Étiquette : apostolat Fatima
09.08.2024 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR AU SACRÉ-CŒUR DE MONTMARTRE
09.08.2024 – MESSE À LOURDES
09.08.2024 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
« Sais-tu de quelle arme la Sainte Trinité s’est servie pour réformer le monde ?

« Sais-tu de quelle arme la Sainte Trinité s’est servie pour réformer le monde ?
D’après le témoignage du Bienheureux Alain de la Roche, la Sainte Mère de Dieu apparut en 1214 à Saint Dominique, après trois jours et trois nuits de prière et de pénitence continuelles de celui-ci dans une forêt proche de Toulouse, et lui dit :
– Sais-tu de quelle arme la Sainte Trinité s’est servie pour réformer le monde ?
– O ma Dame, vous le savez mieux que moi, répondit Dominique, car après Votre Fils Jésus-Christ, Vous avez été le principal instrument de notre salut.
– Sache, lui dit alors Marie, que la principale pièce de batterie, a été le psautier angélique qui est le fondement du Nouveau Testament. C’est pourquoi, si tu veux gagner à Dieu ces cœurs endurcis, prêche mon psautier .
Ainsi vit le jour le très saint Rosaire de Marie, que Saint Dominique mit en œuvre aussitôt contre l’hérésie des Albigeois. Blanche de Castille s’associa immédiatement à cette nouvelle dévotion à laquelle elle attribua la naissance de son fils, le futur roi saint Louis.
D’après Saint Louis-Marie Grignion de Montfort
Dans Le secret admirable du très saint Rosaire
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
09.08.2024 – SAINTE ET MARTYRE DU JOUR
Ste Thérèse-Bénédicte de la Croix
MARTYRE († 1942)
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix
Édith Stein (1891-1942)
Carmélite déchaussée, martyre
Co-patronne de l’Europe
Édith Stein naît dans une famille juive de sept enfants vivants (sur onze naissances), le 12 octobre 1891 (jour du Yom Kippour, jour de l’expiation), à Breslau (alors en Allemagne, aujourd’hui Wrocław en Pologne).
Son père, marchand de bois, décède alors qu’elle n’a que deux ans. Sa mère, une femme très religieuse, s’occupe de la famille tout en gérant l’entreprise, mais elle ne réussit pas à maintenir la foi de ses enfants.
Très indépendante, Edith poursuit des études universitaires (allemand et histoire) à Breslau en 1911 puis de philosophie – sa véritable passion – en 1913 à Göttingen, devenant ensuite assistante de son professeur Edmund Husserl. La période de guerre la voit travailler pendant quelque temps dans un hôpital militaire autrichien où elle soigne des maladies infectieuses et œuvre en salle opératoire. Elle passe sa thèse en 1917 mais ne peut enseigner puisqu’elle est une femme ; ce serait la première femme docteur en philosophie en Allemagne.
À cette époque, elle abandonne toute pratique religieuse et découvre le catholicisme avec plusieurs autres étudiants auprès de ses professeurs de phénoménologie. Elle est alors en total désaccord avec sa mère, mais elle n’en abandonne pas pour autant ses origines, dans un véritable partage spirituel entre judaïsme et catholicisme, surtout avec la montée du nazisme en 1933.
Influencée par sainte Thérèse d’Avila et saint Ignace de Loyola, Kierkegaard et Newman, elle se convertit en 1921, demande le baptême le 1er janvier 1922 et choisit d’entrer au Carmel. Mais les autorités religieuses lui refusent son entrée dans l’Ordre et lui proposent de poursuivre son activité d’enseignante. Elle fait cependant vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance et travaille au séminaire pour enseignants du couvent dominicain de Spire, donne de nombreuses conférences, traduit de nombreux ouvrages religieux, écrit plusieurs ouvrages philosophiques.
