PHOTO : Archives, Procession des Bougies du 12 mai 2024.
Des pèlerins appelés à Fatima pour prier pour la paix et l’Église au synode
Le recteur invite les pèlerins au dernier grand pèlerinage de 2024.
Dans un message vidéo, partagé en fin d’après-midi aujourd’hui, le recteur du sanctuaire de Fatima a invité à participer au pèlerinage international anniversaire des 12 et 13 octobre, ce week-end, à Cova da Iria.
En évoquant le 107eº anniversaire de la sixième apparition de Notre-Dame à Cova da Iria et le Miracle du Soleil, le père Carlos Cabecinhas invite les fidèles à se rendre au Sanctuaire pour remercier Dieu pour le don de Fatima et prier pour la paix et l’Église en synode.
L’intention de paix dans les géographies en conflit a été assumée dans tous les pèlerinages internationaux d’anniversaire de 2024 et est un appel constant au sanctuaire de Fatima.
Le cardinal brésilien D préside les célébrations des 12 et 13 octobre. Leonardo Ulrich Steiner, qui participe à la deuxième session de la XVIe Assemblée générale du Synode des évêques, à Rome.
Le pèlerinage d’octobre célèbre la dernière apparition de Notre-Dame aux petits bergers à Cova da Iria, qui a eu lieu le 13 octobre 1917, jour où les pèlerins présents ont déclaré avoir été témoins du phénomène connu sous le nom de Miracle du Soleil.
En début d’après-midi ce jeudi, 173 groupes de pèlerins étaient déjà inscrits aux services du Sanctuaire pour participer aux célébrations de ce week-end, en provenance de différentes parties du monde : Portugal, Espagne, France, Belgique, Royaume-Uni, Allemagne, Suisse, Italie, Autriche, Croatie, Pologne, Slovaquie, Irlande, Côte d’Ivoire, Sénégal, El Salvador, Haïti, États-Unis d’Amérique, Canada, Mexique, Colombie, Brésil, Îles Maurice, Congo, Costa Rica, Indonésie, Philippines, Vietnam, Malaisie, Singapour, Corée du Sud et Chine.
Une Église sans les femmes est comme le Collège apostolique sans Marie
Extrait de la conversation du pape François avec les journalistes, dans l’avion du retour des JMJ de Rio, vers Rome :
Une Église sans les femmes est comme le Collège apostolique sans Marie. Le rôle de la femme dans l’Église n’est pas seulement la maternité, la mère de famille, mais il est plus fort : c’est vraiment l’icône de la Vierge, de Notre Dame, celle qui aide l’Église à grandir !
Mais pensez que la Vierge Marie est plus importante que les apôtres ! Elle est plus importante ! L’Église est féminine, elle est Église, elle est épouse, elle est mère. Mais (…) le rôle de la femme dans l’Église ne s’arrête pas à celui de mère, comme travailleuse, limitée… Non ! C’est autre chose !
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Saint Séraphin de Montegranaro Religieux o.f.m. cap. (1540-1604)
Serafino (au baptême : Felice)naît à Montegranaro, dans les Marches (Italie), vers 1540, de Girolamo Rapagnano et Teodora Giovannuzzi.
Félix fut berger et aide-maçon, mais son désir était de vivre seul au fond des bois et de prier. Une dame le recommanda aux Capucins de Tolentino qui hésitèrent beaucoup à accepter ce jeune homme illettré, maladroit et de mauvaise santé ; ils s’y résignèrent cependant en 1556 et lui donnèrent le nom de Séraphin.
Ses confrères ne lui épargnèrent ni les moqueries ni les persécutions, mais il restait humble, simple et serviable envers tous. Sa vie mystique, sa dévotion eucharistique, et surtout les prodiges qu’il réalisait provoquèrent le respect et l’admiration pour cet illettré qui commentait l’Évangile avec une clarté peu commune.
Il passa les dernières années de sa vie au couvent d’Ascoli où il quitta sa demeure terrestre, pour la rencontre avec Dieu, le 12 octobre 1604.
Serafino fut canonisé le 16 juillet 1767 par le Pape Clément XIII (Carlo Rezzonico, 1758-1769).
Lettre de Saint Jean-Paul II à l’Évêque d’Ascoli Piceno (Italie) à l’occasion du IV centenaire de la mort de Saint Séraphin de Montegranaro
(Extraits)
[…]
2. Saint Séraphin de Montegranaroappartient de plein droit à l’assemblée des saints qui ont enrichi l’Ordre capucin dès ses débuts. Il avait assimilé si profondément l’exhortation évangélique de « prier toujours, sans se lasser » (cf. Lc 18, 1; 21, 36), que son esprit restait généralement plongé dans les choses de l’esprit, si bien qu’il s’isolait souvent du monde qui l’entourait. Il s’arrêtait en contemplation devant la présence divine dans la création et en tirait son inspiration pour une union constante avec Dieu.
Sa prière se prolongeait pendant des heures dans le silence de la nuit, à la lumière tremblante de la lampe qui brûlait devant le Tabernacle, dans l’église conventuelle. Avec quelle dévotion l’humble frère participait à la célébration eucharistique! Et que de temps passait-il en adoration pleine d’extase devant le Très Saint Sacrement, laissant sa prière s’élever comme un encens agréable au Seigneur!
Animé par un intense amour pour la Passion du Christ, il s’arrêtait pour méditer sur les souffrances du Seigneur et de la Très Sainte Vierge. Il aimait répéter le Stabat Mater et, en le récitant, il s’effondrait en larmes, suscitant une profonde émotion chez ceux qui l’écoutaient. Il portait toujours avec lui un Crucifix de laiton, qui est conservé aujourd’hui encore comme une précieuse relique; il avait l’habitude de bénir les malades avec celui-ci, en implorant pour eux la guérison physique et spirituelle.
3. Le style de vie humble et essentiel qu’il menait dans une petite cellule austère et étroite, ses vêtements pauvres et rapiécés, constituent un témoignage éloquent de l’amour qu’il nourrissait pour la « Mère de la pauvreté ». La profonde conscience de sa petitesse, qui lui était devenue naturelle au fil des ans, laissait transparaître la véritable grandeur de son âme. Il avait bien compris la page évangélique qui proclame: « Celui qui voudra devenir grand parmi vous, sera votre serviteur, et celui qui voudra être le premier parmi vous, sera l’esclave de tous » (Mc 10, 43-44).
À des pénitences incessantes, librement choisies, parmi lesquelles figurait également l’usage du cilice et de la discipline, il unissait la pratique quotidienne des sacrifices et des renoncements, alors qu’il parcourait en mendiant les sentiers poussiéreux sous le soleil, partageant les difficultés d’un grand nombre de ses contemporains. Il aimait côtoyer les classes sociales les plus pauvres et abandonnées de la population, afin d’en percevoir les exigences, parfois cachées, et d’en adoucir les peines physiques et spirituelles. Il faisait preuve de la même disponibilité à l’égard de ceux qui frappaient à la porte du couvent. Il fut un grand pacificateur des familles, alternant avec sagesse, selon les circonstances, des rappels à l’ordre énergiques, des gestes de solidarité pleine d’amour et des paroles encourageantes de réconfort. […]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,27-28.
En ce temps-là, comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : « Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! »
Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942)
carmélite, martyre, copatronne de l’Europe
La Prière de l’Église (trad. cf Source Cachée, Cerf 1999, p. 65)
« Heureux ceux qui entendent la parole de Dieu et qui la gardent »
C’est dans le silence éternel de la vie intérieure de Dieu que la décision de la rédemption a été prise. Et c’est dans l’obscurité d’une maison silencieuse de Nazareth que la force de l’Esprit Saint est descendue sur la Vierge, seule et en prière, et que l’incarnation du Sauveur s’est réalisée. Ensuite, réunie autour de la Vierge silencieuse en prière (Ac 1,14), l’Église naissante espérait la nouvelle effusion de l’Esprit, qui avait été promise pour lui donner vie, lui donner sa clarté intérieure, sa fécondité et son efficacité… Dans ce dialogue silencieux entre les êtres bénis de Dieu et leur Seigneur se préparent les événements de l’histoire de l’Église, visibles de loin et qui renouvellent la face de la terre (Ps 103,30). La Vierge, qui gardait dans son cœur chaque parole dite de la part du Seigneur (Lc 1,45; 2,19), préfigure les êtres attentifs en qui la prière sacerdotale de Jésus renaît sans cesse à la vie.
LECTURES :
Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 3,22-29.
Frères, l’Écriture a tout enfermé sous la domination du péché, afin que ce soit par la foi en Jésus Christ que la promesse s’accomplisse pour les croyants. Avant que vienne la foi en Jésus Christ, nous étions des prisonniers, enfermés sous la domination de la Loi, jusqu’au temps où cette foi devait être révélée. Ainsi, la Loi, comme un guide, nous a menés jusqu’au Christ pour que nous obtenions de la foi la justification. Et maintenant que la foi est venue, nous ne sommes plus soumis à ce guide. Car tous, dans le Christ Jésus, vous êtes fils de Dieu par la foi. En effet, vous tous que le baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ ; il n’y a plus ni juif ni grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus. Et si vous appartenez au Christ, vous êtes de la descendance d’Abraham : vous êtes héritiers selon la promesse.
Psaume 105(104),2-3.4-5.6-7.
R/ Le Seigneur s’est toujours souvenu de son alliance. (Ps 104, 8a)
Chantez et jouez pour lui, redites sans fin ses merveilles. Glorifiez-vous de son nom très saint : joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance, recherchez sans trêve sa face. souvenez-vous des merveilles qu’il a faites, de ses prodiges, des jugements qu’il prononça.
Vous, la race d’Abraham son serviteur, les fils de Jacob, qu’il a choisis. Le Seigneur, c’est lui notre Dieu : ses jugements font loi pour l’univers.