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La Chine a été consacrée à Marie en 1924

La Chine a été consacrée à Marie en 1924
En 1924, les évêques de Chine consacrent leur nation à la Vierge Marie et une impressionnante statue de Notre Dame portant l’Enfant-Jésus à bout de bras au-dessus de sa tête est placée au faîte de la basilique du sanctuaire de Sheshan, dans le diocèse de Shangaï.
Cette statue de bronze de près de quatre mètres sera détruite durant la Révolution culturelle (1966-1976), puis restaurée et replacée en 2000 au sommet de la tour de la basilique. La statue que vénèrent actuellement les fidèles est une statue de Notre-Dame des Victoires en métal argenté.
Le pape Jean Paul II a longuement évoqué le sanctuaire de Sheshan durant l’Angélus du dimanche 21 août 1988, et il l’a fait en transmettant au monde entier l’attention des Chinois à l’harmonie de la nature, à la beauté du cadre (…). Il s’est sans doute aussi laissé inspirer par la tendresse avec laquelle la Vierge Marie regarde ce lieu…
Et aussi : l’Encyclopédie Mariale
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
12.06.2024 – SAINTE DU JOUR

Bse Marie-Candide de l’Eucharistie
CARMÉLITE († 1949)
Maria Candida dell’Eucaristia (au siècle Maria Barba) naît le 16 janvier 1884 à Catanzaro (Italie), dans une famille originaire de Palerme qui s’était momentanément installée dans cette ville en raison du travail de son père, Pietro Barba, Conseiller à la Cour d’appel. Ses parents étaient profondément croyants, mais ils s’opposèrent pourtant résolument à sa vocation religieuse, qui s’était manifestée dès l’âge de quinze ans.
Elle dut attendre vingt ans pour pouvoir réaliser son aspiration, faisant preuve d’une surprenante force d’âme et d’une fidélité non commune à son aspiration initiale.
Elle entra au Carmel thérésien de Raguse le 25 septembre 1919, prenant le nom de Maria Candida dell’Eucaristia, et soutenue par une dévotion particulière au mystère eucharistique. L’Eucharistie occupait véritablement toute sa vie spirituelle. Elle développa pleinement cette « vocation pour l’Eucharistie » aidée par la spiritualité carmélitaine. Elle s’en était approchée à la suite de la lecture de l’« Histoire d’une âme ». Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus y décrit sa dévotion pour l’Eucharistie et l’expérience faite en ce sacrement du mystère fécond de l’Humanité du Christ.
Élue prieure du monastère en 1924, elle restera à ce poste, à l’exception d’une brève période, jusqu’en 1947, transmettant à sa communauté un profond amour pour la Règle de sainte Thérèse de Jésus et contribuant à l’expansion du Carmel thérésien en Sicile, et au retour de la branche masculine de l’Ordre.
À partir de la solennité du Corpus Domini de 1933, elle commença à écrire ce que nous pourrions définir comme son chef-d’œuvre de spiritualité eucharistique. Il s’agit d’une longue et intense méditation sur l’Eucharistie qui s’appuie à la fois sur l’expérience personnelle et son approfondissement théologique de cette même expérience. Dans l’Eucharistie, elle saisit également le sens profond des trois vœux religieux. Ceux-ci, dans la vie eucharistique, trouvent non seulement leur pleine expression, mais un exercice concret de vie, une sorte de profonde ascèse et une conformation progressive à l’unique Modèle de toute consécration, Jésus Christ mort et ressuscité pour nous.
Mais la Vierge Marie, celle qui a porté en son sein le Fils de Dieu, est sans aucun doute son véritable modèle de vie eucharistique. Pour Mère Maria Candida, l’Eucharistie est école, nourriture, rencontre avec Dieu, fusion du cœur, école de vertu et sagesse de vie.
Le Seigneur la rappela à Lui après quelques mois de profondes souffrances physiques, le 12 juin 1949, Solennité de la Très Sainte Trinité.
Maria Candida dell’Eucaristia a été béatifiée le 21 mars 2004, à Rome, avec 3 autres serviteurs de Dieu : Luigi Talamoni, Matilde del Sagrado Corazón Télles Robles, Piedad de la Cruz Ortíz Real, par saint Jean-Paul II (>>> Homélie du Pape).
Bse Marie-Candide de l’Eucharistie priez pour nous !

