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« Prier avec Marie nous simplifie »

« Prier avec Marie nous simplifie »
Prier avec Marie nous simplifie. Dieu est simple et attend de nous une relation simple, une relation filiale. Les enfants et les gens simples, comme Bernadette ou les voyants de Fatima, savent au fond de leur cœur qu’ils ont au ciel un Père et une Mère aimants qui les aiment et les protègent.
Mais la prière avec Marie ne leur est pas réservée. De grands théologiens que je connais priaient quotidiennement le chapelet. Les intellectuels y retrouvent la simplicité de leur élan vers Dieu, Jésus, le Saint-Esprit. Et c’est une femme qui les permet, une femme qui a vécu dans le silence et la discrétion, sans reconnaissance des hommes, mais qui n’est rien de moins que la mère de Jésus. Prier avec Marie aujourd’hui est prophétique, cela place la femme au cœur de la tradition spirituelle.
Le caractère répétitif et automatique des Je vous salue Marie que l’on dit évoque pour moi le « Je t’aime » que l’on se dit entre époux après des années de mariage. Même si je ne peux pas être en prière toute la journée, le chapelet est comme la note de base qui instaure une polyphonie, il m’ancre à mon intériorité et la soutient, il éloigne la tentation de la dispersion.
Extrait de l’entrevue de La Croixavec sœur Catherine Aubin
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
28.05.2024 – SAINT DU JOUR

St Germain
ABBÉ PUIS ÉVÊQUE DE PARIS († 576)
Saint Germain
Évêque de Paris
(v. 496 † 576)
Germain de Paris naquit à la fin du Ve siècle près d’Autun. Tout jeune, il faillit être victime d’une mère dénaturée et d’une grand-mère criminelle ; mais Dieu veillait sur cet enfant de bénédiction et le réservait à de grandes choses. Germain se réfugia près d’un ermite, son oncle, dont il partagea la vie austère, et dont il apprit, chaque jour, à imiter la piété et les vertus.
L’évêque d’Autun, ayant fait sa connaissance, conçut pour lui une très haute estime, et lui donna, malgré les réclamations de son humilité, l’onction sacerdotale, puis le nomma bientôt abbé du monastère de Saint-Symphorien d’Autun.
Par ces temps de guerre et de dévastation, les pauvres affluent. Germain, toujours ému à la vue d’un homme dans la souffrance, ne renvoie personne sans lui faire l’aumône, au point qu’un jour il donne jusqu’au dernier pain de la communauté. Les moines murmurent d’abord, puis se révoltent ouvertement. Germain, pleurant amèrement sur le défaut de foi de ses disciples, se retire dans sa cellule et prie Dieu de les confondre et de les corriger. Il priait encore, lorsqu’une dame charitable amène au monastère deux chevaux chargés de vivres, et annonce que le lendemain elle enverra un chariot de blé. La leçon profita aux religieux, qui se repentirent de leur réaction.
Un jour le feu prend au grenier, menaçant de brûler toute la récolte du couvent. Germain, calme et confiant, saisit une marmite d’eau à la cuisine, monte au grenier en chantant « Alléluia », fait le signe de la Croix et jette quelques gouttes d’eau sur le brasier, qui s’éteint.
Un jour qu’il était en prière, il voit apparaître un vieillard éblouissant de lumière, qui lui présente les clefs de la ville de Paris : « Que signifie cela ? » demande l’abbé. – “C’est, répond la vision, que vous serez bientôt le pasteur de cette ville.” Quatre ans plus tard, Germain, devient évêque, malgré sa résistance. Il n’en resta pas moins moine toute sa vie, et il ajouta même de nouvelles austérités à celles qu’il avait pratiquées dans le cloître. Après les fatigues d’une journée tout apostolique, son bonheur, même par les temps rigoureux, était de passer les nuits entières au pied de l’autel.
Germain eut la plus grande et la plus heureuse influence auprès des rois et des reines qui se succédèrent sur le trône de France pendant son épiscopat ; on ne saurait dire le nombre de pauvres qu’il secourut, de prisonniers qu’il délivra, avec l’or des largesses royales. Il mourut, plein de mérites, vers l’âge de quatre-vingts ans.
Saint Germain priez pour nous !

28.05.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10,28-31.
En ce temps-là, Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. »
Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre
sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.

Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Thomas de Celano (v. 1190-v. 1260)
biographe de saint François et de sainte Claire
Vie de sainte Claire, §25-28 (trad. Vorreux, Documents, Éds. Franciscaines 1983, p. 615 rev.)
Tout quitter pour le suivre
Depuis quarante ans déjà Claire, selon la comparaison employée par saint Paul (1Co 9,24), menait la course dans le stade de la très grande pauvreté. Elle approchait du but de sa vocation céleste et de la récompense promise au vainqueur… La divine Providence se hâtait d’accomplir ce qu’elle avait prévu pour Claire : le Christ veut introduire dans son palais royal la petite pauvre au terme de son pèlerinage. Quant à elle, elle aspirait de tout l’élan de son désir… à contempler, régnant là-haut dans sa gloire, le Christ qu’elle avait imité sur terre dans sa pauvreté… Toutes ses filles étaient réunies autour du lit de leur mère… S’adressant alors à elle-même, Claire dit à son âme : « Pars en toute sécurité, car tu as bon guide pour la route. Pars, car celui qui t’a créée t’a aussi sanctifiée ; il t’a toujours gardée et aimée d’un tendre amour, comme une mère aime son enfant. Sois béni, Seigneur, toi qui m’as créée ! » Une sœur lui demanda à qui elle s’adressait. Claire répondit : « À mon âme bénie ». Son guide pour la route n’était pas loin. En effet, se tournant vers l’une de ses filles, elle dit : « Vois-tu le Roi de gloire que j’aperçois ? »… Bénie soit sa sortie de cette vallée de misère, sortie qui fut pour elle l’entrée dans la vie bienheureuse ! En récompense de ses jeûnes d’ici-bas, elle connaît maintenant la joie qui règne à la table des saints ; en échange des guenilles et des cendres, elle est entrée en possession de la béatitude du Royaume des cieux où elle est revêtue de la robe de gloire éternelle.
LECTURES :
Première lettre de saint Pierre Apôtre 1,10-16.
Bien-aimés, sur le salut, les prophètes ont fait porter leurs interrogations et leurs recherches, eux qui ont prophétisé pour annoncer la grâce qui vous est destinée.
Ils cherchaient quel temps et quelles circonstances voulait indiquer l’Esprit du Christ, présent en eux, quand il attestait par avance les souffrances du Christ et la gloire qui s’ensuivrait.
Il leur fut révélé que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu’ils étaient au service de ce message, annoncé maintenant par ceux qui vous ont évangélisés dans l’Esprit Saint envoyé du ciel ; même des anges désirent se pencher pour scruter ce message.
C’est pourquoi, après avoir disposé votre intelligence pour le service, restez sobres, mettez toute votre espérance dans la grâce que vous apporte la révélation de Jésus Christ.

Comme des enfants qui obéissent, cessez de vous conformer aux convoitises d’autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance,
mais, à l’exemple du Dieu saint qui vous a appelés, devenez saints, vous aussi, dans toute votre conduite,
puisqu’il est écrit : ‘Vous serez saints, car moi, je suis saint.’

Psaume 98(97),1.2-3ab.3cd-4.
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.
Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.
La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

27.05.2024 – MESSE À SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS
27.05.2024 – CHAPELET À LOURDES
27.05.2024 – MESSE À LOURDES
27.05.2024 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
« Quelquefois on guérit mais en s’en allant »

« Quelquefois on guérit mais en s’en allant »
En 1928, Henriette Lemoine, âgée de 16 ans, fut atteinte de paralysie des cordes vocales. Pendant deux mois et demi, la jeune fille ne put proférer aucun son. Après plusieurs consultations dans les hôpitaux de Paris, tous les médecins déclarèrent la maladie inguérissable.
C’était une laryngite tuberculeuse, on ne lui donnait que quelques mois à vivre. Désespérée d’un diagnostic qui enlevait tout espoir de guérison, la pauvre mère ayant entendu parler du Père Lamy (1) et des grâces multiples qu’il obtenait de la Très Sainte Vierge, résolut d’emmener sa fille à Notre-Dame des Bois, le pèlerinage fondé par le père Lamy. Elle s’y rendit avec sa fille le 4 juin 1928.
Après avoir prié longuement et avec confiance et reçu la bénédiction du Père Lamy, la mère se tournant vers l’humble prêtre dans un geste de douleur lui dit : « Mon Père, nous partons mais ma fille n’est pas guérie ». Le bon Père souriant répondit : « Quelquefois on guérit mais en s’en allant. »
Pleines de confiance, la mère et sa fille Henriette prirent le chemin du retour. Étant arrivées entre Chalindrey et Langres (Est de la France), la petite malade sentit un étouffement et fit signe à sa mère qu’elle étouffait. Désolée, la mère dit à sa fille : « Mets-toi à la portière ». Mais Henriette de répondre : « Maman, maman il me semble que je suis guérie, c’est un miracle … je parle ». La Sainte Vierge, Notre Dame des Bois, venait en effet de répondre à la prière humble et confiante de son enfant. Que dire de la joie de la mère !
A partir de ce moment la jeune Henriette complètement rétablie, put reprendre la vie normale. Aujourd’hui Henriette toujours en parfaite santé, n’ayant jamais ressenti aucune atteinte de son mal ancien, est heureuse de publier la relation de sa guérison.
Henriette Lemoine travaillait depuis octobre 1926 à l’École professionnelle au 32, rue Geoffrey Saint Hilaire, Paris Ve. J’ai été témoin de sa maladie et de sa guérison subite.
Sœur Augustine, Fille de la Charité
Paris, 19 janvier 1929
J. Contrastin
www.serviteurs.org/La-guerison-de-Mademoiselle.html
(1) Jean-Édouard Lamy, né en 1853 au Pailly et mort en 1931 à Jouy-en-Josas, est un prêtre français. Il fut sujet à de nombreuses visions mystiques de la Sainte Vierge Marie et des Anges. Il est le prêtre fondateur de la Communauté des Serviteurs de Jésus et de Marie.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
27.05.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10,17-27.
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En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »
Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul.
Tu connais les commandements : ‘Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère.’ »
L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. »
Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. »
Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! »

Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu !
Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »
De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? »
Jésus les regarde et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)
tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe
Lettre 74 à messire Barnabé Visconti, n° 191 (trad. Cartier, Téqui, 1976, tome 1, p. 523-524.531 ; rev.)
Vous avez été aimé avant d’être aimé…
Ô très cher Père, quel est le cœur assez dur, assez obstiné pour ne pas s’attendrir s’il regarde l’amour que lui porte la Bonté divine. Aimez, aimez, pensez que vous avez été aimé avant d’être aimé. Car Dieu en regardant en lui-même, s’est passionné pour la beauté de sa créature, et il l’a faite, poussé par l’ardeur de son ineffable charité, uniquement pour qu’elle ait la vie éternelle et qu’elle jouisse du bonheur infini dont Il jouissait en lui-même. Ô amour ineffable ! que vous avez bien prouvé cet amour ! L’homme, en perdant la grâce par le péché mortel, par la désobéissance commise contre vous, Seigneur, n’en a pas été privé. Considérez, mon Père, par quel moyen la clémence du Saint-Esprit a rétabli la grâce dans l’homme ; voyez comment la grandeur suprême de Dieu a revêtu l’esclavage de notre humanité avec un tel abaissement, avec une humilité si profonde, que tout notre orgueil doit en être confondu. Que les fils insensés d’Adam rougissent donc de voir Dieu humilié jusqu’à l’homme, comme si l’homme était maître de Dieu, et non pas Dieu maître de l’homme ; car l’homme n’est rien par lui-même ; tout ce qu’il a, Dieu le lui a donné par grâce et non par obligation. (…) Oui, mon Père, pour l’amour de Dieu, augmentez le feu de votre désir en voulant donner votre vie pour Jésus crucifié, votre sang pour amour de son sang. Oh ! combien serait heureuse votre âme, et la mienne aussi, qui aime tant votre salut, si je vous voyais donner votre vie pour le nom du doux et bon Jésus. Je prie la souveraine et éternelle Bonté de nous rendre dignes du bonheur de lui sacrifier notre vie. Courez donc généreusement accomplir de grandes choses pour Dieu. (…) Répondez à la voix et à la clémence du Saint-Esprit, qui vous appelle si doucement.

LECTURES :
Première lettre de saint Pierre Apôtre 1,3-9.
Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts,
pour un héritage qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure, ni flétrissure. Cet héritage vous est réservé dans les cieux,
à vous que la puissance de Dieu garde par la foi, pour un salut prêt à se révéler dans les derniers temps.
Aussi vous exultez de joie, même s’il faut que vous soyez affligés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ;
elles vérifieront la valeur de votre foi qui a bien plus de prix que l’or – cet or voué à disparaître et pourtant vérifié par le feu –, afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur quand se révélera Jésus Christ.
Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ; en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi, vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire,
car vous allez obtenir le salut des âmes qui est l’aboutissement de votre foi.

Psaume 111(110),1-2.5-6.9.10c.

De tout cœur je rendrai grâce au Seigneur
dans l’assemblée, parmi les justes.
Grandes sont les œuvres du Seigneur ;
tous ceux qui les aiment s’en instruisent.
Il a donné des vivres à ses fidèles,
gardant toujours mémoire de son alliance.
Il a montré sa force à son peuple,
lui donnant le domaine des nations.
Il apporte la délivrance à son peuple ;
son alliance est promulguée pour toujours :
saint et redoutable est son nom.
À jamais se maintiendra sa louange.