruit.
Mes frères, si l’un de vous s’égare loin de la vérité et qu’un autre l’y ramène,
alors, sachez-le : celui qui ramène un pécheur du chemin où il s’égarait sauvera son âme de la mort et couvrira une multitude de péchés.

Psaume 141(140),1-2.3.8. 

Seigneur, je t’appelle : accours vers moi ! 
Écoute mon appel quand je crie vers toi !
Que ma prière devant toi s’élève comme un encens, 
et mes mains, comme l’offrande du soir.

Mets une garde à mes lèvres, Seigneur, 
veille au seuil de ma bouche.
Je regarde vers toi, Seigneur, mon Maître ; 
tu es mon refuge : épargne ma vie !

Marie prototype de l’Église (Cardinal Journet, † 1975)

© Shutterstock/Anneka
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Marie prototype de l’Église (Cardinal Journet, † 1975)

Quand on dit que Marie est le prototype de l’Église, on veut dire que Marie est, dans l’Église, plus Mère que l’Église, plus Épouse que l’Église, et, par exemption du péché originel, plus Vierge que l’Église.

On veut dire que Marie est Mère, qu’elle est Épouse, qu’elle est Vierge, avant l’Église et pour l’Église ; que c’est en elle surtout et par elle que l’Église est Mère, est Épouse, est Vierge.

C’est par un élan mystérieux qui vient de Marie, c’est par une excellence mystérieuse qui se diffuse à partir de Marie, que l’Église peut être, à son tour, si vraiment Mère, si vraiment Épouse, si vraiment Vierge.

Dans l’ordre des grandeurs de sainteté, qui sont les grandeurs suprêmes, Marie est, autour du Christ, comme la première onde de l’Église, génératrice de toutes les autres, jusqu’à la fin du temps.

Quand nous disons que l’Église est mariale, nous voulons signaler que Marie est intériorisée dans l’Église, à qui elle communique son esprit…

Cardinal Journet : L’Eglise du Verbe Incarné, Essai de Théologie spéculative.

Tomes II, Paris, Desclée de Brouwer, 1951, p. 427-428 et 432

Et aussi : Encyclopédie Mariale

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

24.05.2024 – SAINT DU JOUR

Sts Donatien et Rogatien

Sts Donatien et Rogatien

MARTYRS († V. 304)

Saints Donatien et Rogatien
Frères et martyrs
(† v. 304) 

Au temps de la persécution de Dioclétien, il y avait à Nantes un jeune homme nommé Donatien, d’une haute naissance, mais recommandable surtout par ses vertus. Plus heureux que son frère Rogatien, il avait embrassé la foi chrétienne et travaillait à faire connaître Jésus-Christ autour de lui. Il eut le bonheur d’éclairer son frère et de lui donner le courage de professer une religion dont les disciples étaient voués à la souffrance et à la mort. 

Le zèle de Donatien l’avait mis en vue : il fut le premier de tous, conduit devant le gouverneur : « J’apprends, Donatien, lui dit celui-ci, que non content de refuser à Jupiter et à Apollon les honneurs qui leur sont dus, vous cherchez à répandre la religion d’un crucifié. – “On ne vous a dit que la vérité, répond Donatien ; j’adore Celui qui seul doit être adoré. – Cessez de propager cette doctrine ; sinon, la mort vous attend. – La mort, je ne la crains pas pour moi, mais pour vous.” »

Pendant que Donatien était livré aux tortures et jeté dans un cachot, Rogatien parut à son tour : « J’ai été informé, lui dit le gouverneur, de votre résolution de professer la religion des chrétiens. Prenez bien garde d’encourir la colère de l’empereur ! » La réponse du jeune homme ne fut pas moins ferme que celle de son frère, et le juge décida que le lendemain les deux prisonniers auraient la tête tranchée, pour avoir outragé les dieux et les empereurs. Une seule chose chagrinait Rogatien : il n’était encore que catéchumène et n’avait pas reçu le baptême ; mais Donatien et lui prièrent ensemble toute la nuit, afin que Dieu fît que l’effusion du sang produisît dans le martyr l’effet du saint Baptême. 