12.06.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,17-19.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise.
Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)
prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église
Homélie XVI,4 (in “Œuvres complètes” ; trad. M. Jeannin, Éd. Bar-le-Duc, L. Guérin & Cie ; 1856 ; rev.)
« Celui qui observera les commandements et les enseignera, sera grand dans le royaume des Cieux »
« Celui qui fera et qui enseignera sera grand. » (Mt 5,19) Les hommes ne doivent pas procurer seulement leur utilité particulière, mais encore celle des autres. La récompense ne sera pas égale pour celui qui ne pense qu’à lui-même, et pour celui qui en se sauvant, sauve les autres avec lui. Comme celui qui prêche et ne fait pas ce qu’il dit, se condamne lui-même selon saint Paul : « Vous qui instruisez les autres, vous ne vous instruisez pas vous-même » (Rom 2, 21) ; ainsi celui qui fait le bien et n’enseigne pas aux autres à le faire, perd beaucoup de sa récompense. Il faut donc travailler à l’un et à l’autre, et après s’être appliqué à se corriger soi-même, il faut étendre ensuite sa vigilance et sa charité sur ses frères. C’est pourquoi Jésus-Christ dit qu’il faut faire, et puis enseigner. Il met la pratique avant l’instruction, pour montrer qu’on ne peut enseigner utilement sans avoir auparavant pratiqué ce qu’on enseigne; qu’autrement on nous dira : « Médecin, guérissez-vous vous-même » (Lc 4,23). Celui qui, ne pouvant se régler lui-même, se mêle d’instruire les autres, s’expose à être moqué de ceux qui l’écoutent, et toutes ses instructions seront sans fruit, parce qu’il détruira par ses actions ce qu’il établira par ses paroles. « Mais celui qui fera et qui enseignera sera grand dans le royaume des cieux » (Mt 5,19).
LECTURES :
Premier livre des Rois 18,20-39.
En ces jours-là, le roi Acab convoqua tout Israël et réunit les prophètes sur le mont Carmel.
Élie se présenta devant la foule et dit : « Combien de temps allez-vous danser pour l’un et pour l’autre ? Si c’est le Seigneur qui est Dieu, suivez le Seigneur ; si c’est Baal, suivez Baal. » Et la foule ne répondit mot.
Élie continua : « Moi, je suis le seul qui reste des prophètes du Seigneur, tandis que les prophètes de Baal sont quatre cent cinquante.
Amenez-nous deux jeunes taureaux ; qu’ils en choisissent un, qu’ils le dépècent et le placent sur le bûcher, mais qu’ils n’y mettent pas le feu. Moi, je préparerai l’autre taureau, je le placerai sur le bûcher, mais je n’y mettrai pas le feu.
Vous invoquerez le nom de votre dieu, et moi, j’invoquerai le nom du Seigneur : le dieu qui répondra par le feu, c’est lui qui est Dieu. » La foule répondit : « C’est d’accord. »
Élie dit alors aux prophètes de Baal : « Choisissez votre taureau et commencez, car vous êtes les plus nombreux. Invoquez le nom de votre dieu, mais ne mettez pas le feu. »
Ils prirent le taureau et le préparèrent, et ils invoquèrent le nom de Baal depuis le matin jusqu’au milieu du jour, en disant : « Ô Baal, réponds-nous ! » Mais il n’y eut ni voix ni réponse ; et ils dansaient devant l’autel qu’ils avaient dressé.
Au milieu du jour, Élie se moqua d’eux en disant : « Criez plus fort, puisque c’est un dieu : il a des soucis ou des affaires, ou bien il est en voyage ; il dort peut-être, mais il va se réveiller ! »
Ils crièrent donc plus fort et, selon leur coutume, ils se tailladèrent jusqu’au sang avec des épées et des lances.
Dans l’après-midi, ils se livrèrent à des transes prophétiques jusqu’à l’heure du sacrifice du soir, mais il n’y eut ni voix, ni réponse, ni le moindre signe.
Alors Élie dit à la foule : « Approchez. » Et toute la foule s’approcha de lui. Il releva l’autel du Seigneur, qui avait été démoli.
Il prit douze pierres, selon le nombre des tribus des fils de Jacob à qui le Seigneur avait dit : « Ton nom sera Israël. »
Avec ces pierres il érigea un autel au Seigneur. Il creusa autour de l’autel une rigole d’une capacité d’environ trente litres.
Il disposa le bois, dépeça le taureau et le plaça sur le bûcher.
Puis il dit : « Emplissez d’eau quatre cruches, et versez-les sur la victime et sur le bois. » Et l’on fit ainsi. Il dit : « Une deuxième fois ! » et l’on recommença. Il dit : « Une troisième fois ! » et l’on recommença encore.
L’eau ruissela autour de l’autel, et la rigole elle-même fut remplie d’eau.
À l’heure du sacrifice du soir, Élie le prophète s’avança et dit : « Seigneur, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, on saura aujourd’hui que tu es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur, et que j’ai accompli toutes ces choses sur ton ordre.
Réponds-moi, Seigneur, réponds-moi, pour que tout ce peuple sache que c’est toi, Seigneur, qui es Dieu, et qui as retourné leur cœur ! »
Alors le feu du Seigneur tomba, il dévora la victime et le bois, les pierres et la poussière, et l’eau qui était dans la rigole.
Tout le peuple en fut témoin ; les gens tombèrent face contre terre et dirent : « C’est le Seigneur qui est Dieu ! C’est le Seigneur qui est Dieu ! »
Psaume 16(15),1-2.3ac.4.5.8.10a.11.
Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Je n’ai pas d’autre bonheur que toi. »
Toutes les idoles du pays,
ne cessent d’étendre leurs ravages.
Je n’irai pas leur offrir le sang des sacrifices ;
leur nom ne viendra pas sur mes lèvres !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.
Tu ne peux m’abandonner à la mort.
Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !

11.06.2024 – MESSE À SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS
11.06.2024 – CHAPELET À LOURDES
11.06.2024 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR AU SACRÉ-COEUR DE MONTMARTRE
11.06.2024 – MESSE À LOURDES
11.06.2024 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
« En Marie est né un homme qui est, lui, totalement présent à Dieu »

« En Marie est né un homme qui est, lui, totalement présent à Dieu »
Le père Maurice Zundel, né en Suisse en 1897 où il est mort en 1975, est le théologien, mais aussi le poète de la pauvreté. Pas de la pauvreté spirituelle, qui est notre lot à tous, mais bien de la pauvreté matérielle, celle qu’a aimée le Christ. D’ailleurs la pauvreté matérielle est aussi notre lot à tous, mais celle-ci arrive plus tard, quand la santé s’éloigne. La pauvreté dont parle Zundel a son modèle dans la Vierge Marie.
Zundel raconte à plusieurs reprises qu’il a vécu une rencontre personnelle avec Marie l’année de ses quinze ans, et que cette rencontre a déterminé sa vie. Marie lui est apparue ce jour-là comme la Vierge totale, « virginisante », parce que radicalement dépouillée d’elle-même dans une offrande totale à Dieu.
Marie, dit Zundel, crée en nous cet espace illimité où Dieu peut se donner. En nous dépouillant, elle nous révèle la maternité de Dieu, tout en nous conduisant au Christ. Ce faisant, Marie est bien mère des hommes, non pas d’une maternité mièvre, mais d’un amour total et divin. « Dieu est toujours déjà là. C’est donc l’homme qui est absent. En Marie est né un homme qui est, lui, totalement présent à Dieu : humanité nouvelle. »
Marie nous engendre tous à cette présence totale de Dieu. « Il est impossible de dire “Marie” sans qu’elle réponde “Jésus”. » Marie, montre Zundel, incarne la féminité de Dieu lui-même.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie