11.08.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,41-51. 

En ce temps-là, les Juifs récriminaient contre Jésus parce qu’il avait déclaré : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. »
Ils disaient : « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant : “Je suis descendu du ciel” ? »
Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous.
Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Il est écrit dans les prophètes : ‘Ils seront tous instruits par Dieu lui-même.’ Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi.
Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.
Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit.
Moi, je suis le pain de la vie.
Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ;
mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas.
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

évêque de Jérusalem et docteur de l’Église

4ème Catéchèse mystagogique, 1.3.9 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche E7; trad. Orval ; © 1971 Abbaye d’Orval)

Nous participons avec pleine assurance au corps et au sang du Christ

Dans la nuit où il fut livré, le Seigneur Jésus prit du pain et, après avoir rendu grâces, il le rompit et le donna à ses disciples en disant : « Prenez et mangez : ceci est mon corps. » Ensuite, prenant la coupe, il dit : « Prenez et buvez : ceci est mon sang. » (cf. 1 Co 11, 23-25) Si donc lui-même a déclaré ouvertement en parlant du pain : « Ceci est mon corps », qui osera douter désormais ? Et si lui-même est à ce point affirmatif lorsqu’il dit : « Ceci est mon sang », qui hésitera encore ou dira ce n’est pas son sang ? (…) C’est donc avec pleine assurance que nous participons de la sorte au corps et au sang du Christ. Car sous forme de pain c’est le corps qui t’es donné, et sous forme de vin c’est le sang qui t’es donné, pour que tu deviennes, en prenant part au corps et au sang du Christ, un seul corps et un seul sang avec le Christ. De cette manière, nous devenons « associés à la nature divine » (2 P 1,4). (…) David a dit autrefois dans un psaume : « Le pain fortifie le cœur de l’homme pour que l’huile de la joie rayonne sur son visage » (Ps 103,15). Fortifie donc ton cœur en prenant ce pain spirituel et réjouis le visage de ton âme. Et puisses-tu, à visage découvert et en pureté de conscience, refléter comme un miroir la gloire du Seigneur.

LECTURES :

Premier livre des Rois 19,4-8. 

En ces jours-là, le prophète Élie, fuyant l’hostilité de la reine Jézabel, marcha toute une journée dans le désert. Il vint s’asseoir à l’ombre d’un buisson, et demanda la mort en disant : « Maintenant, Seigneur, c’en est trop ! Reprends ma vie : je ne vaux pas mieux que mes pères. »
Puis il s’étendit sous le buisson, et s’endormit. Mais voici qu’un ange le toucha et lui dit : « Lève-toi, et mange ! »
Il regarda, et il y avait près de sa tête une galette cuite sur des pierres brûlantes et une cruche d’eau. Il mangea, il but, et se rendormit.
Une seconde fois, l’ange du Seigneur le toucha et lui dit : « Lève-toi, et mange, car il est long, le chemin qui te reste. »
Élie se leva, mangea et but. Puis, fortifié par cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu.

Psaume 34(33),2-3.4-5.6-7.8-9. 

Je bénirai le Seigneur en tout temps, 
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur : 
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Magnifiez avec moi le Seigneur, 
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond : 
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira, 
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

L’ange du Seigneur campe à l’entour 
pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon ! 
Heureux qui trouve en lui son refuge !

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 4,30-32.5,1-2. 

Frères, n’attristez pas le Saint Esprit de Dieu, qui vous a marqués de son sceau en vue du jour de votre délivrance.
Amertume, irritation, colère, éclats de voix ou insultes, tout cela doit être éliminé de votre vie, ainsi que toute espèce de méchanceté.
Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ.
Oui, cherchez à imiter Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés.
Vivez dans l’amour, comme le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, s’offrant en sacrifice à Dieu, comme un parfum d’agréable odeur.

« J’étais pro-choix mais je suis devenue irrévocablement pro-vie » !

Illustration
© Unsplash/Alonse Reyes

« J’étais pro-choix mais je suis devenue irrévocablement pro-vie » !

Lorsque j’étais enceinte de notre premier enfant, un test sanguin effectué vers la treizième semaine a révélé que notre bébé présentait un risque de trisomie 21 à 90%. La première et apparemment seule « option » proposée par le conseiller génétique était l’avortement. Après avoir demandé à la conseillère de ne plus le mentionner et pris la main de mon mari, j’ai regardé ma mère, qui s’était jointe à nous lors du rendez-vous, et je lui ai demandé : « Qu’est-ce qu’on fait ? Elle a répondu : « On va prier » ».

