11.06.2024 – SAINT DU JOUR

St Barnabé

St Barnabé

APÔTRE (IER S.)

Saint Barnabé, Apôtre
Extraits de la catéchèse du pape Benoît XVI
(Mercredi 31 janvier 2007) 

Chers frères et sœurs, […]

Barnabé signifie « homme de l’exhortation » (Ac 4, 36) ou « homme du réconfort » ; il s’agit du surnom d’un juif lévite originaire de Chypre. S’étant établi à Jérusalem, il fut l’un des premiers qui embrassèrent le christianisme, après la résurrection du Seigneur. Il vendit avec une grande générosité l’un des champs qui lui appartenaient, remettant le profit aux Apôtres pour les besoins de l’Église (cf. Ac 4, 37). Ce fut lui qui se porta garant de la conversion de saint Paul auprès de la communauté chrétienne de Jérusalem, qui se méfiait encore de son ancien persécuteur (cf. Ac 9, 27). Envoyé à Antioche de Syrie, il alla rechercher Paul à Tarse, où celui-ci s’était retiré, et il passa une année entière avec lui, se consacrant à l’évangélisation de cette ville importante, dans l’Église de laquelle Barnabé était connu comme prophète et docteur (cf. Ac 13, 1). Ainsi Barnabé, au moment des premières conversions des païens, a compris qu’il s’agissait de l’heure de Saul, qui s’était retiré à Tarse, sa ville. C’est là qu’il est allé le chercher. Ainsi, en ce moment important, il a comme restitué Paul à l’Église ; il lui a donné encore une fois, en ce sens, l’Apôtre des nations.

Barnabé fut envoyé en mission avec Paul par l’Église d’Antioche, accomplissant ce qu’on appelle le premier voyage missionnaire de l’Apôtre. En réalité, il s’agit d’un voyage missionnaire de Barnabé, qui était le véritable responsable, et auquel Paul se joignit comme collaborateur, touchant les régions de Chypre et de l’Anatolie du centre et du sud, dans l’actuelle Turquie, et se rendant dans les villes d’Attalia, Pergé, Antioche de Pisidie, Iconium, Lystre et Derbé (cf. Ac 13, 14). Il se rendit ensuite avec Paul au Concile de Jérusalem, où, après un examen approfondi de la question, les Apôtres et les Anciens décidèrent de séparer la pratique de la circoncision de l’identité chrétienne (cf. Ac 15, 1-35). Ce n’est qu’ainsi, à la fin, qu’ils ont rendu officiellement possible l’Église des païens, une Église sans circoncision : nous sommes les fils d’Abraham simplement par notre foi dans le Christ.

Les deux, Paul et Barnabé, eurent ensuite un litige, au début du deuxième voyage missionnaire, car Barnabé était de l’idée de prendre Jean-Marc comme compagnon, alors que Paul ne voulait pas, ce jeune homme les ayant quittés au cours du précédent voyage (cf. Ac 13, 13 ; 15, 36-40). Entre les saints, il existe donc aussi des contrastes, des discordes, des controverses. Et cela m’apparaît très réconfortant, car nous voyons que les saints ne sont pas « tombés du ciel ». Ce sont des hommes comme nous, également avec des problèmes compliqués. La sainteté ne consiste pas à ne jamais s’être trompé, à n’avoir jamais péché. La sainteté croît dans la capacité de conversion, de repentir, de disponibilité à recommencer, et surtout dans la capacité de réconciliation et de pardon. Ainsi Paul, qui avait été plutôt sec et amer à l’égard de Marc, se retrouve ensuite avec lui. Dans les dernières Lettres de saint Paul, à Philémon et dans la deuxième à Timothée, c’est précisément Marc qui apparaît comme « mon collaborateur ». Ce n’est donc pas le fait de ne jamais se tromper, mais la capacité de réconciliation et de pardon qui nous rend saint. Et nous pouvons tous apprendre ce chemin de sainteté. Quoi qu’il en soit, Barnabé, avec Jean-Marc, repartit vers Chypre (cf. Ac 15, 39) autour de l’année 49. On perd ses traces à partir de ce moment-là. Tertullien lui attribue la Lettres aux Hébreux, ce qui ne manque pas de vraisemblance car, appartenant à la tribu de Lévi, Barnabé pouvait éprouver de l’intérêt pour le thème du sacerdoce. Et la Lettre aux Hébreux interprète de manière extraordinaire le sacerdoce de Jésus. […]

