27.05.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10,17-27. 

En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »
Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul.
Tu connais les commandements : ‘Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère.’ »
L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. »
Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. »


Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! »


Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu !
Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »


De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? »
Jésus les regarde et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe

Lettre 74 à messire Barnabé Visconti, n° 191 (trad. Cartier, Téqui, 1976, tome 1, p. 523-524.531 ; rev.)

Vous avez été aimé avant d’être aimé…

Ô très cher Père, quel est le cœur assez dur, assez obstiné pour ne pas s’attendrir s’il regarde l’amour que lui porte la Bonté divine. Aimez, aimez, pensez que vous avez été aimé avant d’être aimé. Car Dieu en regardant en lui-même, s’est passionné pour la beauté de sa créature, et il l’a faite, poussé par l’ardeur de son ineffable charité, uniquement pour qu’elle ait la vie éternelle et qu’elle jouisse du bonheur infini dont Il jouissait en lui-même. Ô amour ineffable ! que vous avez bien prouvé cet amour ! L’homme, en perdant la grâce par le péché mortel, par la désobéissance commise contre vous, Seigneur, n’en a pas été privé. Considérez, mon Père, par quel moyen la clémence du Saint-Esprit a rétabli la grâce dans l’homme ; voyez comment la grandeur suprême de Dieu a revêtu l’esclavage de notre humanité avec un tel abaissement, avec une humilité si profonde, que tout notre orgueil doit en être confondu. Que les fils insensés d’Adam rougissent donc de voir Dieu humilié jusqu’à l’homme, comme si l’homme était maître de Dieu, et non pas Dieu maître de l’homme ; car l’homme n’est rien par lui-même ; tout ce qu’il a, Dieu le lui a donné par grâce et non par obligation. (…) Oui, mon Père, pour l’amour de Dieu, augmentez le feu de votre désir en voulant donner votre vie pour Jésus crucifié, votre sang pour amour de son sang. Oh ! combien serait heureuse votre âme, et la mienne aussi, qui aime tant votre salut, si je vous voyais donner votre vie pour le nom du doux et bon Jésus. Je prie la souveraine et éternelle Bonté de nous rendre dignes du bonheur de lui sacrifier notre vie. Courez donc généreusement accomplir de grandes choses pour Dieu. (…) Répondez à la voix et à la clémence du Saint-Esprit, qui vous appelle si doucement.

LECTURES :

Première lettre de saint Pierre Apôtre 1,3-9. 

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts,
pour un héritage qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure, ni flétrissure. Cet héritage vous est réservé dans les cieux,
à vous que la puissance de Dieu garde par la foi, pour un salut prêt à se révéler dans les derniers temps.
Aussi vous exultez de joie, même s’il faut que vous soyez affligés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ;
elles vérifieront la valeur de votre foi qui a bien plus de prix que l’or – cet or voué à disparaître et pourtant vérifié par le feu –, afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur quand se révélera Jésus Christ.
Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ; en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi, vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire,
car vous allez obtenir le salut des âmes qui est l’aboutissement de votre foi.

Psaume 111(110),1-2.5-6.9.10c. 

De tout cœur je rendrai grâce au Seigneur 
dans l’assemblée, parmi les justes.
Grandes sont les œuvres du Seigneur ; 
tous ceux qui les aiment s’en instruisent.

Il a donné des vivres à ses fidèles, 
gardant toujours mémoire de son alliance.
Il a montré sa force à son peuple, 
lui donnant le domaine des nations.

Il apporte la délivrance à son peuple ; 
son alliance est promulguée pour toujours : 
saint et redoutable est son nom.
À jamais se maintiendra sa louange.

27.05.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10,17-27. 

En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »
Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul.
Tu connais les commandements : ‘Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère.’ »
L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. »
Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. »
Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! »
Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu !
Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »
De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? »
Jésus les regarde et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe

Lettre 74 à messire Barnabé Visconti, n° 191 (trad. Cartier, Téqui, 1976, tome 1, p. 523-524.531 ; rev.)

