13.06.2024 – SAINT DU JOUR

St Antoine de Padoue

DOCTEUR DE L’ÉGLISE († 1231)

Saint Antoine de Padoue
Prêtre o.f.m. et docteur de l’Église 
(1195-1231)

Antoine de Padoue (au Portugal : António de Lisboa), de son nom civil Fernando Martim de Bulhões,  naît à Lisbonne le 15 août 1195, de la célèbre famille de Godefroy de Bouillon – premier chef croisé franc établi à Jérusalem en 1099 et réputé pour son humilité – dont une partie de la descendance s’établit au Portugal.

À quinze ans Antoine entra chez les Chanoines Réguliers de saint Augustin à Coïmbre, important centre d’études et de vie religieuse, où il fut ordonné prêtre. 

Lorsqu’en 1220 les restes des premiers martyrs franciscains furent ramenés du Maroc, Fernando entra dans l’Ordre des Frères Mineurs et prit le nom d’Antoine. À sa demande il fut envoyé au Maroc, mais y tomba malade et dut rentrer en Europe ; son bateau fut jeté par les vents sur la côte de Sicile où il rencontra les frères de Messine et se rendit avec eux à Assise pour le Chapitre général de 1221. Il fut nommé prédicateur et professeur de théologie de ses frères à Bologne puis à Toulouse, Montpellier, Limoges, Milan et Padoue. 

En 1226 il est custode de Limoges et en 1227 il est Provincial de l’Italie du nord, tout en enseignant la théologie et en participant à des controverses avec les Albigeois. Mais au Chapitre de 1230 il renonça à sa charge de ministre provincial ; il fut cependant envoyé à Rome où il joua le rôle de conseiller auprès de Grégoire IX (Ugolino dei Conti di Segni, 1227-1241) dans le problème de la valeur obligatoire du Testament de saint François. 

En 1231 il est envoyé à Padoue où ses prêches pour le Carême sont mémorables. Après l’intense et dur travail du carême et de la période pascale, ses forces étaient épuisées et Antoine, vraisemblablement à partir du 19 mai, se retira dans l’ermitage de Camposampiero, près de Padoue. 

Vers la fin du printemps 1231, Antoine fut pris de malaise. Déposé sur un char traîné par des bœufs, il fut transporté à Padoue, là où il avait demandé de pouvoir mourir. Cependant, arrivé à l’Arcella, un bourg à la périphérie de la ville, la mort le cueillit. 

Il expira en murmurant : « Je vois mon Seigneur ». C’était le vendredi 13 juin. Il avait 36 ans.

Grégoire IX le canonisa le 30 mai de l’année suivante. Depuis lors l’Ordre entier le célébrait comme un Docteur de l’Église, mais ce n’est qu’en 1946 que le vénérable Pie XII lui donna officiellement le titre de « Doctor Evangelicus ».

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI :
 >>>  Saint Antoine de Padoue

Et plus encore : >>> Le site du monde antonien

Saint Antoine de Padoue priez pour nous !

Le chapelet, notre arme mariale contre la ‘désorientation’ du monde

© Unsplash/Maegan Martin
© Unsplash/Maegan Martin 

Le chapelet, notre arme mariale contre la ‘désorientation’ du monde

La décadence qui existe dans le monde est sans nul doute la conséquence du manque de prière. Ce fut en prévision de cette désorientation que la Vierge a recommandé avec tant d’insistance la récitation du chapelet.

Et comme le chapelet est, après la sainte liturgie eucharistique, la prière la plus propre à conserver la foi dans les âmes, le démon a déchaîné sa lutte contre lui. Malheureusement, nous voyons les désastres qu’il a causés.

Nous ne pouvons et nous ne devons pas nous arrêter ni laisser, comme dit Notre Seigneur, les fils des ténèbres être plus avisés que les fils de la Lumière. Le rosaire est l’arme la plus puissante pour nous défendre sur le champ de bataille.

Extrait d’une lettre de sœur Lucie de Fatima à un prêtre, 26-11-1970

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

13.06.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,20-26. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : ‘Tu ne commettras pas de meurtre’, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement.
Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement.

Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu.
Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande.
Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison.
Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Augustin (354-430)

évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église

Sermon 357

« Si tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi »

« Dieu fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants, il fait pleuvoir sur les justes et les injustes » (Mt 5,45). Il montre sa patience ; il ne déploie pas encore sa toute-puissance. Toi aussi…, renonce à la provocation, n’augmente pas le malaise de ceux qui sèment le trouble. Es-tu ami de la paix ? Tiens-toi tranquille au-dedans de toi-même… Laisse de côté les querelles, et tourne-toi vers la prière. Ne réponds pas à l’injure par l’injure, mais prie pour cet homme. Tu voudrais lui parler contre lui-même : parle à Dieu pour lui. Je ne dis pas de te taire ; choisis l’endroit qui convient, et vois Celui à qui tu parles, en silence, par un cri du cœur. Là où ton adversaire ne te voit pas, là même sois bon pour lui. A cet adversaire de la paix, à cet ami de la dispute, réponds, toi, l’ami de la paix : « Dis tout ce que tu voudras, quelle que soit ton inimitié, tu es mon frère »… « Tu as beau me haïr et me repousser : tu es mon frère ! Reconnais en toi le signe de mon Père. Voici la parole de mon Père : tu es un frère querelleur, mais tu es mon frère, car toi aussi tu dis comme moi : ‘ Notre Père qui es aux cieux. ‘ Nous invoquons un seul Père, pourquoi ne sommes-nous pas un ? Je t’en prie, reconnais ce que tu dis avec moi et désavoue ce que tu fais contre moi… Nous n’avons qu’une voix devant le Père ; pourquoi n’aurions-nous pas ensemble une seule paix ? »

LECTURES :

Premier livre des Rois 18,41-46. 

En ces jours-là, le prophète Élie dit au roi Acab : « Monte, tu peux maintenant manger et boire, car j’entends le grondement de la pluie. »
Acab monta pour aller manger et boire. Élie, de son côté, monta sur le sommet du Carmel, il se courba vers la terre et mit son visage entre ses genoux.
Il dit à son serviteur : « Monte, et regarde du côté de la mer. » Le serviteur monta, regarda et dit : « Il n’y a rien. » Sept fois de suite, Élie lui dit : « Retourne. »
La septième fois, le serviteur annonça : « Voilà un nuage qui monte de la mer, gros comme le poing. » Alors Élie dit au serviteur : « Va dire au roi Acab : “Attelle ton char et descends de la montagne, avant d’être arrêté par la pluie.” »
Peu à peu, le ciel s’obscurcit de nuages, poussés par le vent, et il tomba une grosse pluie. Acab monta sur son char et partit pour la ville de Yizréel.
La main du Seigneur s’empara du prophète ; Élie retroussa son vêtement et courut en avant d’Acab jusqu’à l’entrée de la ville de Yizréel.

Psaume 65(64),10abcd.10e-11.12-13. 

Tu visites la terre et tu l’abreuves,
tu la combles de richesses ;
les ruisseaux de Dieu regorgent d’eau :
tu prépares les moissons.

Ainsi, tu prépares la terre,
tu arroses les sillons ; 
tu aplanis le sol, tu le détrempes sous les pluies, 
tu bénis les semailles.

Tu couronnes une année de bienfaits ; 
sur ton passage, ruisselle l’abondance.
Au désert, les pâturages ruissellent, 
les collines débordent d’allégresse.