03.10.2024 – SAINT DU JOUR

St Denys l’aréopagite

ÉVÊQUE D’ATHÈNES (IER S.)

Saint Denys l’Aréopagite
Disciple de saint Paul
Évêque d’Athènes (Ier s.)

Martyrologe Romain : commémoraison de saint Denys l’Aréopagite, qui donna son adhésion au Christ après le discours de l’Apôtre saint Paul devant l’Aréopage et fut établi premier évêque des Athéniens.

Denys l’aréopagite fut converti à la foi de J.-C. par l’apôtre saint Paul. On l’appelle aréopagite du quartier de la ville où il habitait. L’aréopage était le quartier de Mars, parce qu’il y avait un temple dédié à ce Dieu. Les Athéniens donnaient aux différentes parties de la ville le nom du dieu qui était honoré; ainsi celle-ci était appelée Aréopage parce que Ares est un des noms de Mars : ainsi le quartier où Pan était adoré se nommait Panopage, et ainsi des autres.. Or, l’Aréopage était le quartier le plus remarquable, puisque c’était celui de la noblesse et des écoles des arts libéraux. C’était donc là que demeurait Denys très grand philosophe, qui, à raison de sa science et de la connaissance parfaite qu’il avait des noms divins, était surnommé Théosophe, ami de Dieu.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Denys l’Aréopagite 

Autre approfondissement :
>>> Les Œuvres de Saint Denys l’Aréopagite

Saint Denys l’Aréopagite priez pour nous !

03.10.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,1-12. 

En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre.
Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.


Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.


Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin.
Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘Paix à cette maison.’
S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté.
Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” »

Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites :
“Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.”
Je vous le déclare : au dernier jour, Sodome sera mieux traitée que cette ville. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Pie X

pape de 1903 à 1914

Encyclique « E supremi apostolatus »

Envoyés par le Christ vers le monde entier

« Personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui a été posé, le Christ Jésus » (1Co 3,11). C’est lui seul « que le Père a consacré et envoyé dans ce monde » (Jn 10,36), « splendeur du Père et expression parfaite de son être » (He 1,3), vrai Dieu et vrai homme, sans qui personne ne peut connaître Dieu comme il faut, car « personne n’a connu le Père si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils a voulu le révéler » (Mt 11,27). D’où il suit que « tout restaurer dans le Christ » (Ep 1,10) et ramener les hommes à l’obéissance à Dieu sont une seule et même chose. Et c’est pourquoi le but vers lequel doivent converger tous nos efforts, c’est de ramener le genre humain à la souveraineté du Christ. Cela fait, l’homme se trouvera, par là même, amené à Dieu : non pas un Dieu inerte et insoucieux des réalités humaines, comme certains philosophes l’ont imaginé, mais un Dieu vivant et vrai, en trois personnes dans l’unité de leur nature, créateur du monde, étendant à toute chose sa providence infinie, juste donateur de la Loi qui jugera l’injustice et assurera à la vertu sa récompense. Or, où est la voie qui nous donne accès auprès de Jésus Christ ? Elle est sous nos yeux : c’est l’Église. Saint Jean Chrysostome nous le dit avec raison : « L’Église est ton espérance, l’Église est ton salut, l’Église est ton refuge. » C’est pour cela que le Christ l’a établie, après l’avoir acquise au prix de son sang. C’est pour cela qu’il lui a confié sa doctrine et les préceptes de sa Loi, lui prodiguant en même temps les trésors de sa grâce pour la sanctification et le salut des hommes. Vous voyez donc, vénérables frères, quelle œuvre nous est confiée… : ne viser rien d’autre que former en tous Jésus Christ… C’est la même mission que Paul attestait avoir reçue : « Mes petits enfants, je vous enfante à nouveau jusqu’à ce que le Christ ait pris forme en vous » (Ga 4,19). Or, comment accomplir un tel devoir sans être d’abord « revêtus du Christ » ? (Ga 3,27) Et revêtus jusqu’à pouvoir dire : « Pour moi, le Christ est ma vie » (Ph 1,21).

LECTURES :

Livre de Job 19,21-27. 

Ayez pitié de moi, ayez pitié de moi, vous du moins, mes amis, car la main de Dieu m’a frappé.
Pourquoi me poursuivre comme Dieu lui-même ? Ne serez-vous jamais rassasiés de ma chair ?
Ah, si seulement on écrivait mes paroles, si on les gravait sur une stèle
avec un ciseau de fer et du plomb, si on les sculptait dans le roc pour toujours !
Mais je sais, moi, que mon rédempteur est vivant, que, le dernier, il se lèvera sur la poussière ;
et quand bien même on m’arracherait la peau, de ma chair je verrai Dieu.
Je le verrai, moi en personne, et si mes yeux le regardent, il ne sera plus un étranger. Mon cœur en défaille au-dedans de moi.

Psaume 27(26),7-8.9abcd.13-14. 