Vous avez été aimé avant d’être aimé…

Ô très cher Père, quel est le cœur assez dur, assez obstiné pour ne pas s’attendrir s’il regarde l’amour que lui porte la Bonté divine. Aimez, aimez, pensez que vous avez été aimé avant d’être aimé. Car Dieu en regardant en lui-même, s’est passionné pour la beauté de sa créature, et il l’a faite, poussé par l’ardeur de son ineffable charité, uniquement pour qu’elle ait la vie éternelle et qu’elle jouisse du bonheur infini dont Il jouissait en lui-même. Ô amour ineffable ! que vous avez bien prouvé cet amour ! L’homme, en perdant la grâce par le péché mortel, par la désobéissance commise contre vous, Seigneur, n’en a pas été privé. Considérez, mon Père, par quel moyen la clémence du Saint-Esprit a rétabli la grâce dans l’homme ; voyez comment la grandeur suprême de Dieu a revêtu l’esclavage de notre humanité avec un tel abaissement, avec une humilité si profonde, que tout notre orgueil doit en être confondu. Que les fils insensés d’Adam rougissent donc de voir Dieu humilié jusqu’à l’homme, comme si l’homme était maître de Dieu, et non pas Dieu maître de l’homme ; car l’homme n’est rien par lui-même ; tout ce qu’il a, Dieu le lui a donné par grâce et non par obligation. (…) Oui, mon Père, pour l’amour de Dieu, augmentez le feu de votre désir en voulant donner votre vie pour Jésus crucifié, votre sang pour amour de son sang. Oh ! combien serait heureuse votre âme, et la mienne aussi, qui aime tant votre salut, si je vous voyais donner votre vie pour le nom du doux et bon Jésus. Je prie la souveraine et éternelle Bonté de nous rendre dignes du bonheur de lui sacrifier notre vie. Courez donc généreusement accomplir de grandes choses pour Dieu. (…) Répondez à la voix et à la clémence du Saint-Esprit, qui vous appelle si doucement.

LECTURES :

Première lettre de saint Pierre Apôtre 1,3-9. 

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts,
pour un héritage qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure, ni flétrissure. Cet héritage vous est réservé dans les cieux,
à vous que la puissance de Dieu garde par la foi, pour un salut prêt à se révéler dans les derniers temps.
Aussi vous exultez de joie, même s’il faut que vous soyez affligés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ;
elles vérifieront la valeur de votre foi qui a bien plus de prix que l’or – cet or voué à disparaître et pourtant vérifié par le feu –, afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur quand se révélera Jésus Christ.
Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ; en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi, vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire,
car vous allez obtenir le salut des âmes qui est l’aboutissement de votre foi.

Psaume 111(110),1-2.5-6.9.10c. 

De tout cœur je rendrai grâce au Seigneur 
dans l’assemblée, parmi les justes.
Grandes sont les œuvres du Seigneur ; 
tous ceux qui les aiment s’en instruisent.

Il a donné des vivres à ses fidèles, 
gardant toujours mémoire de son alliance.
Il a montré sa force à son peuple, 
lui donnant le domaine des nations.

Il apporte la délivrance à son peuple ; 
son alliance est promulguée pour toujours : 
saint et redoutable est son nom.
À jamais se maintiendra sa louange.

26.05.2024 – Roberto Benigni clôt la Journée mondiale des enfants

Roberto Benigni en clôture de la Journée mondiale des enfants, place Saint-Pierre, le 26 mai 2024.  (AFP or licensors)

Roberto Benigni clôt la Journée mondiale des enfants

À l’issue de la messe du Pape pour la Journée mondiale des enfants, le comédien et réalisateur oscarisé Roberto Benigni a salué les 50 000 fidèles de la place Saint-Pierre avec une improvisation adressée aux enfants , dénonçant tout à la fois la stupidité de la guerre et invitant à croire en la beauté des contes de fées: «Les dragons peuvent être vaincus! Construisez un monde meilleur!»

«Le monde est gouverné par des gens qui ne savent pas ce qu’est la pitié, ce qu’est l’amour. Et c’est ainsi qu’ils commettent le plus stupide des péchés, la guerre: un mot laid, qui salit tout. Nous devons y mettre fin». Le comédien Roberto Benigni s’est exprimé sur le parvis de la basilique Saint-Pierre en présence du Pape à la fin de la messe de clôture de la première Journée mondiale des enfants. Citant Gianni Rodari, poète italien, et rappelant que les contes de fées peuvent devenir réalité, il explique que ces derniers racontent pas seulement l’existence des dragons, mais enseignent que «les dragons peuvent être vaincus».