Ces trois hommes (Barnabé, Silas et Apollos) brillent dans le firmament des témoins de l’Évangile en vertu d’un trait commun, et non seulement en vertu de caractéristiques propres à chacun. Ils ont en commun, outre l’origine juive, le dévouement à Jésus Christ et à l’Évangile, et le fait d’avoir été tous trois collaborateurs de l’Apôtre Paul. Dans cette mission évangélisatrice originale, ils ont trouvé le sens de leur vie, et en tant que tels, ils se tiennent devant nous comme des modèles lumineux de désintéressement et de générosité. Et nous repensons, à la fin, une fois de plus à cette phrase de saint Paul : aussi bien Apollos que moi sommes tous deux ministres de Jésus, chacun à sa façon, car c’est Dieu qui fait croître. Cette parole vaut aujourd’hui encore pour tous, que ce soit pour le Pape, pour les Cardinaux, les Évêques, les prêtres, les laïcs. Nous sommes tous d’humbles ministres de Jésus. Nous servons l’Évangile pour autant que possible, selon nos dons, et nous prions Dieu afin qu’Il fasse croître aujourd’hui son Évangile, son Église.

Pour un approfondissement, lire la catéchèse complète :
>>> Barnabé, Silas et Apollos

St Barnabé priez pour nous !

11.06.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,7-13. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »


Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures,
ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture.
Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ.
En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent.
Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Vénérable Madeleine Delbrêl (1904-1964)

missionnaire des gens des rues

Joies venues de la Montagne (La joie de croire, éd. du Seuil, 1968, p. 42-44 ; rev.)

La contagion de la paix

À tous les tournants de rues il y a de petites guerres, comme à tous les tournants du monde il y a de grandes guerres. À tous les tournants de notre vie nous pouvons faire la guerre ou faire la paix. Et c’est pour faire la guerre que nous nous sentons dangereusement bâtis. Très vite notre voisin devient notre ennemi, s’il n’est pas notre frère. (…) C’est pourquoi il n’y a que les enfants de Dieu qui soient totalement des pacifiques. Pour eux la terre est une maison de leur Père du Ciel. Tout ce qui est sur la terre est à lui et le sol lui-même. Oui, vraiment, la terre est une petite maison de leur Père. Ils n’en dédaignent aucune pièce, ni aucun continent, ni aucune île minuscule, ni aucune nation, ni aucune courette, aucune de ces pièces que sont les places, les trottoirs, les bureaux, les magasins, les quais, les gares… Ils ont à y faire l’esprit de famille. (…) Les yeux des pacifiques sont bienveillants et leurs compagnons de route s’y réchauffent comme au coin du feu. Ils ne trouvent jamais de motif à combattre, car ils se savent comptables seulement de la paix, et la paix ne se défend pas par des batailles. Ils savent que la division d’un seul atome peut déclencher des guerres cosmiques. Ils savent aussi qu’il y a une chaîne entre les humains et que lorsqu’une cellule humaine se déchire dans une colère, une rancune, une amertume, le ferment de guerre peut rebondir jusqu’au bout de l’univers. Mais parce qu’ils croient à la diffusion de l’amour, ils savent que là où se fait un peu de paix s’établit une contagion de paix assez forte pour envahir toute la terre. Aussi vont-ils dans une double joie : celle d’un avènement de paix tout autour d’eux ; et celle d’écouter une voix ineffable qui dit « Père » au fond de leur cœur.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 11,21b-26.13,1-3. 

En ces jours-là, à Antioche, un grand nombre de gens devinrent croyants et se tournèrent vers le Seigneur.
La nouvelle parvint aux oreilles de l’Église de Jérusalem, et l’on envoya Barnabé jusqu’à Antioche.
À son arrivée, voyant la grâce de Dieu à l’œuvre, il fut dans la joie. Il les exhortait tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur.
C’était en effet un homme de bien, rempli d’Esprit Saint et de foi. Une foule considérable s’attacha au Seigneur.
Barnabé partit alors à Tarse chercher Saul.
L’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année, ils participèrent aux assemblées de l’Église, ils instruisirent une foule considérable. Et c’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».
Or il y avait dans l’Église qui était à Antioche des prophètes et des hommes chargés d’enseigner : Barnabé, Syméon appelé Le Noir, Lucius de Cyrène, Manahène, compagnon d’enfance d’Hérode le Tétrarque, et Saul.
Un jour qu’ils célébraient le culte du Seigneur et qu’ils jeûnaient, l’Esprit Saint leur dit : « Mettez à part pour moi Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés. »
Alors, après avoir jeûné et prié, et leur avoir imposé les mains, ils les laissèrent partir.