En 1932, elle est à Münster, à l’Institut catholique de pédagogie scientifique, et elle peut associer la science à sa foi. Parallèlement à cette démarche religieuse, elle a milité très tôt en faveur de la condition féminine et du droit de vote des femmes. Elle développa entre autre l’idée novatrice d’une « théologie catholique de la femme », affirmant également que toutes les professions sont ouvertes aux femmes.
Le 14 octobre 1933 elle peut, enfin, entrer au Carmel de Cologne et échapper ainsi aux premières mesures antisémites, interdisant en particulier aux juifs d’enseigner. Elle prend l’habit le 14 avril 1934 et devient sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix. Ses vœux temporaires sont prononcés le 21 avril 1935. Le 14 septembre 1936, au moment du renouvellement des vœux, sa mère meurt à Breslau. « Jusqu’au dernier moment ma mère est restée fidèle à sa religion. Mais puisque sa foi et sa grande confiance en Dieu […] furent l’ultime chose qui demeura vivante dans son agonie, j’ai confiance qu’elle a trouvé un juge très clément et que maintenant elle est ma plus fidèle assistante, en sorte que moi aussi je puisse arriver au but ».
Le 21 avril 1938, elle prononce ses vœux perpétuels mais à la fin de l’année commence dans toute l’Allemagne une chasse systématique des juifs et la destruction des synagogues. La mère supérieure la fait conduire dans un monastère de Carmélites au Pays-Bas, à Echt, où, véritable théologienne, elle poursuit la rédaction de ses ouvrages.
Elle est arrêtée par la Gestapo, dans la chapelle, le 2 août 1942 avec sa sœur Rose qui s’était également fait baptiser. Ces deux arrestations, et celles de nombreux autres juifs convertis, suivaient en fait la protestation des évêques néerlandais contre les pogroms et les arrestations de juifs.
Sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix fait partie du convoi de 987 juifs qui part vers Auschwitz le 7 août. Tous sont morts dans les chambres à gaz dès le 9 août.
« Fille d’Israël » devenue le symbole de la tolérance et de la rencontre entre les peuples juif et chrétien, Edith Stein reste donc un précurseur de Vatican II.
Thérèse-Bénédicte de la Croix à été béatifiée le 1er mai 1987, à Cologne, dans le stade de » Köln-Müngersdorf » et canonisée le 11 octobre 1998, à Rome, par le même Pape : saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).
Depuis le 1er octobre 1999, par une lettre apostolique en forme de Motu Proprio, le Saint-Père a proclamé sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix co-patronne de l’Europe, avec sainte Brigitte de Suède et sainte Catherine de Sienne, aux côtés des trois co-patrons : saint Benoît, saint Cyrille et saint Méthode. Son rôle de femme, de théologienne, de missionnaire, de martyre, de mystique, était ainsi reconnu, de même que le lien qu’elle avait tissé entre ses racines juives et la religion catholique. Saint Jean-Paul II a ajoute qu’« elle est devenue ainsi l’expression d’un pèlerinage humain, culturel et religieux qui incarne le noyau insondable de la tragédie et des espoirs du continent européen ».
Pour un approfondissement :
>>> Thérèse Bénédicte de la Croix Édith Stein
>>> La conversion d’Édith Stein (vidéo)
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix priez pour nous !