L’invitation à rêver et à être des héros

«Chacun d’entre vous est le protagoniste d’une histoire qui ne se répétera jamais. Vous êtes les héros. Faites les choses difficiles! Rêvez! C’est la plus belle chose au monde», dit le comédien toscan, «il ne faut pas fermer les yeux, il faut les ouvrir». «Les enfants ne sont pas un récipient à remplir, mais un feu à allumer».

Le mot magique pour arrêter la guerre

«Je suis convaincu», a-t-il poursuivi en s’adressant aux nombreux enfants présents sur la place, «que parmi vous se trouvent ceux qui trouveront le mot magique pour arrêter la guerre, nous devons le chercher ensemble». «Quand les enfants jouent, à la guerre, dès que l’un d’entre eux se fait mal ou se blesse, ils s’arrêtent. Ceux qui font la guerre, au contraire, ne s’arrêtent pas».

Roberto Benigni embrasse le Pape François

Roberto Benigni embrasse le Pape François

La seule bonne idée de l’histoire de l’humanité

«Dans l’histoire de l’humanité, une seule bonne idée a été exprimée».C’est Jésus qui l’a annoncée dans le Sermon sur la montagne: «Heureux les miséricordieux», poursuit Roberto Benigni. Il s’agit d’une invitation adressée à tous à être «profondément bons». «Soyez profondément bons! La vie est amour et compassion infinie pour la douleur que traverse l’humanité».D’où l’appel adressé à tous les présents, 50 000 selon les estimations des organisateurs: «La guerre doit cesser. Vous me direz: c’est un rêve, c’est un conte de fées. Oui, c’est vrai, mais comme le disait Gianni Rodari: « Les contes de fées peuvent devenir réalité, ils peuvent devenir vrais! »»

Les erreurs qui rendent le monde beau

Le monde a besoin d’être beau et chacun peut apporter sa petite contribution, même s’il commet des erreurs. «Les erreurs sont nécessaires, parfois elles sont utiles et belles», insiste le réalisateur du film qui lui a valu un oscar, “La vie est belle“ en 1997. Et de citer la beauté imparfaite de la Tour de Pise: «Avez-vous vu cette belle erreur?»

Faire de la vie un chef-d’œuvre

Le secret est de se faire plaisir, poursuit le comédien toscan: «Aimez ce que vous faites, ne vous contentez pas d’un bon travail, vous devez le faire au mieux de vos capacités, comme Michel-Ange a fait cette coupole (de la basilique Saint-Pierre, ndlr)». Roberto Benigni répète l’invitation de Jean-Paul II: « N’ayez pas peur ».

«Nous sommes tous ensemble, dans vos cœurs palpite toute l’humanité, nous ne faisons qu’un. Je vous vois ici prêts à prendre votre envol, alors faites-le! Prenez votre envol, prenez votre vie en main et faites-en un chef-d’œuvre! Vous pouvez le faire! Construisez un monde meilleur! Rendez-le plus beau! Nous, nous n’avons pas réussi».

La plus belle journée de l’histoire

François a inventé la Journée mondiale des enfants, observe le réalisateur qui, contrariant le protocole, embrasse et plaisante sur l’évêque de Rome: «C’est un enfant comme vous!», lance-t-il aux jeunes, avant de se tourner vers François: «Vous êtes argentin, nous pouvons danser le tango!». Puis conclut: «Il n’y a rien de plus beau au monde que le rire d’un enfant! Et si un jour tous les enfants du monde, sans exception, peuvent rire ensemble, ce sera un grand jour, ce sera le plus beau jour de l’histoire du monde».

Source : VATICANNEWS, le 26 mai 2024

26.05.2024 – Au stade de Rome en fête, le Pape célèbre la paix avec les enfants du monde

Au stade de Rome en fête, le Pape célèbre la paix avec les enfants du monde

Avant une grande messe place Saint-Pierre dimanche 26 mai, le Pape de 87 ans a demandé samedi aux 50 000 enfants réunis dans le stade olympique de Rome de ne jamais se laisser voler leurs rêves de paix. François compte sur les plus petits pour façonner un monde plus juste et pacifique.