Le lendemain, le juge, assis à son tribunal, se fit amener les deux confesseurs de la foi et chercha encore à les épouvanter par la menace des supplices. « Nous sommes prêts, répondirent-ils, à souffrir pour Jésus-Christ tout ce que pourra inventer la cruauté des bourreaux. » Les généreux enfants, à la suite de cette belle réponse, sont placés sur le chevalet et tourmentés cruellement ; mais leur courage surpasse la fureur des bourreaux, et ils soutiennent sans faiblir ce douloureux supplice. On les achève ensuite en leur tranchant la tête.

La ville et le diocèse de Nantes ont conservé une dévotion traditionnelle à ces deux illustres martyrs, populaires en ce pays sous le nom des deux Enfants Nantais.

Saints Donatien et Rogatien priez pour nous !

24.05.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10,1-12. 

En ce temps-là, Jésus arriva dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. De nouveau, des foules s’assemblent près de lui, et de nouveau, comme d’habitude, il les enseignait.
Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »
Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? »
Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. »


Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle.
Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme.
À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère,
il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.


Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »
De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.


Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle.
Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Vénérable Madeleine Delbrêl (1904-1964)

missionnaire des gens des rues

Communauté et solitude (Communautés selon l’Évangile, éd. du Seuil, 1973, p. 105)

Le mariage est le plus beau des signes de l’amour de Dieu

L’amour et la vie ne s’écoulent pas de la terre vers Dieu, mais descendent de Dieu vers la terre. « Tout don parfait vient du Père. » (Jc 1,17) « Dieu est Amour. » (1 Jn 4,8) Il est amour parce que Trinité. Dans la Trinité est l’unité et la fécondité. C’est de là que tout part. Il y a sur terre un brassement d’amour devant quoi nous pouvons être pris de vertige. Des fleurs et des bêtes aux êtres humains, cette circulation d’amour nous environne. Pour ne pas nous y sentir étranger comme en dissonance avec la vie même, c’est de la Sainte Trinité qu’il faut partir. Là est l’Amour en soi : « l’amour vrai ». De là descendent comme en cascade tous les amours du monde, de moins en moins parfaits, mais qui ont leur raison d’être parce qu’ils sont le signe de l’amour qui existe en Dieu. Depuis l’amour de l’homme et de la femme jusqu’à celui des bêtes, jusqu’aux unions mystérieuses des éléments et des métaux, tout cela signifie de façon plus ou moins belle l’amour qui est en Dieu. Et cela renverse le problème. Même l’unité du Verbe et de l’homme, même l’union du Christ et de l’Église ne sont encore que les plus grands, les plus beaux signes de l’amour qui est Dieu. Dans le mariage, il y a une vocation à l’amour singulièrement riche. C’est au sommet de la création visible le plus beau des signes de l’amour de Dieu. C’est grand car c’est le signe, dit saint Paul, de l’amour du Christ et de son Église.

LECTURES :

Lettre de saint Jacques 5,9-12. 

Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres, ainsi vous ne serez pas jugés. Voyez : le Juge est à notre porte.
Frères, prenez pour modèles d’endurance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.
Voyez : nous proclamons heureux ceux qui tiennent bon. Vous avez entendu dire comment Job a tenu bon, et vous avez vu ce qu’à la fin le Seigneur a fait pour lui, car le Seigneur est tendre et miséricordieux.
Et avant tout, mes frères, ne faites pas de serment : ne jurez ni par le ciel ni par la terre, ni d’aucune autre manière ; que votre « oui » soit un « oui », que votre « non » soit un « non » ; ainsi vous ne tomberez pas sous le jugement.

Psaume 103(102),1-2.3-4.8-9.11-12. 

Bénis le Seigneur, ô mon âme, 
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme, 
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses 
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe 
et te couronne d’amour et de tendresse.

Le Seigneur est tendresse et pitié, 
lent à la colère et plein d’amour ;
Il n’est pas pour toujours en procès, 
ne maintient pas sans fin ses reproches ;

Comme le ciel domine la terre, 
fort est son amour pour qui le craint ;
Aussi loin qu’est l’orient de l’occident, 
il met loin de nous nos péchés.