Psaume 98(97),1.2-3ab.3cd-4.5-6. 

Chantez au Seigneur un chant nouveau, 
car il a fait des merveilles ; 
par son bras très saint, par sa main puissante, 
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire 
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière, 
sonnez, chantez, jouez !

Jouez pour le Seigneur sur la cithare, 
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor, 
acclamez votre roi, le Seigneur !

09.06.2024 – le père Carlos Cabecinhas: « Les actions quotidiennes et la prière sont ce qui peut nous amener à faire partie de la famille de Jésus »

Le recteur du sanctuaire de Fatima, le père Carlos Cabecinhas, a souligné qu’« il ne suffit pas d’écouter la Parole de Dieu : il faut l’effort pour la mettre en pratique, pour l’amener dans la vie quotidienne ». « Faire partie de la famille de Jésus est notre vocation fondamentale ».

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Jésus, dans les mots « Celui qui fait la volonté de Dieu, c’est mon frère, ma sœur et ma mère », nous dit que « la relation avec lui est au-delà de ces liens familiaux et que nous pouvons tous faire partie de sa famille », a clarifié le père Carlos Cabecinhas, en citant l’Évangile, dans l’homélie de la messe de 11h00, dans l’enceinte de prière du sanctuaire de Fatima.

Le père Carlos Cabecinhas a reconnu que « les liens familiaux sont parmi les plus forts que nous avons connus » et que « c’est peut-être pour cela que les paroles de Jésus nous surprennent », qui, « sans dévaloriser l’importance des liens familiaux », nous dit que « n’importe lequel d’entre nous peut faire partie de sa famille ». « Et c’est la grande exhortation que l’Évangile nous adresse aujourd’hui : chercher à faire partie de cette famille », a-t-il synthétisé. « Faire partie de la famille de Jésus est la vocation fondamentale des chrétiens de tous les temps », a-t-il souligné.

Cependant, « il ne suffit pas d’avoir été baptisés pour faire partie de la famille de Jésus », a averti le père Carlos Cabecinhas, puis a souligné que « nous sommes invités à cultiver chaque jour la familiarité avec Lui ». Et il a développé, sur l’importance de cultiver cette continuité : « le Seigneur lui-même, dans l’Évangile, dit que nous approfondissons les liens qui nous unissent à Lui lorsque nous faisons la volonté de Dieu » ; en plus de « l’écoute attentive de la Parole de Dieu, par la méditation priant ce mot », « il faut l’effort pour la mettre en pratique, pour l’amener dans la vie quotidienne », car « la familiarité avec Jésus naît de l’effort quotidien pour faire la volonté de Dieu ».



Au moment de l’homélie qui portait sur la fragilité humaine concernant la culture d’actions agréables à Dieu, le père Carlos Cabecinhas a déclaré : « nous sommes conscients que ce n’est pas facile », « Jésus lui-même savait que ce n’est pas facile », « c’est pourquoi, lorsque Notre Père nous a enseigné, il a inclus une prière pour que nous fassions la volonté de Dieu » : « Que votre volonté soit faite ». « Nous avons besoin, en fait, que Dieu nous aide à faire sa volonté ».

L’homélie, jusqu’alors axée sur les pratiques et les actions nécessaires pour « faire partie de la famille de Jésus », a commencé à se concentrer sur la prière, lorsque Carlos Cabecinhas a noté que « le Notre Père nous indique un autre moyen de cultiver la familiarité avec Jésus : la prière », car « appartenir à la famille de Jésus implique de prier, implique de chercher la communion avec Lui ». Le père Carlos Cabecinhas a souligné que « le thème de l’année pastorale du Sanctuaire est précisément la prière, en accord avec le thème que le pape François a proposé à toute l’Église cette année de préparation au Jubilé de 2025 » et que « nous sommes tous « appelés à rencontrer » le Christ dans la prière comme moyen de faire partie de sa famille ».

Source : FATIMA.PT, le 9 juin 2024

Soldat d’élite, il nous parle du combat spirituel et du Rosaire

© Shutterstock/Wirestock Creators
© Shutterstock/Wirestock Creators

Soldat d’élite, il nous parle du combat spirituel et du Rosaire

Dom Raso, ancien Navy SEAL(1), s’y connaît en matière de combat, tant physique que spirituel. Soldat d’élite de l’armée américaine, il est reconnu dans tout le pays pour son service et sa contribution à la recherche et au développement des techniques militaires. Mais, plus que ses exploits militaires hors pair, c’est sa volonté de se battre, à la fois pour la liberté des États-Unis et pour la gloire de Dieu, qui est le plus remarquable.