Delphine Allaire – Cité du Vatican

Sous la clameur juvénile, au milieu d’une foule bariolée, spontanée et joviale, composée de 50 000 enfants de 6 à 12 ans dans l’enceinte du stade olympique de la capitale italienne, le Pape a donné le coup d’envoi de la première Journée mondiale des enfants (JME). En écho à celle dédiée depuis 2021 aux grands-parents et aux personnes âgées, François souhaite à présent célébrer les rêves de paix et d’avenir des plus petits. Il en avait déjà reçu 7 000 de 84 pays le 6 novembre dernier en salle Paul VI, rencontre ayant abouti à la publication de l‘Encyclique des enfants, rédigée par le père Enzo Fortunato et Aldo Cagnoli, préfacée par le Souverain pontife.

Ce 25 mai, les enfants viennent d’Italie et de nombreux autres pays, dont l’Érythrée, la Syrie, l’Afghanistan, mais également des zones de guerre comme l’Ukraine, le Soudan du Sud ou Haïti. 60 enfants sont venus en particulier de Terre Sainte, de Jérusalem, Gaza et Bethléem, où François se trouvait il y a tout juste dix ans, du 25 au 26 mai 2014, en mémoire des 50 ans de la visite de Paul VI au patriarche Athénagoras. 

« 

Nous sommes la joie, nous sommes l’avenir, nous sommes la vie, nous sommes le signe de l’amour…»; l’hymne de la première Journée mondiale des enfants a retenti à l’arrivée du Pape, qui tel le grand-père du monde entier, a affiché sa proximité avec les plus petits, notamment ceux touchés par les guerres, la déscolarisation, la sécheresse, le manque de nourriture…  François s’est dit touché en particulier par sa rencontre avec des enfants ukrainiens, plus tôt dans la matinée, qui ont perdu le sourire. 

Lors de cette rencontre voulue comme «contre-chant d’espérance» et «signal aux chefs de guerre», le Pape a fait répéter aux enfants leurs désirs de paix: «Je sais que vous êtes tristes à cause des guerres. Je vous pose une question: êtes-vous tristes à cause des guerres? «Oui!», ont-ils scandé. 

La joie est la santé de l’âme

Il y a des enfants qui ne peuvent pas aller à l’école, leur a rappelé François. Pédagogue et simple, il a ensuite expliqué aux enfants la devise de cette journée, tirée de l’Apocalypse «Voici que je fais toutes choses nouvelles»,thème que le Pape a fait répéter plusieurs fois aux enfants, leur demandant de collaborer avec Dieu dans cette joie et nouveauté, la joie est la santé de l’âme, a dit François.

«Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.» L’Évangile de ce jour concerne au premier plan ceux qui ont posé des questions au Pape, qui leur a donné à chacun des bonbons. Est-ce vrai que la paix est toujours possible? demande Geronimo de Colombie, François rappelle l’importance de s’excuser et demander pardon. Que peuvent faire les enfants pour améliorer le monde? s’inquiète Lia Marise du Burundi. Ne pas se disputer, aider les autres, répond le Pape.

Une jeune Indonésienne, dont le pays attend François en septembre, a demandé quel miracle le Pape choisirait d’accomplir. «Que tous les enfants aient ce dont ils ont besoin pour vivre, pour manger, pour jouer, pour aller à l’école. C’est le miracle que je voudrais faire», a-t-il assuré, après avoir répondu à Federico, petit Italien l’interrogeant sur l’égalité et l’aide apportée à ceux qui souffrent. 

«Il y a des enfants qui n’ont pas le nécessaire… nous devrions tous être égaux, mais ce n’est pas le cas. Pourquoi cela se produit-il? Cela arrive à cause de l’égoïsme, à cause de l’injustice…Essayons tous d’être plus justes et de travailler pour qu’il n’y ait pas autant d’injustices dans le monde», a déclaré le Papedans ce dialogue improvisé, bel échantillon cosmopolite de l’Église universelle, avant d’assister à un match de foot d’enfants dans une ambiance festive.

François leur a ensuite demander de se recueillir en silence pour penser à tous les enfants qui n’ont pas de quoi manger. Les enfants ont confié à l’évêque de Rome leurs dessins avant de retrouver le Saint-Père dimanche pour célébrer la grande messe de cette première journée mondiale en ce dimanche de la Sainte Trinité.