09.08.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25,1-13.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole :
« Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux.

Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes :
les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,
tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile.
Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”

Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe.
Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.”
Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.”
Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.
Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”
Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.”
Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Jean-Paul II (1920-2005)
pape
Motu proprio « Spes aedificandi » (01/10/1999), § 9 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)
« Les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables » (Rm 11,29)
La rencontre d’Edith Stein avec le christianisme ne la conduit pas à renier ses racines juives, mais les lui fait plutôt redécouvrir en plénitude… En réalité, tout son chemin de perfection chrétienne se déroule sous le signe non seulement de la solidarité humaine avec son peuple d’origine, mais aussi d’un vrai partage spirituel avec la vocation des fils d’Abraham, marqués par le mystère de l’appel et des « dons irrévocables » de Dieu. En particulier, elle a fait sienne la souffrance du peuple juif, à mesure que celle-ci s’exacerbait au cours de la féroce persécution nazie, qui demeure, à côté d’autres graves expressions du totalitarisme, l’une des taches les plus sombres et les plus honteuses de l’Europe de notre siècle. Elle a ressenti alors, dans l’extermination systématique des juifs, que la croix du Christ était mise sur le dos de son peuple, et elle a vécu comme une participation personnelle à la croix sa déportation et son exécution dans le tristement célèbre camp d’Auschwitz-Birkenau… Nous nous tournons aujourd’hui vers sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, reconnaissant dans son témoignage de victime innocente, d’une part, l’imitation de l’Agneau immolé et la protestation élevée contre toutes les violations des droits fondamentaux de la personne ; d’autre part, le gage de la rencontre renouvelée entre juifs et chrétiens qui, dans la ligne voulue par le Concile Vatican II, connaît un temps prometteur d’ouverture réciproque. Déclarer aujourd’hui Edith Stein copatronne de l’Europe signifie déployer sur l’horizon du vieux continent un étendard de respect, de tolérance, d’accueil, qui invite hommes et femmes à se comprendre et à s’accepter au-delà des diversités de race, de culture et de religion, afin de former une société vraiment fraternelle. Puisse donc l’Europe croître ! Puisse-t-elle croître comme Europe de l’esprit, dans la ligne du meilleur de son histoire, qui trouve précisément dans la sainteté son expression la plus haute.

LECTURES :
Livre d’Osée 2,16b.17b.21-22.
Ainsi parle le Seigneur :
Mon épouse infidèle, je vais l’entraîner jusqu’au désert, et je lui parlerai cœur à cœur.
Là, elle me répondra comme au temps de sa jeunesse, au jour où elle est sortie du pays d’Égypte.
Je ferai de toi mon épouse pour toujours, je ferai de toi mon épouse dans la justice et le droit, dans la fidélité et la tendresse ;
je ferai de toi mon épouse dans la loyauté, et tu connaîtras le Seigneur.

Psaume 45(44),11-12.14-15.16-17.
Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille ;
oublie ton peuple et la maison de ton père :
le roi sera séduit par ta beauté.
Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui.
Fille de roi, elle est là, dans sa gloire,
vêtue d’étoffes d’or ;
on la conduit, toute parée, vers le roi.
Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège ;
on les conduit parmi les chants de fête :
elles entrent au palais du roi.
À la place de tes pères se lèveront tes fils ;
sur toute la terre tu feras d’eux des princes.

08.08.2024 – VÊPRES À SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS
08.08.2024 – CHAPELET À LOURDES
11.08.2024 – HOMÉLIE DU 19ÈME DIMANCHE ORDINAIRE – Jean 6,41-51