Dom a des centaines de milliers de fans sur Instagram, mais il ne cherche pas la célébrité. Il se décrit dans sa biographie Instagram simplement comme étant : « un ancien Navy SEAL, catholique, marié et père de 5 enfants »« .

Dans une interview, Dom Raso raconte des moments forts de sa vie. Ayant connu le combat, la souffrance et le deuil, Dom a choisi le bon, le vrai et le beau. Mais cela ne s’est pas fait sans une discipline extrême, une profonde souffrance et l’aide de la miséricorde divine. Bien que Dom se soit servi d’armes humaines dans son passé de SEAL, il reconnaît que l’arme la plus puissante qu’il porte sur lui est le chapelet.

Son premier chapelet est celui qu’il préfère – il s’en servait déjà à l’époque où il faisait partie des SEAL. « C’est la seule chose dont je me souvienne qui m’a donné le sentiment très fort d’être relié au Ciel. » À l’époque, il n’aurait pas pu expliquer pourquoi cet objet lui était si précieux. « Maintenant, je sais pourquoi. Les méditations et la prière du Rosaire ont changé ma vie. Elles m’ont permis d’approfondir mon regard sur le Christ à chaque étape de son parcours sur terre, et de l’aimer davantage. J’ai aussi pris conscience de l’humilité de Marie et de son rôle dans le plan parfait de Dieu, celui d’épouse de l’Esprit Saint ».

Depuis cinq mois, Dom et son fils adolescent se sont engagés à prier ensemble leur chapelet quotidien, sans jamais y manquer. Cela a été un catalyseur de conversations profondes et un lien plus fort, et ils attribuent tous les deux cela à la Sainte Vierge.

Bridget McCartney Nohara, 19 mars 2024

Adapté de : www.wordonfire.org

(1) Les SEAL, communément appelés Navy SEALs, sont la principale force spéciale de la marine de guerre des États-Unis

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

10.06.2024 – SAINT DU JOUR

Bx Édouard Poppe

Bx Édouard Poppe

PRÊTRE († 1924)

Bx Edward Joannes Maria Poppe
Prêtre « Apôtre de l’Eucharistie et de la Mission »

Edward Poppe naît à Moerzeke (Belgique) le 18 décembre 1890 dans une famille de boulangers très pieuse. En mai 1909, il entra au séminaire et fut ordonné prêtre en 1916. 

Il commença son ministère comme vice-curé de Sainte-Colette, dans un quartier ouvrier de Gandt. C’est là que naquit son amour pour les pauvres, les marginaux et les enfants. Cela l’incita à vivre une vie de grande pauvreté personnelle et à prêter une attention particulière à l’éducation à la foi de ses fidèles à travers la catéchèse et l’Eucharistie. 

À la fin de la Première Guerre mondiale, il alla vivre dans la zone rurale de Moerzeke, où il fut aumônier d’une communauté religieuse. Il se consacra à la contemplation et à l’étude, à la prédication et à l’apostolat. Sa maison était ouverte à tous et se transforma en lieu de prière. 

Le 15 septembre 1920, il se rendit sur la tombe de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, à Lisieux, ce qui fut un moment fondamental de sa vie spirituelle. Il fut un précurseur de son temps, mobilisant tous les éducateurs pour une campagne de réévangélisation, dont le point de départ et d’arrivée devait être l’Eucharistie. 

En octobre 1922, il alla à Leopoldsburg, où il se chargea de la direction spirituelle des prêtres de tout le pays appelés au service militaire. Ce furent ses derniers mois d’activité apostolique. Il y fit passer son message, non seulement auprès des prêtres soldats, mais aussi auprès des fidèles, sensibilisés ainsi à l’Évangile et à leur mission.

Il apprend à « se livrer, mains vides, au feu du brasier de l’amour de Dieu pour la sanctification de ses confrères ».

Il meurt le matin du 10 juin 1924, les yeux fixés sur l’image du Sacré-Cœur,  pleuré par toute la Flandre. Il avait 34 ans.

Édouard Poppe a été béatifié le 3 octobre 1999 par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) qui, durant la cérémonie de béatification, a dit : « Le Père Poppe, qui a connu l’épreuve, adresse un message aux malades, leur rappelant que la prière et l’amour de Marie sont essentiels à l’engagement missionnaire de l’Église ».

Pour un approfondissement biographique :
>>> Vie et spiritualité d’Édouard Poppe

Bx Édouard Poppe priez pour nous !