Source : VATICANNEWS, le 26 mai 2024

26.05.2024 – Messe pour les enfants: le Pape dialogue avec les plus petits sur la Trinité

Messe pour les enfants: le Pape dialogue avec les plus petits sur la Trinité

En ce dimanche de la Sainte Trinité, le Pape a présidé la messe pour la première journée mondiale des enfants, devant plus de 50 000 personnes place Saint-Pierre, dimanche 26 mai. Dans une homélie catéchétique destinée aux plus jeunes, le Souverain pontife a fait répéter l’importance du Père, du Fils et du Saint-Esprit, dans nos vies, leur demandant de prier pour la paix dans le monde. 

Devant une marée de couleurs faite de drapeaux et panneaux bigarrés arborés par les enfants, dans un style simple accessible aux plus jeunes, sous forme de dialogue, le Pape a médité sur le mystère de la Trinité dans son homélie: «Combien de ‘’dieux’’ y a-t-il? Un seul en trois personnes: le Père qui nous a tous créés, qui nous aime tant Dieu et quand nous prions Dieu le Père, quelle est la prière que nous prions tous?» interpelle l’évêque de Rome, laissant les enfants lui répondre «le Notre Père».

Jésus pardonne tout et toujours

«Quel est le nom du Fils? Jésus. Nous prions Jésus pour qu’il nous accompagne dans la vie et qu’il nous fasse grandir. Et nous prions Jésus de nous aider, d’être près de nous et quand nous communions aussi, nous recevons Jésus et Jésus nous pardonne tous nos péchés», a poursuivi le Pape, entouré d’enfants sur l’estrade du parvis de la place Saint-Pierre. «Est-ce vrai que Jésus pardonne tout?», a demandé François. «Jésus pardonne même aux plus laids des pécheurs?” Oui!», répondent les enfants. «N’oubliez pas ceci: Jésus pardonne tout et pardonne toujours et nous devons avoir l’humilité de demander pardon. ‘’Pardonne-moi, Seigneur, j’ai mal agi. Je suis faible. La vie m’a mis en difficulté mais tu pardonnes tout. Je voudrais changer de vie et tu m’aides».

L’Esprit Saint, réconfort dans les difficultés 

Venant ensuite à l’Esprit Saint, François a reconnu que ce n’est pas facile de comprendre, «parce que l’Esprit Saint est Dieu, il est en nous». «Nous recevons l’Esprit Saint dans le Baptême, nous le recevons dans les Sacrements. L’Esprit Saint est ce qui nous accompagne dans la vie. Nous le pensons et nous le disons ensemble: «L’Esprit Saint nous accompagne dans la vie».

L’Esprit Saint est celui qui nous donne la force, nous réconforte dans les difficultés. Ensemble, le Pape et les enfants ont répété: «L’Esprit Saint nous accompagne dans la vie», puis «Père, Fils et Saint-Esprit».

Enfin concluant cette brève homélie improvisée, le Pape a interrogé les enfants sur le nom de la mère des chrétiens au ciel. «Savez-vous comment prier la Vierge Marie? [réponse: oui] Vous êtes sûrs? Faisons-le maintenant, je veux entendre… [ils récitent le Je vous salue Marie].

Prière pour la paix dans le monde

Le Pape a enfin exhorté chaque enfant à prier pour les parents, les grands-parents, les enfants malades, dont de nombreux sont présents place Saint-Pierre, mais aussi pour la paix dans le monde, clôturant avec la prière de l’Angélus cette première édition de la Journée mondiale des enfants, initiée la veille au stade olympique de Rome, en présence de 50 000 personnes. Le Pape a également annoncé la prochaine date de la seconde Journée mondiale des enfants, fixée à septembre 2026, après l’année jubilaire. 

Au terme de la messe, l’acteur italien Roberto Benigni, comédien, réalisateur et protagoniste (entre autres) du film La vie est belle (1997), a ensuite pris la parole pour une petite prestation humoristique et amusée devant le Pape et les enfants. La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, et sa fille, ainsi que le maire de Rome, Roberto Gualtieri, étaient présents parmi les fidèles place Saint-Pierre.