Nous ne connaissions rien de la trisomie 21 et nous nous sommes fiés aux informations fournies par la conseillère, qui décrivait un avenir difficile pour notre bébé, avec des problèmes de santé effrayants et des statistiques qui, maintenant que j’en sais plus, ne correspondent pas toujours à la réalité de chaque personne atteinte de la trisomie 21.

Mon gynécologue-obstétricien de l’époque a dû penser que j’étais stupide lorsque je lui ai dit que je ne pensais vraiment pas que notre bébé était atteint de trisomie et que le test était erroné. Elle affichait un sourire et un hochement de tête, tout en étant sûrement en désaccord avec moi.

Un jour, alors que je parcourais Facebook, une amie a partagé un article sur la Sainte Vierge Marie qui expliquait le pouvoir du Saint Rosaire dans nos suppliques à Dieu. Je n’avais prié le rosaire qu’une seule fois auparavant, à notre paroisse, lors d’une procession à l’occasion d’une fête mariale. Après avoir vu cet article, mon mari et moi avons commencé à prier le Rosaire chaque jour. Nous avons prié pour que la volonté de Dieu soit faite et, si c’était Sa volonté, pour que notre enfant soit épargné par les problèmes effrayants dont le conseiller nous avait parlé.

C’est également à ce moment-là que j’ai fait des recherches sur ce qu’est vraiment l’avortement. Bien que nous ne l’ayons jamais envisagé, quelque chose m’a poussée à aller me renseigner. Les méthodes horribles que j’ai apprises m’ont fait changer complètement de cap par rapport à mon ancienne position pro-choix, et je suis devenue irrévocablement pro-vie. J’ai également commencé à porter la Médaille Miraculeuse et à répéter la prière « Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ».

Le jour de la naissance de notre bébé est arrivé. Notre petit amour a poussé un grand cri à sa naissance, mais il n’était pas atteint de la trisomie 21 ! Notre pédiatre a fait tester tous les chromosomes et mon obstétricien n’a pas pu nous donner de raison pour expliquer le manque de précision du test. Mon intuition était bonne.

« Heureuse la crise qui vous a fait grandir, la chute qui vous a fait lever les yeux au ciel, le problème qui vous a fait chercher Dieu ». – Saint Pio de Pietrelcina

Christina Frye, May 9, 2024

Adapté de www.thericatholic.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

10.08.2024 – SAINT ET MARTYR DU JOUR

St Laurent

St Laurent

DIACRE ET MARTYR († 258)

Saint Laurent
Diacre et Martyr 
(† 258)

Laurent fut l’un des plus illustres martyrs de l’Église. Ses vertus, son mérite, lui gagnèrent l’affection du Pape Sixte II, qui le choisit comme son premier diacre. 

L’an 258, le Pape fut arrêté et condamné à mort. Comme on le conduisait au supplice, Laurent, son diacre, le suivait en pleurant : « Où allez-vous, mon père, disait-il, sans votre fils ? Où allez-vous, saint Pontife, sans votre diacre ? Jamais vous n’offriez le sacrifice sans que je vous servisse à l’autel. En quoi ai-je eu le malheur de vous déplaire ?» Le saint Pape, ému, lui dit : « Je ne vous abandonne point, mon fils ; une épreuve plus pénible et une victoire plus glorieuse vous sont réservées ; vous me suivrez dans trois jours. » Puis il lui ordonna de distribuer aux pauvres tous les trésors de l’Église, pour les soustraire aux persécuteurs : mission que Laurent accomplit avec joie. 

Le préfet de Rome, à cette nouvelle, fit venir Laurent et lui demanda où étaient tous les trésors dont il avait la garde, car l’empereur en avait besoin pour l’entretien de ses troupes : « J’avoue, lui répondit le diacre, que notre Église est riche et que l’empereur n’a point de trésors aussi précieux qu’elle ; je vous en ferai voir une bonne partie, donnez-moi seulement un peu de temps pour tout disposer. » Le préfet accorda trois jours de délai. 

Pendant ce temps, Laurent parcourut toute la ville pour chercher les pauvres nourris aux dépens de l’Église ; le troisième jour, il les réunit et les montra au préfet, en lui disant : « Voilà les trésors que je vous ai promis. J’y ajoute les perles et les pierres précieuses, ces vierges et ces veuves consacrées à Dieu ; l’Église n’a point d’autres richesses.“Comment oses-tu me jouer, malheureux ? dit le préfet ; est-ce ainsi que tu outrages en moi le pouvoir impérial ?” » Puis il le fit déchirer à coups de fouets. 