Le pain venu du ciel
Homélie par le Fr. Laurent Mathelot
Nous réfléchirons la semaine prochaine pour savoir si nous sommes des cannibales, nous qui affirmons manger le corps du Christ. Depuis deux semaines déjà, nous nous penchons sur le chapitre 6 de l’Évangile de Jean, qui traite de l’Eucharistie. D’abord le miracle de la multiplication des pains. Ensuite, la semaine passée, nous avons médité notre désir d’être rassasiés. Aujourd’hui, Jésus se proclame le pain venu du ciel. La semaine prochaine, il insistera sur le fait que nous devons « mâcher » son corps.
Ainsi, le propos de ce chapitre 6 de Jean est de nous faire réfléchir sur l’incarnation divine et la présence réelle de Dieu dans l’Eucharistie ; que nous pourrions synthétiser en : Comment la divinité se matérialise-t-elle ? Au fond, où trouver concrètement un Dieu invisible ?
Jésus, bien qu’il dise des choses étonnantes – « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel » –, n’a rien d’étonnant pour ses auditeurs : « Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant : ‘Je suis descendu du ciel’ ? » En effet, pour quelqu’un qui n’aurait assisté à aucun miracle, qu’est-ce que Jésus peut bien avoir d’extraordinaire ? Qu’est-ce qui justifie son discours ?
Que Jésus soit un homme comme tous les hommes, ceux que l’Histoire d’habitude ne remarque pas, est essentiel à notre religion. Il doit être « monsieur Tout-le-monde » s’il veut sauver tout le monde, un quidam anonyme, quelqu’un qui n’a a priori rien d’extraordinaire. Et à cet égard, il est remarquable que les Évangiles ne donnent de lui aucune description physique. Ainsi nous pouvons représenter n’importe quel homme crucifié sur la Croix et dire que c’est le Christ. On pourrait même aller jusqu’à accepter la photographie I.N.R.I. de Bettina Rheims, qui représente une femme crucifiée. C’est en effet l’humanité qui est crucifiée en Christ, pas la masculinité. Comme le Père que personne n’a vu, la divinité du Christ ne se voit pas à son aspect. Elle ne se voit que dans la foi portée aux signes qu’il donne. Sans cette foi, en effet, le Christ n’apparaît que comme un exalté qui se prend pour le fils de Dieu.
Notez que l’hostie consacrée n’a non plus pas d’autre aspect que celui du pain ordinaire. La présence réelle de Dieu dans l’Eucharistie ne se voit, elle aussi, qu’avec les yeux de la foi. Sinon, c’est juste du pain particulièrement quelconque. Le pouvoir divin de l’Eucharistie, comme celui de Jésus, comme le Père, ne se voient pas directement. Dieu reste invisible.
L’amour aussi d’ailleurs, que l’on ne voit que dans la foi qu’on donne aux signes d’amour. Nous serions bien incapables de dire si une personne est amoureuse au regard de sa photo d’identité. L’amour ne se reconnaît pas à l’aspect de la personne. Ce n’est que lorsque nous croyons voir dans tel regard ou dans tel geste un signe, que nous percevons l’amour.
De ces trois exemples – le Christ, l’Eucharistie et l’amour – nous remarquons que seule la foi permet de leur reconnaître un caractère divin. Il n’est pas plus facile de croire que le Christ soit Dieu, que l’amour humain puisse être divin, que d’accepter la présence réelle de Dieu dans l’hostie consacrée. La divinité ne se voit pas. Il n’est pas possible d’en prendre la mesure. Nous sommes incapables d’évaluer ce qui nous transcende, nous dépasse infiniment. A fortiori, la présence authentique de Dieu.
On peut cependant aider la foi en la présence réelle de Dieu dans les espèces consacrées. Quand Jésus dit : « Le pain que je donnerai, c’est ma chair », il ne décrit qu’un processus naturel, qui est le cycle de la nourriture. La nourriture constitue le corps, certes – toute notre croissance est alimentée par ce que nous mangeons – mais, dans la production de nourriture, Dieu, créateur de la nature, se donne aussi et des humains donnent aussi de leur corps. Toute nourriture est « fruit de la Terre et du travail des hommes ». Ainsi les parents qui posent sur la table un repas sont quelque part fondés à dire à leurs enfants : « Ceci est mon corps livré pour vous », au regard des sacrifices d’eux-mêmes auxquels ils consentent pour nourrir leur famille. Finalement, c’est avant tout l’amour qui nous nourrit, même de pain. Et tout amour est un don de son corps.
Ainsi, que Dieu se donne par amour en nourriture comme des parents nourrissent par amour leurs enfants et que l’on retrouve, dans un repas familial, des parents qui se donnent corps et âme à leurs enfants comme Dieu lui-même se donne devrait nous aider à comprendre que Dieu peut se rendre présent tant dans le pain, que dans l’amour, que dans l’humanité. Si le don gratuit de nourriture peut être perçu comme un signe authentique d’humanité et d’amour, alors il peut être signe divin.
En s’incarnant de l’humanité jusqu’au pain partagé, Dieu finalement investit toute la chaîne de l’amour qui va du désir amoureux au sacrifice de soi pour nourrir et que vivent ceux qu’on aime.
« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. »

Source : RÉSURGENCE.BE, le 7 août 2023