Source : VATICANNEWS, le 26 mai 2024

26.05.2024 – MESSE DU PÈLERINAGE INTERNATIONAL DES MILITAIRES À LOURDES

À Lourdes le Pape invite les militaires à être «des sentinelles de paix» 

À l’occasion du 64ème Pèlerinage Militaire International à Lourdes du 24 au 26 mai, un message au nom du Pape, signé par le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, François rappelle ce moment important pour les armées. En ce «moment sombre de notre histoire, nous avons besoin d’hommes et de femmes de foi capables de mettre les armes au service de la paix et de la fraternité», souligne le Saint-Père dans ce message. 

Myriam Sandouno – Cité du Vatican

«Que l’on vienne ici en procession», c’est le thème choisi cette année pour le 64ème Pèlerinage Militaire International qui se tient à Lourdes. La «conclusion d’un triptyque proposé par sainte Bernadette». La Vierge Marie lui avait confié, le 2 mars 1858, la mission suivante: «Allez dire aux prêtres que l’on bâtisse ici une chapelle et « que l’on y vienne en procession »». Le thème de cette année pour le Pape, est «un appel pressant à se mettre en marche vers Dieu avant tout, mais aussi en marche vers et avec nos frères, pour l’édification d’un monde plus solidaire et plus fraternel».

Une rencontre pour des richesses humaines 

Dans son message signé vendredi 24 mai par le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, le Pape François en communion spirituelle avec les participants rend tout d’abord «grâce à Dieu pour cette rencontre annuelle devant la Grotte bénie de Massabielle», présidée cette année par Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les relations avec les États et les organisations internationales. Ce pèlerinage qui attire chaque année à Lourdes des hommes et femmes militaires, des religieux, des civils et des diplomates, «permet de tisser des liens d’amitié, de mettre en commun les richesses humaines et spirituelles dont chacun est porteur»; de «partager des moments de joie, de trouver dans la prière commune et dans l’échange, la force nécessaire pour surmonter les épreuves, les solitudes dont vous faites souvent l’expérience au cours de vos différents engagements», souligne le Saint-Père dans son message.

Vocation militaire 

Cette rencontre qui rassemble cette année 15 000 pèlerins issus de 41 nations, est également l’occasion pour chacun d’un renouveau de son engagement baptismal, d’une rencontre avec le Christ, en particulier dans l’écoute de sa parole, la réception du sacrement de la réconciliation et la participation à l’Eucharistie, estime François. Il invite à profiter de ce moment spirituel à Lourdes, pour «repenser à votre vocation militaire dans la perspective de la foi, et de l’amour que tout chrétien doit cultiver envers son frère, même son ennemi».

«Chers militaires, le Pape vous invite à vous lever et à cheminer avec courage et persévérance. Soyez des militaires debout et fiers de faire honneur à votre uniforme, à votre devise et à votre patrie, mais aussi conscients de faire partie d’une unique famille humaine, une famille déchirée et blessée mais que le Christ est venu racheter et sauver par la force de l’amour, et non par la violence des armes». Tel est l’appel du Saint-Père transmis aux participants.

«Des sentinelles de paix»

Le Saint-Père qui prône à chaque occasion offerte des messages de paix pour le monde, invite les militaires à être «sentinelles de la paix» comme le disait saint Jean-Paul II (cf. Angélus, 23 février 2003). «Le monde a besoin de vous, surtout en ce moment sombre de notre histoire. Nous avons besoin d’hommes et de femmes de foi capables de mettre les armes au service de la paix et de la fraternité». Et François dans son message le fait clairement comprendre aux militaires.

Le Saint-Père «confie à la miséricorde de Dieu tous les militaires décédés au service de leur patrie ou dans les opérations internationales pour la défense de la paix». Ce pèlerinage, fait savoir également le Souverain pontife, «permet de vous faire proches de vos compagnons d’armes malades et blessés et d’en prendre soin» –spécialement en ce «lieu où les malades sont tellement présents– et de porter la Miséricorde de Dieu dans le monde militaire».

Le Pape invoque une abondance particulière de grâces, sur tous ceux présents actuellement à Lourdes et leurs familles, ainsi que sur les soldats engagés sur différents fronts, en mission pour la préservation de la paix loin de leur pays et ceux qui sont blessés et souffrants.

Source : VATICANNEWS, le 26 mai 2024