Laurent, après ce supplice, fut conduit en prison, où il guérit un aveugle et convertit l’officier de ses gardes, nommé Hippolyte. Rappelé au tribunal, il fut étendu sur un chevalet et torturé cruellement ; c’est alors qu’un soldat de la garde, nommé Romain, vit un Ange essuyer le sang et la sueur du martyr : « Vos tourments, dit Laurent au juge, sont pour moi une source de délices. » Laurent fut ensuite rôti à petit feu sur un gril de fer, et quand il eut un côté tout brûlé : « Je suis assez rôti de ce côté, dit-il au juge en souriant ; faites-moi rôtir de l’autre. » Bientôt, les yeux au Ciel, il rendit l’âme.

Saint Laurent priez pour nous !

10.08.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 12,24-26. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.


Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle.


Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Ambroise (v. 340-397)

évêque de Milan et docteur de l’Église

Des Offices des ministres I,84 ; II,28 ; PL 16,84 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 468)

« S’il meurt, il donne beaucoup de fruit »

Lorsque saint Laurent a vu que l’on conduisait l’évêque Sixte au martyre, il s’est mis à pleurer. Ce n’était pas la souffrance de son évêque qui lui arrachait des larmes, mais le fait qu’il parte au martyre sans lui. C’est pourquoi il s’est mis à l’interpeller en ces termes : « Où vas-tu, Père, sans ton fils ? Vers quoi te hâtes-tu, prêtre saint, sans ton diacre ? Tu avais pourtant l’habitude de ne jamais offrir le sacrifice sans ministre ! … Fais donc la preuve que tu as choisi un bon diacre : celui à qui tu as commis le ministère du sang du Seigneur, celui avec lequel tu partages les sacrements, refuserais-tu de communier avec lui dans le sacrifice du sang ? »… Le pape Sixte a répondu à Laurent : « Je ne t’oublie pas, mon fils, ni ne t’abandonne. Mais je te laisse des combats plus grands à soutenir. Je suis vieux et je ne peux soutenir qu’une lutte légère. Quant à toi, tu es jeune et il te reste un triomphe bien plus glorieux à obtenir contre le tyran. Tu viendras bientôt. Sèche tes larmes. Dans trois jours, tu me suivras… » Trois jours après, Laurent est arrêté. On lui demande d’amener les biens et les trésors de l’Église. Il promet d’obéir. Le lendemain, il revient avec des pauvres. On lui demande où étaient ces trésors qu’il devait amener. Il a montré les pauvres en disant : « Voilà les trésors de l’Église. Quels trésors meilleurs aurait le Christ, que ceux dont il a dit : ‘Ce que vous aurez fait à l’un de ces petits, c’est à moi que vous l’avez fait’ » (Mt 25,40) ? Laurent a montré ces trésors-là et a été vainqueur car le persécuteur n’a eu aucune envie de les lui ôter. Mais dans sa rage, il l’a fait brûler vif.

LECTURES :

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 9,6-10. 

Frères, rappelez-vous le proverbe : À semer trop peu, on récolte trop peu ; à semer largement, on récolte largement.
Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur, sans regret et sans contrainte, car Dieu aime celui qui donne joyeusement.
Et Dieu est assez puissant pour vous donner toute grâce en abondance, afin que vous ayez, en toute chose et toujours, tout ce qu’il vous faut, et même que vous ayez en abondance de quoi faire toute sorte de bien.
L’Écriture dit en effet de l’homme juste : ‘Il distribue, il donne aux pauvres ; sa justice demeure à jamais.’
Dieu, qui fournit la semence au semeur et le pain pour la nourriture, vous fournira la graine ; il la multipliera, il donnera la croissance à ce que vous accomplirez dans la justice.

Psaume 112(111),1-2.5-6.7-8.4b.9. 

Heureux qui craint le Seigneur, 
qui aime entièrement sa volonté !
Sa lignée sera puissante sur la terre ; 
la race des justes est bénie.

L’homme de bien a pitié, il partage ; 
il mène ses affaires avec droiture.
Cet homme jamais ne tombera ; 
toujours on fera mémoire du juste.

Il ne craint pas l’annonce d’un malheur : 
le cœur ferme, il s’appuie sur le Seigneur.
Son cœur est confiant, il ne craint pas : 
il verra ce que valaient ses oppresseurs.

Homme de justice, de tendresse et de pitié,
à pleines mains, il donne au pauvre ; 
à jamais se maintiendra sa justice, 
sa puissance grandira, et sa gloire !