Écoute, Seigneur, je t’appelle ! 
Pitié ! Réponds-moi !
Mon cœur m’a redit ta parole : 
« Cherchez ma face. »

ne me cache pas ta face.
N’écarte pas ton serviteur avec colère :
tu restes mon secours.
tu restes mon secours.

Mais, j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur 
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; 
espère le Seigneur. »

02.10.2024 – Ouverture de la deuxième session de la XVIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques

Mercredi 2 octobre 2024, KTO retransmet en direct l’ouverture de la deuxième session plénière du Synode pour « une Église synodale », en direct du Vatican, à 16h. Suivez les interventions du pape François, du secrétaire général, le cardinal Mario Grech, du rapporteur général, le cardinal Jean-Claude Hollerich, ainsi que la présentation des rapports des 10 groupes d’étude.

02.10.2024 – Messe d’ouverture de la deuxième session de l’Assemblée générale du Synode, présidée par le pape François

Mercredi 2 octobre 2024 à 9h30, le pape François préside la messe d’ouverture de la deuxième session de l’Assemblée générale du Synode pour « une Église synodale ». KTO retransmet cette célébration en direct de Rome. Elle sera concélébrée par les cardinaux, patriarches et évêques présents au Synode.

Le seul être que les anges révèrent : Marie

Illustration
L’Annonciation de Botticelli, 1489-1490, galerie des Offices, Florence. CC0/wikimedia

Le seul être que les anges révèrent : Marie

Si, dans l’antiquité, l’homme révérait l’ange et l’ange ne révérait pas l’homme, la raison en était la supériorité de l’ange par rapport à l’homme. Cette supériorité se manifeste de trois manières.

Premièrement, l’ange est supérieur à l’homme en dignité, du fait de sa nature spirituelle. Il est écrit en effet (Ps. CIII, 4) : « D’êtres spirituels (et incorruptibles), Dieu a fait ses anges. » Mais l’homme, lui, est d’une nature corruptible ; c’est pourquoi Abraham disait à Dieu (Gen. XIII, 27) : « Je parlerai à mon Seigneur, moi, cendre et poussière. » Il ne convenait pas qu’une créature spirituelle et incorruptible rendît hommage à une créature corruptible.

En second lieu, l’ange surpasse l’homme par sa familiarité avec Dieu. L’ange, en effet, appartient à la famille de Dieu ; il se tient auprès de lui. «  Des milliers de milliers d’anges le servaient et dix milliers de centaines de milliers d’anges se tenaient en sa présence », est-il écrit au Livre de Daniel (VII, 10). Mais l’homme, lui, est comme étranger à Dieu, comme exilé loin de sa Face, par le péché, suivant cette parole du psalmiste (Ps. CIV, 8) : « Je me suis éloigné de mon Dieu par la fuite. » Il convient donc que l’homme honore l’ange, à cause de sa proximité avec la majesté divine et de son intimité avec elle.

En troisième lieu, l’ange est élevé au-dessus de l’homme, par la plénitude de la splendeur de sa grâce divine. Les anges, en effet, participent avec la plus grande plénitude à la lumière divine elle-même. « Peut-on dénombrer les soldats de Dieu ? », dit Job (XXV, 3), « et en est-il un seul sur lequel ne se lève sa lumière ? ». Aussi les anges apparaissent-ils toujours lumineux. Les hommes, eux, participent bien à cette lumière de la grâce, mais avec parcimonie et comme dans un clair-obscur.

Il ne convenait donc pas que l’ange s’inclinât devant l’homme, jusqu’au jour où parut une créature humaine surpassant les anges, par sa plénitude de grâce, par sa familiarité avec Dieu et par sa dignité. Cette créature humaine fut la bienheureuse Vierge Marie. Pour reconnaître cette supériorité, l’ange lui témoigna sa vénération par ces paroles : « Je vous salue. »

Saint Thomas d’Aquin

Extrait de : Les plus beaux textes sur les Saints Anges – www.nd-chretiente.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

02.10.2024 – SAINTS DU JOUR

Sts Anges Gardiens

Les Saints Anges Gardiens

C’est une vérité de foi que les anges, tout bienheureux qu’ils sont, reçoivent une mission de Dieu auprès des hommes ; les paroles de Notre-Seigneur, l’enseignement des Docteurs et des saints, l’autorité de l’Église, ne nous permettent pas d’en douter. Si les démons, en légions innombrables, rôdent autour de nous comme des lions prêts à nous dévorer, selon la parole de saint Pierre, il est consolant pour nous de songer que Dieu nous a donné des défenseurs plus nombreux et plus puissants que les démons.

C’est au plus tard dès sa naissance que tout homme venant au monde est confié à la garde d’un esprit céleste ; les païens, les hérétiques, les pécheurs eux-mêmes, ne sont pas privés de ce bienfait de Dieu. Il est même certain que divers personnages, en raison de leur situation, comme les rois, les pontifes, ou en raison des vues spéciales de Dieu sur eux, comme nombre de saints, ont parfois plusieurs anges gardiens. Il semble indubitable que non seulement les individus, mais les sociétés et les institutions, sont confiées aussi spécialement à la garde des anges ; l’Église, les royaumes, les provinces, les diocèses, les paroisses, les familles, les ordres religieux, les communautés, ont leurs angéliques protecteurs.

Les anges nous préservent d’une foule de maux et de dangers, ils éloignent de nous les occasions du péché ; ils nous inspirent de saintes pensées et nous portent à la vertu, nous soutiennent dans les tentations, nous fortifient dans nos faiblesses, nous animent dans nos découragements, nous consolent dans nos afflictions. Ils combattent avec nous contre le démon et nous prémunissent contre ses pièges ; si nous tombons, par fragilité ou par malice, ils nous relèvent par le remords, par les pensées de la foi, par la crainte des jugements de Dieu, et nous procurent divers moyens de conversion : ils portent nos bonnes œuvres et nos prières à Dieu, réparent nos fautes, intercèdent pour nous auprès de la divine miséricorde, suspendent la vengeance céleste au-dessus de nos têtes ; enfin ils nous éclairent et nous soutiennent dans la maladie et à l’heure de la mort, nous assistent au jugement de Dieu, visitent les âmes du purgatoire. 

Saint Bernard résume nos devoirs en trois mots : « Quel respect, quel amour, quelle confiance de notre part ne méritent pas les anges ! Respect pour leur présence, amour à cause de leur bienveillance, confiance en leur protection. » Ajoutons un quatrième devoir, la docilité à leurs bonnes inspirations.

Nos Saints Anges Gardiens priez pour nous !

02.10.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,1-5.10. 

À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? »
Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux,
et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.


Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux.
Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi.
Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

religieuse

Petit journal, § 1741 (Petit journal, la Miséricorde divine dans mon âme ; trad. Apostolat de la Miséricorde divine ; Parole et Dialogue, 2002, p. 574 ; rev.)

Les esprits angéliques Te chantent leurs hymnes éternels

Dieu, qui en Toi-même es bonheur et qui n’a nul besoin des créatures pour ce bonheur, car Tu es en Toi-même la plénitude de l’amour, cependant dans Ton infinie miséricorde Tu appelles à l’existence les créatures et Tu leur donnes part à Ton bonheur éternel et à Ta vie divine intérieure, un Seul Dieu en Trois Personnes. Dans Ton insondable miséricorde, Tu as créé les esprits angéliques et Tu les as admis dans Ton amour, dans Ta divine intimité. Tu les as rendus capables de l’amour éternel ; quoique Tu les aies comblés, Seigneur, si généreusement de l’éclat de la beauté et de l’amour, Ta plénitude n’en pas été diminuée pour autant, ô Dieu, et leur beauté et leur amour ne T’ont en rien complété, car Tu es tout en Toi-même. Et si Tu leur as donné part à Ton bonheur et Tu leur permets d’exister et de T’aimer, c’est uniquement l’abîme de Ta miséricorde. C’est Ta bonté insondable, pour laquelle sans fin ils Te glorifient, se prosternant aux pieds de Ta majesté, ils chantent leurs hymnes éternels : Saint, Saint, Saint… Sois glorifié, Un dans la Trinité, Dieu miséricordieux, Insondable, incommensurable, inconcevable. L’esprit des anges se noyant en Toi, ne peut Te comprendre, Ainsi, sans fin chantent-il : Saint… Sois glorifié, notre miséricordieux Créateur et Seigneur, Tout-Puissant, mais plein de pitié, inconcevable. T’aimer est la tâche de notre existence, Chantant notre hymne éternel : Saint… Sois béni, Dieu miséricordieux, Amour éternel, Tu es au-dessus des cieux, des zéphirs et des firmaments, Ainsi Te loue la foule des purs esprits De son hymne éternel : trois fois Saint

LECTURES :

Livre de l’Exode 23,20-23a. 

Ainsi parle le Seigneur : « Je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t’ai préparé.
Respecte sa présence, écoute sa voix. Ne lui résiste pas : il ne te pardonnerait pas ta révolte, car mon nom est en lui.
Mais si tu écoutes parfaitement sa voix, si tu fais tout ce que je dirai, je serai l’ennemi de tes ennemis, et l’adversaire de tes adversaires.
Mon ange marchera devant toi. »

Psaume 91(90),1-2.3-4.5-6.10-11. 

Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut 
et repose à l’ombre du Puissant,
je dis au Seigneur : « Mon refuge, 
mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! »

C’est lui qui te sauve des filets du chasseur 
et de la peste maléfique ;
il te couvre et te protège. 
Tu trouves sous son aile un refuge : 
sa fidélité est une armure, un bouclier.

Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, 
ni la flèche qui vole au grand jour,
ni la peste qui rôde dans le noir, 
ni le fléau qui frappe à midi.

Le malheur ne pourra te toucher, 
ni le danger, approcher de ta demeure :
il donne mission à ses anges 
de te garder sur tous tes chemins.